vendredi, décembre 19, 2014

Il y a cinquante ans

Il paraît que Sardou revient à la mode

Dans le sillage du film La famille Bélier :




Bien sûr, c'est très marrant de voir que ce chanteur, trainé dans la boue tout au long de sa carrière comme affreux réac par des gens tombés dans l'oubli depuis longtemps n'est pas, lui, oublié.

J'ai de l'admiration pour la famille Sardou où l'on n'est artiste de scène, mime, chanteur ou acteur, de génération en génération. On doit en être à la cinquième ou à la sixième.

J'ai choisi une chanson non polémique :




Zemmour se défend

Je me demande si cette défense n'est pas contre-productive. Si elle n'accorde pas trop d'importance à ses détracteurs.

Entre des journalistes en meute qui appellent à la censure et un ministre de l'intérieur qui appelle à manifester contre un journaliste, quel est le plus grotesque ?

Bien sûr, laisser faire ces enfoirés est dangereux mais y a-t-il encore nécessité de leur répondre pour les désarmer ? Ne sont-ils pas éclaboussés d'un tel mépris public qu'il suffit de les ignorer ?




mercredi, décembre 17, 2014

L'hystérisation des débats en panne ?


Eric Zemmour a tenu les propos suivants :
Eric Zemmour : « Les musulmans ont leur code civil, c'est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s'en aller. »
Question : « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Déporter[le journaliste a reconnu ne pas avoir employer ce mot dans sa vraie question à Zemmour, que c'est un résumé] 5 millions de musulmans français ? »
Eric Zemmour : « Je sais, c'est irréaliste mais l'Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d'Algérie pour revenir en France ? Ou bien  qu'après la guerre, 5 ou 6 millions d'Allemands auraient abandonné l'Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? »
Question : « [Vous parlez d'exodes provoqués par] des tragédies immenses. »
Eric Zemmour : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes [vivent ici], en France, [mais] ne veulent pas vivre à la française. »

Les propos de Zemmour sont d'une grande banalité, au moins pour les Français qui ne vivent pas dans la bulle bobo.

Quand Zemmour dit depuis des années que le renoncement à nous-mêmes conjugué au Grand Remplacement et à l'islamisation prépare la guerre civile, il sous-entend évidemment qu'il y aura des vaincus, des expulsés ou des soumis. Donc rien de nouveau.

L'étonnant est ailleurs.

Le ministre de l'intérieur a cru devoir réagir avec le galimatias «républicain» habituel :

Bernard Cazeneuve condamne avec une extrême fermeté les propos tenus par Eric Zemmour concernant les musulmans de France

Cependant, les propos zemmouriens, de nature à provoquer une tempête chez les traqueurs obsessionnels de «dérapage», les petits juges du patinage médiatique, ne suscitent guère de réactions.

Est-ce à dire que les ventes du bouquin de Zemmour les font se tenir cois ? Que Zemmour a enfin remporté une manche dans le combat médiatique ?

mardi, décembre 16, 2014

Chroniques de notre société à la dérive : les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre

Certains connaissent ma méfiance des progrès et, surtout de l'usage qu'on peut en faire pour encourager la venue de l'homme nouveau. Utopie dont il est inutile que je vous détaille le potentiel destructeur.

Transhumanisme : vers l’obsolescence de l’homme ?

L'article sur le jugement de la tempête Xynthia mérite d'être cité longuement :

«Notre justice vient de lâcher la bride au syndrome d’adoration des victimes, et au sacrifice du bouc émissaire. Le respect du droit, et des principes qui doivent guider le procès pénal, la séparation des pouvoirs n’y trouveront pas leur compte. Mais qu’importe, il fallait punir, procéder à l’exorcisme, sacrifier à la nouvelle religion. La planète et la nature sont bonnes. C’est l’homme qui est mauvais. […]

Nous vivons dans une société compassionnelle où le statut supérieur est celui de victime. Y accéder donne existence et considération sociale qui fournissent un vrai capital symbolique. Il est incontestable que par bien des aspects, la nouvelle prise en compte des victimes fut un progrès. Mais aujourd’hui nous en vivons tous les jours les excès.[…]

Le citoyen devient victime de tout. Et par conséquent responsable de rien. Sauf qu’au malheur, il faut des responsables. Car c’est une pièce à deux faces. Sur l’une, la victime, sur l’autre le responsable (le coupable). La fatalité n’existe plus. Elle est réservée à la situation économique et à l’impuissance de l’État. Le déroulement de l’audience des Sables d’Olonne a illustré de façon paroxystique cette dérive. On crée des salles d’audience immenses pour recevoir la foule des « ayants droits ». À Marseille, pour l’affaire des prothèses mammaires, le ministère de la justice avait loué et équipé un pavillon du parc des expositions ! Le travail des avocats de la défense se déroule alors dans une atmosphère extrêmement pesante.[…]

La deuxième caractéristique est la recherche du bouc émissaire. Mécanisme très ancien et fort bien étudié, je renvoie ici à l’éminent travail de René Girard. Qui a insisté sur les caractéristiques sociales du bouc émissaire. Celui-ci doit avoir un statut bien identifié, vers lequel convergent ressentiments et idées fausses. L’élu local, le pourri, le clientéliste, qui n’est là que pour se gaver, et dont on n’a pas la moindre idée des compétences institutionnelles réelles et des moyens, est un coupable idéal. La fatalité n’existe plus. En revanche, une catastrophe naturelle dont le bilan humain n’excède pas trois jours d’accidents automobiles, là il faut trouver un coupable. Le procès sera la cérémonie expiatoire.

La peine d’une sévérité absurde et ayant d’abord pour fonction de provoquer la mort sociale du notable. René Marratier maire d’une petite commune, quatre fois réélu, a été accueilli en début d’audience par le Président dont on aurait peut-être pu attendre un minimum d’impartialité, par les qualificatifs « d’autiste et d’assassin » ! Le ton était donné. La lecture de la décision qui ne comprend pratiquement que des considérations morales, et qui ne répond à aucun des chefs péremptoires des 70 pages de conclusions déposées par la défense, est pour le juriste un calvaire.[…]

Surtout et c’est la troisième caractéristique, la méconnaissance par le monde judiciaire des conditions concrètes de la gestion publique locale saute aux yeux. Le maire, n’a aucune compétence directe en matière d’urbanisme. Les plans d’urbanisme sont élaborés dans la durée (en général deux ans) sous le contrôle de l’État et des personnes publiques associées. C’est le conseil municipal qui prend la décision finale qui approuve un document élaboré par d’autres. Le maire signe les permis de construire au nom de la commune en ayant compétence liée. C’est- à-dire que si le projet est conforme au plan d’urbanisme, il est obligé de le délivrer. Dans cette affaire, la petite commune ne disposant pas de service compétent, c’est l’État qui les instruisait. Qu’à cela ne tienne, on évitera soigneusement toute mise en cause inopportune de l’État, et on s’acharnera sur ce maire, chef d’une petite entreprise par ailleurs et qui ne pouvait consacrer à la mairie qu’une ou deux heures par jour. Il est coupable de n’avoir pas prévu la survenance d’une catastrophe dont les experts considèrent que la combinaison des facteurs qui ont permis la survenance (tempête, vent, très grande marée) présente une probabilité de survenance tous les 2 000 ans ! Coupable d’avoir délivré des permis qu’il était obligé par la loi de signer, coupable d’être maire d’une commune dont le plan d’urbanisme avait été adopté avant son arrivée, coupable de n’avoir pas organisé avec ses petits bras un plan de secours qui aurait permis d’éviter la catastrophe. Seul coupable. »

Jugement des Sables d’Olonne : une justice pour l’exemple

A350 : pour le plaisir

lundi, décembre 15, 2014

Excellent entretien d'Eric Zemmour

Dans un milieu favorable, Eric Zemmour peut mieux poser son analyse que dans les entretiens-agressions qu'il subit dans les medias.

C'est la première fois que je l'entends insister si fort sur le catholicisme, probablement parce qu'il intervenait à la Fête du livre de Renaissance Catholique.

Il rejoint une réflexion qui murit sur ce blog depuis quelques mois. J'aurais dit il y a encore peu que le catholicisme était une composante importante de la culture française. Aujourd'hui, je suis plus radical : sans catholicisme, la France ne peut plus être la France.

dimanche, décembre 14, 2014

Culture chrétienne : les chants marials

On me dit que la culture chrétienne se perd. Je n'en doute pas, j'ai des exemples autour de moi, sans parler des conneries effarantes qu'on lit dans les journaux.

Je vous rappelle donc le credo qui contient la doctrine fondamentale de l'Eglise :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu.

Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.

Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.

Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils.

Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.

Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique.

Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

Chaque mot a son importance et certains ont même déclenché des guerres. Ce n'est pas mon intention d'en discuter ici, c'était juste un rappel.

Je voulais vous parler des chants.

Commençons, puisque le temps de l'Avent est en quelque sorte celui de Marie, par le Salve Regina. Il date des années 1100, plusieurs auteurs sont possibles. Toujours est-il que c'est un des hymnes les plus touchants de la liturgie.

Entonné à l'occasion d'hommages à la Vierge Marie, sa «vraie» place, à mon goût, est dans les monastères, à complies, l'office du soir, quand la nuit est tombée, après la prière pour ceux qui vont souffrir pendant la nuit.

Salve, Regina, mater misericordiae.
Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Hevae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen.

Salut, Reine, Mère de Miséricorde,
Vie, Douceur, et notre espérance, salut.
Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d'Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous.
Et, Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil.
Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.




Ensuite le Magnificat

Magnificat anima mea Dominum,
et exsultavit spiritus meus in Deo salvatore meo,
quia respexit humilitatem ancillae suae.
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes,
quia fecit mihi magna, qui potens est,
et sanctum nomen eius,
et misericordia eius in progenies et progenies timentibus eum.
Fecit potentiam in brachio suo,
dispersit superbos mente cordis sui;
deposuit potentes de sede et exaltavit humiles;
esurientes implevit bonis et divites dimisit inanes.
Suscepit Israel puerum suum, recordatus misericordiae, sicut locutus est ad patres nostros,
Abraham et semini eius in saecula


Mon âme exalte le Seigneur
Mon esprit s’est élevé jusqu’au Dieu sauveur
Parce qu’il s’est retourné vers l’humilité de sa servante
Voici, en effet, pourquoi tous les âges me diront bienheureuse
Puisque, tout puissant, il a fait pour moi des merveilles
Saint est son nom
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent
Il a acquis la force grâce à son bras
Il a écarté de son esprit les orgueilleux en leur cœur
Il les a déchus de leur trône
Et il a exalté les humbles
Ceux qui ont faim, il les a comblés de biens,
Les riches, il les a chassés, les mains vides
Il a relevé Israël son enfant S’est souvenu de la promesse faite
A nos pères en faveur d’Abraham et de sa lignée
Pour les siècles

On peut penser que cela vaut bien mieux que l'Internationale !

Pêle-mêle : feu de cheminée et UMP

Éloge du feu de cheminée


UMP : l'impossible mariage des contraires

samedi, décembre 13, 2014

Ca y est, la crèche est installée

Mais comme je ne retrouve pas le cordon de l'appareil photo, vous ne la verrez pas.

A la place, un coup de Zemmour :


Crèches en mairies : "On ne dira bientôt plus... par rtl-fr

jeudi, décembre 11, 2014

Les hommes vides et le Dieu plein

J'ai écrit, sous un billet précédent, que les athées (1) n'étaient, spirituellement, rien.

Et ce n'est pas sans importance. Il leur manque une dimension. Il arrive que des athées, par le biais d'une vision poétique du monde, aient tout de même une vie spirituelle. D'ailleurs, tout homme a vocation à vivre une vie spirituelle, mais tous ne répondent pas à cette vocation, les plus endurcis la fuient avec constance.

Je pense que nous touchons là au coeur de nos problèmes contemporains.

La question est simple : la vie en société est-elle possible quand une majorité de la population est sans pratique religieuse ?

Ma réponse est négative.

Rémi Brague explique que le souci de l'avenir n'est pas considéré dans les sociétés sans religion (bien sûr, les individus ont toujours le souci de leur avenir mais il n'y a plus de souci de l'avenir collectif).

Pour Roger Scruton, la religion pose un écran pour nous protéger de certaines idées, autrement dit, énonce des tabous. Ces tabous sont nécessaires à la vie en société. Par exemple, les tabous de l'inceste, de l'eugénisme ou de la marchandisation des corps.

Quand ces deux dimensions sociales issues de la religion, souci de l'avenir et tabous protecteurs, viennent à manquer, les liens sociaux se dissolvent et la société sombre dans l'anarchie. C'est à cela que nous assistons dans la France de 2014.

Certains, sentant ce manque religieux, essaient de reconstituer des religions de pacotille (l'écologie, par exemple). Le résultat est pitoyable. La citation (d'ailleurs apocryphe) de Chesterton est plus que jamais vraie : «quand on ne croit plus à rien, on est prêt à croire n'importe quoi».

C'est aussi en raison de ce manque que les colonisateurs musulmans ont leur chance: la guerre anti-catholique de la «raie publique» leur a ouvert un espace de conquête.

La religion de l'Europe est, à mes yeux, le catholicisme. Ce qui n'est pas catholique n'est pas européen (proposition radicale et polémique). Depuis la Réforme (2), le catholicisme a pris un gros coup sur la cafetière.

Néanmoins, la spécialité de l'Eglise est la résurrection et elle ne se remet, d'âge en âge, de ses crises que par les Saints. A chaque époque périlleuse, quelques Saints, trois ou quatre, guère plus, renouvellent la doctrine et la pratique. J'aime citer, parce que l'exemple est éclatant, Saint Dominique, Saint François d'Assise et Saint Thomas d'Aquin. En moins de cent ans, ces trois-là ont renouvelé l'Eglise catholique de fond en comble.

Je crois qu'il en sera, encore une fois, ainsi.


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(1) : j'entends athée au sens courant mais imprécis de «sans religion». Un bouddhiste est athée mais pas sans religion.

(2) : de manière originale, Chesterton explique la Réforme par l'épidémie de peste noire un bon siècle et demi avant. La baisse du nombre de clercs pointus en théologie et la rupture de la transmission du savoir théologique ont permis, selon lui, la propagation de cette hérésie. A l'époque des Saint Thomas d'Aquin et compagnie, elle aurait été arrêtée avant d'avoir pu prendre de l'élan.

mardi, décembre 09, 2014

Les cheminées au bois des Parisiens polluent autant que le véhicules diesel ? On nous prend vraiment pour des cons

Pour justifier l'interdiction des feux dans les cheminées en région parisienne, on nous raconte qu'ils polluent autant que la circulation des véhicules diesel.

C'est invraisemblable, on nous prend vraiment pour des cons.

Il s'agit évidemment d'une mesure partielle, partiale et idiote.

De plus, il faut arrêter de considérer qu'une ville non pollué et vivante est possible : La biopolitique, nouvel idéal national ?

dimanche, décembre 07, 2014

Le suicide français : l'oubli de soi

Extrait d'un article du Figaro :

L'anecdote rapportée par Hervé Juvin dans son remarquable essai, La Grande séparation, pour une écologie des civilisations (Gallimard) résume, à elle seule, ce malaise identitaire. «Une jeune fille de 12 ans, interpellée par la conversions de ses camarades d'école qui choisissent le voile, demande à sa mère, «Et nous, nous sommes quoi?». La mère, cadre supérieure d'une entreprise bancaire répond spontanément: «Nous, nous ne sommes rien …».

samedi, décembre 06, 2014

Lettre d'une enfant de la guerre aux enfants de la crise (E. Sullerot)

Livre passionnant (conseillé par Eric Zemmour), non pas tant pour son contenu, qui ne surprendra aucun des lecteurs de ce blog, que par son auteur.

Evelyne Sullerot a 89 ans. Elle est l'une des fondatrices du planning familial français. Donc pas vraiment une droitière basse du front.

Que nous dit-elle ?

Avoir 15 ans en 1940 n'était pas plus rose qu'avoir 15 ans en 2014. On se lamente sur le sort des jeunes, prétendument contraints à l'exil, mais la France n'est pas un pays qu'on quitte, c'est un pays pour lequel on se bat.

Elle est choquée par la baisse dramatique du niveau de langue des jeunes Français, qui les empêche d'exprimer leurs émotions avec finesse, de nouer des relations complexes, de gouter pleinement les beautés de notre culture, d'en hériter et de la transmettre à leurs enfants. Elle poursuit cette réflexion à propos de la musique abrutissante au kilomètre.

L'individualisme forcené, exprimé par le divorce de masse, détruit les familles, fait souffrir les enfants, non seulement psychologiquement et scolairement, mais aussi physiquement. On cache ces vérités bien connues des professionnels pour ne pas se mettre à dos les millions de divorcés qui sont aussi des clients et des électeurs.

Elle assassine au passage la théorie du genre et le «on ne nait pas femme, on le devient» de cette grognasse de Beauvoir.

Elle se paye même le luxe de souligner le contraste avec les populations immigrées et d'en déduire un conflit inévitable.

Ce réquisitoire implacable est connu. Néanmoins, j'ai envie de demander à cette dame si les principes et les comportements qu'elle a promus, en toute bonne foi -je n'en doute pas, n'auraient pas une étroite parenté avec ces folies ?

D'autant plus qu'elle reste, dans ses propos économiques, clairement socialiste.

Néo-antisémitisme : dans la France de 2014, on persécute une famille juive, pauvre et demandeuse d'asile

Une famille juive, pauvre et demandeuse d'asile, recherche un gîte pour quelques jours, d'autant plus que la femme est enceinte.

A La Roche-sur-Yon, elle a été expulsée par les juges. Elle a trouvé refuge à Béziers, mais elle n'est pas assurée d'y rester.

Que font les associations ultra-subventionnées pour cette famille dans le besoin ? Rien.