mardi, avril 03, 2018

Pathocratie ?

Sommes nous gouvernés par des malades mentaux ?

Notre système favorise-t-il l’accession au pouvoir de gens déséquilibrés ?

Cela fait longtemps que je me pose la question. Nos trois derniers présidents sont des enfants sans père ou violemment opposés au père, l’un a même épousé sa mère, ils sont restés bloqués à quinze ans d’âge psychologique et affectif. Ils sont narcissiques et immatures, nettement déséquilibrés.

Sarkozy, Hollande, Macron valident dans les grandes largeurs la définition de Delbecque : nos politiciens sont des « carencés en tout », qui « sont restés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme », qu’ « on place dans l’Etat et à qui on dit ‘Maintenant, c’est toi le chef’ ; c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ‘Maintenant, fais toi plaisir’ ».

Certes, il y a eu des princes fous par le passé, mais il ne me semble pas que cela fût aussi systématique qu’aujourd’hui. Quels que soient les reproche qu’on peut leur faire, il est difficile de dire de Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac qu’ils étaient zinzins dans leur tête. Or, aujourd'hui, j'ai l'impression que nos politiciens sont tous givrés. Je me souviens de ce député en campagne expliquant qu'il était physiquement mal à l'aise quand il n'avait plus de mains à serrer.

La video de Michel Drac (à partir de 1h15) réactive cette interrogation.

Je ne sais plus qui (au secours, commentateurs) a dit que la communication moderne était un effort pour rendre les gens fous en niant ce qu’ils voient (l’insécurité, simple sentiment ; les immigrés, une chance ; l’Euro, une protection etc.) ou en les bombardant d'injonctions paradoxales.

Notre système ne favorise-t-il pas, de manière déraisonnable et inédite, les paranoïaques et les narcissiques obsessionnels et n'a-t-il pas pour but de nous rendre fous ?

Le livre d’Andrew M. Lobaczewski, La ponérologie (1) politique, date de l’ère soviétique. Il paraît que la traduction française de ce livre est assez illisible.

Dans l’article ci-dessous, notez la prescience de La Boetie décrivant quatre siècles à l’avance la cour de Staline.

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques – L’énigme de la servitude volontaire

Tout cela est assez jargonnant et manque de limpidité. C'est bien dommage, car les idées exprimées sont intéressantes.

Les fous obsessionnels se font un atout de leur maladie. Un homme équilibré ne mettra jamais toute son énergie (il n'a pas qu'un but dans la vie) à atteindre le pouvoir suprême comme un narcissique paranoïaque dévoré par son obsession. Inutile que je vous cite des noms, ils viennent en vagues.

Comment une société peut-elle empêcher les fous de conquérir le pouvoir malgré l'avantage que leur obsession leur donne sur les individus normaux ? J'ai des pistes, mais, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ne fonctionnent pas bien en France.

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(1) : étymologiquement, la science du Mal.

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