samedi, mai 02, 2020

Le confinement pire que le virus ?

Article en anglais, car, en France, on se prend pour des rebelles, mais on ne l'est pas vraiment. Nous sommes de bons toutous qui aboyons mais ne mordons pas :

LOKIN-20: The Lockdown Regime Causes Increasing Health Concerns

En résumé : les indicateurs convergent pour dire que le confinement fait et fera bien plus de dégâts sanitaires que le virus.

On s'en doutait, comme le savent mes fidèles lecteurs, il ne s'agit pas de la trop facile sagesse rétrospective.

Didier Raoult avait averti que le confinement général était une mesure moyenâgeuse totalement folle sur le plan médical.

Jean-Dominique Michel a été encore plus cruel : les gouvernements préparent pendant des années des plans en cas d'épidémies et, quand l'épidémie arrive, la première chose qu'ils font, sous le coup de la panique, est de jeter ces plans à la poubelle et de se lancer dans un confinement général, sans aucune base scientifique, dont le potentiel destructeur est très grand, sur la foi de modélisations numériques aussi fiables que l'astrologie (la foi aveugle dans  les modélisations numériques qui ne valent pas un pet de lapin, qu'on constate aussi dans le cas du climat, est à mes yeux un symptôme flagrant de décadence intellectuelle).

Le contraste avec la choloroquine est stupéfiant.

Pour la chloroquine, dont le soupçon d'efficacité est très fort et les effets secondaires maitrisés depuis des décennies, on n'ose pas se lancer au nom du principe de précaution. Pour le confinement général, aux effets sanitaires très incertains et non prouvés et aux effets ravageurs très grands et quasi-certains, on se lance tête baissé.

L'épidémie rend fou. Spécialement nos dirigeants dépassés par les événements.

Cet imbécile de Finkielkraut (il fait partie des Intellectuels Idiots et l'a prouvé une fois de plus mercredi soir) a déclaré chez Zemmour que le gouvernement ne s'était pas si mal débrouillé. C'est ahurissant d'entendre cela (d'ailleurs, Zemmour en a été stupéfait). C'est tout le contraire.

Qu'aurait-il fallu faire (en ayant le bon sens tout simple d'imiter les pays efficaces) ?

Pas de confinement général. (n'en déplaise à Taleb)

Isoler les contaminés, repérés par tous les moyens disponibles. Réquisitionner hôtels et gymnases à cet effet. Les soigner avec les moyens du bord, dont la chloroquine (on savait par les Chinois depuis janvier que ça avait une bonne chance de marcher).

Mettre la priorité sur quatre choses et quatre choses seulement, mobiliser tout le pays, administrations comprises : tests, masques, choloroquine, respirateurs.

Dans un pays fonctionnel, en état de marche, où l'administration fait remonter l'information et le gouvernement synthétise et dirige, cette politique aurait été suivie au plus tard début mars. C'était limpide, évident, il suffisait de lire la presse ouverte, d'être curieux et d'avoir du bon sens (un coup de fil d'une demi-heure à l'ambassadeur de France en Corée suffisait).

Et puis, il fallait avoir le courage d'assumer les morts et sa propre politique.

Il fallait des chefs de guerre. Nous avons eu des assistantes sociales, des bonnes copines qui parlent (ah, pour causer, le Macron, il cause) et consolent mais ne résolvent aucun problème.

Soyez fiers d'être des amateurs, qu'il disait.



Notre politique inappropriée face à l'épidémie est une défaite collective qui, sur l'échelle des désastres, rejoint les plus grandes déroutes militaires de notre histoire. La France mettra des années à s'en remettre.

Que cette défaite soit partagée par d'autres pays européens ne me console de rien. Les Européens sont depuis longtemps très malades dans leur tête, faux principes, fausse vision du monde. Ils appellent depuis trop longtemps une mort collective douce. La mort arrive, mais elle n'est pas douce.

Et je ne vois nulle part de signe de sursaut vital.


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