lundi, juin 11, 2018

La leçon du Brexit raté : nous sommes en guerre idéologique totale.

La leçon du Brexit raté est simple : les mondialistes sont en guerre idéologique totale, ils se battent pour leur survie sociale et politique, tous les coups sont permis.

Il est étonnant que les Farage, Johnson et compagnie aient eu la candeur de penser que le plus dur était fait avec leur victoire au référendum. Ils sont un peu blanc-bec, pied tendre.

Les européistes (représentants européens de l’hyper-classe mondialiste) n’abandonnent jamais, jamais, jamais. Ils se battent à la fois pour leurs prébendes et pour leur raison d’être. Cinquante ans qu’ils méprisent les peuples et les nations et un simple référendum aurait suffi à les faire lâcher prise ? Quelle naïveté !

Cela fait dix ans que la Banque centrale Européenne enfreint ses statuts sans retenue aucune au vu et au su du monde entier et vous voudriez que ces gens se couchent sagement devant un référendum ?

Ce sont des fauves. Des chiens enragés. La seule manière de leur faire lâcher prise, c’est de leur foutre des coups de poing dans la gueule sans retenue, toujours et encore, et quand ils sont à terre, passer aux coups de pied dans le ventre, façon Trump ou Orban. La force brute est le seul langage que comprennent ces autistes. Ce sont eux qui ont parlé d’instruments de torture (1), on ne peut être plus clair, il suffit de les écouter.

Ils mélangent grignotage, cinquième colonne et coups de force, les Anglais sont en train de se faire baiser. A court terme, je suis très pessimiste. Mais à long terme, je n’imagine pas que les Anglais restent très longtemps sous un joug étranger, surtout allemand.

Edouard Husson se trompe de vocabulaire (en quoi un Macron est-il « libéral » ?) mais il a raison sur le fond :

La guerre civile qui affaiblit l’Occident

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Il est extrêmement impressionnant de constater que les libéraux ne bougent pas d’un iota, depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump. Loin de les conduire au réalisme, le basculement que connaît actuellement une partie de de l’Occident les pousse à plus d’idéologie. Regardez comme la Commission Européenne, avec le soutien de Madame Merkel, mène les négociations sur le Brexit dans un esprit punitif : il s’agit de dissuader un autre pays de sortir de l’Union Européenne - et a fortiori de la zone euro. C’est le même état d’esprit qui maintient beaucoup de dirigeants de l’Union Européenne et des grandes organisations internationales dans l’illusion que M. Trump puisse être « empêché » ; ou qui les empêche de traiter avec le président russe.




Il y a en l’occurrence quelque chose de religieux dans l’attitude de tous ces libéraux. Ils mènent une guerre des croyances. le libre-échange est pour eux un dogme, tout comme l’absence de contrôle aux frontières pour les personnes ou le droit absolu de transgresser les codes éthiques. Si vous voulez identifier de manièrte quasi-infaillible, qui est libéral et qui ne l’est pas, posez la question du droit à limiter la liberté d’expression. Il fut un temps où être libéral était synonyme de générosité et de liberté. Mais aujourd’hui, cela veut dire traquer les fake news, c’est-à-dire en fait interdire potentiellement toutes les idées et les déclarations qui pourraient mettre en danger la domination des libéraux sur les leviers du pouvoir et l’organisation de la société. C’est une véritable guerre - guerre civile à l’échelle de l’Occident, guerre à l’échelle du monde - que mènent les libéraux. Ils l’ont déclenchée au lendemain de la chute du Mur de Berlin. L’effondrement du communisme soviétique les débarrassait d’un ennemi, le socialisme ; ils ont décidé d’écarter par la même occasion le conservatisme. Contre l’évidence de l’histoire en train de se faire (nation et démocratie avaient été unies dans la lutte contre l’oppression socialiste), les libéraux ont décidé de s’opposer systématiquement à une organisation du monde fondée sur la liberté des peuples et la libre expression du suffrage universel.




Que l’on égrène la sinistre série des guerres d’ingérence américaines ou que l’on analyse en détail la construction de l’Union Européenne et de la zone euro, on croisera toujours les mêmes tendances : mépris religieux de la souveraineté des Etats, haine métaphysique des frontières, idolâtrie des droits de l’individu, croyance dans la toute-puissance de la création monétaire occidentale. Les libéraux sont engagés dans une véritable guerre de religion ; Et plus les faits viennent contredire leur dogmatisme plus ils intensifient le conflit qu’ils mènent contre leurs ennemis. Les années 2007-2009 ont marqué un tournant, dans la mesure où la finance libérale est venue se briser sur la réalité de l’économie mondiale. Qu’à cela ne tienne : les dirigeants libéraux ont accru encore la création monétaire à l’origine de la crise, en limitant simplement le cercle de ceux qui y ont accès ; ils ont poussé les droits de l’individu à leur paroxysme en faisant adopter l’idéologie du genre comme une sorte de doctrine officielle ; ils ont ouvert les frontières aux mouvements de personnes comme ils ne l’avaient encore jamais fait ; ils ont piétiné plus que jamais la souveraineté des Etats qui résistaient aux dogmes libéraux et qui avaient le malheur de ne pas être assez gros ni assez puissants pour dissuader d’une attaque.
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Il semble, d’après leurs déclarations, que les nouveaux dirigeants italiens ont compris. Mais, entre comprendre et agir, il y a le caractère et l’intelligence. Qui vivra verra.

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(1) : Juncker : « Nous avons des instruments de torture dans la cave ». Un financier allemand : « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens et les Français entendent leurs cris ».

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