dimanche, février 01, 2015

Imitation game

Un assez mauvais film. Malgré de bons moments, il est vraiment trop caricatural, tant concernant la personnalité des protagonistes que Ultra.

Que cela ne vous empêche pas de vous renseigner sur l'extraordinaire histoire d'Ultra si vous n'en avez jamais entendu parler (The codebreakers ou Ultra).







samedi, janvier 31, 2015

Violette Szabo

Il y a des gens dont la vie rend humble.

Violette Szabo est née Bushell, de père anglais est de mère française. Elle a un petit air d'Ingrid Bergman.

Elle se marie à dix-neuf ans avec un lieutenant des FFL. Ils ont une fille, Tania. Quand elle apprend que son mari a été tué à Bir-Hakeim, elle s'engage dans le SOE comme agent et elle est parachutée en France. Capturée au cours de sa deuxième mission, elle est exécutée à Ravensbrück en 1945. Elle a vingt-trois ans.



J'aurais pu citer la famille Pijeaud : le père, compagnon de la Libération des FAFL, décède des blessures de son combat aérien tandis que son épouse, résistante, meurt en déportation, à Ravensbrück elle aussi. Ils laissent deux orphelins.

Ces histoires mettent en perspective certaines jérémiades contemporaines ou actuelles.

Champions forever

Documentaire de 1974.

On y voit un long témoignage de François Cevert qui se tue à Watkins Glen quelques semaines après le tournage.

Aussi, la très longue et poignante séquence de la mort Roger Williamson, monument d'inconséquence, d'impréparation et de je-m'en-foutisme qui n'entraina aucune sanction.

Après son accident, sous sa voiture renversée, Williamson est vivant. Elle prend feu. Le pilote David Purley essaie, tout seul, de remettre la voiture à l'endroit, alors que les commissaires, dépourvus de combinaisons ignifugées et d'extincteurs se tiennent courageusement à distance respectable (en Afrique du sud, un commissaire a été tué en portant secours à un pilote).

Pendant tout ce temps, la course ne fut pas interrompue.

Une autre époque ...




«Ahmed, 8 ans, convoqué par la police» : Natacha Polony remet les choses à leur place

Islamophobie : en quête du nouveau martyr

Cette affaire, pour anecdotique qu'elle soit, permet de valider ce que dit ce blog (et d'autres) : le résultat des attentats à Charlie Hebdo et des manifestations qui ont suivi est qu'il n'y a aucune remise en cause des politiques qui nous ont menés à ce désastre et que, plus que jamais, l'islam est en France est conquérant et les attentats à Charlie Hebdo lui ont fait faire un bond en avant.
  • le chantage à l'islamophobie va s'accentuer comme jamais.
  • les journalistes et les politicards sont toujours aussi cons et continueront à être les meilleurs alliés de l'invasion.


J'ai un faible pour la marquise de Pompadour

Mis à part l'incomparable Diane de Poitiers, la « plus que reine », avec sa beauté très moderne et ses longues jambes :





les maitresses royales m'inspirent peu. Les gouts ont changé, et, pour les représentations qu'on en a, il n'y a souvent pas de quoi se relever la nuit. Bien sûr, une femme s'admire vivante et au naturel. Sur les tableaux, Mme de Montespan est une mocheté, mais on ne voit pas son talent pour tailler des pipes (paraît-il) et pour médire de la Cour.

Une qui sort tout de même du lot est la marquise de Pompadour :






vendredi, janvier 30, 2015

Le leurre de l'union nationale

Quel connard, ce Juppé !

Le Figaro nous explique qu’il croit que l’union nationale est sa botte secrète pour être élu :

L'union nationale: la botte secrète d'Alain Juppé pour battre Sarkozy

Décidément, je ne peux pas le blairer. Il est l’archétype de cette fausse droite qui empêche la France de se défendre quand la vraie gauche la tabasse.

Un gouvernement technocratique d’union nationale ? Nous n’avons que cela depuis trente ans. Depuis 1981, pas une seule vraie alternance, à part, peut-être, quelques mois de Chirac en 1986, mais il a vite baissé pavillon.

Citez moi une politique qui diffère vraiment entre le PS et l’UMP qui se sont succédés au pouvoir ces trois dernières décennies. Les discours et les mots changent légèrement, mais les politiques sont identiques : européistes, anti-nationales, immigrationnistes, arabophiles, islamophiles, atlantistes, étatistes, capitalistes de connivence, technocratiques, oligarchiques, voyouphiles … Tout ce qu'on aime.

Je ne suis pas dans l’abstraction. Cette identité politique se traduit par l’absence de rupture significative. Pourcentage de dépenses publiques dans le PIB, chômage, nombre de fonctionnaires, flux migratoires, délinquance, résultats scolaires, nombre de places de prison construites etc. On est bien en peine de trouver une quelconque différence entre l’UMP et le PS.

Le gouvernement d’union nationale, cela fait trente ans que nous l’avons et les Français n’en veulent plus. C’est pour cela qu’ils votent FN (un tromperie, à mon avis, mais on fait avec les moyens du bord) ou s’abstiennent.

Mais alors, ces fameux sondages plébiscitant l’union nationale ? Ils ne sont pas difficiles à décrypter. Le mot important, c’est « nationale ». Le message est limpide « Arrêtez vos politicailleries parisiennes et occupez vous du pays ».

Mais l’union, c’est le contraire de ce qu’il faut faire. Il faut commencer par sabrer et tailler, séparer le bon grain de l’ivraie, radicaliser les positions, créer de vraies alternatives politiques. Sortir ou non de l’UE ? Arrêter ou non l’immigration ? Nationaliser ou privatiser ? La démocratie, ce n’est pas réservé pour choisir la couleur du papier peint mais pour faire des choix lourds. Ensuite seulement, on peut tenir un discours réconciliateur « Tout ça, c’est pour le bien de notre pays commun ».

De Gaulle, par exemple, s’en est fort bien expliqué. De toute façon, c'est la manière de tous les grands politiques qui savent qu’ils existent des intérêts et des idées irréconciliables et qu’il est vain de tenter une union irréaliste.

En fait, l’ « union nationale » qu’envisage Juppé est un moyen de faire durer un peu plus, aux dépens de la France, le monopole de l’UMPS.

Juppé, dehors, on t'a assez vu !

jeudi, janvier 29, 2015

Le crucifix au mur et l'islam dans la tête

Une anecdote tirée d'un éditorial de Valeurs Actuelles :

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Les Italiens ont accueilli près de 200 000 réfugiés l’année dernière. Et ce flot continue. Ils viennent des rives sud de la Méditerranée, via la Turquie et la Grèce. On connaît les Italiens, accueillants, généreux, sympathiques et bons catholiques. Ils ont mobilisé toutes leurs associations caritatives au service de ces réfugiés. Des milliers de bénévoles secondent les pouvoirs publics pour les nourrir, les vêtir, les loger en attendant leur “dispersion” vers le nord de l’Europe…

L’une de ces bénévoles, le coeur sur la main, dévouée à son association paroissiale, a offert plus que son secours à ces émigrés : sa maison. Elle a libéré une chambre pour la mettre à disposition ; un réfugié s’est présenté, avec toutes les recommandations. Elle lui a fait visiter la maison et montré sa chambre. Il a dit : « Je ne peux pas coucher là. » « Et pourquoi ? », a demandé cette dame. Il a désigné le crucifix qui se trouvait sur le mur : il fallait le retirer. La dame au coeur sur la main a trouvé ce geste indigne et elle a refermé sa porte.

Cette anecdote, naturellement authentique, a tout d’une parabole.
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Mon drame n'est pas qu'un musulman agisse comme un musulman, c'est que je connais des chrétiens qui auraient retiré le crucifix par «respect de l'Autre», ce paravent de la lâcheté et de la bêtise.

Sur le même thème, je vous recopie un dialogue sous un billet précédent :

Curmudgeon

Observons bien ce qui se passe. Il y a la prudence diplomatique, parfaitement compréhensible, mais dans certaines limites. Elle concerne les diplomates, hauts fonctionnaires, ministres, évêques, présidents, papes, secrétaires généraux de l'ONU, etc.

Ce que le professeur Boespflug recommande, c'est vraiment tout autre chose. Car la "prudence citoyenne", dès lors qu'elle est qualifiée de "citoyenne", s'impose non seulement aux journalistes, publicistes, auteurs de toutes sortes, responsables divers, chefs d'entreprise, etc. mais à chaque citoyen. Vous, moi, tout le monde. Chaque citoyen doit pratiquer cette "autocensure pacifiste", et qui plus est, il n'est tenu de la pratiquer *que* dans le cas de l'islam.

L'amusant de la chose est que si M. Bospflug est professeur d'université à Strasbourg, par ailleurs, il se trouve être un père dominicain. Jean-François Revel parlait autrefois de la "connaissance inutile". M. Boespflug ne s'étend sur la portée de la "prudence citoyenne" alias "autocensure pacifiste" qui fait l'objet de son prõne, mais le temps est venu où, pour ne pas blesser la délicate sensibilité des musulmans, il conviendra que chaque citoyen ne dise que "le Prophète".

fboizard

Oui, les intellectuels et les clercs catholiques sont parmi les plus prompts à se ruer à la dhimmitude. Les moines de Tibihérine étaient bien complaisants avec l'islam, cela ne leur a pas porté chance.

Certains font une interprétation masochiste, sacrificielle et suicidaire du christianisme. Ils confondent martyre et suicide. Il serait temps que ces gens-là se rappellent que le Christ ne s'est pas suicidé et qu'il a dit "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie", il n'a pas dit "Je suis la Vérité, mais ne vous en vantez pas trop et faites preuve de prudence citoyenne".

Quand on est porteur de la Vérité, on se bat quand c'est nécessaire et on part en croisade. Chesterton, avec sa science du détail significatif, fait remarquer qu'un bon catholique peut être fier des croisades.

The meaning of the crusade

C'est un bon critère pour trier le bon grain de l'ivraie : es-tu fier des croisades ?

Hélas, le cléricalisme favorise les mollassons, les obséquieux, les naturellement courbés, les à genoux d'avance, pas les guerriers.

Curmudgeon

J'attends que les Boespflug nous montrent le chemin. Tout citoyen devra respecter l'"autocensure pacifiste" et la "prudence citoyenne", mais les catholiques seront chargés de devoirs supplémentaires, toute critique de l'islam devenant une grave faute morale, un péché. On ne va tout de même pas faire pleurer son ange gardien, non ?

Pêle-mêle : le despotisme des oligarques bruxellois, la révolte du peuple grec, la lâcheté des pouvoirs publics devant l'islam

Comme d'habitude, Chantal Delsol est très claire :

«L'Union européenne est une variante du despotisme éclairé»

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On sait maintenant que le «sauvetage» de la Grèce de 2010 était en réalité un sauvetage de l'Euro et qu'aucun oligarque bruxellois n'en avait rien à foutre des souffrances des grecs :

Investors have woken up to Greece's nuclear risk

Evans-Pritchard a des mots très forts (c'est moi qui souligne) :

We have witnessed is "The Rape of Greece", to borrow the title of a new book by Nadia Valavani, suddenly catapulted into power as Syriza's deputy finance minister. IMF officials privately agree. The Fund confesses in its candid report that the Troika fatally underestimated the violence of the fiscal multiplier.

Yes, successive governments lied about the true state of public finances in the years leading up to the crisis, but this is a distraction in macroeconomic terms. The flood of French, German, Dutch, and AngloSaxon capital into Greece was so vast that the drama would have unfolded in much same way even if Greek politicians had been angels.

The greater lie was the silent complicity of all the relevant players in allowing the deformed structure of monetary union to incubate disaster. Surveillance reports by EU bodies in did not sound the alarm during the boom years, though one of the authors told me at clandestine lunches in Brussels that the whole of southern Europe was heading for disaster. Internal critics were silenced.

What has happened to Greece since then is a moral scandal. Leaked documents from the IMF Board confirm that country needed debt relief at the outset. This was blocked by the EU for fear that it would set off contagion at a time when the eurozone negligently did not have a lenderoflast resort. Greece was sacrificed to buy time for the euro.

The EU-IMF Troika forced a bankrupt country to take on further loan packages, allowing foreign banks to dump their bonds onto Greek taxpayers and trap Greek citizens in debt servitude. To add insult to injury, this was called a rescue.

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Clip anti-djihad : le gouvernement confond lutte contre le terrorisme et prévention routière

mercredi, janvier 28, 2015

Le putsch tranquille de l’establishment suédois, et l’étonnante intuition de Michel Houellebecq

Le putsch tranquille de l’establishment suédois, et l’étonnante intuition de Michel Houellebecq

Les récents événements suédois ne me semblent pas, hélas, isolés.

Vous connaissez ma brulante inquiétude (1).

Je pense que l’alliance des zélotes politiquement corrects, des medias et de la technocratie nous fait dériver vers un totalitarisme mou où la liberté de penser ne sera pas plus grande que dans les totalitarismes durs. Seules les méthodes coercition changent, elles s'inspirent beaucoup d'Aldous Huxley. L’UERSS bruxelloise en est l’expression européenne.

En France, le «re-vote », sous la forme du traité de Lisbonne, du référendum de 2005 où les Français avaient «mal» voté fut un signal d’alarme on ne peut plus inquiétant . Signal d’alarme qui ne réveilla personne et l’embrouille passa comme une lettre à la poste.

Et il n’y a pas de lumière au bout du tunnel : l’UMPS devient chaque jour un peu plus l’UMPSFN. Les Français sont toujours plus abandonnés ou réprimés par la classe dirigeante.

La situation imaginée par Houellebecq devient chaque jour plus vraie, plus réelle :

1) Il imagine que les partis politiques se mettent d’accord pour se soumettre à l’islamisme «modéré» (oxymore), plutôt que de permettre au réveil identitaire des Français de s’exprimer politiquement.

2) Il imagine aussi que les medias passent sous silence les événements déplaisants pour le politiquement correct. En l’occurrence, les attentats islamistes quasi-quotidiens ne font plus que des entrefilets dans les faits divers.

Le point 1 a fait un grand bond vers la réalité depuis la semaine à Charlie : l’islam conquérant est le grand gagnant des attentats à Charlie.

Quant au point 2, il progresse aussi.

La démocratie n’est possible que si l’expression de vrais désaccords est permise. La liberté d'expression, c'est pour exprimer des choses qui dérangent vraiment.

A partir du moment où on considère que certaines idées politiques sont nocives au point qu’elles doivent être interdites (2), on s’engage dans la voie du grignotage de la démocratie, où le consensus sur le principal devient obligatoire et il ne reste de choix démocratiques aux citoyens que la sauce à laquelle ils vont être mangés, mais ils n’ont plus le droit de voter pour ne pas être mangés. Le problème est très bien rendu par les lois scélérates françaises (Pleven, Gayssot, Taubira, …)

C’était bien la peine de nous faire une batteuse de l’anti-fascisme pour en arriver là, à ne plus supporter la moindre parole iconoclaste.

La question qui se pose est simple : que sommes nous prêts à risquer pour sauver notre liberté ? Qu’est-ce que chacun de nous risque aujourd’hui en défense de sa liberté ?

Je me contente de tenir un blog sous mon vrai nom dont certains propos pourraient me valoir des ennuis. Est-ce suffisant et, surtout, est-ce efficace ? J’en doute. Autant pisser dans un violon.


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(1) : Mit brennender sorge : dans ma brulante inquiétude. Nom de l’encyclique de 1937 condamnant le nazisme.

(2) : c'est aussi l'effet du multiculturalisme. Quand des populations qui n'ont rien en commun cohabitent, les susceptibilités sont à cran.

mardi, janvier 27, 2015

L'échec du colbertisme tant prisé par Eric Zemmour en une image


Anti Zemmour

Quelques articles qui critiquent le zemmourisme.

Le premier mélange le bon et mauvais.

Eric Zemmour : les habits usés de l’Empereur

Suicide français : l’erreur de diagnostic de Zemmour

Zemmour a raison : la France se suicide. Sauf quec’est peut‐être un meurtre

Parmi les contradictions / problèmes posés par Eric Zemmour :
  • son étatisme est ridicule, contredit par les faits les plus élémentaires.
  • sa position sur l'immigration et sur l'islam n'est pas si claire, comme le souligne Guillaume Faye. Il s'oppose sur leurs modalités, pas sur leurs principes. Alors que c'est par principe qu'il faut être opposé à l'un et à l'autre.


L'anniversaire de la libération d'Auschwitz m'inspire des réflexions peu joyeuses : bis repetita ...

J'apprends que Vladimir Poutine n'a pas été invité au 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Les bras m'en tombent.

Rappelons que l'Armée Rouge a mis hors de combat un million d'Allemands par année de guerre (pour environ vingt-deux millions de morts russes au total) contre environ deux cent mille par an pour les Anglo-Saxons (pour un million de morts anglo-saxons au total). Déjà que cet abruti de Hollande avait choqué les Russes en évoquant les «dizaines de milliers de morts russes».

Plus grave, cet «oubli» s'accompagne d'une scandaleuse falsification de l'histoire.

Ce qui me fait le plus peur, c'est que les techniques de propagande qui ont conduit à ce drame des camps d'extermination sont toujours utilisées et ont été perfectionnées par ceux qui se baptisent aujourd'hui «antifascistes».

Goebbels a tout dit en une phrase : «Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu'ils ne puissent plus exprimer que nos idées».

Quand on voit dans nos médias la chasse au mot déviant (le trop fameux «dérapage») et la réduction progressive, qui en découle, du vocabulaire utilisé sur la place publique, on ne peut être que terrifié.

Conclusion : la Shoah est devenue la religion officielle, le sacré par excellence, mais on n'en a tiré qu'une très mauvaise leçon, à savoir que l'Occident est coupable collectivement et que cette culpabilité se transmet de génération en génération (d'où la ridicule, parce qu'anachronique, et néanmoins constante, référence aux zeurléplusombres, qui est tellement intériorisée qu'il n'est plus besoin de l'expliciter, l'allusion suffit).

En revanche, toute la partie sur les méfaits de la propagande et des techniques de manipulations des foules, oubliée, anéantie. C'est normal, puisque ces techniques sont plus que jamais en vigueur. La dernière fois, le 11 janvier : avec du recul, c'est quand même extraordinaire de faire défiler 4 millions de personnes sous un slogan creux mais identitaire («je suis...» est par essence identitaire).

Bref, je ne suis vraiment pas sûr que nous, les peuples, ayons tiré les bonnes leçons des deux guerres mondiales. En revanche, les dirigeants si.

L'analyse de Jacques Ellul Hitler a gagné continue de me hanter.

Femmes évêques: délivre-nous du mâle ?

Femmes évêques: délivre-nous du mâle ?

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Enfin et surtout, la féminisation du clergé ne va pas ramener les Britanniques à l'église. La sécularisation du Royaume-Uni se poursuit, toujours plus agressive. Les anglicans ont cru pouvoir survivre en «s'adaptant à la société». Résultat, leurs fidèles conservateurs se sont détournés d'eux, ou se plaignent en interne, et le reste de la société, satisfaite que l'Êglise s'aligne sur elle, ne change pas. Au contraire, elle réclame toujours plus: les femmes évêques brièvement célébrées par les médias, ces derniers demandent aujourd'hui que l'Église anglicane bénisse le mariage gay, ce qu'elle refuse pour l'instant.
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Je suis de plus en plus convaincu que l'islam est la religion adaptée aux crétins que nous fabrique notre système éducatif, infantilisés par l'Etat-mammouth, abrutis de télévision : des prescriptions et des interdits simplistes, une intériorisation minimale, un communautarisme obligatoire, des discussions sans fin entre haram et hallal ... Bref, la religion pour les Ribéry d'aujourd'hui. Il est très facile de passer du socialisme hygiéniste à l'islam.

Si les Eglises essaient de s'aligner sur la post-modernité, elles n'en feront jamais assez, jusqu'à l'insignifiance et à la disparition et feront place nette pour l'islam. Qu'elles restent donc fidèles à elles-mêmes et elles continueront à traverser les siècles.






lundi, janvier 26, 2015

Charles Gave (et un peu Alain Madelin) sur l'Ukraine et la Russie il y a 10 mois

Je vous poste à nouveau cette video pour deux raisons :
  • l'analyse stratégique me semble toujours tenir.
  • le journaliste imagine une envolée des cours du brut et Alain Madelin glisse que les prix du pétrole peuvent tout aussi bien s'écrouler, ce qui est advenu depuis. Ce genre de remarques valide un type qui parle dans le poste alors qu'il y a tant de baratineurs (combien de fois les Apathie, Sylvestre, Duhamel et consorts nous ont-ils seriné que l'Euro nous protègerait ? On sait ce qu'il est advenu et ils causent toujours dans le poste). Même raison pour laquelle je fais assez confiance à Marc de Scitivaux et Jean-Pierre Petit.


De plus, j'apprécie l'insistance de Charles Gave sur la géographie et sur l'histoire. On dirait que nos dirigeants n'ouvrent jamais une carte ou un livre d'histoire, qu'ils se contentent de s'aligner paresseusement sur les USA.

Il est pourtant évident, dés que l'on ouvre une carte, que nos intérêts vis-à-vis de la Russie ne peuvent être les mêmes que ceux des USA.

C'est d'autant plus net que les Américains insistent, depuis une dizaine d'années, sur leur intention de se concentrer sur leur rivalité avec la Chine et de délaisser l'Europe.

Sans partager la vision poutinolâtre de certains droitiers, je trouve la vision qui fait de la Russie une ennemie de la France absolument grotesque. Pour une raison simple : la Russie de 2015 n'a ni raisons ni moyens de nuire aux intérêts de la France.

La Russie de 2015 n'est ni une ennemie ni une amie de la France. C'est un partenaire parfois, un rival ou un opposant quelquefois.

Addendum : j'apprends que Vladimir Poutine n'a pas été invité au 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Les bras m'en tombent.

Rappelons que l'Armée Rouge a mis hors de combat un million d'Allemands par année de guerre (pour environ vingt-deux millions de morts russes au total) contre environ deux-cent mille pour les Anglo-Saxons (pour un million de morts anglo-saxons au total). Déjà que cet abruti de Hollande avait choqué les Russes en évoquant les «dizaines de milliers de morts russes».

Plus grave, cet «oubli» s'accompagne d'une scandaleuse falsification de l'histoire.



L'impossible débat avec les gauchistes, symptôme de leur esprit totalitaire

L’art et la manière de débattre

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Leur but [aux gauchistes] n’est donc pas de discuter de façon Socratique, mais d’empêcher l’autre d’entre entendu. Et c’est pour arriver à ce résultat qu’ils ne respectent aucune des règles dans les discussions. La controverse ne les intéresse pas puisqu’ils ont la vérité.

Quand j’étais plus jeune, j’ai vu le regrettable Georges Marchais contraindre au silence Elkabbach « Taisez-vous Elkabbach » et à ma stupéfaction, le journaliste ( ?) ne s’est pas levé pour quitter le studio.

J’ai vu J.F Revel privé de parole, lui qui avait tant à dire, par Marchais ou Hue qui littéralement hurlaient pour le faire taire.

J’ai vu Jean Daniel ou Michel Rocard tremblant de peur sur le plateau ou Soljenitsyne était invité et essayant de défendre le PCF dont les représentants leur faisaient les gros yeux sur le même plateau. Et j’ai compris que la gauche démocratique, avec laquelle il est possible de débattre avait en son sein un véritable cancer, la gauche non démocratique et qu’elle en avait physiquement peur.
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Les mésaventures de Charles Gave, nous les avons tous vécues en société : repas de famille, café au travail, dans les associations ...

Deux perles de gauchistes qui surnagent dans ma mémoire (les deux affirmées avec un aplomb ne laissant place à aucune objection) :

«Un Malien clandestin analphabète qui arrive, ça vaut un Français diplômé qui part» (lors d'une discussion sur l'effet économique de l'immigration).

«La dioxine, même à 0 %, c'est toxique».


samedi, janvier 24, 2015

La France meurt de sa bêtise : l'exemple des retraites

La chère retraite des cigales

La France meurt de sa bêtise.

Elle meurt de positions dogmatiques maintenues contre tous les démentis de la réalité. Immigration, école, Euro, etc. Cet acharnement à nier le réel est une forme mortelle de bêtise.

L'exemple le plus frappant est le système de retraites.

La supériorité du système par capitalisation est nette et sans bavures, à tel point que nos fonctionnaires en ont un (PREFON).

Les imbéciles arguent qu'il y a de mauvais systèmes par capitalisation, c'est vrai. Mais l'argument ne porte pas, puisqu'il y a aussi de très mauvais systèmes par répartition, comme le système français, qui nous mène à la catastrophe.

En réalité, les bons systèmes par répartition, les retraites par points, le sont justement parce qu'ils permettent une gestion imitée de la capitalisation. Alors, préférons l'original à la copie.

Hé bien non, pas du tout. Nous irons droit dans le mur, et au-delà.

C'est d'autant plus navrant que le biseau répartition / capitalisation est assez aisé, nous avons l'exemple d'autres pays pour nous inspirer.

Au fond, nous méritons nos malheurs.


Guilluy et la prolophobie

Guilluy : "Il ne faut avoir peur ni des musulmansni du FN"

Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'écrit Guilluy.

J'ai peur des musulmans parce que je suis, au sens premier du terme, islamophobe : j'ai peur de l'islam.

Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est irrationnel. Il y a des raisons (religieuses, culturelles et démographiques) tout à fait solides et réfléchies d'avoir peur de l'islam.

Le discours dominant traite toutes les peurs populaires comme irrationnelles (manière de prendre le peuple pour un con) alors que le peur de la haute seraient, elles, toutes rationnelles et intelligentes. Personne n'a jamais dit que la «fascistophobie» était idiote et contrevenait au vivrensemble, pourtant, elle appartient beaucoup plus à la catégorie des peurs émotives, fantasmatiques, irrationnelles et idiotes que l'islamophobie).

Cependant, je suis tout à fait d'accord avec la définition de la prolophobie de la France d'en haut donnée par Guilluy :

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Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L'idée qu'il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l'obstacle qui empêche la mondialisation d'avancer. On considère qu'elles votent mal, qu'elles s'égarent dans la religion surtout quand il s'agit d'islam et que seule une bonne éducation des masses réglera la situation. C'est bien évidemment faux, les années qui viennent de passer nous l'ont prouvé. Cette "France des invisibles", ce sont les catégories populaires, un véritable caillou dans la chaussure des politiques. Et c'est 60 % de la population. Gaël Brustier et JeanPhilippe Huelin n'hésitent pas à parler de "prolophobie" du politique, j'aime bien ce terme qui est très juste.
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Cette définition convient parfaitement à l'attitude de certains de mes collègues (qui se reconnaitront peut-être). Bien sûr, leur mépris social (je préfère «mépris» à «racisme») ne s'exprime pas ouvertement. Ils savent manier les mots pour envelopper leur pensée. Mais c'est bien le fond de leur opinion (c'est d'ailleurs plus une opinion qu'une pensée).


vendredi, janvier 23, 2015

Le grand gagnant des attentats : l'islam

Voilà quelqu'un qui fait le même raisonnement que moi :

L’islam rempart contre l’islamisme

Je vous l'ai dit, il y a une alliance objective entre les musulmans prétendus modérés et les terroristes islamiques :

Le rapport entre «l'immense majorité des musulmans pacifiques» et «l'infime minorité des terroristes» ? Le grignotage continu

L'islamisme est moins dangereux que l'islam

Mobilisation sans précédent contre la guerre et la mort

J'avoue que, par moments, je me sens impuissant face à la bêtise ambiante.


Pêle-mêle : langue française, union nationale, chape de plomb, cette Terreur qui vient

« S'il est une cause qui devrait être décrétée nationale, c'est bien celle de la langue »

Je suis en parfait accord avec cet article.

Il n'y a rien de plus fondamental que la maitrise de notre langue. Je pèse mes mots, je ne les écris pas à la légère. Ce n'est pas une lubie d'intellectuel, ce problème concerne tout le monde. Les mots sont presque le seul lien entre nous.

Je me souviens de l'histoire d'un délinquant moqué par un avocat : il cherche à lui répliquer mais son vocabulaire et sa syntaxe sont si pauvres qu'il n'arrive même pas à faire une phrase. A la fin, il lui met un coup de boule.

Pour ceux qui n'auraient pas la chance de fréquenter les transports en commun, voici un échantillon de l'expression de fines fleurs de «l'école de la république» (c'est une demoiselle qui parle) :

«- Putain ... Vas-y. - [...]

- Ouais. Putain ... Vas-y ... J'l'ai dit à c' connard... I' peut y aller ... Putain ... Vas-y ...

- [...] - Ouais. Putain ... Vas-y ... Il a kiffé c'te pute ... Vas-Y ... - [...]

- Il est trop lourd c' connard. Putain ... Vas-y ... - [...] - Ouais, vas-y ... Putain ... I'peut aller se faire foutre ... etc. »

On a cru comprendre qu'il s'agissait d'une histoire éternelle de cocufiage entre le «connard» et la «pute».

Une langue maitrisée permet d'exprimer des idées et des sentiments complexes, de nouer des relations sociales et amoureuses riches et variées.

Tous nos maux s'étalent complaisamment à longueur de rapports, aussitôt placardisés qu'écrits. Il y a notamment des rapports sur la dégradation des relations entre garçons et filles. Je ne peux m'empêcher de penser que, parmi d'autres causes (1), il y a le défaut de maitrise du français.

C'est un bonheur rare que de jouer le jeu de la séduction avec des nuances, des doubles sens, des sous-entendus, des non dits pourtant limpides, des plaisanteries qui sont très sérieuses ... N'est pas Ronsard qui veut, mais il y a un minimum, ça serait bien que chacun puisse être autre chose que Ribéry.

Depuis toujours, on sait aussi que la langue est politique. Et puisqu'on parle tant d'intégration, que penser d'un homme qui vit en France depuis vingt ans parlant petit nègre (expression de plus en plus injuste pour les écoles africaines) ? Et ne parlons pas des femmes cloitrées chez elles.

«Loin du français, je meurs», disait Céline. C'est justement parce que le but intime de notre classe dirigeante est de rien laisser derrière elle, telle Attila, que le français ne sera pas sauvé par la France officielle, car sauver notre langue, c'est laisser une chance de survie à notre pays. C'est le crime suprême aux yeux de la France d'en haut.

Mais chacun peut sauver le français, il suffit de le parler, de l'écrire et de le transmettre correctement.

Certes, le français se dégrade : la Pléïade a cru bon de «traduire» Villon. La comparaison est dévastatrice pour le français moderne (2).

Pourtant, mieux vaut ce français là que pas de français du tout.



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Très bon texte, qui synthétise ce que je raconte depuis un certain temps :

Union nationale : on ne change pas une équipe qui perd

Extraits :

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Hormis des discours s’arc-boutant sur les “valeurs de la République” – formule creuse qui sert de paravent, depuis toujours, à toutes les impuissances –, des invocations solennelles à la laïcité, des incantations rituelles à “refuser les amalgames” et un redoublement de ce discours antiraciste dont on sait qu’il n’a eu d’autre utilité historique, depuis près de quarante ans, que d’empêcher de regarder en face le phénomène migratoire, on n’aura, depuis dix jours, pas entendu grand-chose de neuf. Beaucoup se sont même employés à démontrer jusqu’au pathétique leur risible décalage avec le monde réel.

[…]

Mais il faudra aller plus loin encore, et remettre en cause notre sacro-sainte laïcité. Car cette laïcité républicaine que l’on présente aujourd’hui comme l’alpha et l’oméga de la lutte contre l’islamisme, c’est aussi en son nom que l’on a transformé la France en un vaste désert spirituel, où la religion, pourvu du moins qu’elle soit chrétienne, est exclue du débat public, où toute conviction fondée sur la foi est disqualifiée d’emblée, où celle-ci est repoussée avec agressivité dans la sphère privée comme pour mieux l’étouffer (que cette offensive islamiste intervienne si peu de temps après l’offensive des “libre-penseur” contre les crèches de Noël est à cet égard éminemment symbolique), où l’identité chrétienne de notre pays est niée contre toute évidence… La nature ayant horreur du vide, ce désert spirituel, occupé par un consumérisme désespérant et vide de sens, a créé un formidable appel d’air pour des formes dévoyées d’absolu – la multiplication, au sein de la jeunesse française, des candidats au djihad, en est un effroyable signal. Eric Voegelin a mis en lumière le rôle de « l’illettrisme spirituel » comme condition nécessaire au triomphe du nazisme en Allemagne : aujourd’hui ce même illettrisme spirituel constitue en France un terreau de choix pour le développement de l’islamo-nazisme. Ou bien, nous pouvons effectivement préférer un stoïcisme de pacotille et ne rien changer. Mais nous n’aurons plus alors le loisir de pleurer si des drames comme la tuerie de Charlie ou le massacre antisémite de Vincennes se répètent et se multiplient, nous n’aurons que le droit de rougir de honte.
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Tir, tir, tir !

L'attrape‐bobos est de retour !




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Le 11 janvier 2015 a eu un précédent : le 1" juillet 1793

On en profitera pour avoir une pensée émue et respectueuse pour Charlotte Corday.



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(1) : les mauvais modèles dus aux familles éclatées, l'islamisation, le porno, la télé, les jeux videos, la publicité, la féminisme con etc.

(2) : oui, oui, je sais, Curmu, je vois venir vos objections.

Les extra-terrestres existent, la preuve : il y a Sébastien Loeb

Quand j'ai lu ça (fautes d'orthographe comprises), j'en suis resté sur le cul :

WRC Monte Carlo 2015 – ES3 : Loeb reprend le large

Ogier signe le temps de référence et tout le monde se casse les dents dessus. Latvala perd 27 secondes sur Ogier, c’est dire la performance du double champion du monde en titre. Meeke, Sordo, Neuville, etc. tous concède du temps. Les plus proches d’Ogier sont Evans (Ford) et Mikkelsen (VW) qui se placent à un peu moins de 8 secondes. Mais les premiers temps intermédiaires de Loeb arrivent (pas pour les pilotes on le rappelle) et il est en avance. Incroyable.
A l’arrivée de la spéciale, Loeb met 15 secondes pile à Ogier. Loeb comme d’habitude explique n’avoir pas fait de faute et être content de la voiture. Le Monte Carlo est une épreuve spécifique, mais quand même.
Rappelons que Sébastien Loeb, n'est pas totalement à court de compétition puisqu'il pilote encore sur circuit. «Mais quand même». On a beau se dire qu'on n'est pas neuf fois champion du monde par hasard, Michael Schumacher, qui avait lui aussi oublié d'être manchot, n'a pas réussi un tel retour.

Comme disait son coéquipier pendant la préparation : «Un pilote normal ne serait pas compétitif. Mais Sébastien Loeb n'est pas un pilote normal».

S'il pouvait y avoir un  Français de cette qualité en Formule 1 ... Ou à la présidence de la république !


La république, je m'en tamponne le coquillard sur l'air du «Curé de Camaret». Ce qui m'intéresse, c'est la France.

Cette mise au point pour ceux qui auraient un doute.

Et pour ceux qui manqueraient de la culture appropriée (je doute qu'il en ait beaucoup parmi mes fidèles lecteurs) :