samedi, avril 16, 2016

La table noire : « La France va mieux »

Il me semble, sans garantie d'origine, que Josef Goebbels racontait l'histoire suivante :

« Considérons la table en sapin blond devant nous. Si je vous dis : "Elle est blanche", on peut discuter des nuances, mais si je vous dis : "Elle est noire", vous ne pouvez plus discuter, juste accepter ou refuser. Et si je répète suffisamment souvent que cette table est noire,  nombreux seront ceux qui chercheront par eux-mêmes des raisons d'accepter que cette table est noire ».

Je ne sais pas si cette anecdote est authentique, mais je crois que le fond en est juste. La sagesse populaire ne se trompe pas quand elle dit « Plus c'est gros, plus ça passe », qu'il faut prendre au premier degré. La manipulation des foules par les « communicants » (ce terme est lui-même une manipulation. Pour communiquer, il y a les porte-paroles, ce n'est pas du tout ce travail que font les « communicants ») atteint des sommets.

Quand François Hollande déclare « La France va mieux », il ne parle pas à la raison raisonnante, il ne compte pas persuader par des arguments, il cherche à créer une impression, à laisser une trace dans le cortex des auditeurs.

Puis, cette phrase débile sera répétée sous divers prétextes par des milliers de complices (co-religionnaires, journalistes, etc.) et elle finira par passer pour une vérité aux yeux de quelques pourcents qui font basculer une élection.

Vous l'avez peut-être oublié mais pas François Hollande : il a été élu avec le slogan « Le changement, c'est maintenant », le plus fou qui soit pour un type qui n'a jamais rien changé, même pas les couches de ses enfants.

Si la politique était une affaire de tête et non de tripes, François Hollande n'aurait jamais été élu.

Si vous avez un doute, je vous invite à prendre au sérieux et à méditer cette video :

"J'ai toujours été élu par une majorité de cons".

Addendum :

Dans l'article Big lie de wikipedia, on trouve ceci, extrait d'un rapport de l'OSS décrivant les méthodes d'Hitler :

His primary rules were : never allow the public to cool off; never admit a fault or wrong; never concede that there may be some good in your enemy; never leave room for alternatives; never accept blame; concentrate on one enemy at a time and blame him for everything that goes wrong; people will believe a big lie sooner than a little one; and if you repeat it frequently enough people will sooner or later believe it.

Que je traduis :

Ses règles de base étaient : ne jamais laisser le public refroidir, ne jamais admettre une erreur, ne jamais admettre qu'il puisse y avoir quoi que ce soit de bon dans l'ennemi, ne jamais laisser d'espace aux alternatives, ne jamais accepter le reproche, se concentrer sur un ennemi à la fois et l'accuser de tout ce qui va mal, les gens croiront plus vite un gros mensonge qu'un petit et si vous le répétez fréquemment, il y a aura tôt ou tard suffisamment de gens qui le croiront.

Dans cette description, nous reconnaissons sans peine le comportement des politiciens contemporains.

Je n'en suis pas étonné, puisque je considère qu'Hitler a gagné dans l'ordre des idées politiques la guerre qu'il a perdue militairement.

Non seulement, comme l'écrit Jacques Ellul dès juin 1945, à cause de la colonisation de la société par l'Etat, mais aussi parce qu'il a imposé ses catégories de pensée. Il ne faut pas réfléchir dix ans pour comprendre que notre obsession anti-raciste est l'exact pendant de l'obsession raciste d'Hitler, que l'exaltation du métis (qui a conduit à l'élection et à la ré-election d'un président des Etats-Unis catastrophique. ) est le symétrique de l'exaltation du pur Aryen (Combien de fois ai-je entendu à propos d'un enfant « Il est beau, il est métis» qui est tout aussi idiot « Il est beau, il est de race pure » ?), que la dilection pathologique pour l'Autre répond au nationalisme délirant ...

Ceux qui pensent hors des schémas totalitaires, hitlériennes ou communistes, c'est-à-dire les conservateurs, sont peu nombreux.

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