mardi, avril 21, 2020

Le Raoult du jour.




Il est clair que Raoult poursuit un combat méthodologique, mais je ne suis pas sûr que ses opposants le comprennent.

Le protocole de l'IHU de Marseille comprend quatre volets :

1) Tests extensifs sans attendre les symptômes.

2) Hydroxychloroquine.

3) Antibiotique Azythromycine.

4) Surveillance cardiaque à cause des effets secondaires de la chloroquine.

Le but est d'empêcher l'entrée dans la phase grave de la maladie.

Or, il apparaît possible, voire probable, que les antibiotiques sont plus importants dans cette histoire que la chloroquine et qu'on peut se passer de choloroquine.

Comme la polémique (vu les attaques ad hominem, on est assez éloigné de la disputatio scientifique) a été focalisée sur la chloroquine, ses opposants pourraient dire que ça donne tort à Raoult.

Je ne pense pas beaucoup m'aventurer en disant qu'il répondrait que peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu'il attrape les souris. Son protocole fonctionne et, s'il a eu une part de chance, c'est qu'il a su la provoquer avec une intuition juste et que l'histoire des sciences est pleine de fameux coups de chance, la célèbre sérendipité des anglo-saxons.

On est en plein dans la démonstration du Contre la méthode de Feyerabend.

Bien évidemment, les ayatollahs de la méthode, les abrutis des essais randomisés en double aveugle et les corrompus de Big Paharma ne le lui pardonneront jamais.

Le Twitt du jour, est une contestation bienvenue des modèles numériques.

Je ne suis pas contre les modèles numériques, mais ça doit rester un truc de deuxième ou de troisième ordre par rapport à d'autres démarches. En faire un outil quasi-exclusif et prédictif, comme dans le cas de l’épidémie et du climat, c’est du charlatanisme pur et simple. Un modèle numérique dans des domaines hautement chaotiques, ça sert au mieux à faire une autopsie en essayant de faire varier le poids des différents facteurs pour analyser, bref une étude paramétrique.

Mais des prédictions, certainement pas.


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