dimanche, janvier 21, 2018

Relations sexuelles : les sociologues redécouvrent ce qu’on sait depuis toujours

A l’occasion des histoires Weinstein, Deneuve et compagnie, beaucoup de lecteurs m’ont envoyé des liens dont je fais la synthèse ici.

En gros, les sociologues ont redécouvert (il faut bien qu’ils s’occupent, ces gens-là) le proverbe qui doit bien exister depuis quelques siècles : les hommes se marient pour coucher et les femmes couchent pour se marier.

La « libération » sexuelle a surtout consisté à rendre le gibier féminin plus disponible pour les hommes et à dévaloriser les femmes.

En effet, la position traditionnelle « coucher, c’est non, une jeune fille protège sa vertu » faisait monter les prix. L’homme était obligé de s’investir, de travailler le problème.

La morale traditionnelle était une sorte de cartel pour faire monter le prix des femmes. C’était donc normal de punir la dévergondée et non l’homme qui en profitait. Dans un cartel, on punit toujours celui qui brise l’entente en baissant ses prix et non le consommateur.

Aujourd’hui, c’est le contraire : la position « si tu ne couches pas, tu es une coincée et je vais voir ailleurs » fait que les femmes se sentent dévalorisées puisqu’elles ne peuvent pas forcer les hommes, en jouant sur leur frustration, à construire la relation sentimentale qu’elles recherchent et c’est exactement ce que les jeunes femmes racontent aux sociologues. Après cinquante ans de « libération », elles se sentent impuissantes comme jamais leurs grand-mères ne se sont senties. Mes quelques discussions avec de jeunes femmes me permettent de témoigner que ce désarroi n’est pas une invention.

C’est tout à fait logique puisque les femmes ont abandonné leur principal levier de contrôle des hommes, le « non » a priori.

Une femme qui a couché avec un homme perd pour lui beaucoup de son attrait. Le ressort est détendu (et pas que le ressort). N’importe quel militaire (même s’il n’est pas aussi expert que Choderlos de Laclos) vous le dira : rendre sa place forte à l’ennemi dès le premier assaut, on peut difficilement faire plus con. Après, les femmes rament pour construire une relation durable, le contraire eût été étonnant.

Cette configuration explique pourquoi, dans les suites de l’affaire Weinstein, ce sont des femmes assez âgées, comme Deneuve, qui ont tenu le discours « N’accablons pas les hommes et ne traitons pas les femmes comme des victimes , elles sont tout à fait capables de leur tenir tête quand elles veulent ». Les Deneuve appartiennent à une génération éduquée traditionnellement et qu’on ne mettait pas dans son lit en faisant risette. Effectivement, cette génération avait les outils pour renvoyer un homme dans ses 22.

Au passage, cette analyse explique que des jeunes femmes se convertissent à l’islam : cela fait remonter leur prix.

La « libération » a, un peu comme la mondialisation, pour conséquence  d’accentuer les inégalités. La compétition sexuelle est devenue plus âpre et il y a un effet « winner takes all ».

Deux groupes sont particulièrement atteints : les femmes diplômés et les hommes non-diplômés.

Les femmes sont hypergames (elles se marient avec un rang social au-dessus du leur) et les hommes hypogames (l’inverse). Classiquement, le patron avec la secrétaire, le médecin avec l’infirmière.

Les femmes diplômés ont donc du mal à se caser. Il y a déjà peu d’hommes en fac de médecine et, en plus, ils préfèrent les infirmières à leurs collègues féminins. La misère !

Même chose à l’autre bout du spectre pour les hommes non-diplômés.

Le grand gagnant est le mâle alpha, beau, intelligent, riche (intelligent, c’est tout de même assez facultatif, je le dis juste pour être gentil avec les femmes en laissant croire qu’elles sont séduites par l’intelligence). Libéré des entraves de la morale traditionnelle,  il se les fait toutes (ou presque). Comme dit Trump avec bon sens « quand on a de l’argent, elles se précipitent, il suffit de les prendre par la chatte ». Problème : le mâle alpha ne fait pas un bon père (que les femmes recherchent). A 20 ans, il s’intéresse aux femmes de 20 ans ; à 50 ans aussi.

On obtient donc ce résultat, comique  pour un mal-pensant dans mon genre : des décennies de « libération de la femme » ont abouti à favoriser les hommes riches. Je me marre !

Tout ce que je viens de vous raconter me paraît découler d’une connaissance assez élémentaire des choses humaines et ne nécessite pas qu’on en fasse une batteuse. Hé bien, pas du tout, il y a des kilomètres de bibliothèques universitaires remplies de cela.

La conclusion ? Certaines féministes proposent non pas de culpabiliser les hommes, ce qui a pour effet de les éloigner, ce n’est pas le but recherché par ces féministes là (contrairement à certaines gouines et mal-baisées), mais de rétablir le non  priori, qui redonne aux femmes un vrai pouvoir, mais elles ne disent pas comment. En se convertissant à l’islam ? Au christianisme ? Mystère.

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