jeudi, septembre 15, 2016

Le plaisir de lire Chesterton

Il y a le plaisir de lire Homère, le plaisir de lire Chrétien de Troyes, le plaisir de lire Montaigne, le plaisir de lire Pascal, le plaisir de lire Simon Leys ... La liste n'est pas infinie mais elle est très longue.

Chacun de ces plaisirs est différent. Le plus grand de tous, pour moi, c'est Homère. Je suis désespéré, vraiment, sans exagération, de penser que de moins en moins de Français sauront le lire.

Mais le sujet du jour, c'est Chesterton.

Chesterton, auteur foisonnant. Il pouvait dicter un article à sa secrétaire tout en écrivant un autre de sa main. De plus, il y a eu des périodes où il buvait comme un trou, non pas que cela soit forcément mauvais à la création, mais cela n'aide pas à la constance. Evidemment, sa production est très inégale.

Chesterton était libre, au point qu'il a écrit la biographie d'un poète sans qu'une seule de ses citations fût exacte (et même il en a inventé une) et, pourtant, c'est l'analyse la plus profonde de ce poète.

Chesterton est souvent incompréhensible, soit qu'il évoque une actualité aujourd'hui oubliée, soit qu'il est, simplement, confus, en tout cas, pour moi.

Et pourtant, chacun y trouvera satisfaction. C'est un auteur lumineux.

Sa biographie de Saint Thomas d'Aquin m'a été une révélation, celle de Saint François d'Assise moins car il n'est plus familier.

On considéra avec satisfaction (tout en regrettant amèrement que les Français en furent absents) que Lépante est le prétexte du poème le plus admiré de Chesterton, lu dans les trannchées comme d'autres lisaient Homère ou Montaigne :



Si je devais vous conseiller dans la lecture de Chesterton, commencez par les enquêtes du Père Brown. Ensuite sa biographie de l'aquinate, puis L'homme éternel.

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