mercredi, novembre 02, 2016

Hollande, le président socialiste parfait

Chers amis de la vrai droite, ne tombez pas dans le piège des socialistes qui veulent vous faire croire que le problème est François Hollande, autrement dit, que c'est un problème de personnes.

C'est faux, c'est du chiqué, de l'esbroufe, un piège pour les gogos. Le problème n'est pas François Hollande mais le socialisme. N'importe quel socialiste, de la vraie gauche ou de la fausse droite, aurait fait la même politique que lui et obtenu les mêmes résultats.

Notons que les Français, qui mettent tous les socialistes au même niveau dans les sondages, ont une idée plus juste que les commentateurs, complices de cette mascarade, qui se focalisent sur François Hollande.

Au contraire des analyses tronquées, François Hollande est le président socialiste parfait et je le démontre. François Hollande a appliqué correctement les politiques souhaitées par les socialistes depuis des décennies :

♗ Soumission à « l'Europe », y compris au détriment de la France : OK

♗ Soumission au messianisme américain (proche du messianisme de gauche) : OK

♗ Soumission au multiculturalisme, au sans-frontiérisme et notamment à l'islam : OK

♗ « Avancées sociétales » : OK

♗ Etatisation de la société, pour notre bien, évidemment : OK

♗ Culte de l'impôt et étouffement de l'initiative individuelle : OK

♗ Destruction de tout ce que notre régime peut comporter de monarchique : OK

C'est pourquoi les reproches des socialistes adressés à Hollande me semblent une vaste hypocrisie : il a fait exactement la politique que les socialistes attendaient de lui et ils le lui reprochent. C'est quand même gonflé. Et ces connards de la fausse droite de tomber complaisamment dans le panneau.

On attend toujours une vraie critique de droite de la part des politiciens prétendus d'opposition. D'ailleurs, on peut toujours attendre, puisqu'en réalité, ces gens prétendus d'opposition sont d'accord sur le fond avec Hollande, leur opposition n'est que de façade, une pose (si vous avez un doute, passez en revue mes sept points précédents et dites moi où il y a un vrai désaccord).

Par exemple, ce que serait une vraie critique de Hollande à propos de la monarchie républicaine :

De Nicolas Sarkozy à François Hollande, la Ve République sur la sellette

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Mais la conséquence de cette désincarnation, c'est également l'érosion du caractère démocratique du système, la responsabilité, qui en théorie fonde l'autorité du président, étant aussi le moyen, pour le peuple, de faire entendre sa voix. De là, pointe Patrick Buisson, «un Kratos sans Démos»: un pouvoir retiré au peuple au nom de la démocratie elle-même, sans que le subterfuge suscite autre chose qu'un sentiment de malaise - et une abstention de plus en plus massive chez les jeunes et dans les catégories les moins favorisées.

Et c'est ainsi que la Ve République, Monarchie populaire, voit ses deux piliers vaciller en même temps. Alors que le monarque l'est de moins en moins, hésitant entre le lampiste et le despote mais refusant d'un même mouvement incarnation et responsabilité, le peuple voit s'évanouir sa souveraineté, réduite en miettes puis répartie entre d'innombrables intervenants, représentants qui ne représentent pas même la moitié des électeurs, juges, experts européens, technocrates bruxellois, instances partisanes sélectionnant les candidats à la présidentielle, etc. Le tout fabriquant une manière de «postdémocratie» qui n'est jamais qu'une antidémocratie. Une démocratie dépassée, remplacée par un Kratos désincarné, lointain, inaccessible, situé dans quelque introuvable cloud politique.
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