lundi, avril 20, 2020

Etat bloqueur et déclassement de la France.

Chacun a pu constater, à l'occasion de cette crise sanitaire, que l'Etat est désormais le principal obstacle à la vie de la France, que l'Etat bloque, par action ou par omission, le fonctionnement de notre pays.

Pas de masques, pas de tests, pas de chloroquine et si des particuliers se démerdent pour en avoir et distribuer, plutôt que de se réjouir, l'Etat les empêche et porte plainte.

Je ne suis pas surpris : c'est un constat que je fais depuis des années. L'Etat est devenu l'ennemi de la France.

Pierre Vermeren : « La crise sanitaire, révélateur du déclassement de la France »

Pierre Vermeren explique ce déclassement de la France par l'Etat par la transformation de la haute fonction publique. Tant que l'Etat était faiseur, jusqu'au début des années 80, le recrutement au sommet de l'Etat était diversifié : juristes, militaires, ingénieurs des grands corps.

Les juristes sont par profession des bloqueurs, des empêcheurs, des gens qui n'ont aucun sens des réalités. Vous voulez qu'un sujet n'avance pas ? Vous réunissez quatre juristes, vous leur confiez le dossier et vous êtes tranquille pour des années.

Mais les militaires et les ingénieurs amenaient dans l'Etat le sens pratique de gens qui font.

Or, à la faveur de l'européisme (Eric Verhaeghe de son coté explique très bien ce phénomène), à partir des années 80, les juristes, les interpréteurs d'arrêts du Conseil d'Etat et de directives bruxelloises, ont éliminé de la haute fonction publique les professions à contenu pratique. Je peux en porter un témoignage personnel.

C'est ainsi que nous nous retrouvons en 2020 avec un Etat bloqueur, empêcheur. Et la France et les Français en souffrent terriblement.

Pierre Vermeren croit que la nécessité forcera l'Etat à changer. Je n'en suis nullement convaincu : en général, les parasites étouffent leur hôte jusqu'à la mort, quitte à en mourir aussi.

Comme je le dis depuis des années (la répétition est la base de la pédagogie, dans mon cas, le radotage), l'européisme (plus exactement, la pulsion suicidaire de sortie de l'histoire qui meut l'européisme) est le noeud de tout.

Pas par hasard si E. Verhaeghe explique la suprématie bloquante des juristes par l'européisme. Quand on a envie de mourir, de sortir de l'histoire, les faiseurs deviennent des gêneurs , on a juste besoin de bloqueurs pour être sûr qu'on ne prend aucun risque pendant l'agonie.

De plus, ce sont des juristes abrutis par le fonctionnariat, qui savent à peine que le privé existe, sauf pour l'emmerder et pour le traire, comme le montre chaque jour la présente crise.

Puisqu'on parle d'européisme, on parle de mon copain l'Euro. L'UE est la prison des peuples et l'Euro est la chaine qui les tient attachés au mur du cachot. Vers 2010, j'ai parié que l'Euro éclaterait et que la France ferait banqueroute avant fin 2020.

Je pensais avoir perdu mon pari. Aujourd'hui, ma cote remonte en flèche. Les huit mois qui restent avant la fin de l'année vont être un peu courts, mais ma prévision ne devrait pas tomber très loin tout de même.

Dans le Figaro de ce matin, je trouve cet article (d'autant plus stupéfiant qu'il provient du chroniqueur économique habituel) :

La crise actuelle est bien plus violente que ne le serait l’éclatement de l’Euro. ANALYSE - La fin de la monnaie européenne aurait un coût relativement modeste !

Si ce n'était la petite phrase convenue sur le regret de l'auteur d'un éventuel éclatement de l'Euro, cet article aurait pu être écrit par un souverainiste pathologique.

Les choses changent.

La BCE à Francfort.



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