vendredi, mai 08, 2020

Notre syndrome de Stockholm

Publié dans le Quotidien du médecin du 7 mai :

Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste.



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À rebours de l'inquiétude ambiante, le Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien collaborateur de Didier Raoult, qui fut responsable du laboratoire de l'Institut de pédiatrie de Marseille annonce « un déconfinement "sécurisé" ». Il tire cet optimisme des résultats de deux récentes études — chinoises et dans le Grand Est — sur l'association azithromycine-hydroxychloroquine et insiste sur l'intérêt de la première molécule pour prévenir les complications.
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Raoult le dit depuis le 22 février : on a donc perdu 3 mois sur une épidémie qui a duré ... 3 mois. Si nous en sommes là, c'est uniquement parce que l'Etat a aboli de fait la liberté de prescription et s'est efforcé d'empêcher la diffusion d'un médicament anodin. Mais bon, continuons à payer des impôts.

Une faillite de l'Etat à ses missions les plus élémentaires tellement monstrueuse qu'il ne va rien se passer.

En effet, plus c'est gros, plus ça passe. Comme l'expliquait Josef Goebbels (même si cette citation est apocryphe, elle me paraît adaptée) : « Si je vous dis que cette table blanche est gris clair, on peut discuter. Si je vous dis qu'elle est noire, la discussion est close ».

Un manquement ordinaire de l'Etat, une négligence, on peut en débattre, c'est le cas des masques. Mais un crime de l'Etat, empêcher sciemment les médecins de soigner, ça paraît si inconcevable à des gens habitués (à tort) à considérer l'Etat comme protecteur, qu'on n'en discute même pas. Il y a eu des débats pour ou contre Raoult (se fixer sur la personne est une technique de désinformation), pour ou contre la choloroquine, mais le point essentiel a été totalement négligé : la légitimité de l'Etat à empêcher la diffusion d'un médicament que certains malades réclament et que certains médecins veulent prescrire. La situation est d'autant plus claire que l'Etat n'a aucune excuse, le médicament en question est, quoiqu'en dise la désinformation, banal.

On est donc en présence d'un pur vandalisme d'Etat, et mortel. Et pourtant, ça passe comme une lettre à la poste.

Syndrome de Stockholm.







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