samedi, décembre 22, 2018

Vive la nation !

Yoram Hazony : « Les nouveaux universalistes vouent auxgémonies l'indépendance nationale »

Article intéressant.

Il y a trois formes politiques et trois seulement : l’empire, la tribu et la nation.

La nation, mis à part les petites nations comme Israël (la Bible est profondément nationaliste, c’est pourquoi on est fondé à se demander si les immigrationnistes sont vraiment chrétiens, même quand ils sont pape), est récente et, comme telle, fragile (ce qui vient de plus loin dans le passé a le plus de chances de durer dans l’avenir).

On comprend bien pourquoi les candidats tyrans-technos plébiscitent l’UE : comme tout projet impérial (faire tenir plusieurs peuples sous une même entité politique est la définition même de l’empire, donc aucun doute que l’UE est impériale. On connaît même son inspiration : le saint empire romain germanique), elle est par essence anti-démocratique (l'empire est toujours anti-démocratique).

C’est encore une fois l’enjeu du Brexit, de la Liga, d’Orban, des gilets jaunes : qui sont les souverains ? Les peuples des nations ou les technos de l’empire ?

Philippe Seguin avait remarquablement senti tout cela dans son discours contre l’Euro et contre le traité de Maastricht (discours de 2h20 que je vous invite à écouter en intégralité –il est sur Youtube, c’est la meilleure analyse politique du dernier demi-siècle). Par exemple : « La dénonciation des traités deviendra si complexe et si couteuse qu’elle ne sera plus qu’une solution illusoire », 26 ans avant le Brexit ! Et il ajoutait « Une fois le traité de Maastricht et l’Euro adoptés, aucune majorité parlementaire n’osera les défaire. Craignons alors que pour finir que les sentiments nationaux trop longtemps étouffés ne s’exacerbent. On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l’autre à se briser sur les réalités. Et les réalités en Europe, ce sont les nationalités qui la composent ». Il a résumé tout cela en une phrase : « Maastricht, c’est la revanche de 1789 ».



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