samedi, janvier 07, 2017

L'envie et la difficulté

Only those who don't want to leave ««»«»see Brexit as mind-blowingly complicated

Je traduis : « Seuls ceux qui ne veulent pas quitter l'UE voient le Brexit comme follement compliqué ».

C'est un grand classique. Quand on ne veut pas de quelque chose mais qu'on n'est pas vraiment majoritaire, on dit « Oui, mais c'est très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très compliqué ».

Mais les gens sincères et motivés ne procrastinent pas, ils s'engagent et font au mieux. Ensuite corrigent comme ils peuvent les erreurs (1).

En fait, c'est une variante de Sénèque. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

Et on nous joue le même sketch en France avec la sortie de l'Euro. Je suis bien sûr que la Banque de France a dans ses cartons une étude de sortie de l'Euro. D'ailleurs, Varoufakis a révélé que le ministère des finances grec a étudié la question et avait un scénario.

Ce n'est certes pas facile, mais s'en faire une montagne est une manière hypocrite de refuser de le faire.

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(1) : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.








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