lundi, mars 19, 2018

Pêle-mêle : racisme anti-blanc, racisme anti-catho et misère de l'athéisme

Telford:«On s'inquiète plus d'un éventuel racisme de la classe ouvrière que de l'abus sexuel d'enfants »


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Selon une enquête du «Sunday Mirror», jusqu'à un millier d'enfants, dont les plus jeunes âgés de 11 ans, auraient été victimes d'agressions et de viols, parfois collectifs, depuis les années 1980 à Telford, une ville de 170.000 habitants du centre de l'Angleterre, et la police aurait échoué à démanteler le réseau de pédophiles. Les autorités n'ont pas «tenu de dossiers» sur les agresseurs, membres de communautés asiatiques, par crainte de «racisme».

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Quelques jours après le début de «me Too», j'ai écrit un article analysant le caractère individualiste voire narcissique d'un tel mouvement- qui devenait concentré sur les expériences personnelles de quelques femmes disposant d'une plateforme et établissant un récit basé d'abord sur leurs propres souffrances. J'ai aussi fait remarquer qu'en regroupant toute une gamme d'expériences non désirées, du viol au toucher du genou - les infractions les plus graves risquaient de se banaliser. Il est difficile de prendre au sérieux l'agression sexuelle quand on la compare au toucher du genou qui s'est produit ou non dix ans plus tôt.

En réponse à ces critiques, de nombreuses femmes du mouvement MeToo ont affirmé qu'elles ne parlaient pas pour élever leur propre carrière mais pour aider celles qui étaient moins capables de s'exprimer - faute de plateforme ou de sécurité financière leur donnant la force nécessaire. MeToo n'était pas, nous a-t-on dit, un mouvement de célébrités, mais un élan populaire destiné à briser le silence autour du harcèlement sexuel pour les personnes les plus faibles.

Or, les histoires terribles qui ont émergé de Telford - de nombreuses jeunes filles ont été violées pendant de nombreuses années - ont attiré relativement peu l'attention des médias. On aurait pu croire pourtant que les partisans de MeToo trouveraient là une occasion idéale de montrer pleinement leur souci des autres. Au lieu de cela, des journaux comme The Times et The Guardian, qui ont consacré de nombreuses pages à la question de savoir si un politicien a touché ou non un genou d'un journaliste, ont eu peu de choses à dire sur Telford. Il n'y a pas eu de militants qui se sont précipités pour être photographiés.

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Au moment de la révolution sexuelle, les femmes se sont battues pour être libres de profiter de la sexualité comme les hommes. Selon la logique de « me too », les femmes auraient besoin de protections spécifiques. Pourtant les chaperons, les couvre-feu et les dortoirs unisexes ne sont pas si loin derrière nous. Il semble que les féministes d'aujourd'hui soient pour le rétablissement de ces anciennes restrictions contre lesquelles leurs aînées s'étaient battues. Me Too pousse les hommes et les femmes les uns contre les autres, prisonniers d'une guerre des « genres ». Je crois que la plupart des hommes et des femmes sont plus heureux en travaillant côte à côte, en partenariat, plutôt que de se voir les uns les autres en ennemis.
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« Le racisme anti-blanc impose l'omerta médiatique »

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On voudra bien à présent se donner la peine de comparer le regard compréhensif et même empathique porté par le monde médiatique et politique à l'égard des Mahorais exaspérés avec celui qui embrasse, si l'on ose dire, la population métropolitaine qui, aujourd'hui majoritairement, considère l'immigration illégale et massive comme un facteur d'inquiétude majeure. Encore que les réactions de celle-ci soient infiniment plus calmes que celle de la population mahoraise, qui peut honnêtement nier que le jugement médiatique et politique soit dans le meilleur des cas condescendant et dans le pire haineux et méprisant? Pour ceux qui ne veulent pas comprendre ce qui explique cette différence de regard, je vais leur mettre crûment la réalité sous les yeux. La population française métropolitaine, à la différence des Comoriens musulmans de Mayotte, est majoritairement chrétienne, blanche et occidentale. Par conséquent plus facilement soupçonnable de racisme, précisément par un préjugé raciste insoupçonné et indicible.

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À présent, passons au second exemple explicite et extérieur à la France. L'excellente revue National Geographic s'est livrée récemment à une autocritique en règle en examinant de quelle manière, au siècle dernier, elle était restée indifférente à la réalité et à la souffrance noires.

D'un siècle l'autre, d'un excès l'autre, et, parfois, d'une souffrance l'autre. Je ne crains pas en effet d'appliquer cette saine autocritique au présent et à la souffrance blanche que l'on cache, que l'on tait ou que l'on ne veut pas voir.

C'est ainsi que les exactions contre les fermiers blancs en Afrique australe font partie des territoires occultés de l'information. Au Zimbabwe, la quasi-totalité des fermiers blancs ont été expulsés. De très nombreux fermiers massacrés. L'ex-dictateur Mugabe, récemment déchu, refusait de répondre à un journaliste parce qu'il était blanc. C'est dans ces conditions que la revue Jeune Afrique (et non un journal occidental) a écrit: «Les abus et les erreurs commis par Londres, les colons britanniques et leurs descendants, pour beaucoup restés fidèles à Ian Smith, ont été nombreux. Mais en répliquant avec une politique aussi inconséquente, Mugabe aura surtout ajouté de la souffrance à l'injustice.» De la souffrance blanche. Selon la BBC, cette politique a détruit l'économie du Zimbabwe basée sur l'agriculture, qui est dans une situation catastrophique avec une hyperinflation et une réapparition du choléra.

Qui pourrait prétendre honnêtement que ce racisme-là a été condamné par la classe médiatique antiraciste ?

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La souffrance, quand elle est blanche, demeure une zone noire interdite de visite.
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Comment le Vatican a censuré une lettre de Benoît XVI


La postérité de Stephen Hawking, ou les mésaventures de l'athéisme


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On n'est pas quitte de la question de Dieu par une pirouette scientiste, ou positiviste, à la Monsieur Homais [Rappelons que Philippe Muray a surnommé un athéiste médiatique que vous reconnaitrez Michel Homais], qui n'est rien d'autre qu'une fuite en dehors de la raison. Se voulant rationnelle, cette condamnation de l'existence de Dieu s'avère terriblement irrationnelle, ne serait-ce que par la pauvreté de son argumentation, mais aussi par son extériorité à la pensée. Ceux qui disent «La mort du grand athée Stephen Hawking nous rappelle que plus on pense moins on croit», imaginant avec vanité se placer à l'aboutissement de la pensée, en fait, ne pensent pas du tout. Ils se vautrent dans l'idéologie ; or l'idéologie ne pense pas. À la différence d'Epicure, les athées militants et tonitruants charmés par l'athéisme Hawking sont des athées superstitieux.
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