mardi, juillet 29, 2014

Islam, religion de paix ... jusque dans les supermarchés


Islam : ce que révèlent les livres prônant le djihad en supermarché

Tout ce texte est à lire, voici un extrait :

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La distinction entre « islam radical » et « islam soft » est sans fondement. Elle est l'effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d'adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l'organisation de nos sociétés.

Les musulmans appartiennent à une autre civilisation que la civilisation occidentale. Ils savent que leur civilisation a été plus forte que la nôtre dans le passé, au Moyen Âge, et on ne manque pas de le leur rappeler d'ailleurs. Par la suite, c'est notre civilisation, avec ses avancées extraordinaires aux plans scientifique et technique qui a pris le dessus. Ils nous rappellent que nous sommes allés les dominer pendant plusieurs siècles avec nos techniques et nos armes. Mais tout récemment ils sont parvenus à nous chasser des territoires que nous leur avions pris, et avec le pétrole ils disposent à présent d'une arme redoutable contre nous. Ces peuples qui considèrent que nous les avons soumis, humiliés, pillés en exploitant à notre compte leurs richesses, ont le sentiment que nous les méprisons: ils ont commencé dans la seconde moitié du XXe siècle à prendre leur revanche, et leur ressentiment à l'égard de l'Occident est très fort. Comment veut-on donc que ces musulmans qui viennent s'installer en Europe pour des raisons de commodité et de confort aient envie de quitter sentimentalement leur monde, c'est-à-dire leur civilisation, à un moment où celle-ci prend précisément sa revanche sur la civilisation occidentale, pour devenir «traîtreusement» des «Occidentaux»? Les musulmans ont le sens de l'honneur et ils trahiraient les leurs s'ils devenaient de bons Occidentaux.

Intégrer des musulmans dans une société occidentale qui a pour fondement le christianisme est une utopie. Les musulmans tiennent à conserver leur identité, et on ne peut pas le leur reprocher. C'est bien ce que leur recommande de faire un prédicateur comme Tariq Ramadan, un prédicateur qui a le succès que l'on sait. Il ne s'agit pas tant d'une affaire de religion que d'une affaire d'identité, et tout individu est prêt à lutter très fort pour défendre son identité. Y compris en y laissant sa vie s'il le faut ...

On pourrait dire de façon provocatrice que pour qu'un musulman devienne un vrai Occidental, il faut en fait qu'il se convertisse au christianisme [C'était l'opinion, intelligente, du père de Foucauld].Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais même cet agnosticisme s'est construit avec une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d'intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu'ils sont dans l'erreur: comment donc des musulmans adopteraient-ils les thèses de ces gens que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l'islam: il ne facilite pas l'intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes.
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Je suis d'accord avec cette analyse.

Comme je l'ai déjà écrit, le djihad me semble une forme extrême d'islam, mais nullement une forme hérétique.

Tout ce qui est écrit dans cet article, la majorité des Français le sent d'instinct. Hélas, les Français ont perdu le droit de dire «non».

Tout cela se terminera donc en guerre civile entre religions, guerre qu'on peut encore éviter mais pas pour longtemps.

Guerre qui se terminera par une sanglante Reconquista. Pourquoi cette certitude en la victoire finale ? La foi d'abord, je crois en la puissance du christianisme, de l'idée chrétienne.

Ensuite, sans l'argent du pétrole, les musulmans ramèneraient beaucoup moins leur fraise. Or, des signes existent que, d'une part, le centre de gravité de production d'hydrocarbures se déplace, d'autre part, que les technologies de substitution, aux hydrocarbures maturent.

Les signaux de Hollande

Les signaux de Hollande

Le breton contre les bretons

Le breton contre les bretons

Moi, Français de France, entre Beauce et Sologne, j'ai toujours été gonflé par les bretons et leurs bretonitude. Irritation que je ressens peu à l'égard des Basques et des Corses par exemple.

D'abord, les bretons les plus pénibles, je les ai connus à Paris. Si la Bretagne, c'est si bien, ils n'avaient qu'à y rester.

Ensuite, je soupçonne qu'il y a dans le bretonnage beaucoup d'affectation et  de snobisme. En réalité, la culture bretonne est morte, contrairement à la culture basque ou corse. Ce n'est plus que du folklore de snobs.

Et, puis, tous ces régionalismes, c'est un peu étriqué, non ?

François Hollande et la religion

Ramadan, chrétiens d'Irak, communautarisme : Hollande face au retour du fait religieuxFrançois

Hollande a un problème avec la religion, comme beaucoup de politiciens.

Le portrait psychologique de François Hollande est facile à tracer : c'est un psychopathe. Aucun adulte équilibré ne supporterait l'exposition médiatique d'un politicien moderne.

C'est un fifils à sa maman (comme Nicolas Sarkozy, comme Louis XIV (1) ). Il a choisi sa mère, assistante sociale de gauche, contre son père, médecin de droite. Un adulte mature passe par-dessus ce genre de parti-pris, lui non.

Or, la religion, c'est la Loi, donc, psychologiquement, le père. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit avec la religion comme une poule avec une tronçonneuse.

On peut alors s'étonner de son penchant islamophile évident. Je crois que c'est un mélange : il ne comprend rien à l'islam, mais il est attiré par l'exotisme, par ce qui n'est pas français, il ressent les affinités de l'islam avec le socialisme, il fait des calculs électoraux et, puis, tout simplement, il suit la mode.

Pour ce qu'on en connaît, il est assez facile d'imaginer que François Hollande est un type creux, sans vie intérieure, sans méditation. C'est, fondamentalement, un minable.

Tout cela nous garantit qu'il ne comprendra jamais rien à la religion. Même si, en ces matières, il est imprudent de dire «jamais».

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(1) : on notera que Louis XIV a tenté de résister à la pression de la cour (Trianon, Marly). Il était moins azimuthé que nos dirigeants.

lundi, juillet 28, 2014

Vivement la mort du tourisme

Tourisme pour tous, comment la modernité a tué le voyage

Depuis quelques années, j'ai un point de vue (que j'ai découvert être celui de Chesterton) : le tourisme est un divertissement pascalien. On recherche l'exotisme à l'étranger parce qu'on est trop lâche pour affronter sa vie quotidienne. Rien de bien original.

Je sais que certains vont contester ce point de vue.

En tout cas, il y a une chose dont je suis certain : le tourisme n'apprend absolument rien au touriste. Il n'a pas besoin d'aller à Angkor pour ressentir une émotion esthétique, Notre Dame de Paris y suffit amplement. Et celui qui n'est pas ému par Notre Dame de Paris ne le sera pas plus par Angkor, sauf qu'il aura payé le billet d'avion et que, pour ce prix, il simulera l'émotion.

Et les gens qu'on rencontre en voyage ? C'est la même chose : je ne vois pas l'intérêt qu'il y a à faire quinze heures d'avion pour aller voir un moine bouddhiste alors qu'à une heure de voiture de Paris, vous pouvez aller voir un moine trappiste qui sera ravi de vous accueillir, et dans une langue que vous comprenez (j'espère).

Il y a dans le touriste et dans son expression «j'ai fait» tel ou tel pays, qui en réalité s'est très bien fait sans lui, merci, une naïve vanité.

Vous me direz : «Tu nous la bailles belle ! Avant de critiquer les voyages, tu as beaucoup voyagé».

Certes. J'en ai simplement tiré que l'intérêt des voyages n'est pas de former la jeunesse, mais d'apprendre que les voyages sont très surfaits et n'ont aucun intérêt. Tout le monde devrait voyager jeune, afin d'être tôt déniaisé du rêve des voyages et de passer à autre chose.

Vous me direz encore que j'exagère, que les voyages ne sont pas si vides que je le prétends. C'est vrai, les voyages ont un petit attrait exotique, mais c'est très superficiel. Quant à ce qui compte, l'humain, l'art, le divin, que les voyages peuvent-ils apprendre que vous ne trouviez dans un rayon de quelques kilomètres autour de chez vous ?

J'en ai tiré les conséquences : depuis quelques années, nous ne voyageons plus qu'en France, et, si nous allons au bout de mon raisonnement, dans quelques années, nous ne devrions plus sortir de notre ville.

Mais vous avez des excuses si vous connaissez une hôtesse de l'air dans ce genre :


Les journaleux

« Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.

Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.

Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu’à moi, ont dominé. La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.

Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir.

Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! »

Alain Peyrefitte: C'était de Gaulle, Editions de Fallois/Fayard, 1994.

dimanche, juillet 27, 2014

Comme si nous avions perdu la guerre de 14

Si la bataille de la Marne avait échoué, si nous avions perdu la guerre en 1914, la situation de la France serait-elle très différente de ce qu'elle est aujourd'hui ?

Hélas, je ne le crois pas.

Nous avons perdu notre souveraineté monétaire. Nous avons perdu la souveraineté sur nos frontières. Les trois quarts des lois françaises sont décidées hors de France.

L'Europe est dominée, et comment, par l'Allemagne, la Grande-Bretagne est marginalisée, et la France est un gigantesque parc touristique décadent de plus en plus étranger aux mouvements du monde.

Bien sûr, nous avons encore une armée et même la bombe atomique. Mais nous n'avons pas le droit de nous en servir si les envahisseurs ont la ruse de venir désarmés.

Alors, qu'est-ce qui est différent de la France vaincue en 1914 ?

Ah si, le Grand Remplacement. Si l'Europe n'avait pas perdu foi en elle-même suite à deux guerres mondiales, peut-être résisterait-elle.

Bref, le seul point que je trouve entre la situation actuelle et une défaite en 1914 est négatif ! Cela valait bien le coup d'avoir 1,4 million de morts.

Et comment en sommes nous arrivés là ? Quarante ans de giscardo-chiraco-mitterrandisme ont suffi à liquider les efforts de redressement qui nous tenaient encore debout face à l'Allemagne.

La vérité oblige à dire que les Français s'en foutent complètement.

Je suis réticent à acheter une voiture allemande. A voir les routes françaises, les Indiens dans mon genre doivent se compter sur les doigts de la main.

vendredi, juillet 25, 2014

Gaza : jetons de l'huile sur le blog

Je me contrefous des événements de Gaza (1) (à part quand on y met l'argent des contribuables) comme tout bon Français.

Mais j'ai remarqué que le sujet avait le don d'échauffer les sangs de certains, peut-être parce qu'ils n'ont pas mes ascendances toutes franchouillardes. Face à ces accès de bile que je trouve idiots, j'ai du mal à reculer devant une bonne provocation.

L'unanimité médiatique, cette boussole qui indique le sud, me semblant être pro-palestinienne, je me fais une joie de porter à votre attention ce texte sioniste transmis par un commentateur :

Un juif français qui en a marre ...


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(1) : si tous ceux qui ne sont pas concernés par ce conflit manifestaient mon indifférence, il serait peut-être plus facile à résoudre.

Fangio et la Ferrari D50 à Monaco

jeudi, juillet 24, 2014

Verhaeghe latte Hollande et Gattaz

Et paf, c'est envoyé :

Pierre Gattaz, François Hollande : ces aveugles qui nous gouvernent


Pendant qu'on y est, sur la catastrophique réforme régionale :

Christophe Guilluy : «60 % d’exclus»


Haine du peuple, haine de l'identité : cette réforme mal foutue correspond aux traits du gauchisme de 2014. C'est qui me fait penser qu'elle ira à son terme.






Gaza ? Je m'en tamponne

Gaza, je m'en tamponne, comme 99 % des Français de souche. Ce n'est pas mon histoire, ce n'est pas mon problème. Pour moi, c'est aussi lointain que le Soudan dont tout le monde se fout.

C'est un problème de gens qui n'ont rien à faire en France. On a importé contre tout bon sens avec leurs haines et leurs conflits des populations qu'on ferait mieux d'expulser. Allez, foutez moi tout ça dehors, comme disait Murat.

Je suis plus préoccupé par les Chrétiens d'Orient, parce que nous avons le christianisme en commun, mais là, motus médiatique.

mercredi, juillet 23, 2014

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Ceux qui évoquent la peur des racailles musulmanes ou l'islamophilie militante pour justifier cette indifférence ne doivent pas être loin de la vérité.

J'espère que, dans quelques années, quand cela sera de nous que les musulmans exigeront de nous convertir ou de partir, nous résisterons.

L'énigme de la première guerre mondiale

Je comprends la seconde guerre mondiale, je n'en maitrise pas tout, loin de là. Mais ses causes et son déroulement me semblent obéir à une certaine rationalité, autant qu'il est possible dans la folie qu'est la guerre.

Au contraire, je ne comprends rien à la première mondiale, ni dans ses causes ni dans son déroulement.

Par exemple, la France a gagné mais a subi bien plus de pertes, sur son front, que le vaincu, parfois dans un rapport de un à deux. C'est illogique. A la guerre, c'est le vaincu qui morfle, c'est comme cela que les choses se sont passées à Rivoli et à Austerlitz, sans parler de Patay, cinq morts français pour deux mille anglais (mais à Patay, Dieu était avec Jeanne).

Certes, la question fut similaire sur le front de l'est à la guerre suivante, mais on peut arguer que le régime stalinien était buveur de sang et ne faisait rien pour épargner sa population.

Mais comment la classe dirigeante d'un pays démocratique comme la France a-t-elle pu s'enferrer dans une stratégie, des tactiques et des méthodes si meurtrières ?

Ce n'est même pas un cas de «personne n'a rien compris». Des voix, parfois très haut placées (même de ministres de la guerre : Gallieni, Painlevé !) se sont élevées pour demander plus de circonspection dans les offensives. Il a fallu attendre les mutineries de 17 qui, comme Pétain l'a compris, étaient avant tout militaires, des soldats expérimentés jugeant l'incompétence de leurs chefs, pour qu'un peu de bon sens prévalût.

Cela et bien d'autres choses restent pour moi un mystère.

Chesterton, la démocratie, la monarchie et l'aristocratie

Je suis partisan d'une nouvelle aristocratie. J'ai trouvé chez Chesterton un contre-argument. Comme d'habitude, c'est simple et tranchant.

Pour Chesterton, le régime idéal, c'est la démocratie, le gouvernement de tous. Dans la pratique, c'est quasi-impossible, sauf dans les petites communautés, communes, abbayes, kibboutz ... Dès qu'on sort de ces effectifs étroits, la démocratie devient vite factice.

Le régime le plus proche du régime idéal du gouvernement de tous, c'est le gouvernement de n'importe qui, c'est-à-dire la monarchie. En effet, le roi, désigné par le hasard des copulations, de la génétique et des morts dans diverses branches de son arbre généalogique, c'est n'importe qui.

Je suis d'accord. D'ailleurs, je suis partisan de remplacer beaucoup d'élections par des tirages au sort et le retour de la monarchie ne me déplairait pas.

Et l'aristocratie ? Les aristocrates sont eux aussi désignés par les hasards de la vie. Leur situation privilégiée leur impose des devoirs. C'est Mme de La Fayette : «Nous payons nos grands privilèges de bien lourds devoirs». Jusque là, le marché est équilibré.

Pour Chesterton, le drame du gouvernement aristocratique commence quand les aristocrates se prennent à croire qu'ils doivent leur position privilégiée à leurs qualités personnelles et non à la Providence. Ils font alors un complexe de supériorité intellectuelle qui dégénère en autisme et mène aux pires catastrophes. Il faut un effet de groupe pour que ce complexe s'installe : le roi, tout seul comme un con sur son trône, ne peut y être sujet que dans les moments d'égarement.

Chesterton tient que les régimes aristocratiques furent les pires de l'histoire. C'est à vérifier.

Cela m'a fait penser à quelque chose : les défauts que Chesterton attribue au régime aristocratique sont très facilement transposables à la diplomocratie à la française.

Chesterton défend la famille

Chesterton défend la famille (traditionnelle, cela va de soi, sinon ce n'est pas une famille mais un erstaz).

Comme souvent avec Chesterton, cette défense joue sur le paradoxe, mais elle est limpide.

Tout ce que lui reprochent les attaquants de la famille, étouffante, étriquée, arbitraire, est vrai. Mais c'est pour ces défauts qu'il fait l'aimer, c'est ce qui est en fait le prix.

Imaginez vous parachuté par la cheminée d'une maison prise au hasard et être obligé d'y vivre sans échappatoire pendant de nombreuses années. Rendez vous compte du trésor de qualités humaines qu'il vous faudrait développer pour vous y adapter et y vivre. Hé bien, c'est ce qui arrive à un  nouveau-né.

Au passage, Chesterton en profite pour égratigner les touristes : pour lui, il est bien plus aventureux d'essayer de s'entendre avec son voisin ou avec sa belle-mère qu'on n'a pas choisi qu'avec les Zoulous qu'on a choisi d'aller voir.

La famille est l'école de l'humanité réelle. Ne pas aimer la famille (traditionnelle, je le répète), c'est ne pas aimer l'humanité dans sa réalité.

Ca tombe juste, non ? Tous les destructeurs actuels de la famille (les Hollande, Vallaud, Taubira, ...) sont de grands humanistes, du genre qui aime l'Humanité en général in abstracto et déteste chaque homme en particulier in concreto.

La situation économique de la France n'est pas catastrophique : elle est pire

BFM Les Experts 22/07/2014


BFM Les Experts 23/07/2014

mardi, juillet 22, 2014

Facebook ne connaît pas le nombre de Dunbar

Je suis toujours effaré de voir les gens qui ont 1000 ou 2000 «amis» sur Facebook.

Je rappelle le nombre de Dunbar : 150. C'est une estimation du nombre de relations stables que l'on peut avoir.

Notre ami d'Ordre Spontané y voit logiquement la limite du communisme. Autrement dit, le communisme est une excellente doctrine, à condition de se limiter à 150 volontaires.

Une remarque à propos du vol MH17

Les autorités de certification emmerdent les avionneurs pour obtenir des probabilités d'accident de 10-6 par heure de vol.

Par contre, survoler une zone de guerre où il y a des missiles pouvant atteindre des avions civils, c'est une probabilité du genre 10-4 (voire 1 si les opérateurs carburent à la vodka !). Et là, aucune autorité pour réagir. Merci, Eurocontrol.

Quant au responsable du tir, je ne sais pas à quel camp il appartient. En revanche, je sais que c'est un bon chasseur :




Barbès : Dieu rit ...

Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes. Cette phrase de Bossuet me vient à propres des émeutes de Barbès.

A partir du moment où :

1) on importe massivement des populations musulmanes difficilement assimilables (l'islam s'est construit contre nous).

2) on renonce à toute exigence d'assimilation des immigrants, voire c'est de nous qu'on exige de s'assimiler aux arrivants.

3) on renonce à tout maintien de l'ordre sérieux, c'est-à-dire à la prison.

il ne peut qu'arriver ce qui est arrivé.

L'antisémitisme est un sous-produit, certes regrettable, de ce problème plus général. Bien sûr, avec sa lâcheté habituelle, la classe dirigeante se concentre sur le sous-produit, afin de ne pas avoir à prendre à bras-le-corps le problème principal.

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

La dernière phrase de ce texte confirme mon impression : l'appareil d'Etat, qui nous coûte si cher en impôts, ne fait pas tout ce qu'il peut empêcher ou pour réprimer les violences urbaines, et ce comportement trouve son origine au sommet.

Tout d'abord, il y a dans notre gouvernement un penchant racaillophile qui ne fait aucun doute. Mais je ne suis pas sûr que cet élément soit si important dans les événements actuels que le croient certains opposants. C'est un plus, la cerise sur le gateau.

Pour moi, il y a deux éléments dans l'attitude molle du gouvernement, partagés à droite et à gauche :

1) La classe dirigeante est coupée de la population, physiquement et psychologiquement. Ces événements ne la concernent pas directement. Aucun fils, aucun neveu, de ministre ou de parlementaire ne sera jamais victime d'une émeute à Barbès, ils vivent dans un autre monde, c'est la coupure physique. Et ils ne ressentent aucune empathie pour le petit peuple (qu'il méprise) et qui, lui, pourrait être pris dans une émeute. C'est la coupure psychologique.

(On notera à cette occasion que Marine Le Pen prouve une fois de plus qu'elle a intégré la classe dirigeante. Elle n'est, comme le suggère son père, qu'une petite bourgeoise pas très intelligente qui gère un créneau marketing.)

Voyez d'ailleurs un biais significatif : ce sont les «actes et les injures antisémites» qui sont au centre du «choquage» des choqués professionnels. En revanche, une émeute dans le Paris populaire, cela ne vaut pas, en soi, un coup de «choquage».

La classe dirigeante n'est plus touchée par ces événements qu'à travers leurs conséquences médiatiques et électorales. Or, s'ils contribuent à faire monter le Front National ou l'abstention, le pouvoir peut considérer qu'ils sont positifs en vue des élections de 2017 (toujours le scénario du deuxième tour Hollande - Le Pen).

2) Plus aucun de nos dirigeants ne croit en la prison, ne croit que mettre des gens en prison protège la société. Et ils n'y croient  plus parce que, de manière plus large, ils ne croient plus à la Justice et à l'Ordre (les majuscules sont à dessein).

Ils sont devenus des êres tout entiers cyniques : la morale et les valeurs sont invoquées avec d'autant plus de légèreté qu'elles ne sont qu'un argument rhétorique vidé de tout contenu personnel. Un François Hollande ou une Christiane Taubira ou un Bernard Cazeneuve seraient bien surpris si on leur disait qu'il y a une morale qui les engage, eux personnellement, dans leur conscience, et leur crée des devoirs, que la morale n'est pas seulement un réservoir d'insultes à jeter à la tête des adversaires politiques.

Pendant les vacances, j'ai lu quelques uns des petits livres d'Henry de Monfreid. Au détour d'un récit, il se permet d'exprimer une opinion politique : la fonction du pouvoir est d'imposer la Force (il s'agit de force morale, du respect que l'on inspire) et la Justice, qui vont de pair (on n'est pas très loin de mon billet A quoi sert l'autorité ?). Il ajoute que la démocratie engendre la faiblesse et l'injustice.

Je ne suis pas aussi sûr que Monfreid que la démocratie conduit à la faiblesse et à l'injustice. En revanche, j'approuve tout à fait que Force et Justice, vertus cardinales, marchent de concert, de même qu'injustice et faiblesse.

Le gouvernement Hollande le prouve tous les jours : incapable de la moindre réforme, il accumule les injustices. La prétendue opposition, ce n'est pas mieux. La vérité rend libre : les Français ne sont pas près d'être délivrés. Mais le veulent-ils ?





dimanche, juillet 20, 2014

Quel merveilleux pays, la France de 2014 ...

... on peut y hurler «mort aux juifs !» et caillasser la police sans susciter qu'une indignation très mesurée. Il suffit d'être arabe détestant la France.

En revanche, si vous êtes une bonne Française de souche jugée à Cayenne, vous prenez 9 mois ferme pour une comparaison animalière sans importance.

Un pays merveilleux, vous dis-je.

Les Français ont perdu le droit de dire «Non»

Versailles, otage de l'art contemporain

Les conservateurs de Versailles sont des salauds à un double titre : d'une part, alors qu'ils ne sont que dépositaires, ils se comportent comme des propriétaires, ils prétendent avoir du goût et l'imposer au public, ce qui est déjà une usurpation grotesque. D'autre part, ils vont délibérément, par snobisme, à rebrousse-poil du public qui, pourtant, les paye.

La question que pose Christian Crombaz est plus générale : les Français ont-ils encore le droit de dire «Non» ?

Non à l'art contemporain à Versailles, non à l'immigration massive, non à l'européisme, non à l'intrusion toujours plus profonde de l'Etat dans nos vies, non à toujours d'impôts pour financer les bons-à-rien ...

Hélas, nous connaissons la réponse.

samedi, juillet 19, 2014

Pourquoi n'a-t-on pas fusillé Pétain, Gamelin et Weygand en juin 1940 ?

Pourquoi n'a-t-on pas fusillé Pétain, Gamelin et Weygand en juin 1940 ?

Pour la même raison qu'on n'a pas fusillé Joffre en décembre 14, Chirac, Sarkozy et Hollande aujourd'hui.

1871, 1914, 1940. Tournant de la troisième mondialisation des années 90-2000. Quatre défaites françaises majeures et, à chaque fois, quatre défaites avant tout intellectuelles.

Prenons 1914 puisque nous en commémorons l'anniversaire.

La bataille de la Marne (la première, puisqu'il y en existe une seconde qui mérite que l'on s'en souvienne) sauva les meubles par miracle, le sang compensant l'incompétence et l'inaptitude à penser juste.

Entre août et décembre 1914, mourut environ un tiers des victimes français de la guerre, notre territoire fut partiellement envahi et nous fûmes incapables d'exploiter le fait que les Allemands combattaient sur deux fronts. C'est bien une défaite majeure.

On caricature avec la doctrine de l'offensive à outrance et les pantalons garance.

Le mal est hélas plus profond.

La stratégie était inexistante : une commission parlementaire en 1920 découvrit avec stupéfaction qu'il y avait en 1914 un plan de mobilisation mais pas de plans d'opérations.

Sous les questions pressantes de parlementaires, dont certains étaient de frais anciens combattants, Joffre dut avouer que le plan d'opérations était ... dans sa tête !

Des méthodes que Napoléon pouvait se permettre, dans son génie, mais certainement pas le médiocre Joffre. D'ailleurs, les événements ont montré qu'en fait de plan d'opérations, il y avait dans la tête de Joffre quelques idées vagues.

Bien entendu, dans l'euphorie de la victoire, ce rapport parlementaire eut droit à un enterrement de première classe (d'ailleurs, c'est le destin des rapports parlementaires).

Pas de de plan d'opérations, mais pas de méthode d'opérations non plus. En 1914, l'armée française négligeait les bases du métier militaire : renseignement, reconnaissance, communications, appuis, coordination des feux, couvertures réciproques, positions de repli, ravitaillement, ambulance ...

Tout cela était laissé dans un flou qui n'avait rien d'artistique pour ceux qui en mouraient. «L'intendance suivra» a bon dos.

Incapacité à élaborer une stratégie, incapacité à élaborer des méthodes adaptées aux réalités du terrain. Incapacité à cette confrontation incessante entre le concept et la réalité qui caractérise l'intelligence.

L'esprit français, par son plus mauvais côté, préfère les idées fumeuses : la fracture sociale, le changement c'est maintenant ...

Ce n'est pas toujours le cas. L'armée française de 1918 était remarquable. Le gaullisme entre 1940 et 1945 est un chef d'œuvre d'articulation entre vision planétaire et aspects pratiques (l'appel du 18 juin est formidable d'intelligence et de concision : c'est toujours un réconfort de le relire). Mais il avait auparavant fallu en passer par des catastrophes.

Au fond, nous ne fusillons plus les mauvais dirigeants parce que nous croyons que leur médiocrité est à notre image. Il faut croire qu'un mauvais dirigeant est une insupportable anomalie pour oser le fusiller comme il le mérite.

Rome exilait ou exécutait les généraux vaincus parce que les Romains croyaient en la grandeur de Rome.

Pétain, en tant que grand maître de l'armée française entre 1926 (élimination ignominieuse de Lyautey, où Pétain montre encore une fois la petitesse de son caractère) et 1940, est le premier responsable de la défaite.

Au lieu de le fusiller ou de l'exiler, nous avons fait un sauveur. Après, étonnez vous que le pays déconne.

Hollande réinvente la France d’Hugues Capet

Hollande réinvente la France d’Hugues Capet

dimanche, juillet 13, 2014

Les Français ont-ils les politiciens qu'ils méritent ?

Les Français ont-ils les politiciens qu'ils méritent ?

Sur ce sujet, je partage l'avis de Maxime Tandonnet :

 Mais que veulent les Français ?

Oui, les Français dans leur majorité ont les politiciens qu'ils méritent. Les Sarkozy, Hollande, Morano, Taubira, ils les méritent.

Soit ils les ont voulus, soit ils n'ont pas fait ce qu'il fallait pour les éviter.

C'est pourquoi je suis modérément démocrate.

Cependant, il y a des Français d'élite, plus entreprenants, plus lucides, qui ne méritent pas de tels boulets. Ceux-là sont partis ou sur le départ ou choisissent l'exil intérieur (travail au noir, baisse de la consommation, ...).

Et l'on retombe sur le problème des institutions. Par un mélange judicieux de conservatisme et de libéralisme, on peut rêver d'une situation où peu importeraient les énergumènes au sommet de l'Etat, puisqu'il n'aurait guère de pouvoir. Ce n'est qu'un rêve.

Il y a une solution simple : supprimer le problème. La France disparaît à grande vitesse. Bientôt, le problème des institutions françaises ne se posera plus puisqu'il n'y aura plus de France.

Nous vivrons (vivons ?) dans un mélange frustrant de lointaine dictature bruxelloise et de féodalité locale.

Mais nous voterons de temps à autre, pour sauver les apparences et continuer à pratiquer le culte démocratique auquel nous ne croyons plus.

Nous n'en serons pas plus heureux.

Bien sûr, il y a la "vraie" solution : que les Français retrouvent une mentalité d'hommes libres. Faux espoir, puisque c'est supposer le problème déjà résolu.