jeudi, avril 25, 2019

Il va falloir se battre pour Notre Dame

Il est de plus en plus évident que l'incendie n'est pas grand'chose à coté du vandalisme que nous préparent Macron, Hidalgo et tous les modernistes.

Notre-Dame : un projet de loi scélérat

Les Français auront-ils les moyens de vaincre et de sauver leur patrimoine dans un pays où tous les leviers du pouvoir sont dans la main d'un seul homme, qui plus est un adolescent capricieux, autoritaire, immature et narcissique, appuyé sur sa clique de vampires ?

Je ne sais pas, mais mon petit doigt me dit que les Français vont se battre.

Ce n'est qu'un épisode supplémentaire de la lutte éternelle de l'humilité contre l'orgueil de Satan.












Pêle-mêle : christianistes, Notre Dame, les enfants bons-à-rien

Pour poursuivre notre réflexion sur les christianistes (ceux qui louent notre civilisation mais refusent la croyance chrétienne qui la fonde) :

Can We Believe? A personal reflection on why we shouldn’t abandon the faith that has nourished Western civilization. Andrew Klavan.

Résumé à très gros traits pour ceux qui ne lisent pas le Rosbeef dans le texte : il est possible de refuser de croire seulement dans le cadre intellectuel issu de la Renaissance et des Lumières où on vénère la Raison. Dans un cadre intellectuel « normal », non aveuglé par le rationalisme, les croyances ont droit de cité et ne sont pas considérées comme des idioties pour crédules.

A propos de Notre Dame de Paris :

LE BAL DES FAUX-CULS

Et une vidéo qui m'a évoqué des gens très proches :

lundi, avril 22, 2019

Comment sauver nos églises et entretenir notre culture ?

Très simple : allez à la messe tous les dimanches.

J'en ai un peu ma claque des couillons qui se lamentent sur l'incendie de Notre Dame et sur les profanations anti-chrétiennes mais qui ne foutent jamais les pieds dans une église, sauf pour l'enterrement de papy Roger.

Si les églises étaient pleines à craquer avec douze offices par jour, elles seraient moins profanées (en tout cas, sous nos latitudes).

A un vieux parisien qui s'attristait de l'incendie, j'ai posé la question qui tue : « Notre Dame, tu y allé souvent ? ». Dire que j'ai été stupéfait de la réponse serait une grossière exagération : « Je n'y ai jamais foutu les pieds ».



Un destructeur par indifférence (je pense que Macron et Hidalgo sont des destructeurs par haine) me paraît moins critiquable qu'un conservateur indifférent. Les olibrius qui m'expliquent qu'ils sont de culture chrétienne mais pas chrétiens (ou, pour les plus hypocrites,  « pas pratiquants ») sont très hauts sur l'échelle de mon mépris (qui comptent pourtant des barreaux fort élevés !).

J'imagine assez bien ces types disant à leur épouse « Tu comprends, ma chérie, je t'aime mais je suis non pratiquant ».

Au passage, j'éprouve le même mépris pour les « compagnons de route » du communisme.

Les plus irritants sont les « christianistes » : « C'est super maxi génial que mes ancêtres aient cru au Christ, ça a donné une civilisation sans pareille, mais, tu comprends, ce n'est pas pour moi, je n'y crois pas ».

Bin non, je ne comprends pas  : « Tu essaies de me dire que tu fais un complexe de supériorité vis-à-vis de tes ancêtres ? Qu'ils étaient crédules et que, toi, tu ne l'es pas ? Que ce qui était bon pour eux ne l'est pas pour toi ? Explique moi, je suis curieux de t'entendre ».

Dans la foulée, me vient la tentation de l'argument d'autorité : « Si je comprends bien, tu veux me dire que tu es tout de même moins con que Saint Augustin, que Saint Thomas d'Aquin et que Blaise Pascal (évidemment, comme je suis sadique, je ne les cite pas au hasard : ce sont des puissances intellectuelles qui ont réfléchi aux rapports entre foi et raison)  ? Bravo, je ne m'en étais pas encore aperçu en te fréquentant quotidiennement. Je me suis sans doute montré inattentif à ton intelligence lumineuse, je te présente mes excuses et je ferai plus attention la prochaine fois que tu manifesteras ton génie ».

Entre un catholique maitrisant le dogme (ils sont de moins en moins nombreux) et un agnostique « J'seus pô, j'seus pas si y a un dieu, j'crois en rien, j'suis agneaustique », il y a un monde. Comme disait Vaclav Havel, le drame de l'homme moderne n'est pas qu'il ignore le sens de la vie, c'est que la question le préoccupe de moins en moins.

Trêve de plaisanterie, j'ai lu (et perdu, hélas) l'article d'un universitaire américain expliquant que l'ascension sociale au XXème/XXIème siècle est déchristianisante. Dans l'hyper-classe mondialisée, le chrétien a une image d'arriéré (que n'a pas le musulman - on peut se demander pourquoi - parce que, si on cause d'arriération ...). Il est donc tout naturel, au cours de ses études secondaires, de se détacher du christianisme, pour rentrer dans le moule de la caste qu'on vise. Et les élites n'entrainant plus le peuple, celui-ci s'est détaché également.

Le poncif moderne du « chrétien non pratiquant » est à classer dans le catalogue des lâchetés et des mensonges que produit toute société (dans ce cas, pour couvrir le remords vis-à-vis de ses ancêtres).

Alors, pourquoi conserver les 30 000 églises de France ? Il suffit d'imiter les Grecs qui conservent quelques milliers de temples en ruines dont ils ont perdu l'usage et c'est tout. La culture chrétienne est déjà foutue (pour les 80 % de la population française, le christianisme, c'est « les croisades et l'inquisition ») alors à quoi ça rime de faire tout un pataquès pour quelques pierres ? Sentiment de culpabilité mal assumé ?

En tout cas, il serait tant que beaucoup accordent leurs dires et leurs actes. Soit qu'ils se détournent complètement de la France, pays mort réduit à quelques attractions touristiques, soit qu'ils retrouvent les gestes, les rites et les croyances qui ont fait de la France ce qu'elle est.


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On en profitera pour prier pour nos frères chrétiens persécutés.

Sri Lanka : j’ai prié sur leurs futures tombes

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J’ai prié avec les futurs morts. C’était le dimanche 20 janvier dernier à l’église San Sebastian de Negombo pour la fête du saint le plus populaire chez les catholiques du Sri Lanka. La messe était dite en cinghalais et mon attention se portait souvent sur l’assistance, nombreuse, fervente, jeune. Une catholicité drue et abondante comme on aimerait en voir encore en Occident. Il y avait beaucoup de familles et devant moi une jeune mère coiffée d’une mantille blanche, un grand gaillard de père, deux jeunes garçons et une fillette aux yeux curieux qui s’amusait à observer le vieil étranger au teint si pâle qui se trouvait derrière eux. Complicité des regards, ce serait trop dire, c’était un simple petit échange de sourires amicaux. La vieillesse se purifie dans la contemplation des jeunes visages, et après tout elle et moi sommes d’une religion qui commence avec la naissance d’un enfant dans une étable de Judée.

[…] 

A cette guerre de civilisation qui nous est livrée, l’Occident n’a su répondre jusque-là que par de tendres réprimandes. Le pape actuel n’a pas compris que le message christique d’amour inconditionnel du prochain ne vise que les rapports entre les individus. Il s’est particulièrement distingué par son obstination à prôner un « dialogue interreligieux » qui n’a jamais produit aucun résultat. Sur les rapports entre peuples et nations, l’Ancien Testament donne des directives beaucoup plus claires de lutte contre les ennemis et envahisseurs de tout poil.

Le gouvernement du Sri Lanka a su faire face à la terrible rébellion des Tigres Tamouls et a réussi à la vaincre. Il savait depuis quelques jours qu’un mouvement islamiste appelé NTJ, National Thowheeth Jam’ath, projetait des attentats suicides contre des églises importantes. Gageons qu’il saura se défendre de l’ennemi djihadiste avec beaucoup plus de vigueur et d’efficacité que les Européens engoncés dans leur droit-de-l’hommisme et paralysés par toutes sortes de cours de justice tyranniques et antidémocratiques.

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dimanche, avril 21, 2019

La gauche : un boulet pour le peuple, une chance pour Macron (en tentant de récupérer le mouvement, la gauche a tué les gilets jaunes).

La gauche : un boulet pour le peuple, une chance pour Macron (en tentant de récupérer le mouvement, la gauche a tué les gilets jaunes).

Tout est dans le titre.

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Avec une naïveté déconcertante, Danielle Simonnet, représentante de la France insoumise (LFI), ne revendiquait-elle pas, sur les plateaux de télé, le fait glorieux d’avoir, grâce à l’action de LFI sur le terrain, empêché la montée en puissance de la question migratoire au sein des gilets jaunes. Merci pour l’aveu ; d’un côté le pouvoir cogne, de l’autre la gauche fixe les bornes. Pris en sandwich entre l’image d’une violence nihiliste portée par l’ultra gauche, et un discours de contestation sociale dénaturé, la flamme de la révolte populaire vacille sans pour autant totalement s’éteindre.
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Resurrexit Dominus !



En ce temps de Pâques, revient le texte de Péguy sur l'Espérance (vu chez Tandonnet et d'autres).

« La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’Espérance. La Foi ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans ma création. La Charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ça n’est pas étonnant. Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres. Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus. La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce. La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance. Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite ». 

Je ne partage pas le ton pathétique de ceux qui reprennent Péguy aujourd'hui : certes, tout comme les plus grands dangers pour Notre Dame sont désormais Macron, Philippe et Hidalgo, les plus grands dangers pour l'Eglise sont le pape et les cardinaux, mais l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, en a vu d'autres.

L'Eglise a toujours été l'Eglise des Saints : chaque fois qu'elle fut menée au bord du gouffre par la faute de la lâcheté, du conformisme, de l'esprit du temps (1), de l'erreur, de la mollesse et de la mondanité, bref du malin, de siècle en siècle, des saints ont surgi pour la rebâtir.

Peut-être suis-je idiot.

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(1) : l'un de vous m'a laissé une citation (peut-être d'un cardinal ! Comme quoi tout espoir n'est pas perdu ! Correction : c'est d'un évêque, celui de Côme. Faut pas rêver) : « De même qu'il n'y a aucun droit à l'invasion, il n'y a aucun devoir de se laisser envahir ».

Ecce homo !

Les néo-païens, style Alain de Benoist, me cassent les couilles ou me pètent de rire (suivant mon humeur). Ils sont grotesques et ce très cher Chesterton a expliqué pourquoi il y a déjà un siècle.

Comme chrétien, je n'ai pas intention de débattre de ces élucubrations. Pour moi, une citation clot le débat religieux : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi ».

Vous me direz que cet argument s'applique à toutes les idées religieuses non-chrétiennes, pas seulement au paganisme (il faudrait encore définir ce mot, mais ce soir je suis fatigué). Certes.

Je suis cohérent : les religions autres que le christianisme m'intéressent assez peu. Si l'islam ne posait pas un problème politique mortel à la France, ces histoires de bandits chameliers me laisseraient dans la plus profonde indifférence.

Le paganisme me semble particulièrement ridicule. J'avoue que je suis incapable d'argumenter pourquoi il me semble plus risible que l'islam ou le bouddhisme. Peut-être parce qu'il est mort et que la résurrection est une spécialité chrétienne. Je ne sais.

En tout cas, à mes yeux, l'idée d'un dieu qui s'est fait homme et s'est sacrifié sur la croix pour racheter nos péchés renvoie toutes les autres au musée.




Bref, je n'écris ce billet pour ouvrir un débat sur le paganisme dont je me contrefous (et d'ailleurs, les païens les plus conséquents aujourd'hui sont les enculés d'écolos radicaux) mais parce que j'ai apprécié le ton de ces deux textes. Et aussi l'illustration de la puissance des idées reçues (en effet, tout chrétien que je suis, je voyais le paganisme comme un folklore pas trop méchant) :

December 25 means the Triumph of Christianity over Paganism

The Myth of Tolerant Paganism


3 %

3 %, c'est la part du budget du ministère de la culture consacré à l'entretien du patrimoine. Après, étonnez vous que Notre Dame brûle.

Tout le reste, c'est plug anal et festival du kougn-amman trans-genre.

Il y a une volonté délibérée (croire que c'est seulement de l'incompétence vous rassure, mais non) de détruire la patrimoine français en le laissant se dégrader.

C'est une technique bien connue de tous les technocrates. Plutôt que de détruire un patrimoine qui les gêne (cela suscite toujours l'opposition des arriérés dans le genre des Français de France), on le laisse se dégrader par défaut d'entretien et, quand il est bien cassé, on verse des larmes de crocodile et on dit : « Ouh, là, là, comme c'est tout plein dommage, mais ça coûte vraiment trop cher à reconstruire. La mort dans l'âme, on va abréger ses souffrances ».

Ca prend plus de temps, mais c'est redoutablement efficace. Grande spécialité parisienne (car ce comportement est couplé à une corruption métastasée, plus présente là où les prix de immobilier sont stupidement élevés). Piscine Molitor et greniers des fermiers généraux, par exemple. Prochaine victime : Notre Dame de Lorette.



Le remède ? Je vois de moins en moins comment faire, à part une révolution qui renverse cette classe de pourris (les Manifs Pour Tous et les Gilets jaunes prouvent que les gentilles manifestations ne suffisent pas). Ca me désespère : la révolution étant difficile, il y a peu de chances qu'elle se fasse et cette caste de vampires risque de rester au pouvoir pour longtemps.

samedi, avril 20, 2019

Quand le pouvoir détruit sa légitimité ...

L'ultima ratio du pouvoir est d'assumer, de protéger et de perpétuer l'institution dont il a la charge. S'il manque à cette mission, peu importe le reste, il sape sa légitimité et finira par ne plus être obéi, à juste raison.

La légitimité donne à un pouvoir l'autorité : il est obéi à cause de ce qu'il est, il n'a pas besoin d'user de sa force. S'il perd la légitimité, il perd l'autorité et il ne lui reste plus que la coercition pour se faire obéïr.

Par exemple, un président et un premier ministre qui pérorent sur l'incendie de Notre Dame en évitant le mot « catholiques » (anecdote, entre mille du même genre) ne méritent pas d'être obéis (1), car ils trahissent l'histoire du pays dont ils ont la charge : ils sapent leur légitimité et n'ont plus aucune autorité. Ils n'ont alors que la répression. (Au moins, on sait où on en est).

Et cela ouvre la voie à la guerre de tous contre tous. C'est pourquoi, comme disait Henri IV qui en connaissait un rayon sur le sujet, il n'y a rien de pire.

Mais, rions encore un peu, pendant qu'il est temps.

Au début de 1944, le gouvernement de Vichy, ayant trahi la France en long, en large et en travers, a perdu toute légitimité et ne contrôle plus des pans entiers du territoire national. Ce qui donne lieu, au milieu des drames, à des histoires savoureuses.

La Résistance attaque les mairies pour voler des cartes d'alimentation (le ravitaillement des maquis a toujours été un problème). Sauf que, bien souvent, l'attaque est organisée par le secrétaire de mairie lui-même !


Une brigade de gendarmerie est attaquée par la Résistance pour s'emparer de ses armes. Le commandant de gendarmerie peut écrire  dans son rapport que ses hommes se sont défendus « jusqu'à épuisement de leurs munitions ». Et pour cause : dûment prévenus de l'attaque, les gendarmes ont tiré toutes leurs munitions en l'air. Après quoi, une bonne moitié a rejoint la Résistance comme « prisonniers », cette aimable fiction ayant pour but de protéger leurs familles.




Maintenant qu'on a rigolé, il faut tout de même dire qu'il y eut bien des actes de pur banditisme pendant cet été terrible.

En général, quand de vrais maquisards rencontraient des faux maquisards, la conclusion de l'explication de gravure était expéditive et plombée.

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(1) : s'agissant de l'incendie de Notre Dame, le gouvernement devrait faire profil bas. De même qu'ils n'ont pas compris que la taxe sur l'essence et les 80 km/h mettaient le feu aux poudres, ils ne comprennent pas que leur manière de s'approprier, de tirer à eux en toute impudence, ce drame national risque de rendre les Français encore plus grognons.

Ceux qui parlent dans le poste nous les décrivent comme très intelligents mais ils n'ont décidément aucune jugeote.




vendredi, avril 19, 2019

Tour d'horizon de Zemmour

Macron : une décision, une connerie.

Une fois de plus, à tous les castors crétins qui ont voté Macron pour éviter Le Pen (et comme la connerie est une maladie grave, je ne doute pas qu'ils referont la même chose avec les mêmes arguments  en 2022), je pose la question : « Pouvez vous m’expliquer en quoi une Le Pen (sans majorité parlementaire, je vous le rappelle) aurait été pire que Macron ? ». Va falloir de grandes rames et ramer longtemps longtemps pour ne pas trop se ridiculiser.

Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie

Didier Rykner mercredi 17 avril 2019

Il ne se passe donc pas une journée depuis l’incendie de Notre-Dame-de Paris sans que le Président de la République et son gouvernement ne nous gratifient d’annonces toutes plus absurdes ou scandaleuses les unes que les autres.

Emmanuel Macron avait déjà fait très fort mardi en expliquant qu’il allait reconstruire Notre-Dame plus belle qu’avant, et en cinq ans (voir notre article). Plus belle qu’avant ? On sait désormais comment : en lançant un concours d’architecture pour la reconstruction de la flèche ! Car pour notre Président de la République, « la flèche ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine », on peut l’effacer d’un trait de plume. Exit Viollet-le-Duc de la cathédrale Notre-Dame. On en est là, donc, en 2019, de la considération pour le XIXe siècle que les historiens de l’art ont pourtant réhabilité ces quarante dernières années. On ne sait que dire devant tant d’inculture.

Or, rappelons-le encore une fois, la charte de Venise, qui définit les principes de la restauration et que la France a ratifiée (ce qui l’engage), impose certaines contraintes. D’abord, « les apports valables de toutes les époques à l’édification d’un monument doivent être respectés, l’unité de style n’étant pas un but à atteindre au cours d’une restauration ». Viollet-le-Duc constitue, ô combien, un apport valable à Notre-Dame-de-Paris, et ses adjonctions sont d’ailleurs classées au même titre que le reste du monument. On peut aussi y lire que la restauration « a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse » Et, pour la flèche de Viollet-le-Duc, élément constitutif de la cathédrale depuis plus d’un siècle, les documents authentiques sont légion (on conserve tous les plans de l’architecte), tandis que sa structure et sa forme sont parfaitement connues grâce aux photographies et aux relevés modernes. Il n’y a donc aucune hypothèse à ce sujet. Puisqu’il ne s’agit pas d’une « reconstitution conjecturale » (terme employé dans la charte), il n’y a aucune raison d’envisager pour elle qu’elle « porte la marque de notre temps » (ce qu’impose la charte dans ce cas), et encore moins, comme le veut Emmanuel Macron, qu’il s’agisse d’« un geste architectural contemporain ».

Alexandre Gady l’a dit dans l’émission « Quotidien », « le patrimoine a une temporalité qui n’est pas celle des hommes politiques ». Cette précipitation, qui voit des décisions fondamentales prises en deux jours, sans aucun temps de réflexion ni consultation des spécialistes, et sans suivre les procédures habituelles de la restauration des monuments historiques, n’est rien d’autre que de l’agitation politique. Emmanuel Macron semble vouloir profiter de ce désastre pour marquer Paris comme d’autres l’ont fait avec de nouveaux monuments. Or, on ne peut pas jouer avec Notre-Dame. Et, même sans évoquer la convention de Venise, il suffit d’invoquer le simple bon sens : on ne fait pas de « geste architectural contemporain » sur un monument historique comme cette cathédrale.

Comme nous le disions plus haut, les annonces se succèdent et à chaque fois nous font croire à un poisson d’avril décalé, avant qu’on ne réalise effaré qu’il n’en est rien. Ainsi, aujourd’hui, a été nommé « Monsieur reconstruction » (sic, voilà le terme utilisé par les gazettes) de la cathédrale. Quitte à ne pas consulter les spécialistes, profitons-en pour nommer à la tête de cette restauration complexe un général cinq étoiles, ancien chef d’État major des armées, puis grand chancelier de la Légion d’honneur. Tous titres qui lui donnent manifestement, aux yeux d’Emmanuel Macron, une parfaite légitimité pour ce rôle…

Édouard Philippe n’est pas en reste, qui a aussi déclaré qu’un établissement public, rien que cela, serait mis en place pour mener à bien la reconstruction. Comme si la création d’une telle structure avait la moindre justification pour ce qui reste la restauration d’un monument historique. Et il a ajouté, martial, que « chaque euro versé pour la reconstruction de la cathédrale, dans le cadre d’une souscription nationale, sera dédié à cette seule tâche ». Il ne sait sans doute pas, ce qui est désormais un secret de polichinelle pour quiconque connaît un peu le coût d’un tel chantier, que le milliard et probablement bien davantage qui va être récolté à cette occasion va dépasser de plusieurs centaines de millions les réels besoins. Les milliers de donateurs pour la restauration de Notre-Dame seront sûrement heureux de savoir que leur générosité va servir à financer un concours appelé à choisir un « geste architectural contemporain » pour décorer le toit de Notre-Dame, mais que le surplus n’ira pas aux autres monuments en péril, innombrables, de notre pays (on se demande d’ailleurs ce qu’il va en faire).

Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui donne de nouveaux chiffres qui témoignent de la grande misère des monuments historiques dans notre pays, et du peu de cas que les gouvernements successifs font du patrimoine. Dans un article intitulé « Cathédrales et monuments : seuls les crédits ne flambent pas », Hervé Liffran révèle quelques chiffres stupéfiants qui confirment ce que nous dénonçons depuis toujours. On y apprend ainsi que pour 2019, l’État n’a prévu que 18 millions d’euros de crédits de paiement pour l’entretien [1] des monuments historiques lui appartenant, dont 86 cathédrales. Soit moins de 100 000 euros par monument. Il rappelle aussi que pour Notre-Dame, il avait prévu de ne donner que 40 millions pour la restauration sur les dix prochaines années, soit 4 millions par an, sur les 240 millions qui étaient alors nécessaires [2]. Pas de doute, il aura vraiment fallu un incendie pour qu’Emmanuel Macron déclare enfin sa flamme à Notre-Dame !

Didier Rykner

Notes

[1] Précision ajoutée après la publication de cet article : il s’agit bien du budget de l’entretien

[2] Nous avions le chiffre de 150 millions d’euros nécessaire, mais il s’agit désormais d’un détail.

jeudi, avril 18, 2019

Remettons la flèche au millieu de la cathédrale




Les garde-fous énoncés par cette dame apparaissent bien minces face au cinglé de transgression et d'autoritarisme qui, hélas, nous gouverne.



L'incendie de Notre Dame à l'heure de Twitter et des blogs









Y en a, il ferait mieux de se taire, mais ils ne peuvent pas s'empêcher :

Frôlé seulement ? Il est gentil.











N'importe quoi

Emmanuel Macron :
« Nous rebâtirons Notre-Dame plus belle encore. »
Personne ne « rebâtira Notre-Dame », puisque l’essentiel du bâtiment est intact, comme les photos le montrent clairement. Et l’on voit là quelle était la suréminente excellence du travail des bâtisseurs de cathédrales.
Ce qui est à refaire, en dehors de quelques morceaux de voûte (notamment la croisée du transept), c’est le toit. Je ne doute pas que la charpente fût un chef-d’œuvre, mais comme personne ne pouvait la voir la perte est du domaine de l’imagination. Si quelqu’un veut voir une belle charpente qu’il vienne voir les halles du Faouët à côté de chez moi… Ou qu’on se souvienne que la charpente de la cathédrale de Reims est en béton, et celle de la cathédrale de Chartes métallique, ce que les visiteurs ne soupçonnent pas…
Quant à l’outrecuidance du « plus belle encore », non seulement elle montre la fatuité du personnage, mais c’est une insulte aux bâtisseurs. Une insulte à la chrétienté. En Allemagne et en Pologne, on a réellement reconstruit des églises. A Gdansk on a reconstruit la plus grande église de brique de la chrétienté, et à Varsovie la cathédrale. On les a reconstruites à l’identique. Personne n’aurait osé dire qu’il les reconstruirait « plus belles encore »…
Enfin un mot de cette immense clameur venant de gens qui se moquent éperdument de ce que représente une cathédrale. Nous sommes dans une société de sensiblerie et d’hypertrophie de l’émotion qui ne croit en rien et qui paraît attendre les catastrophes et les attentats avec avidité, une avidité attisée et cultivée par les médias. Comme un divertissement. Et l’on pleure à la commande, sur n’importe quoi. Sur des dizaines de morts comme sur un toit qui brûle. Nous sommes dans une société où c’est un droit de tuer tous les jours des enfants avant la naissance mais où c’est un drame épouvantable que la charpente de Notre-Dame brûle. De ce bâtiment qui est, comme l’ont immédiatement souligné les médias, un « haut lieu touristique ». C’est cela qui est terrible : voilà un haut lieu touristique qui va demeurer inaccessible un certain temps. Personne ne s’est ému des églises détruites en Irak, notamment à Mossoul où certaines sont plus vénérables que Notre-Dame de Paris, ou à Qaraqosh capitale de la petite Eglise syro-catholique. Beaucoup moins « touristiques ». Mais des vraies églises de la chrétienté d’aujourd’hui. Reconstruites par des chrétiens qui savent ce qu’est une vraie catastrophe.

Popeye (Guest):

"...laisser la gestion de la reconstruction à une fondation gérée par la Fondation de France, en exclure autant que faire se peut l'Etat et ses grosses pattes velues. ..."
Oh que oui!!!!
Jetez un oeil au billet de H16 du jour.
j'ai laissé ce commentaire chez Yves Daoudal (billet "n'importe quoi" à propos du "nous rebâtirons" de ce ... de Macron
"Je tique sur le "nous" : en tant que catholique, je n'ai pas besoin de Macron pour contribuer à la reconstruction de Notre-Dame.
Pour le dire plus directement : je n'ai aucune confiance en lui pour qu'il décide quoi que ce soit dans le reconstruction.
L'état républicain a déjà spolié deux fois les biens de l'Eglise. En termes d'honnêteté, le "track record" n'est pas en sa faveur.
Macron et sa clique surfent sur la légitime émotion de nombre de parisiens et de français, amplifiée et modifiée par les media.
Ils n'ont aucune volonté de reconstruire un sanctuaire digne : il veulent au plus vite se donner une posture de bâtisseur et remettre en service au plus cheap (et si possible en atténuant voire faisant disparaître la dimension catholique) un musée drainant 14 millions de touristes.
S'il doit y avoir un concours d'architecte, le décideur au final devra être ès-qualité l'archevêque de Paris, point barre.
L'état peut participer au financement s'il veut-t, ce ne sera(it) pas à lui de décider de comment la cathédrale doit être reconstruite."
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Cette cathédrale vieille de plusieurs siècles a pu survivre à des guerres, des épidémies, des famines, des grandes inondations, et même aux nazis !!
Cette cathédrale a survécu à tout, sauf à notre génération.
Cette génération de nihilistes, d’individualistes, de consommateurs, de « technophiles».
Pas un i-pad, un i-phone ou une console de jeux pour sauver la cathédrale, mais des millions pour immortaliser impuissants le moment.
Nous avons toutes les technologies, nous n’en avons jamais eu autant, mais nous sommes, au mieux, infichu de ne pas mettre le feu à nos bâtiments quand on y fait des travaux.
A tous les niveaux, parce que tout se vaut, qu’il ne faut plus ni punir, ni noter, parce qu’il faut être égalitariste en tout et pour chacun, il n’y a plus d’exigence, de recherche d’ambition et d’excellence.
Les générations actuelles cachent leur médiocrité dans l’orgueil et l’arrogance du politiquement correct étouffant.
Les pertes de savoir-faire sont multiples et généralisées. Nous ne savons plus construire de centrales nucléaires. Nous saurons encore moins les démanteler.
Vous découvrirez effaré, que nous n’avons évidemment presque plus de tailleurs de pierres.
Vous découvrirez effaré, que nous n’avons plus assez de chênes pour refaire une seule grande charpente, ce qui est logique, vu que c’est les Chinois qui achètent tous nos chênes (comme nos terres agricoles). Il faut dire que nous sommes gouvernés par des glands.
Nous sommes en réalité incapables de faire aujourd’hui ce qu’ont fait ceux qui construisaient les cathédrales il y a plus de 850 ans…
Nous sommes incapables de prendre soin de ce que nous avons reçu en héritage.
Ils étaient des bâtisseurs, nous sommes des pilleurs, les fossoyeurs.
Nous détruisons tout.
De l’environnement à notre patrimoine, de notre culture à notre langue, de nos institutions à nos écoles, tout.
Nous détruisons consciencieusement tout ce qui architecturait notre pays et le faisait tenir debout.
Nous pillons tout et laissons tout le monde piller.
C’est un grand saccage.
Ceux qui ont sauvé Notre-Dame sont 400 gueux appelés sapeur-pompier et gagnants moins de 2000 euros par mois et qui subissent les restrictions budgétaires parce que nous avons « trop » de fonctionnaires, et que partout en France les pompiers coûtent trop chers.
Les nations sont vendues par les riches, et sauvées par les gueux.
Ce n’est pas uniquement Notre-Dame qu’il faut reconstruire, c’est l’ensemble de notre pays et de notre nation.
Comme toute œuvre d’ampleur, une telle reconstruction ne peut être que collective.
Comme toute œuvre collective elle n’a comme objectif que le bien commun.
L’incendie de Notre-Dame, est un symbole. Une allégorie, presque un message.
Réparons notre pays tant que nous le pouvons encore.
Après il sera trop tard.
Pourquoi ?
Parce que pour réparer, pour construire, il faut des savoir-faire, des connaissances, des compétences. En dessous d’une certaine perte de savoir, il est trop tard. La perte est irrémédiable et il est impossible de pouvoir former en nombre suffisant faute de professeurs, d’enseignants, de maîtres.
Nous sommes exactement à ce point de bascule.
C’est à nous de savoir quel chemin nous prenons.
Celui de l’ambition collective, du travail, et de la reconstruction de la nation, ou alors celui de la déliquescence totale pour être fusionner dans ce grand ensemble européen et mondialiste sans aucun sens où l’on ne veut pas de gens brillants mais des crétins décérébrés pour en faire des consommateurs sans cervelle.
Dieu ne nous demande pas tant de construire de somptueux édifices que de bâtir notre temple intérieur.
Tout le reste n’est que vanité, et la vanité termine toujours en drames et en cendres.
Puisse la reconstruction de notre cathédrale servir de symbole pour une reconstruction bien plus importante qui est celle de notre nation.
Il est venu le temps des cathédrales.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !











mercredi, avril 17, 2019

Incendie de Notre-Dame : décadence, nous y sommes.





Effondrement du goût

On ne parlera plus, pas un mot, des fidèles de la cathédrale, d’un sanctuaire incendié en plein milieu de la veillée pascale… Cela n’est pas de bon ton. Un «fidèle» est aujourd’hui un être plus étrange qu’un Bantou, qu’un Taupinambou au temps de Voltaire. D’ailleurs, on n’en voit plus. On parlera des «touristes», par centaines de milliers, par millions, déçus de trouver porte close, auxquels le ministère de la Culture - et non des cultes - devra porter par conséquent assistance.
On sait tout cela. Mais a-t-on jamais imaginé que cet effondrement du goût, cette voyoucratie des plaisirs, son laisser-aller dans une langue devenue un désastre, est de ces phénomènes profonds, lents, qui sont dans une société ceux des désastres, désastres d’un pays , d’une patrie, d’une nation, d’une langue, d’une culture - auxquels seul le feu, allumé par le hasard malheureux ou bien par une intention maligne, célébrant la puissance vindicatrice des dieux, alimenté, nourri par tous les déchets d’une modernité agonisante et les humeurs des intestins, mettra fin ? Nous y sommes.
* De l’Académie française. Ancien conservateur général du patrimoine. Ancien directeur du Musée Picasso. Dernier ouvrage paru: La Part de l’ange. Journal 2012-2015 (Gallimard, 2016).
Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 17/04/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici




Incendie de Notre Dame : les salauds de sépulcres mal blanchis

Autant je me réjouis de la mobilisation des Français de France pour Notre Dame, autant la générosité ostentatoire des requins dont on peut douter qu'ils soient réellement français m'indispose, pour dire le moins.

Rappelons deux méfaits de ces gens qui font système et ne sont pas sans rapport avec l'incendie de Notre Dame :

1) Pendant que les églises de France crient misère pour leur entretien, ces gens là préfèrent financer des plugs anals (anaux ?) et des chiens en plastique :



Et ce n'est pas fini :


2) Ils sont les profiteurs et les promoteurs d'un système qui fait de la destruction des nations, des cultures et des patrimoines son arme principale.









Je ne suis visiblement pas le seul que ça gratte :

Edouard Husson : Je trouve pathétique la tentative des dirigeants pour s’emparer d’un événement qui dit d’abord la démission de leur volonté, depuis des décennies. Je comprends qu’ils aient peur de devenir la cible de questionnements courroucés. Mais ce qu’on attend est un mea culpa pour des budgets de la culture et du patrimoine réduits à la portion congrue. Il faut savoir aussi que les équipes de la cathédrale, à commencer par l’actuel recteur, qui a énormément fait pour la réorganisation efficace des services, se sont heurtés à une faible appétence pour le mécénat dans la catégorie de ceux qui, aujourd’hui, une fois la catastrophe arrivée, aiment que l’on proclame combien de zéros comporte leur chèque. Dans leur grand aveuglement, consistant à vouloir tout financer un petit peu, l’Etat et la Ville ont émis cette règle absurde d’un euro privé à trouver pour chaque euro public en vue de la restauration de la cathédrale. Comme si la restauration d’un bâtiment qui porte l’âme de la France relevait de la comptabilité d’un partenariat public/privé. De même qu’ils ont été incapables de voir venir la catastrophe matérielle, nos dirigeants sont surpris par l’ampleur de la réaction populaire et par l’écho international de la catastrophe. En écoutant hier soir ou ce soir le président de la République, j’avais dans l’oreille sa déclaration de campagne sur le fait qu’il n’y a pas de « culture française ». Je veux bien que l’on change d’avis, pour le meilleur. Cependant je pense que ce qui va plutôt s’imposer c’est l’étrange correspondance entre le monument privé de toiture et dévasté à l’intérieur, d’une part, et, d’autre part, la population appauvrie, craignant pour ses fins de mois, incapable de dépenser ce qu’il faut pour assurer un avenir décent. La culture, le patrimoine, la langue, c’est tout ce que possèdent les pauvres, ceux qui vivent de peu, ceux qui ne gagnent pas assez pour épargner. Je ne peux pas m’empêcher de mettre en parallèle ces Gilets Jaunes éborgnés, mutilés, meurtris et notre cathédrale ravagée par le feu. 


Edouard Husson : Lorsque Valéry Giscard d’Estaing avait déclaré, dans les années 1970, que la France ne serait plus désormais qu’une puissance moyenne parce qu’elle pèserait démographiquement très peu, il montrait la voie à tous ceux qui veulent réduire la France à des statistiques et de la technocratie. François Mitterrand avait bien compris qu’il fallait être un peu plus subtil que son prédécesseur et donc il s’adonna à la construction. Mais ce fut largement pour emprisonner symboliquement  les Français dans des lieux signifiant le despotisme: une pyramide, un arc de triomphe - à l’opposé de l’architecture ouverte vers le ciel de nos cathédrales. La pyramide est un lieu funéraire alors que nous avons besoin de lieux où l’on célèbre la beauté de la création, la vie plus forte que la mort, la possibilité de sortir de la souffrance, d’échapper aux limites de la condition terrestre. Le président suivant, Jacques Chirac crut, lui, qu’il suffisait d’une coupe du monde de football gagnée pour nourrir l’âme du pays. C’est le même homme qui, un jour, à Rome, déclara à l’un de ses collaborateurs, que « toutes ces pierres » l’écrasaient, l’oppressaient. Avec son musée des Arts Premiers, il a clairement dit qu’il n’aimait pas la beauté ni la puissance de notre civilisation. C’est le même homme qui a supprimé le service militaire, comme si les Français ne devaient plus jamais être amenés à se battre pour défendre leur patrie ou une grande cause. Nicolas Sarkozy, lui, était plus tiraillé: les discours d’Henri Guaino, évoquant l’âme de la France, étaient-ils en mesure de peser face à la dictature de la communication et de la technocratie monétaire.
 
Alors, évidemment, nous pouvons faire le pari que la France va, de plus en plus réaffirmer la grandeur de la politique et même, redécouvrir ce que Péguy appelait la mystique en politique. Je pense que l’événement de Notre-Dame est un déclencheur - au même titre, toutes choses égales par ailleurs, que le 11 septembre 2001 pour les Américains. 

Alors, comment remettre de l'ordre dans cette indécente escalade ostentatoire entre canailles ploutocrates ?

Très simple : limiter les dons à un chiffre bas, genre 30 000 € par personne (3, comme la trinité) et laisser la gestion de la reconstruction à une fondation gérée par la Fondation de France, en exclure autant que faire se peut l'Etat et ses grosses pattes velues.

Cette restauration serait alors vraiment celle des Français.


Incendie de Notre Dame : l'hypothèse criminelle

Nous savons que les services officiels, en qui je n'ai aucune confiance (ou plutôt si : j'ai une grande confiance dans leur capacité à mentir et à aller dans un sens qui arrange le pouvoir. Faire l'historique de la perte de confiance dans la police et dans la justice est une autre histoire) ne trouveront pas ce qu'ils font bien attention de ne pas chercher.

Mais les Français ont conscience que l'hypothèse criminelle ne peut être aisément écartée. Comme dit notre commentateur P. Jaunet, un barbu, c'est un barbu. Trois barbus, c'est des barbouzes. Après Lavaur, Saint Sulpice et Saint Denis (et bien d'autres), l'hypothèse criminelle est au minimum à égalité avec l'hypothèse accidentelle.

Maintenant, est-ce que je peux m'avancer plus ? Non. Les incendies accidentels de vieilles charpentes, ça arrive aussi.

Nous n'aurons probablement aucune certitude (sauf revendication) mais une hypothèse la plus vraisemblable cernée de questions, comme pour l'assassinat de Kennedy. Si je suis plus que sceptique concernant les services officiels, nous finirons cependant par avoir beaucoup d'éléments disponibles, peut-être trop, il s'agira ensuite pour chacun de faire le tri, et ce n'est pas gagné (voir Marion Cotillard et le 11 septembre).

En ces affaires, j'utilise volontiers le rasoir d'Ockham : je me raccroche à l'hypothèse la moins alambiquée. C'est pourquoi, par exemple, je crois à un Oswald solitaire (mais manipulé) ou à la thèse officielle pour le 11 septembre.





De la signification de l'événement :
















Addendum : l’orentation des médias dans le sens exclusif de la thèse de l’accident est ridicule. Tout le monde pense à la thèse du sacrilège volontaire, la taire ne fait que renforcer le complotisme.

mardi, avril 16, 2019

Et spes nostra, salve.

Je me demande souvent :« Si les Français ne sont pas chrétiens, que sont-ils ? ».

Je réponds de plus en plus souvent : « Rien. Si les Français ne sont pas chrétiens, ils ne sont rien ».

Bien sûr, individuellement, il y a des Français tout à fait légitimes qui ne sont pas chrétiens.

Je ne vous parle pas d'individus, mais de peuple. Si le peuple français n'est pas composé à 80 % de chrétiens (j'aime bien les 80/20 de Pareto), est-ce encore le peuple français ?

Quand il reste en France 5 % de chrétiens pratiquants, probablement moins que de musulmans pratiquants, peut-on dire que la France existe encore ? Ou n'y a-t-il plus qu'une entité administrative sur le territoire de ce qui fut jadis la France ?

Il se trouve que je lis le remarquable La révolution française ou les prodiges du sacrilège, de Jean Dumont.



C'est pourquoi l'incendie de Notre Dame me frappe tant : si ce n'est pas un châtiment divin (les voies du Seigneur sont impénétrables et ce n'est pas mon genre de faire le ventriloque pour Lui), c'est vachement bien imité.




Cela ne signifie d'ailleurs pas que la France est morte. Elle est seulement en dormition.

Pour une raison très simple, très primaire : les athées ne font pas assez d'enfants pour renouveler les générations. Rémi Brague dit que si l'on ne pense pas que la vie est intrinsèquement bonne car donnée par Dieu (ou par des dieux, des divinités ou équivalent), on ne se donne pas la peine de la donner (bon, d'accord la répétition du mot « don » est lourde, mais c'est pour que ça rentre).

On risque en France le face à face entre les religieux de divers bords, comme en Israël. Dans ce cas, les prolongeurs de courbes donnent la victoire aux musulmans, mais, heureusement, l'histoire est plus agitée et plus incertaine que cela.

La somme de toutes nos fautes

Qu’il soit accidentel ou criminel (à plus forte raison, bien sûr, dans ce dernier cas), l’incendie de Notre Dame m’apparait comme la somme de toutes nos fautes.

Depuis des décennies, nous nous montrons infidèles, impies, négligents, futiles et jouisseurs. Nous prétendons ne rien devoir hériter et ne rien devoir transmettre, ne rien devoir assumer de ce que nous sommes. Le destin commence à nous présenter l’addition depuis Charlie et ce n’est que le début.

Bien sûr, les esprits forts me rétorqueront que ce n’est qu’un événement matériel qui avait une certaine probabilité et que le mauvais numéro est malheureusement sorti. Mais c’est oublier un peu vite Montesquieu. Les fragilités ne sortent pas de nulle part, elles sont construites par les décisions qu’on a prises et qu’on prend encore.

Telle bataille perdue apparaît contingente, mais on avait accumulé assez de fragilités pour qu’une bataille perdue devienne très probable. Si une cathédrale n’avait pas brûlé à Paris, une autre aurait brûlé à Marseille.

J’ai bon espoir que Notre Dame soit reconstruite mais rien ne nous lavera de la honte que ce fût à notre époque et non à une autre que l’incendie a pris.

Notre Dame de Paris : la France brûle.


Notre-Dame : la nausée et la colère

Notre-Dame : la nausée et la colère

Les bonnes questions de Serge Federbusch.

Hélas, je crois qu'elles seront éludées : les medias vont temporiser en focalisant leur attention sur des anecdotes, puis on passera petit à petit, en deux jours, à autre chose et, hop, le tour sera joué. On a déjà vu ce numéro mille fois. Ils savent faire.

lundi, avril 15, 2019

Un goût de cendre




Voici un SMS que j'ai envoyé, allusion évidemment à la restauration qui était en cours :



Bref, notre époque.

Incendie à Notre Dame de Paris



Ca devient franchement pénible, la destruction de notre patrimoine, que les causes soient accidentelles ou volontaires.

Notre Dame a survécu aux guerres, aux invasions et aux révolutions.

Elle est mise en danger par notre époque. Ce petit fait nous juge.

Il s'avance beaucoup en attribuant une origine criminel à l'incendie de Notre Dame, mais cela ne change rien au fond, aux centaines de profanations annuelles d'églises.

Dissonance cognitive : quoi que c'est-il ? 4 exemples.

Le J'accuse de Charles Gave

C'est très important car les journalistes sont les nouveaux inquisiteurs.






Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent.
Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel.
Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.
La civilisation Judéo- Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe àl’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors.
Cela nous est expliqué dès les premières lignes de la Bible : après avoir mangé la pomme de la connaissance, Adam et Eve se virent nus, c’est-à-dire fragiles et mortels. Mais en comprenant ce qui pouvait leur faire du mal à eux, ils comprirent instantanément aussi comment faire du mal aux autres. De la prise de conscience que nous sommes mortels et vulnérables est donc née l’idée que nous pouvons tuer les autres ou leur faire du mal.  Et c’est à cet exact moment que le serpent, le Malin, entre dans l’histoire du monde, à l’instant même où nous sommes devenus conscients de notre propre vulnérabilité. Cette idée, que je trouve très forte, n’est pas de moi mais de Jordan Peterson. Et elle implique que chacun d’entre nous peut être en même temps ou à tour de rôle un salaud ou un saint, un héros ou un couard…
Et le Christ de nous dire « ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé », ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas condamner, mais qu’en aucun cas il ne faut juger que l’autre est mauvais dans son essence. Un homme peut être coupable, et donc soumis au châtiment, mais jamais il ne peut être totalement mauvais. Le péché est haïssable, le pécheur jamais.
C’est ce qu’avait compris de Gaulle quand le Père Bruckberger vint lui demander la grâce de Joseph Darnand, immense héros de la guerre de quatorze et chef de la milice. Il répondit à Bruck, après avoir refusé de commuer la peine, « Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime. » Darnand était condamné, mais pas jugé, le jugement n’appartient qu’à Dieu.
Sur cette base, où des condamnations ont lieu mais où personne ne prononce un jugement sur l’essence de chaque individu, on peut construire une société véritablement humaine car le pardon, le repentir et la miséricorde y sont possibles.
Mais la dérive de nos sociétés aujourd’hui amène exactement à l’inverse : les crimes ne sont plus condamnés tandis que des jugements condamnant des individus sont portés au motif que ces personnes seraient fondamentalement mauvaises, tout simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec ceux qui s’autorisent à juger leurs contemporains. Et ceux qui ostracisent leurs contemporains sont presque toujours des journalistes, qui se sont arrogés le pouvoir divin de juger de l’essence de chaque individu sans même que la faute ait été prouvée.
Et donc, aujourd’hui, des milliers d’hommes et de femmes ont été déshonorés, mais non condamnés, ce qui est bien pire que ce qui est arrivé à Dreyfus car, dans le monde dans lequel nous vivons, il n’y a ni appel, ni pardon, ni miséricorde, ni même nécessité de prouver le crime : l’homme qui a perdu son honneur ne peut le récupérer.
J’ACCUSE donc la classe médiatique d’avoir créée un monde inhumain et donc totalitaire en se transformant de fournisseur d’informations en ayatollahs.Dans ma jeunesse, le journaliste dans une première partie du journal ou de son article vous présentait les faits tels qu’ils avaient pu être établis, et dans une deuxième partie vous donnait son interprétation de ces faits et c’était très bien ainsi. Et donc la première étape était la collecte de l’information, la deuxième la mise en place du raisonnement du journaliste, sous tendu par les faits, que le lecteur pouvait consulter librement et la troisième, qui ne concernait que le lecteur, la formation d’une opinion que chacun pouvait effectuer librement.
Aujourd’hui, des procureurs que personne ne contrôle passent des jugements sans appel sans même que tous les faits aient été connus, et ces jugements sont toujours fondés sur l’argument d’autorité qui cherche à nous faire croire que le journaliste sait mieux que nous et que donc nous devons y souscrire.
Le résultat final est, qu’en tant que lecteur, je n’ai plus accès aux faits et donc je n’ai plus la possibilité de me former mon opinion librement. Je dois hurler avec les loups.
On est passé en cinquante ans du trois étoiles au McDonald et l’on m’explique qu’il s’agit d’un progrès.
Et cette chute est le résultat de la déchristianisation de nos sociétés. Car, comme nous le savons tous, depuis un siècle, notre monde s’est déchristianisé à toute allure, et il s’est passé ce que Chesterton avait prévu lorsqu’il écrivait « Quand les hommes ne croiront plus en Dieu, cela ne voudra pas dire qu’ils ne croient plus en rien, cela voudra dire qu’ils croiront n’importe quoi »
Nous y sommes et les journalistes qui ne croient plus ni à Dieu ni à Diable se sont mis à croire n’importe quoi et en particulier qu’eux ils étaient bons et que leur tâche était de lutter contre le mal.
Ce qui revient à dire que la ligne entre le bien et le mal ne passe plus à l’intérieur de chacun d’entre eux (puisqu’ils sont bons) et que leur seul et unique devoir est de débusquer les défenseurs du Mal. Nous sommes passés d’un monde objectif à un autre, fondé sur la subjectivité de ceux qui ont le droit de s’exprimer. Nous sommes passés de la Démocratie à la théocratie ou les prêtres nous informent de ce que nous devons penser. En fait, nous sommes retombés dans le manichéisme le plus pur, d’un côté les bons, de l’autre les mauvais et c’est toujours à ce moment que commence le totalitarisme puisque les mauvais doivent être détruits.
Et donc, dès que des informations extraordinairement partielles, partiales ou incomplètes semblent justifier leurs préjugés, ces nouveaux chiens de garde attaquent en meute, non pas pour essayer de comprendre ce que celui qu’il faut bien appeler une victime a pu vouloir dire, mais pour le détruire.
Et pour détruire celui qui pense mal, ils utilisent deux armes, toutes les deux létales dans le monde des idées :
  • Ils tournent en ridicule le peuple, qui pense rarement comme eux, en les traitant de « beauf » incultes et grossiers. C’est le traitement qu’ils font subir aux gilets jaunes en France, qui correspond aussi à l’appellation de « déplorables » dont madame Clinton avait affublé les électeurs de Trump et au nom « little englander », donné en Grande-Bretagne au partisan du Brexit.
  • Pour les plus dangereux de ceux qui ne partagent pas leurs idées car ils savent s’exprimer par eux-mêmes et qui auraient émergé grâce à leurs propres talents, ils pratiquent l’excommunication, sans retour en grâce possible. Ces pauvres individus, accusés de racisme, de fascisme, d’islamophobie ou de tout autre péché mortel n’ont comme solution que de se suicider intellectuellement et de cesser de produire quoi que ce soit car ils ne seront plus jamais invités à aucun débat, leur carrière universitaire sera brisée et leurs livres ne bénéficieront jamais de la moindre recension.
Tourner en ridicule le Peuple, excommunier les opposants à la pensée unique en se servant du monopole sur les media officiels qu’ils se sont créés avec l’aide des puissances d’argent, tels sont les deux outils que ces « journalistes » utilisent pour assécher les maigres oasis qui essaient de continuer à exister ici ou là et pour survivre dans le désert intellectuel dans lequel nous vivons.
J’ACCUSE donc les journalistes payés par les media officiels d’être devenu le bras séculier de la pensée unique, à qui l’on livre les criminels pour qu’ils soient condamnés et exécutés sur la place publique. Ils sont devenus le sous-officier qui a brisé l’épée de Dreyfus et arraché ses galons.
Mais ce n’est pas tout : J’ACCUSE aussi certains journalistes d’avoir pris pour exemple le Colonel Henry qui fabriqua les fausses pièces à conviction qui accablèrent le pauvre capitaine Dreyfus. Car beaucoup d’entre eux, non contents de déshonorer ceux qui ne peuvent répondre, vont jusqu’à fabriquer de fausses « preuves » ou à utiliser des preuves » dont ils savent qu’elles sont fausses ou incomplètes.
Et pour ajouter à leurs crimes, J’ACCUSE enfin bon nombre de journalistes d’être des Esterhazy qui tout en connaissant le vrai coupable, hurlent à la mort pour faire condamner un innocent.
Que le lecteur me permette de donner deux exemples de ces pratiques abominables, l’un immense, l’autre minuscule et qui tous deux viennent de se produire.
Depuis près de trois ans, la classe journalistique dans son immense majorité nous a certifié que le Président des Etats-Unis était arrivé au pouvoir avec l’aide de monsieur Poutine.
Et tout l’arsenal qui avait servi à faire condamner Dreyfus y est passé.
  • Fabrication de fausses preuves et utilisation de ces fausses preuves pour faire espionner le Président et son entourage.
  • Fuites « anonymes » vers des media complices, appuyées sur ces fausses preuves, tendant toutes à prouver la culpabilité du Président.
  • Campagnes de presses reprenant des éléments dont tous les journalistes savaient qu’ils étaient faux, en partant du principe que la fin justifie les moyens et que, comme le Président était une ordure, mentir et tricher étaient non seulement permis mais recommandable, ce qui est une monstruosité. Car chaque homme est responsable des moyens qu’il a utilisé sans considération aucune des fins qu’il poursuivait, et dire ou recommander le contraire, c’est encore une fois la voie ouverte au totalitarisme.
  • Protection des vrais coupables, c’est-à-dire les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, à qui rien ne fut jamais reproché…
  • Utilisation de la justice pour essayer de forcer certains proches du Président qui avaient commis quelques peccadilles à charger le Président en contrepartie d’un allègement de leur peine.
Tous les composants de l’affaire Dreyfus sont là, et l’on retrouve les mêmes personnages sous des noms différents, Esterhazy (Steele, l’espion britannique), le Colonel Henry (Comey, le patron du FBI), le général Picquart (le ministre de la Justice Barr) etc… mais le combat est à front renversé : cette fois ci, les salauds sont tous à gauche et les honnêtes gens à droite. Mais qu’est que la gauche aujourd’hui puisqu’elle hait le peuple ?
L’opinion publique a plutôt soutenu Trump comme elle avait soutenu Dreyfus tandis que quelques media (Fox, Breitbart) reprirent le rôle de Zola et de l’Aurore et défendirent le Président, mais la majorité de la presse « institutionnelle », y compris la presse française, a endossé sans état d’âme le rôle qu’avait choisi l’Action Française de Charles Maurras.
Mais nous savons maintenant, grâce au rapport Mueller et au nouveau ministre de la Justice monsieur Barr, que le Président est innocent et que les foudres de la Loi vont tomber-enfin- et sur les vrais coupables et sur ceux dans les media qui ont été complices de la première tentative de coup d’état dans l’histoire des USA. La vérité l’emportera toujours sur le mensonge disait Jean-Paul II
Venons-en au minuscule exemple.
Un transsexuel est attaqué à Paris et la presse se déchaine immédiatement contre l’homophobie de la population française et cela sans même connaitre les coupables. Je suis moi -même très affecté puisque mon jeune frère était homosexuel et qu’il est mort du sida au début des années 90, ce qui acheva de tuer ma mère après perdu mon père aussi d’une longue maladie. Voilà qui réveilla chez moi des souvenirs très douloureux.
Les coupables sont trouvés, et ils sont musulmans.
En une journée, l’information sort de tous les journaux, tant tous nos héros du bien ont peur de pratiquer le fameux amalgame.  Et pourtant, dans ce cas-là, ils devraient défendre les homosexuels, car il y a 17 pays au monde qui pratiquent la peine de mort pour homosexualité et ils sont tous musulmans. Les musulmans qui ont attaqué la victime n’ont fait que ce que le Coran leur enjoint de faire. Dénoncer l’homophobie présente partout dans le Coran devrait être un devoir sacré pour tous les défenseurs du bien. Hélas, défendre les homosexuels ne rapporte rien, mais dire du mal du Coran ou du prophète peut couter cher comme l’a montré l’exemple de Charlie Hebdo.  Certes, « Nous sommes tous Charlie », mais pas au point de les accompagner au cimetière.  Et donc, non seulement beaucoup de ces journalistes ont menti en accusant sans preuve aucune la population française mais dès qu’ils ont su la vérité, ils ont couru se cacher… On songe aux allemands qui pendant la guerre n’ont jamais vu passer les trains…   Ils sont comme les chacals, agressifs en groupe, mais lâches individuellement.
Que faire ? va me dire le lecteur… La solution est toute simple et existe en Grande-Bretagne. Les journalistes peuvent tout dire, tout écrire mais si ce qu’ils ont dit ou écrit est faux et diffamatoires, alors les tribunaux condamnent et le journaliste et son media sont littéralement ruinés par les dommages et intérêts payés à la victime. Cela n’empêche en rien la liberté de la presse, qui est sacrée, mais cela empêche assez efficacement les journalistes de détruire des vies et des carrières sans aucune preuve et sans que ces forfaits aient le moindre effet sur eux.
Voilà une réforme qui, pour une fois, serait utile.