lundi, juin 27, 2016

Européisme : tous les coups sont permis

Délires post-Brexit ou le trou noir de la pensée

Derrière les délires post-Brexit à la BHL, il y a quelque chose de très concret : les cosmopolites, dont les européistes ne sont qu'une variante, ont peur de perdre leur pouvoir et c'est beaucoup, beaucoup d'argent. La commission de Bruxelles brasse des centaines de milliards.

Alors tous les coups sont permis, une théorie anti-démocratique, celle qui traite ses ennemis de populistes, est en place depuis longtemps. Elle s'exprime de plus en plus ouvertement pour dire qu'il ne faut pas demander son avis aux peuples, qu'ils répondent à coté, ou mal, que c'est immoral de demander son avis aux peuples, malséant, mal venu, quasi-nazi (car, c'est bien connu, Hitler a été élu).

Et quand il y a autant de pouvoir et de milliards en jeu, tout est permis. Certains rigolaient en disant que, à l'instar des lois Pleven, Gayssot, Taubira, on allait un jour passer une loi interdisant de critiquer le projet européiste. Mais on n'en est vraiment plus très loin. J'imagine assez bien l'examen de tout argument anti-UE par une commission d'experts « impartiaux » sous prétexte d'apaiser le débat.

Je réitère ma prédiction. La clé de tout, ce qui tient le Système, ce sont les impôts et les dettes. Le Système s'effondrera par le manque de rentrées fiscales et de créanciers. Alors, toutes les lois-baillons ne serviront à rien.


L'obsession raciale au coeur de la construction européiste

Il ne faut jamais oublier que l'obsession raciale est au coeur de la construction européiste.

Bien sûr, le sujet n'est jamais abordé frontalement mais les non-dits sont d'autant plus puissants qu'ils sont tus.

Quand Jean Monnet dit qu'il faut faire disparaître les nations européennes, fauteuses de guerre, la logique pousse à se demander s'il ne faut pas faire disparaître aussi les peuples européens qui constituent ces nations.

Or, c'est exactement le plan de Richard Coudenhove-Kalergi, un des fondateurs intellectuels de l'européisme. Mélanger, métisser, les peuples européens jusqu'à ce qu'ils disparaissent.

Sans ce fond, on ne comprend pas la xénophilie hystérique des européistes, cette obsession de favoriser par tous les moyens la submersion des Européens.

Les idéologues ont toujours besoin de victimes sacrificielles, qui les juifs, qui les bourgeois.

Pour les idéologues européistes, les victimes sacrificielles, les boucs-émissaires responsables de tous les maux, à génocider d'urgence pour faire advenir le bonheur sur terre, c'est nous, les peuples européens. Interprétez à cette lumière toutes les récentes réactions des européistes au Brexit et elles deviennent limpides, évidentes.

Ainsi, quand le ministre français (dont on se demande bien ce qu'elle a de français) Axelle Lemaire traite les Brexiters de « petits blancs », elle ne divague pas, elle n'erre pas, elle nous révèle le fond de sa pensée.

C'est pourquoi il faut se débarrasser des européistes, les éloigner au maximum du pouvoir sous toutes ses formes, c'est une question de vie ou de mort pour les peuples européens.

Coût de l'information et Brexit

Enfin, le type d'articles que je cherchais depuis longtemps :

The Optimality of Brexit: The Federalist Model Is Doomed and the Democratic Deficit Is Growing

Puisque c'est en anglais, je résume.

Il y a deux systèmes d'échange d'informations. Le marché et la structure hiérarchique. La structure hiérarchique est lourde et peu réactive mais elle permet de s'affranchir des coûts de transaction, l'inverse pour le marché.

Le marché est donc favorisé quand le coût de transaction est faible et la structure hiérarchique quand il est élevé.

Or, que se passe-t-il depuis trente ans ? Le coût de transaction s'effondre.

Les structures hiérarchiques héritées de l'après-guerre sont obsolètes et les plus grosses d'entre elles sont les Etats. Alors, les structures supra-nationales type UE, ce n'est même pas la peine d'en parler.

Cela confirme que l'UE est une idée du XIXème siècle portée par des hommes nés au XIXème siècle.

Cette analyse théorique a des conséquences concrètes. Ce sont elles que les électeurs voient (il faut trois minutes pour acheter une maison en kit sur Amazon et trois mois pour avoir un permis de construire).

Le fameux déficit démocratique peut être expliqué de cette façon. Les maîtres du monde sont toujours au sommet de structures hiérarchiques rigides aux mouvements lents (le diplodocus était si gros qu'il ne s'entendait même pas péter) tandis que les grouillots sont informés, parfois fort mal il est vrai, en permanence et jugent instantanément.

L'intéressant, c'est qu'on peut passer notre quotidien à travers cette grille d'analyse : mon pays, mon entreprise, ont-ils une taille optimale ? Sont-ils des dinosaures ?

Google, Apple, Facebook ne sont pas de gros employeurs. Et la robotisation qui vient donne à penser que les gros employeurs, c'est du passé.

Seuls deux des  dix pays les plus riches du monde par tête de pipe ont une population supérieure à cinq millions.

Dans cette vision, l'indépendance de la Catalogne et de l'Ecosse apparaît naturelle. La France a un problème de ce point de vue : à part la Corse, la Bretagne et l'Alsace, il n'y a pas de régions suffisamment fortes pour prendre une indépendance, même relative. On ne va pas reconstituer les duchés de Normandie et de Bourgogne.

La seule exception que je voyais à cette tendance à la réduction, c'était le domaine militaire. Je me demande si je ne me suis pas trompé.

L'arme atomique égalise les conditions. La Suisse ou Singapour dotés de l'arme atomique auraient-ils besoin de la protection de plus gros qu'eux ? Et à quoi sert l'OTAN, ce diplodocus ? On remarquera qu'il n'y a pas de vraie structure européenne de défense, cela empêche-t-il la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne de coopérer (avec des hauts et des bas, il est vrai ) ?

Venise, du temps de sa splendeur, avait un PIB par habitant (pour autant qu'on peut l'évaluer) dix fois (pas deux ou trois fois, dix fois) supérieur à la France. Cette richesse lui permettait d'entretenir une diplomatie, un arsenal, des postes et des mercenaires tout autour de la Méditerranée, qui la mettait à l'abri d'Etats beaucoup plus gros. Alors, Venise avec la bombe atomique ...

On a aujourd'hui Israël, même si l'aide américaine fausse le raisonnement.

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Addendum :

Il me semble qu'il y a  une autre explication que celle de Jean-Jacques Rosa, et qui ne lui est pas contradictoire : la vertu de l'expérience.

On a essayé les mastodontes bureaucratiques, les commissions bruxelloises et autres « machins » et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne donnent pas satisfaction. On veut donc essayer autre chose, c'est-à-dire plus petit.

La Grande-Bretagne va-t-elle vraiment quitter l'UE ?

Mon scepticisme vis-à-vis du Brexit tenait en deux points :

1) Les Britanniques auront peur et ne voteront pas le Brexit. J'ai eu tort.

2) Même s'ils votent le Brexit, il ne sera pas appliqué. Sur ce point, il reste à démontrer que j'ai tort.

Le Système, dont l'européisme fait partie et dont on peut remonter les racines jusqu'au marxisme, est une idéologie. Comme toutes idéologies, il vit par la terreur,  en étouffant toute contestation : « Je suis la seule voie de l'avenir. Il n'y en a pas d'autres ». Dès qu'un  peu de lumière entre, c'est fini, il est mort. D'où l'hystérie des européistes ce week-end.

Le Brexit est donc pour le Système un combat à mort. On peut compter sur lui pour le mener.

Et le Système est en position de force : plus des deux tiers des parlementaires britanniques, ceux qui devront traduire concrètement le résultat du referendum, sont pro-EU.

Lueur d'espoir : Trump. Les évolutions décisives se passent toujours au centre de l'empire, jamais en périphérie.

Enfin, motif d'optimisme : on peut toujours compter sur les européistes pour être plus cons qu'il n'est permis et pour faire exactement ce qui est sûr d'échouer. Dans cette catégorie, Merkel et Hollande sont champions du monde. Spécialement Hollande, il est français, hein, nos champions du monde à nous, ils sont de dimension galactique. Et puis, nos champions du monde de connerie, ils sont formés dès le plus jeune âge, on a même une école exprès pour ça, ça s'appelle l'ENA. C'est vous dire s'ils sont bons, surentrainés, des cadors de la connerie.

Post-Brexit : le suicide européen continue

Bref, amis anglais, vous allez en chier. Vous aurez très peu droit à l'erreur. Mais il est probable qu'à la fin, il y aura Brexit. Comme à la fin, bien plus tard, il y aura Frexit.

dimanche, juin 26, 2016

François Hollande et le Brexit

Je ne suis pas souvent 100 %  d'accord avec Jacques Sapir mais là, si.

J'ai exactement la même analyse que lui : les européistes continuent à forer droit au mode autiste à fond. Ils disent « Je vous ai compris » parce qu'il faut bien dire quelque chose mais, en réalité, ils n'ont rien compris du tout, d'ailleurs ils n'ont pas écouté, imbus de leur supériorité qu'ils sont. Ils méprisent. Comme d'habitude. Et continuent à aller droit dans le mur en klaxonnant.

A la prochaine porte dans la gueule, ils prendront ce même air effaré, comme si c'était la première fois, puisqu'ils n'ont entendu aucun avertissement.

Conclusion : les européistes, il ne faut pas discuter avec, ça ne sert à rien. Il faut s'en débarrasser.




François Hollande et le Brexit

François Hollande a fait le vendredi 24 une déclaration consécutive au vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne[1], ce que l’on appelle le Brexit. Cette déclaration est importante car elle révèle, par ce qu’elle dit mais surtout ce qu’elle ne dit pas, l’imaginaire de la construction européenne de notre Président et, au delà, de l’élite politique.

Quand l’émotion remplace la politique
François Hollande commence par dramatiser l’événement, et le présente comme une cause de souffrance avérée ou potentielle. Il se situe donc sur le terrain de l’émotion. On le constate dès la seconde phrase : « C’est un choix douloureux et je le regrette profondément pour le Royaume-Uni et pour l’Europe ». De même place-t-il la question des relations entre la France et la Grande-Bretagne sur le terrain de l’amitié : « La France pour elle-même et pour la Grande-Bretagne continuera à travailler avec ce grand pays ami, auquel l’Histoire et la géographie nous unissent par tant de liens, sur le plan économique, humain, culturel… ». D’emblée la question de ce référendum est ici dépolitisée. On est dans le monde des affects et pas dans celui de l’analyse, dans celui des sentiments et non celui des intérêts politiques. Ceci est révélateur de l’approche que François Hollande à d’un tel événement. Ceci lui permet d’esquiver la question du « pourquoi » de ce dit événement, et donc, par conséquence, les remises en causes qu’il implique. Ou, plus exactement, après avoir situé le débat sur le plan émotionnel, de dénaturer le nécessaire bilan de l’Union européenne.
A cet égard, une phrase est marquante : « … la décision britannique exige aussi de prendre lucidement conscience des insuffisances du fonctionnement de l’Europe et de la perte de confiance des peuples dans le projet qu’elle porte ». Le début de cette phrase donne le sentiment, voire l’illusion, que l’heure du bilan est arrivée. La seconde proposition de cette même phrase enterre cela. En effet on parle des «insuffisances du fonctionnement », ce qui implique que le problème posé est uniquement de mise en pratique (le « fonctionnement »), mais surtout on parle de « la perte de confiance des peuples dans le projet qu’elle porte », ce qui revient à dire que l’on est sur un problème depédagogie et non un problème d’options politiques. Or, un projet peut être bien expliqué, bien mis en pratique, et par ailleurs critiquable. Dans l’imaginaire profondément européiste de François Hollande il ne peut s’agir d’une remise en cause du projet. C’est pourtant de cela même dont il est question avec le Brexit. Les britanniques ne se sont pas prononcés « contre » l’Europe, et les déclarations de Boris Johnson sur ce point l’attestent[2]. C’est bien une remise en cause du projet fédéral qui est mené, en catimini, par l’Union européenne à travers l’Union Economique et Monétaire (vulgo : la zone Euro) qui est mis en cause. Mais cela, admettre que c’est cette partie du projet qui a motivé une remise en cause de l’Union européenne par les britanniques[3], c’est visiblement trop pour l’estomac, à vrai dire bien délicat, de notre Président.

Un profond déni des réalités
Evidemment, cela se traduit dans la réaction de François Hollande, dans ce qu’il entend proposer à l’UE pour répondre au Brexit. L’ordre des priorités est, lui aussi, révélateur : « La France sera donc à l’initiative pour que l’Europe se concentre sur l’essentiel : la sécurité et la défense de notre continent pour protéger nos frontières et pour préserver la paix face aux menaces ; l’investissement pour la croissance et pour l’emploi pour mettre en œuvre des politiques industrielles dans le domaine des nouvelles technologies et de la transition énergétique ; l’harmonisation fiscale et sociale pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties ; enfin le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ». Notons que, quand il est question de sécurité, François Hollande ne parle que de l’Europe alors que, concrètement, ce sont les Etats qui ont en charge cette sécurité. Il affecte de croire qu’il existe une politique de sécurité européenne alors qu’il n’y a, au mieux, qu’une coordination entre les Etats. La formule adéquate aurait du être que l’Union européenne devait se recentrer sur la coordination des politiques de sécurité et de défense des Etats. Le glissement auquel il se livre n’est pas seulement faux ; il traduit la constitution d’un monde imaginaire, dominé par l’idée fédérale, dans l’esprit de François Hollande.
Mais, surtout, ces priorités ne correspondent pas à celles qui ont été exprimées dans le débat sur le Brexit et que l’on retrouve dans divers sondages au sujet de l’UE. Le problème central aujourd’hui est celui de la démocratie en Europe. D’ailleurs, l’argument le plus fort des partisans du Brexit a bien été celui du rétablissement de la démocratie. Or, ce point arrive en dernier (la « gouvernance démocratique » ), venant juste après la zone Euro. Cet ordre de présentation est important. Pour François Hollande il n’est pas question de toucher à l’Euro. Au mieux faut-il le « renforcer », alors que les conséquences politiques de la mise en œuvre de la monnaie unique ont été premières dans les réactions des britanniques qui se sont sentis floués par le « fédéralisme furtif » mis en œuvre par l’UE.
François Hollande, en réalité, n’entend pas remettre en cause la stratégie de « fédéralisme furtif » menée par l’UE depuis maintenant près de 20 ans. Or, c’est très précisément cet aspect là du projet politique de l’UE qui est mis en cause, et sous des formes très diverses, par le vote des britanniques mais aussi par les différents soulèvements contre l’austérité et contre cette idée de retirer aux parlements nationaux le droit final de contrôle sur la politique économique et budgétaire. En fait, François Hollande fait mine de prendre conscience que quelque chose ne va pas dans l’UE, mais c’est pour – en réalité – proposer la poursuite et l’approfondissement, du même projet politique qui a été rejeté par les électeurs britanniques.

Ce déni des réalités et cette radicalisation dans la posture fédérale trahit une incapacité profonde à tirer la leçon des différents événements et un refus radical, on pourrait même dire congénital, à procéder à la moindre remise en cause. C’est un phénomène qui s’apparente à une clôture psychologique qui caractérise les grandes psychoses. Elle annonce un approfondissement de la rupture entre les peuples et les élites européistes, une rupture qui pourrait avoir des conséquences tragiques dans un proche futur.
[2]  http://www.spiegel.de/international/europe/spiegel-interview-with-london-mayor-boris-johnson-a-1047789.html
[3] Voir, Boris Jonhson sur l’Euro :http://www.theguardian.com/politics/video/2012/dec/04/boris-johnson-euro-video

Pour les amis de BHL

UERSS : je suis inquiet

Certains européistes se réjouissent du départ des Anglais et je crois, hélas, que, de leur point de vue, ils ont raison.

Je pense que le Brexit est le signal de l'approfondissement de l'Europe allemande, un approfondissement bien dans le fondement, avec tout ce qui accompagne : dictature, idées folles et liberticides, abrutissement, morgue, condescendance, rigidité.

Autant j'ai toujours eu du respect pour les Anglais, même en désaccord, autant le tour d'esprit des Allemands, ce balancement entre romantisme et dogmatisme m'a toujours révulsé.
Que peut-on attendre de gens qui nous ont donné Marx et Rosenberg ? Pas grand'chose de bon, je le crains (1).

Le seul vrai comique allemand, c'est Charlie Chaplin dans Le dictateur.

En plus, ils sont nuls en économie, qu'ils confondent avec l'industrie. Un banquier allemand compétent, ça existe, ça s'appelle un Zurichois. Malheureusement, Zurich c'est pas en Allemagne et c'est pas dans l'UE.

Et ils ne brillent pas en cuisine. Les Anglais non plus, certes, mais ils essaient de compenser, ils ont Shakespeare.

Vous voulez connaitre la suite ? Ca tombe bien, elle est écrite.

Le Brexit va durer des années. Les Rosbeefs vont prendre leur temps tranquillos pour s'adapter et, à la fin, ils vont s'apercevoir qu'ils ne sont pas moins riches et qu'ils sont plus libres, et peinards chez eux.

Et nous ? Bin, à force de faire carpette devant l'Allemagne, nous allons atteindre l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. Paris et Berlin, ça sera Laurel et Hardy en moins marrant. Les comiques de la troupe se nommeront Moscovici, Sapin, Hollande, Juppé, c'est dire si on va faire dans le comique pas drôle. Les zygomatiques au repos plus que nécessaire.

Et, à la fin, nous serons moins riches, moins libres, et envahis par les colorés venus dont je ne sais où.

Riante perspective qui m'arrache des larmes de joie. L'avenir est radieux. Marchons, marchons ...

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(1) : vous connaissez la blague juive : « Qu'est-ce que l'humour allemand ? Bin, c'est comme l'humour juif ... l'humour en moins ».

Villes et campagnes

Je pense que nous allons vers une période semblable à la chute de l'empire romain.

Les structures qui organisaient les sociétés s'étant suicidées (ayant été assassinées, aussi), l'anarchie s'installe et, nécessité faisant loi, les communautés se ré-organisent par le bas, localement.

De toute façon, le plus terrible est ce qui nous arrive actuellement : des structures qui ne nous défendent plus, mais qui sont encore assez fortes pour nous empêcher de nous défendre nous-mêmes.

Ce qui empêche la ré-organisation et la renaissance de nos vieilles nations, ce sont les métropoles mondialisées. La condition de base pour qu'une démocratie soit possible, c'est que ceux qui votent se sentent faire partie de la nation, ce qui n'est justement pas le cas des urbains cosmopolites. Les Athéniens de Péricles étaient des paysans, comme les Anglais de la Magna Carta, comme les Français de la IIIème République.

Une démocratie est-elle possible avec les villes-mondes ? J'en doute fortement. Peut-être devraient-elles mener leur vie à part, indépendantes, comme Singapour ?

La coupure entre les grandes métropoles, Londres, Paris, et le reste des pays, ne laisse pas d'être inquiétante. Aujourd'hui, la France serait plus pauvre mais aussi beaucoup plus tranquille sans Paris et sans les Parisiens.

Si Londres et Paris (et Bordeaux avec son maire) sont engloutis dans un grand trou noir avec tous leurs habitants, c'est une libération et une renaissance pour l'Angleterre et pour la France.

Comment libère-t-on la France de Paris ? Louis XVI, pour son malheur, n'a pas réussi. Thiers avait trouvé une solution qui a bien duré trente ans.

C'est autour de ce problème insoluble que nous allons tourner pendant trente ans.

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Addendum :

Il est tout à fait possible que les villes entrent dans une phase de stagnation, voire de régression. Cela serait inédit depuis la chute de l'empire romain mais pas impossible. Les mégapoles ont atteint une telle taille que n'importe quel individu peut se dire que les avantages (emplois, services) sont compensés par les inconvénients (pollution, temps de transport, promiscuité, bruit, etc) et qu'il serait mieux à la campagne.

Et puis, il ne faut pas oublier les fondamentaux : on meurt plus facilement de faim à la ville qu'à la campagne, sauf si la ville a les moyens d'exploiter la campagne. Et aussi, les centrales nucléaires sont plutôt à la campagne.

Enfin, la technique viendrait plutôt au secours de la campagne (moins de grandes usines, plus de communication).

Brexit : les européistes n'ont rien compris et rien appris

En lisant les européistes, on s'aperçoit qu'ils n'ont toujours rien appris et rien compris :

1) la thèse qui continue à prévaloir, c'est que le Brexit est la victoire de l'émotion sur la raison. Toujours incapables de respecter leurs opposants et de considérer qu'ils aient pu avoir de vraies raisons, posées, réfléchies, de voter le Brexit.

2) les arguments qui reviennent le plus souvent sont économiques, comme s'il n'y avait que le matériel dans la vie. Or les leavers l'ont répété sur tous les tons : la question que pose le Brexit est une question de souveraineté, pas une question économique. « Le parlement et les juges britanniques sont-ils toujours souverains ? ».

3) On nous répète cette imbécilité « Le Brexit, c'est le nationalisme et le nationalisme c'est la guerre. L'UE c'est la paix ». Ce slogan à la Big Brother est doublement faux et, en plus, il se méprend sur l'avenir du Brexit. Les Anglais vont se tourner vers le Commonwealth. Et l'UE, l'Europe allemande, merkellienne, ce n'est pas la guerre, mais c'est déjà la détestation. Demandez aux Grecs ce qu'ils pensent des Allemands.

Vous allez me dire qu'il n'y a rien de surprenant, les européistes sont des idéologues : si les faits les contredisent, ce sont les faits qui ont tort.

Mais cela signifie que nous ne sommes pas sortis de l'auberge, qu'avec ces gens-là, il n'y a aucun moyen de s'en sortir paisiblement, entre adultes, qu'ils s'accrocheront par tous les moyens. Que l'agonie bienvenue de l'UE sera longue, violente et douloureuse.


Eric Verhaeghe a fait une compilation :

Nous, les cons qui aimons le Brexit : une anthologie

Nota : deux prétendus libéraux, Gaspard Koenig et Aurélien Véron, ont fait des articles catastrophés, tellement extrêmes qu'ils en sont ridicules, sur le Brexit. Drôle de libéralisme qui considère comme une catastrophe le fait qu'un peuple se détache d'une machine bureaucratique.

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 Quel serait le signe d'une prise de conscience des élites du signal d'alarme que constitue le Brexit ? François Hollande a évoqué ce vendredi la nécessité d'un sursaut européen, le besoin d'une gouvernance plus démocratique de la zone euro et d'une harmonisation fiscale et sociale entre pays membres. Un tel discours est-il suffisant ?

Chantal Delsol : Paroles, Paroles… Les discours creux, jamais suivis d’effets concrets, sont justement l’une des raisons qui engendrent les mouvements populistes. Je pense que les élites, comme vous les appelez, n’ont encore rien compris à ce qui se passait et sont encore pour l’instant dans le déni et le mépris de ces populations qui osent les mettre en cause. Il est vrai que la situation est très complexe. Nous vivons une crise de la démocratie comme nous n’en avons jamais connu. La démocratie a connu des crises (par exemple dans les années 30), mais comme aussitôt on la remplaçait par des dictatures, on n’avait pas le temps d’aller plus loin. Aujourd’hui nous avons compris qu’instaurer des dictatures n’est pas du tout une solution, alors nous devons laisser la crise démocratique se développer et c’est terrible. C’est la première fois que cela arrive. Nous n’avons pas encore compris ces mécanismes, et il est bien difficile d’y répondre.

Roland Hureaux : Il n'y aura, soyez-en certain, aucune prise de conscience d'aucune sorte telle que celle que vous évoquez. L'Union européenne, telle qu'elle est, n'est pas réformable.

Si elle avait dû être réformée dans le sens d'une plus grande démocratie, cela aurait été fait depuis longtemps. Apres chaque échec de la pensée dominante on a dit "Nom de nom, on ne peut pas continuer comme cela, il faut faire quelque chose", et on n'a rien fait.

Cela avait été comme cela après l'élection présidentielle de 2002 qui avait vu Le Pen au second tour, puis après le référendum français de 2005, qui avait vu 55 % des français refuser le traité constitutionnel.

Il y a à cela des raisons juridiques : les traités européens sont plus que des cadres constitutionnels, ils imposent déjà la plupart des politiques, par exemple la politique de la concurrence ou la libre circulation des hommes: on ne peut pas revenir dessus.

Il y a surtout des raisons idéologiques : on n'a rien fait parce que les idéologues sont incapables de sortir de leur logique totalement autiste. Ils ne connaissent que la marche avant : chaque fois qu'ils essuient un échec, ce qui veut dire qu'ils se heurtent au réel, ils ne savent proposer que de poursuivre la marche en avant. Plus d'union pour répondre au rejet de l'union.

C'est ce que vous faites en évoquant une plus grande harmonisation sociale ou fiscale - c'est à dire, soyons clair, la privation des Etats du pouvoir de légiférer en matière sociale et fiscale. Figurez-vous que les Anglais n'ont pas voté le Brexit parce que l'Union européenne n'aurait pas eu assez de pouvoirs en matière sociale ou fiscale ! Du temps de la défunte Union soviétique, on n'avait pas d'autre réponse aux difficultés de l'agriculture étatisée que davantage de centralisation étatique. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'Emmanuel Todd appela "la chute finale".



samedi, juin 25, 2016

Cameron et les politiciens français

Pour expliquer le contraste frappant entre David Cameron, qui démissionne aussitôt désavoué, et nos connards de politiciens qui s'accrochent dans l'humiliation et dans le déshonneur, les Hollande, Chirac, Juppé, Sarkozy, un commentateur a eu ce mot excellent :
  • les politiciens français ont fait des études. Cameron, lui, a reçu une éducation.


Le Brexit gêne les USA

Le Brexit pose un problème aux USA.

La politique des Etats-Unis vis-à-vis de l'UE a toujours été limpide, depuis que la CIA a financé Jean Monnet et ses boys : l'Amérique veut une union européenne qui fonctionne mais mal, une Europe unie mais qui n'arrive pas à monter en puissance. Cette politique est tout à fait compréhensible et intelligente d'un point de vue américain.

Les européistes disent vrai quand ils disent qu'il veulent détruire les nations européennes  mais ils mentent quand ils disent qu'ils veulent construire une seule nation européenne. Ce qu'ils veulent, c'est détruire les nations européennes et s'arrêter là, laissant les ruines sous la domination des USA, qu'ils estiment plus pacifiques que nos vieilles nations belliqueuses (ce qui reste à voir).

Je ne parle pas là de discours ou de propos tenus. Je parle de faits, de décisions prises, de traités signés, d'accords engagés ou refusés.

Le Brexit fait perdre aux USA un des acteurs de cette politique mais ce n'est pas très grave : tous les européistes, y compris français (hein, les young learders), sont les complices, voire les promoteurs très actifs, de cet échec de la puissance européenne pour faire plaisir aux Etats-Unis. Tous les européistes, à part quels rêveurs marginaux, sont des traîtres (Vincennes ou Cayenne) (1). L'Amérique ne sera pas en peine de trouver des complices non-anglais, français, hollandais, danois, italiens, allemands ...

Non, le problème est ailleurs. Il est dans la possible disparition de l'UERSS. Les nations européennes dominées par Bruxelles elle-même dominée par Washington et Bildelberg, c'est tout confort.

Des nations européennes retrouvant chacune le sens de leur histoire, de leur culture, de leurs intérêts et de leur indépendance, là c'est beaucoup moins bisou pour les Américains. Certaines pourraient même avoir l'idée saugrenue de se rappeler, horresco referens, leur vieille alliance russe.

Il faut donc s'attendre à ce que les adversaires les plus acharnés du Brexit, ceux qui voudront le rendre très douloureux ou même l'annuler dans les faits, se trouvent aussi de l'autre coté de l'Atlantique. Et vu l'enjeu, tous les coups sont permis, aucun fair-play ou respect de la démocratie. Ils ont été pris par surprise. Pas deux fois. Les manoeuvres ont déjà commencé autour du nom du futur Premier Ministre anglais.

Mais ce n'est pas perdu d'avance : je pense que le basculement des USA vers l'Asie et un relatif désintérêt de l'Europe sont réels, d'autant plus qu'ils sont inspirés par des faits (déclin démographique, après-pétrole (2), ...).

Face à cela, pas la peine de verser dans l'anti-américanisme : toute tentative en ce sens serait caricaturée par les journalistes vendus et c'est inutile. L'affirmation tranquille mais constante de nos intérêts nationaux suffit à enrayer la mécanique européiste qui vient de se prendre un plomb dans l'aile. Soyons malins et sachons profiter en douceur du fait que le vent a tourné en notre faveur.

Et gardons les yeux ouverts.

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(1) : on notera, comme l'histoire est un éternel recommencement, qu'il ne manquait ni de pétainistes américanophiles, qui seraient passés avec joie de la soumission allemande à la soumission américaine, ni d'Américains pétainistes, à commencer par Roosevelt. Macron ou Juppé auraient trouvé tout naturellement leur place parmi les technocrates de Vichy.

(2) : si on se fout du pétrole moyen-oriental, l'Europe perd beaucoup de son intérêt stratégique comme base de départ pour le contrôle des bédouins.

Brexit, Trump, révolution conservatrice : pas si simple ?

Si nous avions un véritable cas de eux contre nous, de peuple contre les élites, il y a longtemps que le peuple aurait gagné.

En réalité, la situation d'esclaves, de veaux à l'herbage, soumis aux élites dont elle ramasse les miettes, ne déplaît pas à une partie du peuple. Nous sommes en plein dans le discours de la servitude volontaire de La Boétie.

Et c'est pourquoi la révolution conservatrice n'a pas l'évidence qu'elle devrait avoir.

Il faut garder cette donnée à l'esprit pour comprendre à quel point le Brexit est inattendu.

Spitfire : pour le plaisir




Et une autre merveille anglaise :




Le Mosquito est très anglais : construire en bois à une époque où plus personne n'y croyait, c'est une excentricité  british. Il faut dire que ce double contre-plaqué moulé injecté est plus proche des modernes composites que du bois du Blériot XI.

Le Mosquito n'est pas l'appareil le plus connu de la deuxième guerre mondiale, et pourtant, c'est sans doute le meilleur : l'étendue de ses missions est impressionnante. Reconnaissance, bombardement, de précision, chasse de nuit, assaut à la mer, interdiction ...

Brexit : le (relatif) silence des européistes

J'ai beaucoup de mal à trouver une analyse européiste du Brexit qui ne soit pas méprisante, qui éprouve un petit malaise, un peu de retenue, à considérer que 52 % des Britanniques sont des imbéciles xénophobes.

C'est le problème des idéologues, ce sont des autistes et, quand la réalité leur explose à la gueule, ils sont tout désemparés et ne savent que se mettre en colère.

Les nationalistes comprennent bien mieux les européistes que l'inverse.

Il n'y a qu'Hubert Védrine qui a dit des choses mesurées, point trop ridicules.

It's not the economy, stupid !

On connaît le slogan de l'élection de Clinton « It's the economy, stupid ! ».

Ces dernières décennies, l'économie a servi d'argumentaire à des programmes idéologiques. Or, il ne me semble pas qu'une seule élection ait été gagnée sur des arguments économiques (celle de Clinton ?).

Il faut être riche pour mépriser l'argent (rien ne m'agace plus que le gauchiste pété de thunes qui méprise les arguments « comptables »), je ne méprise donc pas les arguments économiques. Mais ils s'inscrivent dans une perspective plus vaste qu'ils ont souvent pour but de dissimuler.

Je suis donc bien content que les Britanniques aient fait fi des scénarios économiques apocalyptiques qu'on leur promettait en cas de Brexit. Ils ont sans doute montré du bon sens : dans une économie libérale, les individus s'adaptent et il serait vraiment très étonnant que les plus et les moins du Brexit ne se compensent pas. Dois-je rappeler que bien des pays en dehors de l'UE ont un niveau de vie supérieur ?

Par contraste avec la Grande-Bretagne, je suis atterré par le niveau du débat politique en France. Je n'idéalise pas le débat britannique, mais, au milieu de trucs qui ne volaient pas haut, on trouvait l'essentiel : par exemple, on a parlé beaucoup de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et de la Cour de Justice de l'Union Européenne qui sont de véritables scandales démocratiques, dont on ne parle pratiquement jamais en France.

Je suis révulsé, malgré mon mépris insondable pour les magistrats français et ma défiance sans bornes envers le système judiciaire français, qu'un jugement d'un tribunal français puisse être renversé par des gnomes venus dont ne sait où. Nos juges sont pourris, mais ce sont les nôtres.

Que l'économie passe au second plan des débats politiques est une excellente nouvelle.

En attendant, je continue à savourer les têtes d'enterrement des européistes.

Allez, encore un petit coup de Farage :




vendredi, juin 24, 2016

Appel au peuple : l'erreur des européistes fréquentables

La plupart des européistes sont des salauds qui croient en l'Europe parce qu'ils ne croient plus ni en leur pays et ni en leurs compatriotes. Il n'y a qu'à voir comment le show-biz anglais à la Emma Thompson ou à la JK Rowling, à 96 % contre le Brexit, traite aujourd'hui plus bas que terre le peuple anglais.

Cependant, il y a des européistes fréquentables qui croient sincèrement que l'union fait la force et que leur pays serait plus grand dans une Europe unie par des liens à définir.

Pour ma part, je ne le crois pas. Je crois que les pays européens sont trop différents pour s'unir dans autre chose que la contrainte bureaucratique. Autrement dit, il n'y a pas d'autre « Europe » possible que celle de Juncker, Schultz et Barroso.

D'autre part, je considère que l'idée de « big si beautiful » est dépassée (sauf dans le domaine militaire).

Autrement dit, il n'y a pas d'« autre Europe » et il n'y en a pas besoin.

Mais je dois dire que je me trouve un peu court sur l'argumentation. Mes généreux (et intelligents) lecteurs) peuvent-ils m'aider ?



Une magistrale leçon de démocratie des Britanniques

Il y a une semaine, je m'interrogeais : vers une magistrale leçon de démocratie des Britanniques ?

Maintenons que nous commençons à avoir un début de réponse, savourons notre plaisir.

BREXIT (et champagne)

Le Royaume-Uni prend le large. L’Europe est libre ?

Abandon Ship

Democracy in the UK

First Thoughts on the Referendum Result

Mais il y a encore beaucoup de chemin jusqu'à un Brexit réel, acté dans les faits.



Mon pays à l'heure allemande

Je l'écrivais ce matin, suite au Brexit :

« l'Europe allemande voulue par Hitler est faite, l'obsession raciale est juste inversée (métissage à la place de pureté) mais elle est toujours là. Les collabos sont déjà en place. Nous allons morfler. Les dirigeants français vont ramper devant Muttie Angela. Et comme la trouille rend violent, on va la sentir, la schlague ».

Les journalistes « objectifs » et « raisonnables » de Radio-Paris, pardon, de France Télévisions, prennent la tête d'enterrement de leurs aïeux annonçant la défaite de Stalingrad.




C'est marrant tous ces gens qui parlent d' « un jour triste pour l'Europe », de  « l'Europe pour laquelle nous nous sommes tant battus », sans avoir un seul mot pour la France et les Français. Au moins, on sait où sont leurs priorités et leurs amours. Mais on le savait déjà.



Tout cela est bien réjouissant. C'est un peu primaire, mais ne mégotons pas notre joie.

Et maintenant ? Nous sommes en juin 1940, seuls face aux Allemands (qui ont, heureusement, des méthodes plus douces, mais l'appétit de domination est le même). Notre Pétain, nous ne le connaissons pas vraiment puisque les candidats pour le poste se bousculent. Alain Juppé semble tenir la corde (pour nous pendre).

Bon, pas de De Gaulle à l'horizon. Mais tout espoir n'est pas perdu.

Et si Trump gagne en novembre ? Omaha Beach reloaded ?

C'est marrant, comme au fond, les mêmes questions se posent sans cesse : d'un coté la voie de l'indépendance, de la raison de long terme, de la difficulté, de l'avenir et de l'espoir et de l'autre, la voie de la soumission, du calcul de court terme, de la facilité, du passé et du désespoir.



Et maintenant, l'indépendance de l'Ecosse ?

Au vu des résultats opposés en Ecosse et en Angleterre sur le Brexit, il paraît de plus en plus difficile d'envisager qu'elles restent ensemble encore longtemps.

Depuis quelques années, je soutiens que le temps des grosses entités est passé, que l'avenir, économique au moins, est au petites entités agiles, capables d'exploiter une information quasi-gratuite.

« L'union fait la force » est un slogan politique et économique du passé. Aujourd'hui, « mieux vaut être seul que mal accompagné ». La bonne taille me semble autour de la dizaine de millions d'habitants.

J'aimerais bien voir ma théorie mise en pratique.

Négociations de Brexit : les eurocrates vont punir les Anglais de leur crime de lèse-européisme

More of the same

L'européisme échoue ? Il faut donc plus d'européisme. Raisonnement idéologique lumineux.

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C'est un mauvais jour pour le rêve européen", a déclaré sur RTL Pascal Lamy, ancien directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce qui va arriver maintenant, c'est un approfondissement de l'union économique et monétaire. C'est la direction que nous devons prendre en 2018, 2019".
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On voyait venir ce genre d'abrutis, bien autistes, gros comme une maison.

Au fait, qu'est-ce qu'il dit, l'uber-européiste Jean Quatremer ?

Et maintenant, le Franxit !

Il est encore un peu tôt pour que je mette mes idées en ordre sur le sujet, mais le but est clair.

Addendum :

Eric Verhaeghe, lui, arrive à penser !

Après le Brexit, le Franxit ?

Comme il n'y a absolument aucune chance que les conditions qu'ils posent pour que la France reste dans l'UE soient remplies, ne serait-ce qu'à cause de la faiblesse française, c'est donc une sortie qu'il suggère.

Le triomphe de Farage

Puisque c'est son jour de triomphe, ne le lui boudons pas.




Je ne vois qu'une seule interprétation à l'attitude amorphe de Merkollande : « Cause toujours ».

Hé bien là, ils l'ont dans l'os. J'ai honte de Hollande. Et je ne m'habitue pas.





J'ai aussi un petit peu honte de Marine Le Pen : la différence entre Farage et elle éclate.

Brexit : le découpage

Ont voté pour le Brexit : les campagnes anglaises et les petites villes délaissées.

Ont voté pour le Remain : les grandes métropoles, l'Ulster, l'Ecosse.

Finalement, on retrouve la même fracture qu'en France entre urbains mondialisés et péri-urbains délaissés.

Brexit : je me suis trompé et j'en suis bien content. Et après ?

Commençons par le début : félicitations aux Anglais d'avoir su se libérer de l'UERSS.

Et félicitations à Nigel Farage (1) (et un petit peu à Boris Johnson).

Je me suis trompé : j'ai pris la puissance du Système pour de la toute-puissance. Ainsi, le Système n'est pas invincible. Excellente nouvelle.

Les Echos, journal du Système, expliquait que le Leave, c'était l'émotion et le Remain la raison. Je pense, évidemment, le contraire exact : le Leave, quitter le navire qui coule, c'est la raison, le Remain, peur du changement, c'est l'émotion.

C'est pas tout ça. Et après ?

Si le Brexit se concrétise (ce qui reste encore à voir), l'Europe allemande voulue par Hitler est faite, l'obsession raciale est juste inversée (métissage à la place de pureté) mais elle est toujours là. Les collabos sont déjà en place. Nous allons morfler. Les dirigeants français vont ramper devant Muttie Angela. Et comme la trouille rend violent, on va la sentir, la schlague.

En tout cas, nos européistes tirent déjà la leçon du Brexit : il y a encore trop de démocratie en Europe, il faut supprimer le peu qui reste.

Brexit : pourquoi l'UE n'aime pas les référendums sur l'Europe

Nos mignons petits garçons apeurés, soumis à maitresse Angela, François, François (y en a deux), Alain, Nicolas, qui veulent réformer la France non pour elle-même mais parce que ce sont les ordres de Berlin, que vont-ils devenir ?

Paraît-il que François court déjà prendre ses ordres à Berlin.

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(1) :

"Dare to dream that the dawn is breaking on an independent United Kingdom.

"This, if the predictions now are right, this will be a victory for real people, a victory for ordinary people, a victory for decent people.

"We have fought against the multinationals, we have fought against the big merchant banks, we have fought against big politics, we have fought against lies, corruption and deceit.

"And today honesty, decency and belief in nation, I think now is going to win.

"And we will have done it without having to fight, without a single bullet being fired, we'd have done it by damned hard work on the ground."



jeudi, juin 23, 2016

L'Europe, c'est l'impuissance instutionnalisée


Une chronique qui tombe à pic.


Vente d'avions à l'Iran : "L'Europe, c'est l... par rtl-fr




Explosion de l'UERSS : le pourrissement n'est pas encore assez avancé

L'UE explosera un jour comme a explosé l'URSS, parce que c'est une construction idéologique, oppressive et liberticide.



J'aimerais qu'il y ait un Brexit pour déclencher la chute, mais comme vous le savez, je n'y crois pas.

Le pourrissement n'est pas assez avancé. Pour moi, le signal de la chute sera la remontée des taux d'intérêt dans des circonstances que je suis, aujourd'hui, incapable d'imaginer.

La logique voudrait que le signal vînt du centre de l'Empire, c'est-à-dire de Washington, les européistes n'étant que des collabos bien soumis, comme leur père à tous, Jean Monnet, stipendié de la CIA. C'est pourquoi je pense que l'éventuelle élection de Donald Trump est bien plus importante que le référendum sur le Brexit.

Mais, la logique, dans ces histoires ...



Brexit, faux suspense ?

J'avoue avoir du mal à croire que les Britanniques votent en majorité pour le Brexit. Cela signifierait l'échec de quatre décennies de politique anti-nationaliste, ce que Peter Hitchens appelle l'abolition de la Grande-Bretagne.

C'est difficile à croire.

Erasme ou Machiavel ?

Erasme ou Machiavel ?

Zemmour est toujours intéressant. Ah si, tous nos journalistes et tous nos politiciens pouvaient avoir ce niveau ...

Je suis sûr qu'il prend un plaisir malicieux à faire la promotion d'une édition bilingue français/latin à l'heure où tous les salauds essaient, avec un certain succès, de détruire nos racines.

Cela fait longtemps que je me dis qu'il faudrait que je me remette au latin (qui était ma seconde langue au bac). C'est une coquetterie, mais aussi une joie réelle.

Même si Zemmour plaide très bien la cause d'Erasme, je suis plutôt du coté de Machiavel. Mais ça se discute : mon politique idéal est Saint Louis, qui est évidemment plus Erasme que Machiavel.


Euro, Brexit : le coût et la peur du changement

L'Euro a été essayé et c'est, comme prévu par ses opposants les plus lucides (dont, hélas, je ne fus pas), un désastre économique et politique. Nous avons aujourd'hui l'Europe allemande dont rêvait Hitler (il est donc dans l'ordre des choses que la Grande-Bretagne finisse par la quitter).

Les arguments en faveur de la sortie de l'Euro s'accumulent et, pourtant, même le Front National, dont c'était un des rares points économiques pas complètement débiles, a abandonné l'idée.

Pourquoi ? Parce que le coût, forcément transitoire et, à mon avis, exagéré, et la peur, savamment entretenue, du changement paralysent toute initiative.

Pourtant, je suis persuadé que la sortie de l'Euro serait une Libération.

Sans indépendance monétaire, nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes économiques. Les expériences de déflation compétitive ont toujours été des catastrophes, voyez le politique Laval.

Vous avez compris la logique : avec l'indépendance monétaire, il n'est pas sûr que nous résoudrons nos difficultés, mais il est sûr qu'avec l'Euro, nous ne les résoudrons pas.

Et puis, il y a un point moral : mieux vaut vivre libre et responsable, y compris de ses conneries, qu'enchaîné comme un subordonné infantilisé de l'Allemagne. Mais, pour cela, fondamentalement, il faut croire en la France, ce qui n'est pas le cas de 99 % de notre classe dirigeante et de beaucoup de Français.

La peur du changement est renforcée par la peur de la liberté. Tout le monde n'aime pas être libre et responsable, beaucoup trouvent du confort dans la servitude.

Et l'on en vient au Brexit. Le slogan des pro-Brexit « BeLeave in Britain» me semble aller au fond des choses et je pense que la réponse va être négative, tout simplement à cause de l'Ecosse. Sans l'Ecosse, le Brexit ne fait pas un pli. Mais il y a l'Ecosse ...

Ca ne sera que partie remise. Le jour où l'Ecosse prend son indépendance, le reste de la Grande-Bretagne quitte l'UE.

On notera aussi qu'on retrouve la coupure, désormais habituelle dans les pays occidentaux, entre les élites mondialisées et le peuple. Et que le peuple a bien du mal à faire valoir son avis. De la même façon que je crois le coût de la sortie de l'Euro largement exagéré par ceux qui ont intérêt à figer la situation, je crois qu'on en fait trop sur le coût du Brexit. Vendredi matin, quel que soit le résultat du vote, l'Angleterre sera toujours une île entourée d'eau de tous cotés.

Mais, quand il y a des changements nécessaires et inéluctables, le plus tôt est le mieux, tout le temps perdu ne fait qu'ajouter des souffrances. Comme pour la sortie de l'Euro ...




Addendum :

Serge Federbusch est de mon avis sur les bienfaits du Brexit :

Messieurs les Anglais, tirez les premiers !



mercredi, juin 22, 2016

Un gouverment pourri jusqu'à l'os

Manifestations : la Valls hésitation

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Les échanges entre le chef de l'Etat, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, n'auront pas manqué en début d'après midi. Que vaut-il mieux pour 2017, une petite lâcheté de plus, qui sera vite oubliée, ou un grave affrontement social et une rupture définitive avec la gauche de la gauche? Pour la réélection présidentielle, le choix est vite fait: garder le contact avec la gauche de la gauche. Tant pis pour l'honneur, pour la dignité, pour l'intérêt général. Jamais, dans l'histoire de la Ve République, un gouvernement n'aura paru autant aux abois, désemparé, en perdition. Les dirigeants politiques, obnubilés par leur destin narcissique, semblent avoir perdu tout repère, toute référence de l'ordre du bien commun, de la politique au sens noble du terme.
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De Leonarda à la CGT : l'agonie politique de François Hollande

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Décidément, l'école des apparatchiks du Parti socialiste n'est pas la meilleure formation pour prendre des décisions quand on devient chef d'Etat. Les jeux d'ombre entre courants sont possibles quand on n'a pas de richesse à créer, qu'on n'a à gérer qu'une structure parasitaire vivant de fonds publics et de maigres cotisations. Après ses longues années de primo-secrétariat rue de Solférino, François Hollande laissa son parti dans un tel état que son successeur, Martine Aubry dut elle-même «déboucher les chiottes» selon son élégante expression. Il est à craindre que ce président ne laisse notre pays dans le même état à la fin de son mandat.

[…]

Le quinquennat de François Hollande aura été celui de l'abandon de toute ambition de maîtriser notre destin tant il y avait d'écart entre les mensonges de ses promesses et la réalité de ses faiblesses.

Les Français ont désormais conscience que le pouvoir exécutif est à l'agonie. La curée des corporations et des lobbies va se déchaîner. Ajoutez à cela la menace de nouveaux attentats islamistes et la fragilité croissante d'une politique financière fondée sur la création monétaire échappant à tout contrôle et vous trouverez tous les ingrédients d'une convulsion historique qui nous pend plus que jamais au nez.

François Hollande, ce Louis XVI qui ne savait même pas faire de serrurerie …
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Aucune surprise : c'est du Hollande tout craché.

Pour ce genre de décisions, qu'on voyait arriver gros comme un camion, je continue à en vouloir aux électeurs de François Hollande : quiconque avait réfléchi à son parcours et à son positionnement politique savait que c'était un menteur, un louvoyeur, un finasseur, un minable, qu'il ferait ce qu'il a fait.

Seule consolation : François Hollande a peut-être hâté la mort du PS (c'est normal, pour des partisans de l'euthanasie) mais ce n'est même pas sûr : la droite est tellement nulle qu'il pourra se refaire après une cure d'opposition.





Les Français ont préféré un président à un pays apaisé !

Les Français ont préféré un président à un pays apaisé !

Quatre ans après, j'en veux toujours énormément à ceux qui ont voté Hollande. Non pas que Sarkozy aurait été nettement meilleur, mais les raisons que donnaient les électeurs de Hollande, comme Philippe Bilger, m'ont paru parfaitement idiotes, connes, indignes de gens supposés (à tort, à l'évidence) intelligents.

Les seuls électeurs de Hollande qui n'ont pas suscité mon mépris sont les rares qui affichaient, avec cynisme, certes, leurs motivations corporatistes. Ceux-là, au moins, ne prenaient pas les autres pour des cons en s'inventant des raisons tout juste bonnes pour un enfant de quatre ans (« Sarkozy méchant, Hollande gentil »).

Et quand en plus cette idée binaire se parait de mots creux psychologisants à la con, c'était le pompon. Etre couillonné, j'accepte, mais pas en me prenant pour un con par dessus le marché.

Dialogue d'un collègue avec une électrice de Hollande :

Hollandaise : Ah, qu'est-ce qu'on a souffert sous Sarkozy !

Collègue : Ah bon, vous avez souffert, vous, un couple de cadres ?

Hollandaise : Oui, on a souffert.

Collègue : Mais de quoi donc ?

Hollandaise : Oh, et puis, ma famille a toujours voté à gauche, alors je vote à gauche.

Churchill surestimait la démocratie : il disait que cinq minutes de discussion avec un électeur moyen suffit à juger la démocratie. Quelquefois, cinq minutes, c'est déjà trop !

Sarkozy a le mieux défini Hollande en le traitant trois fois de menteur dans le débat télévisé. Hollande ment sur la personnalité (son fameux régime), il ment sur ses idées (mon ennemi la finance), sa vie est un mensonge.

Une campagne électorale consiste toujours un peu à prendre les électeurs pour des cons. Avec Hollande, on a touché le fond (à moins que cet abruti de Juppé arrive à faire mieux).


Désordre partout, responsabilité nulle part

Désordre partout, responsabilité nulle part ?

Bien sûr, Valls, Taubira et Cazeneuve, et pourquoi pas Hollande, auraient du présenter leurs démissions le 14 novembre au matin, s'ils avaient été des hommes d'honneur. Mais l'honneur, qui s'en soucie ?

Le reproche s'étant plus loin : pourquoi l'opposition, FN compris, n'a-t-elle pas exigé ces démissions, avec force arguments ? Bien sûr à cause de calculs électoralistes qui ne lui font pas plus honneur que l'irresponsabilité du gouvernement.

A son sommet, le pays n'est pas défendu. Les Français sont seuls, abandonnés comme des chiens au bord de l'autoroute.

Il n'est pas anodin que cet article fût écrit par Thierry Lentz, un spécialiste de Napoléon. Le petit Corse était un maître de la remise en ordre et il n'y a pas de plus grand désordre politique que des gouvernants qui n'assument pas leurs responsabilités, que des politiciens faillis qui ne sont pas éjectés.

La clé de tout, dans un pays aussi quadrillé et surveillé que le nôtre (pas contre les terroristes, on sen fout un peu. Non, contre les honnêtes gens en colère. Voir la nouvelle loi sur le désarment les bons Français), ce sont les impôts.

Tant que les impôts rentrent et que des créanciers bouchent les trous, les flics sont payés et obéissent, peut-être pas sans rancune mais ils obéissent, et le Système perdure.

Les premiers signes de la débâcle viendront de la remontée des taux d'intérêt, qui ne paraît pas un horizon proche.

Calonne (E. de Valicourt)

Des décisions funestes et lourdes de conséquences passent inaperçues à l'instant. D'autres, au contraire, sont aussitôt comprises comme des catastrophes par certains esprits éclairés. C'est le cas du rappel des parlements du 12 novembre 1774.

Maupéou, qui les avait abolis avec  l'appui Louis XV le 20 janvier 1771, déclare : « J'avais gagné au roi un procès qui durait depuis des siècles, libre à lui de le reprerdre ».

Les parlementaires, c'est-à-dire les magistrats, jouent le rôle destructeur qui est habituellement le leur dans l'histoire de France, encore aujourd'hui : puissants sans devoir rendre de comptes, s'occupant de milliers de petites affaires, n'ayant aucune hauteur de vue, mesquins, étroits, pinailleurs, phraseurs et, au bout du compte, faibles avec les forts, forts avec les faibles. Ils sont occupés à gêner le pouvoir en saturant la place publique de leurs grandes tirades creuses sans rien apporter à la France.

La seule bonne place des magistrats, c'est au pied, avec une muselière. Les contre-pouvoirs doivent, en France, se faire par d'autres moyens.

En ré-installant cette représentation fausse, corporatiste, fâcheuse, Louis XVI a empêché l'émergence d'une représentation vraie et s'est avancé vers la guillotine.

Calonne (1734-1802), bien que venant d'une famille de robins, magistrat lui-même, ou peut-être parce qu'il en venait, avait bien compris.

Charmant, séducteur, intelligent, il fut le seul contrôleur général des finances de Louis XVI qui tenta d'aller au-delà de la politique budgétaire  et tenta de mettre en place une politique économique. Il avait compris, contrairement à Merkel,  que le serrage de vis budgétaire était une impasse.

Malheureusement, peu soutenu par Louis XVI, qui voulait être un « un bon roi », à l'écoute d'une opinion publique naissante, hélas fausse (c'est le problème que nous ne connaissons que trop entre l'opinion publique et l'opinion publiée), et en but à l'extraordinaire hostilité de l'Assemblée des Notables, convoquée pour faire passer les réformes, Calonne échoua.

Calonne s'attendait à une opposition, mais pas à ce déferlement d'égoïsmes, de petitesses, de calomnies, de mensonges, de colères mesquines, de résistances corporatristes.

Richelieu aurait enfermé cette assemblée de petits hommes jusqu'à ce qu'elle rende une décision conforme à ses voeux, appuyé par Louis XIII. Pour son malheur, Louis XVI n'était pas Louis XIII et Calonne voulait séduire.

C'est l'éternel problème que, hélas, nous connaissons bien, là encore : un pouvoir ferme et juste avec constance se construit une autorité qui le dispense du recours à la force au lieu de quoi un pouvoir faible et injuste est obligé de passer en force. Soit il y renonce et augmente sa faiblesse, soit il le fait et passe, à juste titre, pour une tyrannie.

Le soutien de l'autorité, c'est la légitimité. Au-delà des querelles circonstancielles, le pouvoir est-il légitime, c'est-à-dire perçu comme oeuvrant, à tort ou à raison (tout le monde peut se tromper) pour le bien du pays ou non pour telle ou telle corporation  ?

En fuyant leurs responsabilités dans les bras de Bruxelles (60 % des lois françaises sont des transpositions de directives européennes), nos politiciens ont perdu de leur pouvoir d'agir pour le bien de la France et ont , mécaniquement, perdu leur légitimité.

A cela, s'ajoute le cas Hollande : l'usage constamment partisan qu'il fait de l'appareil d'Etat (placer les copains de la promos Voltaire, répression des MPT et laxisme avec la CGT, etc.) achèvent de déligitimer le pouvoir. Donc de lui faire perdre son autorité. Donc de la contraindre à choisir entre la force et la faiblesse, toutes deux tyranniques.

J'avais bien perçu que, sous sa fausse bonhomie, François Hollande cachait un vrai idéologue, incapable de s'élever au-dessus des intérêts partisans. On m'a souvent contesté cette analyse : François Hollande serait un pur pragmatique, seulement avide de se faire ré-élire (on a tenu le même genre de raisonnement sur Staline, on en est revenu).

On juge l'arbre à ses fruits : regardez les lois qui sont passées sous son gouvernement, sur la famille, sur l'école, sur la fiscalité. Ne sont-ce pas des lois toutes d'idéologie, sans aucun pragmatisme ?




mardi, juin 21, 2016

Dalrymple et les chandelles

Theodore Dalyrymple; Jo Cox – Candles in the Gale

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As soon as I heard of the massacre in the club in Orlando and of the murder of Jo Cox, I knew that within a few hours the candles would be out. And sure enough I was right. Like the ants that appear on my kitchen surface when there is something sweet left about, lit candles in little glasses appeared as if from nowhere.

Where do they come from, these candles, and where are they hiding before a massacre, an assassination or a disaster? Do people keep them at the ready, just in case? Above all, what do they mean or signify?

I think it likely that all those people who light the candles and stand or sit looking sad but beatific and virtuous behind or beside them after a terrible event are not religious, at least not in the sense of observing any religious rituals or observing any religious discipline. They would not be seen dead lighting a candle in a church, for example; but they are probably the kind of people who say they are ‘spiritual but not religious,’ that is to say who indulge in or consume all kinds of spiritual kitsch, from wind chimes to strategically-placed crystals. A higher proportion of them than average probably believe in the healing chakras of the earth or in reiki therapy.

What is the message of these candles? What are the people who light them trying to say or express? That they are opposed to massacre or assassination and regret disaster? But does this really have to be expressed? Perhaps they are trying desperately to recapture a belief in the transcendent whose very existence they doubt or, in other circumstances, vehemently deny.

Candles are a couple of rungs up the spiritual ladder, no doubt, from teddy bears, the intermediate rung on that ladder being occupied by bouquets of flowers in cellophane wrapping piled high at or near the site of death. The black armband and the mourning dress have been replaced by the teddy bear, the unwrapped bouquet and the candle in its little glass. Public dignity has given way to informality. Candles, by the way, are not just couple of rungs up he spiritual, but also up the social, ladder; the lighters of candles would probably regard teddy bears as completely infra dig [infra dig : typiquement british. En dessous de ma dignité, sous-entendu, de ma classe sociale].

The candles and teddy bears must be very comforting for Islamists. Whenever they see them, they must think, ‘These are weak and feeble people, easily intimidated and eminently destructible.’
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Je suis atterré par ces niaiseries. D'autant plus que je me demande si certains catholiques bisounours en sont si loin : le Mal, sauf dans son acceptation personnel, où son évocation prend un tour masochiste et suicidaire (le Mal, c'est toujours moi, jamais les autres, qui sont toujours bons), a complètement été évacué.



lundi, juin 20, 2016

Sadiq Khan : l’étrange complaisance de la gauche

Sadiq Khan : l’étrange complaisance de la gauche

Hé oui. Quand on élit un maire musulman, l'islamisation progresse. Quelle surprise !

Evidemment, dans un silence assourdissant de la presse gauchiste. Ce qui renforce ma conviction : on me dit souvent que l'islamo-gauchisme est contradictoire, que l'alliance du progressisme de gauche avec l'islam ne peut durer. Je pense au contraire que ça va durer, que l'islam va tout simplement bouffer le gauchisme et qu'il le vomira quand il n'en aura plus besoin. Tous les petits gauchistes à la Clémentine Autain qui sont si bruyants et si revendicatifs devant un curé ferment leur grande  gueule devant un imam et se soumettent bien gentiment.

La guerre civile entre musulmans et non-musulmans sera aussi une guerre civile entre les métropoles mondialisées et les campagnes.

Les paysans ne font que des jacqueries, pas des révolutions. L'enjeu sera donc de trouver suffisamment d'alliés dans les villes pour faire une révolution.

Tout cela pourrait même être démocratique : on sent bien que le cosmopolitisme urbain est en perte de vitesse un peu partout. C'est la course entre la démographie et le changement des idées à la mode.

dimanche, juin 19, 2016

Harouel : « Les droits de l'homme érigés en religion détruisent les nations »

Entretien du Figaro suite à son nouveau bouquin :

« Les droits de l'homme érigés en religion détruisent les nations »


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C'est un déni de réalité que de mettre systématiquement sur le même plan les religions monothéistes afin de ne pas avoir à prononcer de critique envers l'islam. Ce déni de réalité est pratiqué par les démocraties occidentales au nom d'un « politiquement correct » qui n'est qu'un aspect d'une religion séculière que l'on peut appeler religion des droits de l'homme.

[…]

L'islam ne manque jamais d'utiliser l'arme des droits de l'homme pour contraindre les pays européens à adopter un profil bas face à la population musulmane qui y vit. Sous couvert de non-discrimination et de respect de la liberté religieuse, c'est une civilisation antagoniste de la civilisation européenne qui poursuit son entreprise de conquête et de domination.

[…]

En Europe occidentale, l'islam a profité à plein des droits de l'homme. C'est sur eux que se fondent les revendications vestimentaires, alimentaires et autres des musulmans, lesquelles relèvent en réalité d'une prise de pouvoir de nature politique, d'une appropriation de territoires, d'une domination de secteurs de la société. L'islam combinant en lui le politique, le juridique et le religieux, toute concession faite à l'islam comme religion est aussi une concession faite à l'islam politique et juridique, avec pour effet de transformer peu à peu les pays européens concernés en terres musulmanes.

[…]

Je suis bien d'accord avec vous: beaucoup d'immigrants s'introduisent et s'incrustent en Europe occidentale simplement pour des raisons d'intérêt personnel, pour jouir d'un niveau de vie et de conditions d'existence infiniment meilleurs que dans leur pays. Ils n'ont pas d'arrière-pensées colonisatrices ou conquérantes. Mais les Wisigoths, les Burgondes et les Francs jadis autorisés par le pouvoir impérial à trouver refuge et à s'installer sur le territoire de l'Empire romain d'Occident n'avaient pas non plus d'intentions conquérantes. Simplement, deux générations plus tard, ils avaient pris le pouvoir et s'étaient taillé des royaumes sur le territoire de l'Empire anéanti. L'histoire montre par de nombreux exemples qu'une immigration numériquement minoritaire mais vigoureuse peut s'emparer durablement du pouvoir et dominer la population autochtone.

Aussi bien certaines personnalités musulmanes ne cachent-elles pas leurs intentions conquérantes en Europe. Tel le cheikh Youssouf al Quaradawi, l'un des principaux de l'UOIE (Union des organisations islamiques européennes, dont la branche française est l'UOIF), qui déclarait en 2002 : « Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques nous vous dominerons. »

[…]

Pour mettre fin à l'appel d'air permanent qui attire par millions les immigrants d'origine extra-européenne, il faut restaurer la discrimination fondatrice de l'idée de cité : celle qui traite différemment le citoyen et le non-citoyen, le national et l'étranger. Il faudrait idéalement qu'il n'y ait plus d'intérêt matériel à s'incruster illégalement sur le sol français. Or cela va à l'encontre de la religion séculière des droits de l'homme.

Dès l'aube des années 1980, Marcel Gauchet avait bien vu que, si les démocraties européennes faisaient des droits de l'homme leur politique, elles se condamneraient à l'impuissance collective. La religion des droits de l'homme handicape très dangereusement la France face au déferlement de l'immigration et à la présence sur son sol d'un islam de masse. Instaurant une morale d'État vertueusement suicidaire, la religion des droits de l'homme interdit à nos dirigeants d'envisager ces problèmes et d'y répondre d'un point de vue politique.

La religion des droits de l'homme est la négation des droits collectifs des nations européennes. Elle refuse à la collectivité nationale le droit de vivre comme elle le souhaite. La souveraineté démocratique consiste dans la propriété d'un groupe humain sur lui-même, son destin, son identité, son sol, son patrimoine matériel et immatériel. Refusant cette souveraineté, la religion des droits de l'homme détruit l'idée de patrimoine d'un groupe humain, elle prétend le contraindre à le partager, le mettre en commun. Bref, c'est une nouvelle forme de communisme.

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La fidélité aux « fondamentaux de l'Occident » passe par le rejet du délire anti-discriminatoire suicidaire de la religion séculière des droits de l'homme et le retour aux droits de l'homme conçus comme protecteurs des citoyens contre le pouvoir, c'est-à-dire aux libertés publiques - centrées sur les seuls nationaux - qui sont notre patrimoine juridique.

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Nous sommes confrontés à deux impératifs vitaux : bloquer d'urgence les flux migratoires et arrêter le processus de la conquête musulmane. Pour cela, il nous faut résister à la religion séculière des droits de l'homme qui favorise notre submersion par une immigration extra européenne sans limite et la domination d'une civilisation musulmane conquérante qui veut imposer ses mœurs et son droit. Pour tenter de survivre comme peuple, nous n'avons pas le choix: nous sommes dans l'obligation de rétablir ou de créer des discriminations, lesquelles ne contredisent d'ailleurs nullement la démocratie, bien au contraire.

Les fanatiques d'une immigration érigée en droit de l'homme prétendent mener en faveur des étrangers entrés clandestinement un combat citoyen. C'est une imposture: leur combat est un combat contre la cité et la citoyenneté, un combat anti-citoyen et anti-démocratique.

La démocratie repose sur l'idée de discrimination. En son article 3, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 énonce que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation ». Il n'y a pas de démocratie possible en l'absence d'un cadre territorial et humain bien précis. Ainsi que l'écrit Rousseau au début de l'Émile, «o ù il n'y a pas de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens ». Patrie, démocratie : dans les deux cas, il s'agit du peuple, d'un peuple particulier. L'existence d'une démocratie suppose une discrimination entre citoyens et non-citoyens, entre nationaux et étrangers.

Quant à une discrimination à l'égard de l'islam, elle n'est pas davantage contraire à la démocratie. D'ailleurs, c'est la démocratie la plus ancienne et la plus exemplaire du monde, la démocratie helvétique, qui nous en donne l'exemple et nous montre la voie. En interdisant la construction de minarets, le peuple suisse n'a aucunement restreint la liberté religieuse, il a instauré une discrimination d'ordre symbolique destinée à faire comprendre aux musulmans vivant dans le pays que la Suisse n'était pas une terre d'islam, que la civilisation arabo-musulmane n'y était pas chez elle et ne devait pas chercher à y imposer ses mœurs et ses règles de droit prétendument divines. Dans le même esprit, il est vital d'adopter en France et dans les autres pays européens des mesures discriminatoires l'égard de l'islam. C'est une discrimination amplement justifiée par le fait que l'islam est avant tout un système politique et juridique, qui fonctionne en France et dans les autres pays européens comme une machine de guerre dirigée contre la civilisation européenne dans le but de lui substituer la civilisation arabo-musulmane.

De toute manière, si nous laissons se poursuivre la conquête musulmane, nous sortirons purement et simplement des droits de l'homme, car les textes fondateurs de l'islam sont porteurs d'un système structurellement ultra-discriminatoire (à l'encontre des non-musulmans, des femmes, des esclaves) et négateur de la liberté d'expression. La Déclaration sur les droits de l'homme en islam de 1990 interdit d'exprimer toute opinion « en contradiction avec les principes de la Charia ».
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Contrairement à certains qui sont très pessimistes, je suis modérément optimiste.

Certes, je ne méconnais pas que l'islam est une religion bien adaptée à notre monde d'abrutis narcissiques et décérébrés et que c'est ce qui la rend conquérante. Mais je crois que qu'il ne faut pas sous-estimer la faiblesse intrinsèque de l'islam.

Disons le aussi brutalement que Gilles Kepel : la force de l'islam est indexée sur le cours du pétrole. Que restera-t-il de l'islam conquérant quand les Saoudiens et les Qataris seront au cul des chameaux ?






« There will be no turning back »

David Cameron dit aux Britanniques, évidemment à propos du Brexit : « There will be no turning back ». Il n'y a pas demi-tour possible.

Or comme l'explique Natacha Polony :

La chronique de Natacha Polony : un certain mois de juin, en pleine débâcle

la démocratie, c'est le système politique réversible, où on peut changer d'avis. C'est même la seule supériorité de la démocratie. Tous les systèmes politiques peuvent se tromper, mais, en démocratie, on peut changer d'avis et corriger les erreurs. On connaît Churchill : « La démocratie, c'est le système qui trouve la bonne solution ... après avoir essayé toutes les autres ».

De Gaulle , avec sa gouaille : « C'est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s'engager à rester couillonné, sous prétexte qu'un traité n'a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit: “ Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp !” Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça ».

L'appel du 18 juin est celui d'un partisan de la réversibilité de la défaite contre les partisans de l'irréversibilité.

Le fait accompli est anti-démocratique.

Cependant, l'histoire est une suite de faits accomplis. La politique, c'est la gestion des faits accomplis. Nous ne sommes pas loin de dire que l'histoire et la politique sont anti-démocratiques.

Alors ? C'est simple. Pour aller à contre-courant de la pente historique, pour refuser le fait accompli politique, il faut en payer le prix. La démocratie, ça coûte, ce n'est pas naturel, c'est fragile, cela demande des efforts constants.

Notre peuple, épuisé, battu, envahi, en est-il encore capable ? Aujourd'hui, non. A l'évidence, nous ne vivons plus en démocratie. Mais demain ? Tout espoir est-il fini ? Je ne le crois pas. On ne dispose pas si facilement d'un vieux peuple.


samedi, juin 18, 2016

Avons nous mérité ce qui nous arrive ?

La question de notre responsabilité collective me hante.

Le point de vue de Soljenitsyne (transmis par Curmudgeon) :

« Et voyez comment nous avons ensuite brûlé dans les camps, pensant : comment les choses se seraient-elles passées si chaque agent de sécurité, lorsqu'il sortait la nuit pour effectuer une arrestation, avait été incertain quant à savoir s'il rentrerait vivant et s'il n'avait pas plutôt à faire ses adieux à sa famille ? Ou si, pendant les périodes de vagues d'arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, lorsqu'ils ont arrêté un quartier entier de la ville, le peuple n'était pas simplement resté assis dans ses souliers, blanc de terreur au moindre claquement de porte de palier et au moindre pas dans les escaliers, mais avait compris qu'ils n'avaient plus rien à perdre, et avaient courageusement barricadé les escaliers et les corridors avec en embuscade une douzaine d'hommes armés de haches, de marteaux, de pieux ou de tout ce qui leur tombait sous la main ? Les Autorités auraient très vite souffert d'un gros manque de personnel et de moyens de transport, et malgré la soif (de sang) de Staline, la maudite machine aurait été arrêtée! Si.. si seulement.. Nous n'avons pas assez aimé la liberté. Et plus encore - nous n'étions même pas conscients de la réalité de la situation.. Nous avons purement et simplement mérité tout ce qui nous est arrivé ensuite. »



Une sorte d'appel du 18 juin

Boualem Sansal : « L'ordre islamique tente progressivement de s'installer en France »

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L'islamisme sait s'adapter, il se fiche de la culture du pays, il veut la détruire et imposer la sienne, et comme il a trouvé des recrues en Algérie il trouvera des recrues en France. Aujourd'hui, il les sollicite, les prie, demain il les forcera à assumer leurs devoirs de soldats du califat, et le premier de ces devoirs est de libérer l'islam de la tutelle de l'Etat mécréant qu'est la France. En Algérie, les maquis islamistes étaient pleins de jeunes qui ont été forcés de faire allégeance à l'émir de leur village, de leur quartier: c'était rejoindre le maquis ou se faire égorger ainsi que toute sa famille. S'il s'évade c'est la famille, voire tout le village, qui paie.

Derrière le terrorisme, existe-t-il un problème plus large d'islamisation de la France ?

C'est le but même de l'islam conquérant, gagner la planète, convertir toute l'humanité. Le terrorisme n'est qu'une méthode pour conquérir des territoires, soumettre leurs populations et les convertir par force, comme il l'a fait au Daech avec les communautés chrétiennes. C'est la méthode des islamistes radicaux, les djihadistes. Les islamistes modérés et les musulmans pacifiques récusent cette méthode, ils préfèrent la voie douce, la da'wa, l'invitation à écouter le message d'Allah, ou la prédication publique. Entre les deux méthodes, la conquête militaire et la da'wa, il y a tout ce que l'intelligence humaine a pu inventer pour convertir et enrôler. La France est un terrain très favorable à l'islamisation par la voie douce et par le moyen de la violence: elle est inquiète, divisée, épuisée, dégoutée. Les retours à la pratique religieuse se multiplient chez les musulmans et les conversions explosent.

Une serveuse musulmane a été giflée à Nice parce qu'elle servait de l'alcool durant le ramadan …

L'ordre islamique tente de s'installer en France, c'est un fait patent. En maints endroits, il est déjà installé. Dans un pays musulman, cette serveuse aurait été arrêtée et jetée en prison par la police. Durant le ramadan, la folie s'empare du monde musulman et fait commettre d'horribles choses. La faim et la soif ne sont pas seuls responsables, il y a que ce mois est sacré (c'est pendant le ramadan que Mahomet a reçu le coran, apporté à lui par l'archange Gabriel), les gens sont pris dans la ferveur et la bigoterie. Durant ce mois, certains imams sont littéralement enragés.

Comment les islamistes s'y prennent-ils pour accroître leur influence ?

La force des islamistes et des prédicateurs est la patience. Ils inscrivent leur action dans la durée. Une autre qualité est l'inventivité et leur capacité maîtriser les instruments à leur portée: les chaines satellitaires, Internet, les réseaux sociaux, les outils marketing, les techniques de communication, la finance islamique, le cinéma, la littérature, tout est mobilisé pour atteindre la plus grande efficacité.
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Je ne peux m'empêcher de penser à la phrase de Rémi Brague :  « La liberté de l’homme moderne a trop souvent la même signification que dans le cas d’un taxi. Un taxi est libre quand il possède trois caractéristiques : il est vide, il ne va nulle part (“en maraude” comme on dit) et il peut être pris d’assaut par le premier venu, qui lui demandera d’aller où il voudra. »

Les islamistes ont deux forces : la patience, comme le dit Sansal, mais aussi notre faiblesse, notre vide spirituel.

Jusqu'à récemment, je pensais que le seul moyen de remplir ce vide était le retour à notre religion traditionnelle, le christianisme, de préférence catholique. Aujourd'hui, je me demande si le choix n'est pas plus large. Discutant avec des gens attirés de manière un peu folklorique par les spiritualité asiatiques, je constate que leur tolérance à l'islam n'est pas très supérieure à la mienne.

Là où croît le péril, croît le remède. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut rester les bras croisés.

Nous avons un avantage que les populations chrétiennes islamisées de force au VIIème siècle n'avaient pas : la supériorité technologique et matérielle. Cela ne fera pas tout, mais, au moins, c'est un avantage, profitons-en. Quand nous roulerons électrique ou hydrogène, au cul des chameaux, les barbus.

On imagine mal la Chine ou la Russie regarder passivement l'islamisation de l'Europe.

Puisque nous sommes le 18 juin : cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.