samedi, décembre 03, 2016

Sur les chemins noirs (S. Tesson)

Après une chute d'ivrogne qui l'a bien amoché, Sylvain Tesson choisit comme rééducation de traverser à pied la France du Mercantour au nez de Jobourg, en passant par les chemins noirs, ces chemins ignorés de la modernité. Son but est de toucher le moins de goudron possible.

Il passe par cette « hyper-ruralité » que nos technocrates se sont donné la mission sacrée d'éradiquer et qui pour Tesson est le paradis.

La philosophie de Tesson est simple. Napoléon disait : « Il y a deux sortes d'hommes : ceux qui commandent et ceux qui obéissent ». Tesson précise : « Pas assez veule pour être soumis, pas assez narcissique pour être révolutionnaire, je fuis. Je ne commande ni n'obéit ; ce qui est encore une manière de commander sa propre vie ». Et il ajoute : « Pourquoi aller au Kamchatka quand on a l'Indre-et Loire ? ».

Il fait même l'éloge de Jean-Henri Fabre, le naturaliste enfermé dans son jardin-monde.

Vous imaginez bien que tout cela m'agrée.

Comme Tesson, je suis horrifié par ce monde d'esclaves que nous fabrique la société des écrans.

Mais il y a moins de souffle que ses meilleurs livres, Tesson est encore en convalescence.






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