Un superbe texte de Soljénitsyne :
Le déclin du courage
Un billet de Bob Marchenoir :
Islam et nazisme
mercredi, juillet 15, 2009
lundi, juillet 13, 2009
La sempiternelle pantalonnade des immigrés clandestins
Sans papiers, mais pas sans articles
Un «sans papiers», dans un français correct, c'est-à-dire non perverti par la novlangue bien-pensante, ça s'appelle un immigré clandestin, c'est un hors-la-loi, comme les meurtriers, les violeurs et les pilleurs de troncs d'église.
Un «sans papiers», dans un français correct, c'est-à-dire non perverti par la novlangue bien-pensante, ça s'appelle un immigré clandestin, c'est un hors-la-loi, comme les meurtriers, les violeurs et les pilleurs de troncs d'église.
dimanche, juillet 12, 2009
Un petit hommage à Gilbert Klopfstein
Un proverbe dit que la tombe des héros est le coeur des vivants. La carrière de Gilbert Klopfstein illustre la formidable bêtise de la bureaucratie française et l'encore plus formidable abnégation de ceux qui, luttant contre elle, ont fait la France.
Vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'il est plus connu des Américains que des Français.
Le site d'hommage à Gilbert Klopfstein :
Gilbert Klopfstein
Et cette lettre où il fait la distinction entre «les branleurs de manches» et les pilotes, critiquant ainsi implicitement le syndicat le plus puissant d'Air France, la DGAC et le CEV (avec un franc-parler pareil, on s'étonne guère que sa carrière fût chaotique !) :
Lettre Klopfstein
Remarquons que la philosophie qu'il préconisait, maintenir le pilote dans la boucle pour les décision stratégiques, est radicalement différente de la philosophie des Polytechniciens d'Airbus, éliminer autant que possible le pilote, cette nuisance accidentogène.
A tout prendre, c'est plus proche d'une philosophie Boeing (quoique ...). Si nous vivions dans un monde non pas parfait mais simplement s'efforçant à l'intelligence, ces réflexions reviendraient sur le devant de la scène à l'occasion d'AF447.
Malheureusement, comme le remarquait Gilbert Klopfstein lui-même, le poids de ces industries est si fort que les dirigeants choisissent trop souvent la frilosité intellectuelle pour préserver leur carrière (mieux se tromper avec tout le monde qu'avoir raison tout seul -philosophie inepte qui aurait fait bondir un Marcel Dassault ou un Jean-Luc Lagardère).
Mais à quoi cela sert-il d'être polytechnicien ou énarque comme les Gallois, Brégier et autres ronds-de-cuir de luxe, si c'est pour être aussi cons que les autres ?
Vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'il est plus connu des Américains que des Français.
Le site d'hommage à Gilbert Klopfstein :
Gilbert Klopfstein
Et cette lettre où il fait la distinction entre «les branleurs de manches» et les pilotes, critiquant ainsi implicitement le syndicat le plus puissant d'Air France, la DGAC et le CEV (avec un franc-parler pareil, on s'étonne guère que sa carrière fût chaotique !) :
Lettre Klopfstein
Remarquons que la philosophie qu'il préconisait, maintenir le pilote dans la boucle pour les décision stratégiques, est radicalement différente de la philosophie des Polytechniciens d'Airbus, éliminer autant que possible le pilote, cette nuisance accidentogène.
A tout prendre, c'est plus proche d'une philosophie Boeing (quoique ...). Si nous vivions dans un monde non pas parfait mais simplement s'efforçant à l'intelligence, ces réflexions reviendraient sur le devant de la scène à l'occasion d'AF447.
Malheureusement, comme le remarquait Gilbert Klopfstein lui-même, le poids de ces industries est si fort que les dirigeants choisissent trop souvent la frilosité intellectuelle pour préserver leur carrière (mieux se tromper avec tout le monde qu'avoir raison tout seul -philosophie inepte qui aurait fait bondir un Marcel Dassault ou un Jean-Luc Lagardère).
Mais à quoi cela sert-il d'être polytechnicien ou énarque comme les Gallois, Brégier et autres ronds-de-cuir de luxe, si c'est pour être aussi cons que les autres ?
Pour une fois, je suis d'accord avec Jean-Marie Le Pen
Comme je rentre de vacances, je me sens assez en forme pour approuver le diable (ou, du moins, celui que les medias «officiels» présentent comme tel) :
Communiqué de Jean-Marie Le Pen :
Les émeutes qui ont secoué Firminy pour la troisième nuit consécutive, marquées notamment cette fois par l'incendie de sept commerces, apportent une nouvelle preuve que, malgré les rodomontades de M. Sarkozy, les forces de l'ordre ont la consigne de ne pas faire respecter l'ordre, ni de protéger les personnes et les biens.
L'obsession de la « bavure » réduit le rôle des policiers à celui de spectateurs des destructions. Et qui, eux, prennent des coups.
Il est honteux de laisser entendre, tant à la population pacifique qu'aux émeutiers, que la police nationale est incapable de rétablir l'ordre.
Cette politique de lâcheté ne fait qu'encourager les voyous dans leurs zones de non-droit.
Elle est criminelle.
Cela ne devrait pas étonner que je puisse de temps en temps approuver Le Pen : il a un coté nostalgique du nazisme absolument exécrable et repoussant. Mais il lui arrive aussi quelquefois d'exprimer une tendance «vieille France», tout à fait louable à mes yeux. C'est quasiment le seul politicien pour qui l'identité française et sa défense ne sont pas un crime.
En France, les Tibétains ont le droit de défendre leur identité, les Ouighours, les Sioux, les Guarani aussi, mais pas les Français.
Quand Le Pen dit qu'il n'y a pas de problème d'Islam en France, mais un problème d'immigration, qu'il y a tout simplement trop d'immigrés, il n'exprime que le plus pur bon sens.
Peut-être l'idée fait-elle son chemin : j'ai été surpris d'entendre récemment deux personnes que je classe comme socialistes me déclarer spontanément, alors que la conversation ne portait pas directement sur ce sujet, que le problème principal de la France était qu'il y a trop d'immigrés, notamment africains et nord-africains, et que leurs papiers officiels français n'en faisaient pas pour autant de vrais Français. Il y a longtemps que j'en suis convaincu, mais je m'étonne d'entendre cette vérité de gens qui viennent de la gauche.
Notamment, l'un d'eux a eu cette année sa fille en première année dans une maternelle publique à forte proportion de population «diverse» (donc le paradis éducatif d'après le seul dogme qui a droit à la parole publique). Il a été frappé, pour ne pas dire traumatisé, par la violence, la grossièreté, l'incivisme de cette population ainsi que par la complaisance et le laxisme du corps enseignant. Sa fille continuera l'école dans le privé.
Communiqué de Jean-Marie Le Pen :
Les émeutes qui ont secoué Firminy pour la troisième nuit consécutive, marquées notamment cette fois par l'incendie de sept commerces, apportent une nouvelle preuve que, malgré les rodomontades de M. Sarkozy, les forces de l'ordre ont la consigne de ne pas faire respecter l'ordre, ni de protéger les personnes et les biens.
L'obsession de la « bavure » réduit le rôle des policiers à celui de spectateurs des destructions. Et qui, eux, prennent des coups.
Il est honteux de laisser entendre, tant à la population pacifique qu'aux émeutiers, que la police nationale est incapable de rétablir l'ordre.
Cette politique de lâcheté ne fait qu'encourager les voyous dans leurs zones de non-droit.
Elle est criminelle.
Cela ne devrait pas étonner que je puisse de temps en temps approuver Le Pen : il a un coté nostalgique du nazisme absolument exécrable et repoussant. Mais il lui arrive aussi quelquefois d'exprimer une tendance «vieille France», tout à fait louable à mes yeux. C'est quasiment le seul politicien pour qui l'identité française et sa défense ne sont pas un crime.
En France, les Tibétains ont le droit de défendre leur identité, les Ouighours, les Sioux, les Guarani aussi, mais pas les Français.
Quand Le Pen dit qu'il n'y a pas de problème d'Islam en France, mais un problème d'immigration, qu'il y a tout simplement trop d'immigrés, il n'exprime que le plus pur bon sens.
Peut-être l'idée fait-elle son chemin : j'ai été surpris d'entendre récemment deux personnes que je classe comme socialistes me déclarer spontanément, alors que la conversation ne portait pas directement sur ce sujet, que le problème principal de la France était qu'il y a trop d'immigrés, notamment africains et nord-africains, et que leurs papiers officiels français n'en faisaient pas pour autant de vrais Français. Il y a longtemps que j'en suis convaincu, mais je m'étonne d'entendre cette vérité de gens qui viennent de la gauche.
Notamment, l'un d'eux a eu cette année sa fille en première année dans une maternelle publique à forte proportion de population «diverse» (donc le paradis éducatif d'après le seul dogme qui a droit à la parole publique). Il a été frappé, pour ne pas dire traumatisé, par la violence, la grossièreté, l'incivisme de cette population ainsi que par la complaisance et le laxisme du corps enseignant. Sa fille continuera l'école dans le privé.
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On baisse notre culotte nucléaire
La France est la seule puissance nucléaire qui démantèle son usine de production de matière fissile. Ce mouvement est quasiment irréversible : on n'imagine pas refaire une usine en cas de besoin.
Bien sûr, on peut apporter quelques nuances : il y a probablement des stocks.
Mais, tout de même, c'est un beau baisser de culotte au moment où tant de pays, pas forcément sympathiques, cherchent à tout prix, la bombinette.
Ca me rappelle le contremaître du chantier où j'avais fait un stage : «Evidemment, si il baisse son froc, pourquoi il s'étonne qu'on l'enc.... ?»
Bien sûr, on peut apporter quelques nuances : il y a probablement des stocks.
Mais, tout de même, c'est un beau baisser de culotte au moment où tant de pays, pas forcément sympathiques, cherchent à tout prix, la bombinette.
Ca me rappelle le contremaître du chantier où j'avais fait un stage : «Evidemment, si il baisse son froc, pourquoi il s'étonne qu'on l'enc.... ?»
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Les vainqueurs "entre guillemets" ...
Ecoutant Autoroute FM, j'ai eu droit à un morceau de désinformation historique comme il est désormais courant.
Parlant des cimetières militaires allemands de 14-18 que les Français visitent plus qu'avant, l'intervenante évoque les "vainqueurs entre guillemets". Je ne vois pas ce que ces guillemets viennent faire là : il y a bien des vainqueurs et des vaincus.
Pour faire bonne mesure, elle ajoute que les soldats de tous les camps se valent car "partis à la guerre malgré eux".
Il s'agit d'un révisionnisme désormais banal mais consternant, propre à l'Europe femelle de ce début de XXIème siècle : on a tellement peur du conflit qu'on en vient à nier ceux du passé et à refuser de célébrer nos victoires (déjà à propos d'Austerlitz ...)
Combien le discours de Pericles pour les morts de la Cité paraît plus noble et, au final, plus humain que cette bouillie bien-pensante.
Notre civilisation meurt de notre lâcheté, de notre empressement à ne pas la défendre, à rendre les armes.
Parlant des cimetières militaires allemands de 14-18 que les Français visitent plus qu'avant, l'intervenante évoque les "vainqueurs entre guillemets". Je ne vois pas ce que ces guillemets viennent faire là : il y a bien des vainqueurs et des vaincus.
Pour faire bonne mesure, elle ajoute que les soldats de tous les camps se valent car "partis à la guerre malgré eux".
Il s'agit d'un révisionnisme désormais banal mais consternant, propre à l'Europe femelle de ce début de XXIème siècle : on a tellement peur du conflit qu'on en vient à nier ceux du passé et à refuser de célébrer nos victoires (déjà à propos d'Austerlitz ...)
Combien le discours de Pericles pour les morts de la Cité paraît plus noble et, au final, plus humain que cette bouillie bien-pensante.
Notre civilisation meurt de notre lâcheté, de notre empressement à ne pas la défendre, à rendre les armes.
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mercredi, juillet 08, 2009
AF447 : intéressons nous aux préoccupations du BEA
Si on suit les manoeuvres du BEA (conférences de presse, rapports) à propos d'AF447, on s'aperçoit qu'il a des préoccupations juridiques ( voir par exemple Avis d'un expert http://henrimarnetcornus.20minutes-blogs.fr/media/01/02/613488340.pdf ). Or, ce n'est pas dans sa mission et il n'est pas lui-même menacé.
Les précautions juridiques du BEA concernent donc des tiers, faciles à deviner : AF, Airbus, AESA. Mais la mission du BEA est la prévention des accidents, pas la protection des copains !
On assiste donc en public et en direct aux effets de la captation d'un organisme de contrôle par les controlés. Cette expérience in vivo fascine le libéral que je suis.
Je suis curieux de voir jusqu'où ira cette collusion. Au stade actuel de l'enquête, AF, Airbus et l'AESA ont tous fait de gros trous dans les plaques de Reason menant à l'accident. Le BEA joue l'omerta vis-à-vis de l'opinion publique, tiendra-t-il jusqu'au rapport final et ses homologues étrangers tiendront-ils leur langue ?
Les précautions juridiques du BEA concernent donc des tiers, faciles à deviner : AF, Airbus, AESA. Mais la mission du BEA est la prévention des accidents, pas la protection des copains !
On assiste donc en public et en direct aux effets de la captation d'un organisme de contrôle par les controlés. Cette expérience in vivo fascine le libéral que je suis.
Je suis curieux de voir jusqu'où ira cette collusion. Au stade actuel de l'enquête, AF, Airbus et l'AESA ont tous fait de gros trous dans les plaques de Reason menant à l'accident. Le BEA joue l'omerta vis-à-vis de l'opinion publique, tiendra-t-il jusqu'au rapport final et ses homologues étrangers tiendront-ils leur langue ?
lundi, juillet 06, 2009
Vacances : sourire et joie de vivre obligatoires
Je suis en vacances et, avec mon mauvais esprit habituel, j'observe.
Pour certains, les vacances semblent être une corvée. On sent le sourire peu naturel, la jovialité contrainte. On devine les pseudo-importants qui, dépouillés de leurs masque et attributs de pouvoir, sont mal à l'aise de se découvrir si creux. Terrible épreuve pour eux que des vacances, vite le retour au travail, pour oublier leur vacuité dans l'agitation.
Un mien collègue avait coutume de dire "le sérieux est la qualité des incompétents", sous-entendu, on dit de quelqu'un qu'il est sérieux quand on n'a rien de mieux à dire.
Pour certains, les vacances semblent être une corvée. On sent le sourire peu naturel, la jovialité contrainte. On devine les pseudo-importants qui, dépouillés de leurs masque et attributs de pouvoir, sont mal à l'aise de se découvrir si creux. Terrible épreuve pour eux que des vacances, vite le retour au travail, pour oublier leur vacuité dans l'agitation.
Un mien collègue avait coutume de dire "le sérieux est la qualité des incompétents", sous-entendu, on dit de quelqu'un qu'il est sérieux quand on n'a rien de mieux à dire.
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dimanche, juillet 05, 2009
Pédophile 1er, nouvel empereur de la gauche ?
C'est toujours quand je suis en vacances que se passent les trucs les plus rigolos.
Daniel Cohn-Bendit propose que la gauche se rassemble autour de lui. Ça ne vous fait pas rire ?
Daniel Cohn-Bendit propose que la gauche se rassemble autour de lui. Ça ne vous fait pas rire ?
lundi, juin 29, 2009
45 %
Sur la plage, manipulant mon bidule électronique, j'apprends que 45 % des instituteurs (qui sont la plupart du temps des institutrices) ont pris un congé maladie en 2008. Il ne reste plus tellement de jours de travail !
L'absentéisme dans le public en général est double de celui du privé, et il paraît que c'est aussi le cas pour l'ecole.
Je ne fais pas plus de commentaire, c'est inutile.
L'absentéisme dans le public en général est double de celui du privé, et il paraît que c'est aussi le cas pour l'ecole.
Je ne fais pas plus de commentaire, c'est inutile.
jeudi, juin 25, 2009
Vivent les vacances !
Je pars en vacances jusqu'au 12 juillet sur le Côte d'Azur. J'espère qu'au-delà du snobisme et du «saint-tropezisme», je vais faire quelques découvertes intéressantes.
Je lirai vos commentaires, mais la technologie de pointe ultra moderne me fournissant un clavier portable ultra-pratique pour ceux qui gravent leur nom sur un grain de riz, je n'y répondrai pas du tout ou très laconiquement.
Je lirai vos commentaires, mais la technologie de pointe ultra moderne me fournissant un clavier portable ultra-pratique pour ceux qui gravent leur nom sur un grain de riz, je n'y répondrai pas du tout ou très laconiquement.
mercredi, juin 24, 2009
AF447 : questions sur le risque systémique
Le risque systémique est une notion relativement vague. Il recouvre en général tous les aspects non immédiats qui ont contribué à un accident, qui sont liés par la force des choses, au système, à l'organisation, qui entoure cet accident.
L'intérêt d'analyser le risque systémique est qu'un système qui a conduit à un accident peut conduire à un autre accident ultérieurement, qui n'aura pas obligatoirement des causes immédiates identiques, mais aura été facilité par les mêmes failles de l'organisation.
C'est pourquoi dans les structures bien faites et focalisées sur la gestion du risque, un accident entraîne un changement d'organisation, et non pas seulement un changement des procédures.
Un contre-exemple typique est le double accident des navettes spatiales, Challenger et Columbia. Les procédures ont été changées suite à l'accident de Challenger, mais pas l'organisation mammouthesque et la culture bureaucratique de la NASA.
L'enquête sur l'accident de Challenger, dirigée par le prix Nobel Richard Feynman, est un exemple remarquable de rigueur et d'honnêteté dans l'analyse (1), et pourtant, il n'a eu que des effets partiels sur la NASA.
On peut retrouver le risque systémique ailleurs que dans l'aviation bien entendu, dans l'affaire du sang contaminé par exemple.
Nombreux sont ceux qui pensent que l'endogamie des élites françaises (2) est en soi un risque systémique, car elle empêche que les incompétents soient virés et que les organisations défaillantes soient réparées (3).
Bien entendu, le BEA, qui, du fait de cette endogamie, participe lui-même à travers sa hiérarchie à ce risque systémique, en évitant d'orienter les enquêtes vers des causes dérangeantes,ne fera rien pour le faire disparaître.
Sur AF447, cette histoire de pitots givrés mouille un peu tout le monde. Cependant, le givrage des pitots est une grosse cause contributrice de l'accident, mais en soi, il ne fait pas tomber l'avion. Aujourd'hui, il y a deux causes possibles de l'accident, outre le givrage des pitots :
1) les calculateurs qui font n'importe quoi suite à ce givrage.
2) les pilotes qui font n'importe quoi suite à ce givrage (ou en tout cas, pas ce qu'il faut).
L'hypothèse 1 met plutôt en cause la conception des avions, donc Airbus, et les autorités de certification.
L'hypothèse 2 met plutôt en cause AF, la formation des pilotes, l'appariement des équipages, l'organisation du vol etc ...
Dans les deux cas, la mise en cause systémique est évidente.
Pour ma part, j'ai intuitivement tendance à pencher pour l'hypothèse 2. Mais je n'ai pas d'éléments solides pour justifier ma préférence. C'est purement intuitif. Et comme l'intuition est quelque chose d'instable, j'aurai peut-être changé d'avis demain.
Mais ce qui m'agace, c'est que la faute des pilotes servira à masquer les fautes d'AF, ce qui est bien entendu une malhonnêteté : ce n'est pas parce que Jacques fait des conneries qu'on doit passer sous silence celles de Paul.
Enfin, je vous signale cet article :
Hypothèses sur le crash du vol Rio-Paris
Christian Morel est l'auteur d'un petit ouvrage Les décisions absurdes : sociologie des erreurs radicales et persistantes, que je vous encourage à lire.
C'est un de ceux qui sont intervenus à propos de l'accident d'AF447 à qui je ferais le plus confiance. Avec un bémol, la «politique exemplaire de sécurité des vols d'Air France» qu'il invoque n'existe pas : AF est dans les compagnies européennes les plus mal classées en matière de sécurité.
***************
(1) : c'est-à-dire tout le contraire des enquêtes du BEA français.
Ceci n'est pas une accusation gratuite de ma part : par exemple, certains ont supposé que l'accident du Concorde était du à une entretoise manquante sur le train fautif. Le BEA a réfuté cette hypothèse, mais sans argumenter cette réfutation. A défaut de malhonnêteté flagrante, c'est au moins un manque de rigueur. De même, lorsque le Concorde se trouve en dificulté au roulage, le rapport signale une exclamation «Attention !» «inexpliquée» et omet de signaler que c'est le moment où l'équipage avait en vue sur le taxiway traversant le 747 contenant le couple présidentiel Chirac. Ca n'est peut-être pas une «explication» mais cette omission est gênante quant à l'honnêteté et à la rigueur du BEA.
Et je ne vous parle que du Concorde, qui est le cas le plus célèbre, mais il y en a d'autres.
(2) : Euro-Cockpit fait remarquer que les dirigeants des organismes responsables d'AF447 sont issus de la promotion 1965 de Ecole Polytechnique. Singulier hasard.
(3) : un de mes lecteurs m'a conseillé un livre démontrant que l'économie française a, du fait de l'étatisme forcené qui y règne, été depuis Napoléon à la traîne de ses voisins les plus performants. Il y a eu de beaux moments de rattrapage, comme sous Napoléon III ou les Trente Glorieuses, mais ce n'était que cela, le rattrapage d'un retard accumulé. Jamais depuis deux siècles la France n'a été considéré comme un exemple économique.
L'intérêt d'analyser le risque systémique est qu'un système qui a conduit à un accident peut conduire à un autre accident ultérieurement, qui n'aura pas obligatoirement des causes immédiates identiques, mais aura été facilité par les mêmes failles de l'organisation.
C'est pourquoi dans les structures bien faites et focalisées sur la gestion du risque, un accident entraîne un changement d'organisation, et non pas seulement un changement des procédures.
Un contre-exemple typique est le double accident des navettes spatiales, Challenger et Columbia. Les procédures ont été changées suite à l'accident de Challenger, mais pas l'organisation mammouthesque et la culture bureaucratique de la NASA.
L'enquête sur l'accident de Challenger, dirigée par le prix Nobel Richard Feynman, est un exemple remarquable de rigueur et d'honnêteté dans l'analyse (1), et pourtant, il n'a eu que des effets partiels sur la NASA.
On peut retrouver le risque systémique ailleurs que dans l'aviation bien entendu, dans l'affaire du sang contaminé par exemple.
Nombreux sont ceux qui pensent que l'endogamie des élites françaises (2) est en soi un risque systémique, car elle empêche que les incompétents soient virés et que les organisations défaillantes soient réparées (3).
Bien entendu, le BEA, qui, du fait de cette endogamie, participe lui-même à travers sa hiérarchie à ce risque systémique, en évitant d'orienter les enquêtes vers des causes dérangeantes,ne fera rien pour le faire disparaître.
Sur AF447, cette histoire de pitots givrés mouille un peu tout le monde. Cependant, le givrage des pitots est une grosse cause contributrice de l'accident, mais en soi, il ne fait pas tomber l'avion. Aujourd'hui, il y a deux causes possibles de l'accident, outre le givrage des pitots :
1) les calculateurs qui font n'importe quoi suite à ce givrage.
2) les pilotes qui font n'importe quoi suite à ce givrage (ou en tout cas, pas ce qu'il faut).
L'hypothèse 1 met plutôt en cause la conception des avions, donc Airbus, et les autorités de certification.
L'hypothèse 2 met plutôt en cause AF, la formation des pilotes, l'appariement des équipages, l'organisation du vol etc ...
Dans les deux cas, la mise en cause systémique est évidente.
Pour ma part, j'ai intuitivement tendance à pencher pour l'hypothèse 2. Mais je n'ai pas d'éléments solides pour justifier ma préférence. C'est purement intuitif. Et comme l'intuition est quelque chose d'instable, j'aurai peut-être changé d'avis demain.
Mais ce qui m'agace, c'est que la faute des pilotes servira à masquer les fautes d'AF, ce qui est bien entendu une malhonnêteté : ce n'est pas parce que Jacques fait des conneries qu'on doit passer sous silence celles de Paul.
Enfin, je vous signale cet article :
Hypothèses sur le crash du vol Rio-Paris
Christian Morel est l'auteur d'un petit ouvrage Les décisions absurdes : sociologie des erreurs radicales et persistantes, que je vous encourage à lire.
C'est un de ceux qui sont intervenus à propos de l'accident d'AF447 à qui je ferais le plus confiance. Avec un bémol, la «politique exemplaire de sécurité des vols d'Air France» qu'il invoque n'existe pas : AF est dans les compagnies européennes les plus mal classées en matière de sécurité.
***************
(1) : c'est-à-dire tout le contraire des enquêtes du BEA français.
Ceci n'est pas une accusation gratuite de ma part : par exemple, certains ont supposé que l'accident du Concorde était du à une entretoise manquante sur le train fautif. Le BEA a réfuté cette hypothèse, mais sans argumenter cette réfutation. A défaut de malhonnêteté flagrante, c'est au moins un manque de rigueur. De même, lorsque le Concorde se trouve en dificulté au roulage, le rapport signale une exclamation «Attention !» «inexpliquée» et omet de signaler que c'est le moment où l'équipage avait en vue sur le taxiway traversant le 747 contenant le couple présidentiel Chirac. Ca n'est peut-être pas une «explication» mais cette omission est gênante quant à l'honnêteté et à la rigueur du BEA.
Et je ne vous parle que du Concorde, qui est le cas le plus célèbre, mais il y en a d'autres.
(2) : Euro-Cockpit fait remarquer que les dirigeants des organismes responsables d'AF447 sont issus de la promotion 1965 de Ecole Polytechnique. Singulier hasard.
(3) : un de mes lecteurs m'a conseillé un livre démontrant que l'économie française a, du fait de l'étatisme forcené qui y règne, été depuis Napoléon à la traîne de ses voisins les plus performants. Il y a eu de beaux moments de rattrapage, comme sous Napoléon III ou les Trente Glorieuses, mais ce n'était que cela, le rattrapage d'un retard accumulé. Jamais depuis deux siècles la France n'a été considéré comme un exemple économique.
mardi, juin 23, 2009
L'art du déminage
Les démineurs
Nos gouvernants emploient la technique des démineurs belges : ils marchent droit devant, et quand ça fait boum, c'est qu'il y avait une mine.
Nos gouvernants emploient la technique des démineurs belges : ils marchent droit devant, et quand ça fait boum, c'est qu'il y avait une mine.
Libellés :
défenestration volontaire,
vie française
L'avis de Fromage Plus sur la Burqa
Cet avis peut se résumer en une phrase, mais lisez tout de même :
Quand on fait tout, absolument TOUT pour transformer la France en pays du Tiers-Monde, il ne faut pas se plaindre que l’obscurantisme s’y trouve fort à son aise.
Quand on fait tout, absolument TOUT pour transformer la France en pays du Tiers-Monde, il ne faut pas se plaindre que l’obscurantisme s’y trouve fort à son aise.
100 000 morts oubliés (JP Richardot)
Ces 100 000 morts sont ceux des batailles de France de mai-juin 1940. Pour les replacer sur une échelle, ils représentent un quart de morts américains pour toute la deuxième guerre mondiale, pays quatre fois plus peuplé, ayant combattu 33 mois dans le monde entier. Ou, sur une échelle nationale, un rythme de pertes équivalent à 14-18.Dans ce livre, l'auteur insiste sur les généraux, qui ont un comportement proche de la traîtrise (Weygand est lui un vrai traître. De Gaulle, président, a bien eu raison de lui refuser le plus catégoriquement des obsèques nationales), obsédés par le maintien d'un ordre, menacé plus par la défaite que par les communistes, au lieu de la défense du pays.
On connaît le témoignage de Marc Bloch, entendant dès le 20 mai des généraux évoquer un armistice.
Des généraux qui veulent faire la police plutôt que la guerre, j'imagine le massacre qu'aurait fait Clemenceau de telles badernes.
Mais Reynaud n'est pas Clemenceau (les médecins sont souvent des gens d'un solide bon sens), Reynaud est un avocat (tiens, comme Sarkozy), qui croit aux discours tout en étant convaincu que les mots n'engagent pas, qui peut défendre une cause un jour et son contraire le lendemain. Qui joue à l'homme d'action mais n'en est pas un, il n'agit pas, il incarne un personnage. Et il est gouverné par sa maîtresse et un mauvais entourage. Beaucoup de points communs avec Sarkozy (Reynaud était également de petite taille !).
Richardot estime également que la continuation du combat dans les colonies était possible, ce qui ne fait aucun doute : Hitler n'a pas pu traverser la Manche, comment aurait-il traversé la Méditerranée ?
Par contre, il néglige l'habileté hitlérienne à manoeuvrer ses ennemis
JP Richardot a fait son ouvrage avec rigueur, mais il utilise la préface et la conclusion pour donner un point de vue plus personnel.
Dans la préface, il dit le scandale que constitue à ses yeux l'oubli de ces morts et il oppose l'Etat jacobin des années 30, figé, sclérosé, paralysé, à la société française.
Et dans la conclusion, bouclant le cercle, il écrit qu'à force de s'être menti sur la défaite, nous sommes sur la voie de la reproduire.
Même si il ne le dit pas, il ne fait guère de doutes qu'il songe à l'invasion islamiste. Aujourd'hui comme hier, les agents de l'ennemi, les traitres (appelons les choses par leur nom) sont d'abord au sommet de l'Etat, nous avons nos Alibert (encore un parallèle frappant : il y a un rejeton Alibert dans l'entourage de Jean Sarkozy), nos de Portes, nos Beaudouin. Ils ne se nomment d'ailleurs pas Amara ou Dati, mais plutôt Schweitzer, Aubry, Royal (1), Chirac, Sabeg, Besson, Bruni (2) ... Tous ces gens qui, une fois encore, ont peur du peuple français, ou le méprisent, et souhaitent que des étrangers viennent à leur secours, au prix de la perte du pays si il le faut.
Je vous copie une page :
Ce qui s'est passé à Bordeaux est une constante du pays à travers le temps.
Chez nous, en France, il y a bien souvent refus du réel et refus de vérifier la réalité, de recouper les faits, d'aller sur le terrain pour voir si ce que l'on a cru, à un moment, si l'hypothèse que l'on a formulée est bien fondée.
Bref, il y a fréquemment rejet de l'information, et rejet de la vérification modeste de l'information.
[...]
La France est un beau pays qui depuis très longtemps se raconte de très belles histoires à elle-même, le soir avant de se coucher.
Et puis, elle se réveille en état de stupéfaction, de drame. Notre pays nie constamment le réel. Mais le réel s'entête. Chassez l'animal, il revient au galop.
Et cela donne Bordeaux 1940, le vertige devant le vide institutionnel que l'on a soi-même créé, la cessation du combat alors que l'on a tous les moyens de le poursuivre de l'autre coté de la mer, aux cotés d'un allié résolu.
Notre pays est la seule démocratie qui ait renoncé à elle-même pour chercher à plaire à Adolf Hitler, afin d'avoir de meilleures conditions de paix le lendemain.
Et le peuple, sur les routes et dans la détresse, n'y a rien compris.
[...] Civilisation réussie, parfois même éblouissante, la France est un Etat raté. [...] Dans cet Etat hypercentralisé, il n'y a aucune ligne de repli au point de vue militaire et politique [et aujourd'hui, éducatif], aucune solution de rechange. Tout est joué avec une seule carte et une seule doctrine. L'imagination est interdite. Les généraux allemands ont plus de liberté d'esprit que leurs adversaires français.
Je trouve que ces lignes s'appliquent très bien au «multiculturalisme», à «l'immigration est une chance pour la France», à «si on "respecte" leur culture, ils finiront bien par s'intégrer». On peut facilement voir ce qu'il en est ; la réalité dément de manière cinglante ces fantasmes qui ne reposent sur aucune analyse de ce que sont réellement un peuple et une culture. Pourtant, les cohortes de ceux qui refusent de voir sont encore nombreuses. L'Etat persiste à soutenir comme au premier jour la doctrine faillie. Et tout cela finira par s'écrouler dans le bruit et la fureur.
Faudra-t-il encore 100 000 morts ? En tout cas, nous boirons le calice jusqu'à la lie.
Mais il ne faut pas pour autant perdre espoir, le pays en a vu d'autres. Ce ne sont pas quelques centaines milliers de barbus, qui n'ont pour eux que leur fanatisme, leur goût de la violence et leur fécondité (ce qui est déjà pas mal), qui vont faire la loi. On nous dit que dans cinquante ans, la France sera à majorité allogène. Mais il peut s'en passer des choses d'ici là.
On ne dispose pas si aisément d'un vieux peuple.
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(1) : les socialistes ont été au pouvoir longtemps, et y reviendront un jour.
(2) : je ne peux m'empêcher d'associer Carla Bruni et Hélène de Portes, même inculture, même snobisme, même extraction bourgeoise, même envie d'en imposer.
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