jeudi, décembre 01, 2016

Et pendant ce temps, à l'école ...


Éric Zemmour : "Le niveau de nos élèves ne... par rtl-fr

Liberté des Anciens, liberté des Modernes

Pendant qu'Eric Zemmour stagne un peu (« Conservateur et libéral, la grande tension »), Vincent Coussedière est plus original dans son analyse du vote Fillon :

François Fillon, un vote bourgeois, vraiment ?

Cette analyse rejoint celle de Christophe Guilluy et de Patrick Buisson : ce sont les Français de France qui finiront par demander le démantèlement de l'Etat-providence car il profite trop au Grand Remplacement.

Et si vous vouliez avoir des raisons de vous méfier de l'Etat :

David Thomson: « Les djihadistes qui reviennent ne sont pas repentis »


dimanche, novembre 27, 2016

Français, aidez moi !

« Français, aidez moi ! ». L'appel au peuple du souverain en détresse n'est pas une invention de Charles De Gaulle. Il resurgit de loin en loin dans notre histoire depuis Bouvines.

Je vous ai déjà parlé de la fameuse lettre du 12 juin 1709 lue dans toutes les paroisses de France où le roi expose ses raisons et lance un véritable appel au secours. (« Mais quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom français. »).

Ce n'est pas un hasard si Patrick Buisson a fait dire cette phrase, « Français, aidez moi ! », à Nicolas Sarkozy en 2012. Mais ce n'était qu'un artifice de campagne.

Le candidat qui la prononcera sincèrement fera banco. Car elle signifie à la fois « Le peuple français est le responsable ultime du destin de la France. En lui réside la puissance nationale. » et « Il n'y a pas la France d'en haut qui sait et qui méprise la France d'en bas, il y a des Français tous dans le même bateau ».

Et je ne crois pas qu'aucun des candidats à la présidentielle soit cet homme. Il leur manque à tous le caractère de l'homme d'Etat et l'intelligence de l'histoire, et plus que tout, la confiance en la France.


samedi, novembre 26, 2016

Notre problème allemand

J'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux.

Pendant des siècles, les rois de France ont eu le souci d'éviter l'unification des Allemagnes. Peut-être que le legs le plus durable, et le plus néfaste, de Napoléon, est d'avoir mis fin malgré lui à cette saine politique.

Après deux siècles de lutte acharnée, la France, l'Angleterre et la Russie se retrouvent face à cette Europe allemande qu'elles voulaient à tout prix (trente millions de morts, n'est-ce pas un prix assez élevé ?) éviter.

La démographie ne suffira pas à y mettre fin, car il n'y a pas assez de différences de qualité (je ne vous fais pas un dessin).

L'Euro est l'instrument de cette hégémonie allemande. En plus de toutes les bonnes raisons économiques de quitter l'Euro,  il y a donc celle-ci : faire éclater l'Europe allemande, pour le bien de toute l'Europe, et de la France en particulier.


Le scandale des primaires

Une fois de plus à rebours du tintamarre médiatique, je continue à trouver les primaires scandaleuses.

C'est une idée absurde, contraire à l'esprit de la constitution.

Malgré les apparences, elles accentuent le règne des partis et des médias.

En effet, les seuls légitimes à présélectionner un candidat sont les adhérents d'un parti politique à jour de cotisation. Et s'il y a dix partis qui choisissent dix candidats, c'est la vie et tant mieux.

Mais cette façon qu'ont les partis de s'organiser avec l'aide des médias pour faire leur petite cuisine et restreindre artificiellement le nombre de candidats est insupportable. Et peu importe le maquillage pseudo-démocratique qu'on y met (rappelons que le « grand succès » des primaires à droite concerne 10 % du corps électoral).

Les primaires témoignent donc d'une nouvelle dégradation de la vie politique française. Ce point est bien plus important sur le long terme que de savoir qui va gouverner pour les cinq prochaines années. C'est pourquoi tout candidat, de droite ou de gauche, qui refuse les primaires s'honore et tout candidat qui les accepte se déshonore.

Si Bayrou, que je déteste presque autant que Juppé, déclarait ne pas se sentir lié par les primaires et se présentait, il remonterait dans mon estime.

De plus, à cette opposition de principe, s'ajoute le ridicule des modalités : qu'un électeur de gauche puisse voter à une primaire de droite, ou vice-versa, finit de délégitimer ce funeste coup tordu.

jeudi, novembre 24, 2016

Fillon : encore cinq ans de perdus, sauf si …

Pour l'instant, François Fillon est l'élu des bourgeois non-bohèmes et non-fonctionnaires (Fillon-Le Pen: la lutte des classes et Quelle classe sociale porte la révolution libérale conservatrice en France ?).

Ce n'est pas déshonorant mais c'est un peu court pour fonder une politique nationale de sursaut.



Primaire de la droite : "Fillon et Juppé, deux... par rtl-fr

Si François Fillon était élu président de la république, il est probable que nous perdrions encore cinq ans.

En effet, comme l’expliquent bien des gens venus d’horizons très différents, comme Charles Gave et Jacques Sapir, la sortie de l’Euro (et de l’UE, qui va avec) est la clé de tout.

Dans l’Euro, rien n’est possible (y compris les réformes souhaitables, car elles sont trop douloureuses à faire passer sans dévaluation et avec la même monnaie que l’Allemagne. En 1958 De Gaulle, en 1978 Thatcher, en 1990 la Suède ont dévalué en même temps qu’ils réformaient). Hors de l’Euro, tout redevient possible (y compris les conneries). C’est aussi simple que cela.

Or, François Fillon regrette d’avoir voté contre le traité de Maastricht.

Je pourrais comprendre certaines motivations de Fillon en faveur du statu quo monétaire, qui ne sont pas toutes mesquines : sortir de la monnaie unique est autrement plus douloureux et plus difficile que de ne pas y entrer. Mais ce n'est pas ce qu'il dit. Il dit qu'il a eu tort de penser que l'Euro était mauvais.

 Regret absurde puisque la situation aujourd’hui donne raison à ce vote et au superbe discours de son mentor Séguin.

Il faut savoir solder les erreurs, quoi qu’il en coute, cela vaut mieux que de trainer une maladie de langueur. On imagine que Clemenceau ou De Gaulle auraient su trancher dans le vif de l'Euro en faisant miroiter l’espoir à terme d’un sursaut national. On n’a pas l’impression que Fillon soit de cette trempe. Sur l'essentiel, il semble aussi pusillanime que les autres.

Mais, si l’on a compris une chose de Fillon, c’est qu’il est dissimulateur et patient. Alors, peut-être pourrions nous avoir une bonne surprise.



mardi, novembre 22, 2016

Fillon : vers un nouveau plantage grandiose des medias ?

La thèse en vogue dans les medias, c'est que Fillon est la droite « dure », « thatcherienne » et que, ce faisant, il favorise la mobilisation de la gauche et le dégonflement du FN.

Mais, comme d'habitude, les medias sont une boussole qui indique le sud. Si Fillon est dur, moi je suis un croisement de Gengis Khan et d'Attila.

La vraie menace pour Fillon est au contraire de se « juppéiser ».

J'en rigole déjà.

Bon. N'empêche, sur ce coup, je suis assez content de moi : après m'être trompé sur les votes Brexit et Trump, je n'ai pas osé afficher de prédictions sur les primaires de la fausse droite, mais je sentais bien, tirant les leçons du Brexit et de Trump, que le candidat des médias, le maréchal Juppé allait en chier.


lundi, novembre 21, 2016

Méfions-nous des François

Desproges disait que les François sont tous des cons. François Mitterrand, François Hollande et, maintenant, François Fillon ?

Le principal mérite de Fillon est de n'être ni Juppé ni Sarkozy. A part ça, il n'a aucun intérêt.

Sur les trois sujets majeurs :

1) Grand Remplacement.

2) Sortie de l'Euro.

3) Collectivisme et oppression sociale.

il n'apporte pas le début de commencement d'une amorce de rupture. Juste des ajustements technocratiques comme on en fait depuis trente ans, avec le succès que vous savez.

Bref, aucun intérêt.

vendredi, novembre 18, 2016

Pierre et Bill

Lors de la campagne électorale, Bill Clinton aurait eu avec Hillary et son équipe une très sérieuse engueulade sur  le thème « Vous avez tort de négliger le vote ouvrier, cela va vous jouer des tours » . Ce à quoi l'équipe aurait répondu en substance  : « Tu es bien gentil, mais tu ne sais pas compter, on n'a pas besoin du vote ouvrier pour gagner ».

On sait comment ça se termine.

Ceux qui ont de la mémoire se souviendront que Pierre Mauroy avait eu en 2002 le même genre d'altercation avec l'équipe de Lionel Jospin en déclarant que « socialiste » n'est pas un gros mot (on peut en débattre, mais on voit ce que Pierrot voulait dire). Le propos avait été accueilli avec toute la condescendance dont sont capables nos petits marquis de la bien-pensance. En gros, « Il perd ses boulons, le vieux ».

On sait aussi comment ça se termine.

L'intéressant est que deux hommes avec leur intuition et leur expérience ont fait mieux que les technocrates avec leurs modèles à la con. C'est plutôt rassurant, non ?


Une conférence de Zemmour pour les petits nouveaux

Les conservateurs anti-islam chevronnés n'apprendront rien, les autres entendront un des personnage public les plus pédagogues :



lundi, novembre 14, 2016

Après l'élection de Trump, vague de suicides dans le milieu artistique américain

Evidemment, je plaisante.

C'est juste pour montrer à quel point les De Niro, Madonna et compagnie sont des grotesques.




dimanche, novembre 13, 2016

La violence est-elle la grande étrangère de nos sociétés ?



Addendum : G. Martinez-Gros dit au détour d'une phrase que l'occident, depuis les invasions franques, ne fut pas soumis au schéma impérial qu'il décrit parce que la collecte des impôts n'était pas très efficace. Ce n'est pas faux, mais superficiel. Qu'a fait Clovis ? Il a reçu le baptême. Pourquoi la collecte des impôts n'était pas efficace ? Parce que le chrétien a vocation à être un homme libre et la légitimité divisée, le trône et l'Eglise, le protégeait.

Il n'est donc pas étonnant que la crainte de l'impérialisme et de l'islamisation fasse suite à la déchristianisation. Il y a des évidences qui crèvent les yeux.


Je suis curieux

Il semble que Donald Trump soit disposé à mettre en œuvre les ideees énoncées durant sa campagne, ce qui ne surprendra que notre classe jacassante, tellement noyée dans le cynisme qu'elle ne s'en rend même plus compte.

Je suis donc curieux de connaître la suite.

samedi, novembre 12, 2016