mercredi, juillet 23, 2014

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

Ceux qui évoquent la peur des racailles musulmanes ou l'islamophilie militante pour justifier cette indifférence ne doivent pas être loin de la vérité.

J'espère que, dans quelques années, quand cela sera de nous que les musulmans exigeront de nous convertir ou de partir, nous résisterons.

L'énigme de la première guerre mondiale

Je comprends la seconde guerre mondiale, je n'en maitrise pas tout, loin de là. Mais ses causes et son déroulement me semblent obéir à une certaine rationalité, autant qu'il est possible dans la folie qu'est la guerre.

Au contraire, je ne comprends rien à la première mondiale, ni dans ses causes ni dans son déroulement.

Par exemple, la France a gagné mais a subi bien plus de pertes, sur son front, que le vaincu, parfois dans un rapport de un à deux. C'est illogique. A la guerre, c'est le vaincu qui morfle, c'est comme cela que les choses se sont passées à Rivoli et à Austerlitz, sans parler de Patay, cinq morts français pour deux mille anglais (mais à Patay, Dieu était avec Jeanne).

Certes, la question fut similaire sur le front de l'est à la guerre suivante, mais on peut arguer que le régime stalinien était buveur de sang et ne faisait rien pour épargner sa population.

Mais comment la classe dirigeante d'un pays démocratique comme la France a-t-elle pu s'enferrer dans une stratégie, des tactiques et des méthodes si meurtrières ?

Ce n'est même pas un cas de «personne n'a rien compris». Des voix, parfois très haut placées (même de ministres de la guerre : Gallieni, Painlevé !) se sont élevées pour demander plus de circonspection dans les offensives. Il a fallu attendre les mutineries de 17 qui, comme Pétain l'a compris, étaient avant tout militaires, des soldats expérimentés jugeant l'incompétence de leurs chefs, pour qu'un peu de bon sens prévalût.

Cela et bien d'autres choses restent pour moi un mystère.

Chesterton, la démocratie, la monarchie et l'aristocratie

Je suis partisan d'une nouvelle aristocratie. J'ai trouvé chez Chesterton un contre-argument. Comme d'habitude, c'est simple et tranchant.

Pour Chesterton, le régime idéal, c'est la démocratie, le gouvernement de tous. Dans la pratique, c'est quasi-impossible, sauf dans les petites communautés, communes, abbayes, kibboutz ... Dès qu'on sort de ces effectifs étroits, la démocratie devient vite factice.

Le régime le plus proche du régime idéal du gouvernement de tous, c'est le gouvernement de n'importe qui, c'est-à-dire la monarchie. En effet, le roi, désigné par le hasard des copulations, de la génétique et des morts dans diverses branches de son arbre généalogique, c'est n'importe qui.

Je suis d'accord. D'ailleurs, je suis partisan de remplacer beaucoup d'élections par des tirages au sort et le retour de la monarchie ne me déplairait pas.

Et l'aristocratie ? Les aristocrates sont eux aussi désignés par les hasards de la vie. Leur situation privilégiée leur impose des devoirs. C'est Mme de La Fayette : «Nous payons nos grands privilèges de bien lourds devoirs». Jusque là, le marché est équilibré.

Pour Chesterton, le drame du gouvernement aristocratique commence quand les aristocrates se prennent à croire qu'ils doivent leur position privilégiée à leurs qualités personnelles et non à la Providence. Ils font alors un complexe de supériorité intellectuelle qui dégénère en autisme et mène aux pires catastrophes. Il faut un effet de groupe pour que ce complexe s'installe : le roi, tout seul comme un con sur son trône, ne peut y être sujet que dans les moments d'égarement.

Chesterton tient que les régimes aristocratiques furent les pires de l'histoire. C'est à vérifier.

Cela m'a fait penser à quelque chose : les défauts que Chesterton attribue au régime aristocratique sont très facilement transposables à la diplomocratie à la française.

Chesterton défend la famille

Chesterton défend la famille (traditionnelle, cela va de soi, sinon ce n'est pas une famille mais un erstaz).

Comme souvent avec Chesterton, cette défense joue sur le paradoxe, mais elle est limpide.

Tout ce que lui reprochent les attaquants de la famille, étouffante, étriquée, arbitraire, est vrai. Mais c'est pour ces défauts qu'il fait l'aimer, c'est ce qui est en fait le prix.

Imaginez vous parachuté par la cheminée d'une maison prise au hasard et être obligé d'y vivre sans échappatoire pendant de nombreuses années. Rendez vous compte du trésor de qualités humaines qu'il vous faudrait développer pour vous y adapter et y vivre. Hé bien, c'est ce qui arrive à un  nouveau-né.

Au passage, Chesterton en profite pour égratigner les touristes : pour lui, il est bien plus aventureux d'essayer de s'entendre avec son voisin ou avec sa belle-mère qu'on n'a pas choisi qu'avec les Zoulous qu'on a choisi d'aller voir.

La famille est l'école de l'humanité réelle. Ne pas aimer la famille (traditionnelle, je le répète), c'est ne pas aimer l'humanité dans sa réalité.

Ca tombe juste, non ? Tous les destructeurs actuels de la famille (les Hollande, Vallaud, Taubira, ...) sont de grands humanistes, du genre qui aime l'Humanité en général in abstracto et déteste chaque homme en particulier in concreto.

La situation économique de la France n'est pas catastrophique : elle est pire

BFM Les Experts 22/07/2014


BFM Les Experts 23/07/2014

mardi, juillet 22, 2014

Facebook ne connaît pas le nombre de Dunbar

Je suis toujours effaré de voir les gens qui ont 1000 ou 2000 «amis» sur Facebook.

Je rappelle le nombre de Dunbar : 150. C'est une estimation du nombre de relations stables que l'on peut avoir.

Notre ami d'Ordre Spontané y voit logiquement la limite du communisme. Autrement dit, le communisme est une excellente doctrine, à condition de se limiter à 150 volontaires.

Une remarque à propos du vol MH17

Les autorités de certification emmerdent les avionneurs pour obtenir des probabilités d'accident de 10-6 par heure de vol.

Par contre, survoler une zone de guerre où il y a des missiles pouvant atteindre des avions civils, c'est une probabilité du genre 10-4 (voire 1 si les opérateurs carburent à la vodka !). Et là, aucune autorité pour réagir. Merci, Eurocontrol.

Quant au responsable du tir, je ne sais pas à quel camp il appartient. En revanche, je sais que c'est un bon chasseur :




Barbès : Dieu rit ...

Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes. Cette phrase de Bossuet me vient à propres des émeutes de Barbès.

A partir du moment où :

1) on importe massivement des populations musulmanes difficilement assimilables (l'islam s'est construit contre nous).

2) on renonce à toute exigence d'assimilation des immigrants, voire c'est de nous qu'on exige de s'assimiler aux arrivants.

3) on renonce à tout maintien de l'ordre sérieux, c'est-à-dire à la prison.

il ne peut qu'arriver ce qui est arrivé.

L'antisémitisme est un sous-produit, certes regrettable, de ce problème plus général. Bien sûr, avec sa lâcheté habituelle, la classe dirigeante se concentre sur le sous-produit, afin de ne pas avoir à prendre à bras-le-corps le problème principal.

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

Guérilla à Barbès et à Sarcelles : «Il y a eu impuissance de l'État»

La dernière phrase de ce texte confirme mon impression : l'appareil d'Etat, qui nous coûte si cher en impôts, ne fait pas tout ce qu'il peut empêcher ou pour réprimer les violences urbaines, et ce comportement trouve son origine au sommet.

Tout d'abord, il y a dans notre gouvernement un penchant racaillophile qui ne fait aucun doute. Mais je ne suis pas sûr que cet élément soit si important dans les événements actuels que le croient certains opposants. C'est un plus, la cerise sur le gateau.

Pour moi, il y a deux éléments dans l'attitude molle du gouvernement, partagés à droite et à gauche :

1) La classe dirigeante est coupée de la population, physiquement et psychologiquement. Ces événements ne la concernent pas directement. Aucun fils, aucun neveu, de ministre ou de parlementaire ne sera jamais victime d'une émeute à Barbès, ils vivent dans un autre monde, c'est la coupure physique. Et ils ne ressentent aucune empathie pour le petit peuple (qu'il méprise) et qui, lui, pourrait être pris dans une émeute. C'est la coupure psychologique.

(On notera à cette occasion que Marine Le Pen prouve une fois de plus qu'elle a intégré la classe dirigeante. Elle n'est, comme le suggère son père, qu'une petite bourgeoise pas très intelligente qui gère un créneau marketing.)

Voyez d'ailleurs un biais significatif : ce sont les «actes et les injures antisémites» qui sont au centre du «choquage» des choqués professionnels. En revanche, une émeute dans le Paris populaire, cela ne vaut pas, en soi, un coup de «choquage».

La classe dirigeante n'est plus touchée par ces événements qu'à travers leurs conséquences médiatiques et électorales. Or, s'ils contribuent à faire monter le Front National ou l'abstention, le pouvoir peut considérer qu'ils sont positifs en vue des élections de 2017 (toujours le scénario du deuxième tour Hollande - Le Pen).

2) Plus aucun de nos dirigeants ne croit en la prison, ne croit que mettre des gens en prison protège la société. Et ils n'y croient  plus parce que, de manière plus large, ils ne croient plus à la Justice et à l'Ordre (les majuscules sont à dessein).

Ils sont devenus des êres tout entiers cyniques : la morale et les valeurs sont invoquées avec d'autant plus de légèreté qu'elles ne sont qu'un argument rhétorique vidé de tout contenu personnel. Un François Hollande ou une Christiane Taubira ou un Bernard Cazeneuve seraient bien surpris si on leur disait qu'il y a une morale qui les engage, eux personnellement, dans leur conscience, et leur crée des devoirs, que la morale n'est pas seulement un réservoir d'insultes à jeter à la tête des adversaires politiques.

Pendant les vacances, j'ai lu quelques uns des petits livres d'Henry de Monfreid. Au détour d'un récit, il se permet d'exprimer une opinion politique : la fonction du pouvoir est d'imposer la Force (il s'agit de force morale, du respect que l'on inspire) et la Justice, qui vont de pair (on n'est pas très loin de mon billet A quoi sert l'autorité ?). Il ajoute que la démocratie engendre la faiblesse et l'injustice.

Je ne suis pas aussi sûr que Monfreid que la démocratie conduit à la faiblesse et à l'injustice. En revanche, j'approuve tout à fait que Force et Justice, vertus cardinales, marchent de concert, de même qu'injustice et faiblesse.

Le gouvernement Hollande le prouve tous les jours : incapable de la moindre réforme, il accumule les injustices. La prétendue opposition, ce n'est pas mieux. La vérité rend libre : les Français ne sont pas près d'être délivrés. Mais le veulent-ils ?





dimanche, juillet 20, 2014

Quel merveilleux pays, la France de 2014 ...

... on peut y hurler «mort aux juifs !» et caillasser la police sans susciter qu'une indignation très mesurée. Il suffit d'être arabe détestant la France.

En revanche, si vous êtes une bonne Française de souche jugée à Cayenne, vous prenez 9 mois ferme pour une comparaison animalière sans importance.

Un pays merveilleux, vous dis-je.

Les Français ont perdu le droit de dire «Non»

Versailles, otage de l'art contemporain

Les conservateurs de Versailles sont des salauds à un double titre : d'une part, alors qu'ils ne sont que dépositaires, ils se comportent comme des propriétaires, ils prétendent avoir du goût et l'imposer au public, ce qui est déjà une usurpation grotesque. D'autre part, ils vont délibérément, par snobisme, à rebrousse-poil du public qui, pourtant, les paye.

La question que pose Christian Crombaz est plus générale : les Français ont-ils encore le droit de dire «Non» ?

Non à l'art contemporain à Versailles, non à l'immigration massive, non à l'européisme, non à l'intrusion toujours plus profonde de l'Etat dans nos vies, non à toujours d'impôts pour financer les bons-à-rien ...

Hélas, nous connaissons la réponse.

samedi, juillet 19, 2014

Pourquoi n'a-t-on pas fusillé Pétain, Gamelin et Weygand en juin 1940 ?

Pourquoi n'a-t-on pas fusillé Pétain, Gamelin et Weygand en juin 1940 ?

Pour la même raison qu'on n'a pas fusillé Joffre en décembre 14, Chirac, Sarkozy et Hollande aujourd'hui.

1871, 1914, 1940. Tournant de la troisième mondialisation des années 90-2000. Quatre défaites françaises majeures et, à chaque fois, quatre défaites avant tout intellectuelles.

Prenons 1914 puisque nous en commémorons l'anniversaire.

La bataille de la Marne (la première, puisqu'il y en existe une seconde qui mérite que l'on s'en souvienne) sauva les meubles par miracle, le sang compensant l'incompétence et l'inaptitude à penser juste.

Entre août et décembre 1914, mourut environ un tiers des victimes français de la guerre, notre territoire fut partiellement envahi et nous fûmes incapables d'exploiter le fait que les Allemands combattaient sur deux fronts. C'est bien une défaite majeure.

On caricature avec la doctrine de l'offensive à outrance et les pantalons garance.

Le mal est hélas plus profond.

La stratégie était inexistante : une commission parlementaire en 1920 découvrit avec stupéfaction qu'il y avait en 1914 un plan de mobilisation mais pas de plans d'opérations.

Sous les questions pressantes de parlementaires, dont certains étaient de frais anciens combattants, Joffre dut avouer que le plan d'opérations était ... dans sa tête !

Des méthodes que Napoléon pouvait se permettre, dans son génie, mais certainement pas le médiocre Joffre. D'ailleurs, les événements ont montré qu'en fait de plan d'opérations, il y avait dans la tête de Joffre quelques idées vagues.

Bien entendu, dans l'euphorie de la victoire, ce rapport parlementaire eut droit à un enterrement de première classe (d'ailleurs, c'est le destin des rapports parlementaires).

Pas de de plan d'opérations, mais pas de méthode d'opérations non plus. En 1914, l'armée française négligeait les bases du métier militaire : renseignement, reconnaissance, communications, appuis, coordination des feux, couvertures réciproques, positions de repli, ravitaillement, ambulance ...

Tout cela était laissé dans un flou qui n'avait rien d'artistique pour ceux qui en mouraient. «L'intendance suivra» a bon dos.

Incapacité à élaborer une stratégie, incapacité à élaborer des méthodes adaptées aux réalités du terrain. Incapacité à cette confrontation incessante entre le concept et la réalité qui caractérise l'intelligence.

L'esprit français, par son plus mauvais côté, préfère les idées fumeuses : la fracture sociale, le changement c'est maintenant ...

Ce n'est pas toujours le cas. L'armée française de 1918 était remarquable. Le gaullisme entre 1940 et 1945 est un chef d'œuvre d'articulation entre vision planétaire et aspects pratiques (l'appel du 18 juin est formidable d'intelligence et de concision : c'est toujours un réconfort de le relire). Mais il avait auparavant fallu en passer par des catastrophes.

Au fond, nous ne fusillons plus les mauvais dirigeants parce que nous croyons que leur médiocrité est à notre image. Il faut croire qu'un mauvais dirigeant est une insupportable anomalie pour oser le fusiller comme il le mérite.

Rome exilait ou exécutait les généraux vaincus parce que les Romains croyaient en la grandeur de Rome.

Pétain, en tant que grand maître de l'armée française entre 1926 (élimination ignominieuse de Lyautey, où Pétain montre encore une fois la petitesse de son caractère) et 1940, est le premier responsable de la défaite.

Au lieu de le fusiller ou de l'exiler, nous avons fait un sauveur. Après, étonnez vous que le pays déconne.

Hollande réinvente la France d’Hugues Capet

Hollande réinvente la France d’Hugues Capet

dimanche, juillet 13, 2014

Les Français ont-ils les politiciens qu'ils méritent ?

Les Français ont-ils les politiciens qu'ils méritent ?

Sur ce sujet, je partage l'avis de Maxime Tandonnet :

 Mais que veulent les Français ?

Oui, les Français dans leur majorité ont les politiciens qu'ils méritent. Les Sarkozy, Hollande, Morano, Taubira, ils les méritent.

Soit ils les ont voulus, soit ils n'ont pas fait ce qu'il fallait pour les éviter.

C'est pourquoi je suis modérément démocrate.

Cependant, il y a des Français d'élite, plus entreprenants, plus lucides, qui ne méritent pas de tels boulets. Ceux-là sont partis ou sur le départ ou choisissent l'exil intérieur (travail au noir, baisse de la consommation, ...).

Et l'on retombe sur le problème des institutions. Par un mélange judicieux de conservatisme et de libéralisme, on peut rêver d'une situation où peu importeraient les énergumènes au sommet de l'Etat, puisqu'il n'aurait guère de pouvoir. Ce n'est qu'un rêve.

Il y a une solution simple : supprimer le problème. La France disparaît à grande vitesse. Bientôt, le problème des institutions françaises ne se posera plus puisqu'il n'y aura plus de France.

Nous vivrons (vivons ?) dans un mélange frustrant de lointaine dictature bruxelloise et de féodalité locale.

Mais nous voterons de temps à autre, pour sauver les apparences et continuer à pratiquer le culte démocratique auquel nous ne croyons plus.

Nous n'en serons pas plus heureux.

Bien sûr, il y a la "vraie" solution : que les Français retrouvent une mentalité d'hommes libres. Faux espoir, puisque c'est supposer le problème déjà résolu.

vendredi, juillet 11, 2014

Les petits singes

En vacances, nous visitons le musée de la céramique à Lezoux. Nous croisons un groupe d'une quarantaine d'enfants d'environ dix ans.

Aussitôt, l'analogie qui me frappe est celle de la fosse aux singes du zoo de Vincennes.

Ils braillent, ils s'agitent en tous sens, ils se chamaillent, dans le bordel le plus complet. Exactement les singes du zoo de Vincennes. Mais les singes ont une excuse : ils sont des singes.

Devant cette scène édifiante, je pense au prince de Salina dans le Guépard : "Encore un peu et ils se suspendront aux lustres par la queue." Heureusement, merveille de prévoyance de l'esprit moderne, l'architecte n'a pas mis de lustres au plafond.

J'observe quelques minutes : ils sautent d'"espaces ludiques" en "animations" dans un foutoir même pas joyeux. Non seulement cette visite est sans profit pour eux, ils ruinent la visite des autres, mais ils s'ennuient.

Quant aux adultes censés les encadrer, ils sont perdus dans la masse et ne semblent pas avoir honte de quoi que ce soit.

Une surveillante nous dit d'un air désolé : "Ils sont un peu bruyants, hein ?".

Voilà, notre civilisation s'écroule et c'est un peu bruyant.

Rémi Brague dit qu'il suffit qu'une ou deux générations ne transmettent pas pour que la culture se perde définitivement et que la civilisation disparaisse.

Pour bien comprendre notre déchéance, il faut imaginer la même visite en 1974, c'est-à-dire il y a moins de quarante ans.

Oh bien sûr, quelques uns de ces petits singes deviendront, malgré tout, malgré ce qu'on ne leur enseigne pas, des hommes mais c'est notre malheur que de devoir nous contenter de si peu.

samedi, juillet 05, 2014

Vacances

Je pars quelques semaines au pays de l'aligot, des tripoux et de la parole chuintante (d'après Astérix).

A la lumière du mythe de la loi de 1973 : la difficulté de faire de la politique dans des situations complexes en 2014

Le mythe autour de la loi de 1973 est le suivant.

Au milieu de la cour de la Banque de France, pousse un arbre magique dont les fruits toujours renouvelés sont des liasses de billets neufs. Avant cette funeste année 1973, l'Etat français pouvait librement cueillir ces fruits et tout allait pour le mieux dans le meilleur des modes : la France ne connaissait ni banqueroute, ni hyper-inflation, ni impôts confiscatoires, ni crise économique et tout le monde avait trois orgasmes (minimum) par jour.

En 1973, de vilains banquiers (pléonasme), juifs (comme il se doit pour des banquiers), ont coupé l'arbre magique et, depuis, tout va de mal en pis.

Ce mythe absurde, de la pensée magique à l'état pur, qui ne devrait pas tromper le bons sens d'un enfant de sept ans, a été démonté ici et .

L'intéressant, et l'inquiétant, c'est que ce mythe ridicule apparaît dans les programmes de Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui représentent environ 10 % des adultes en âge de voter en France.


La fameuse loi de 1973, raison et contes pour enfants

Cela pose de très sérieuses questions sur la démocratie, sur la capacité des électeurs à comprendre et à décider.

Je me rassure (d'une certaine façon !) en me disant que les politiciens ont encore moins de bon sens.


Le foot vu par Polony et Zemmour

Natacha Polony : «Trop peu de pain et des jeux qui n'en sont plus»

Éric Zemmour : «Mes France‐Allemagne...»

On sent Zemmour nettement plus à l'aise sur le sujet !

vendredi, juillet 04, 2014

De quoi l'antisarkozysme rabique est-il le nom ?

Suite à mon premier billet sur le sujet :

Vous savez que je ne porte pas Nicolas Sarkozy dans mon coeur mais je m'efforce de lui opposer des critiques rationnelles, proportionnées.

Or, il y a un type de critiques qui me dérange et suscite ma perplexité : l'antisarkozysme viscéral, qui s'attaque à la personne, au physique, insulte ou, plus subtilement (mais cela revient au même), qui voit Sarkozy tout en noir.

Je sais bien qu'il faut être con comme un balai pour croire que la politique est rationnelle, qu'elle se fait à coups de débat argumenté. Non, la politique se fait avec des images, des impressions, des connotations, des amalgames. Mais, tout de même, cet oubli total de la rationalité chez quelques uns dès qu'on prononce «Sarkozy» m'intrigue.

Nicolas Sarkozy est l'homme que certains aiment haïr, pourquoi ?

C'est presque une étude psychanalytique collective qu'il faudrait faire.

Bien sûr, derrière l'antisarkozysme viscéral de beaucoup, il y a finalement des petits intérêts personnels bien rationnels. Mais cela ne me suffit pas comme explication.

Je pense que le fond du problème est le style Sarkozy, indépendamment de ses idées et de ses actions politiques : agité, vibrionnant. Je pense à René Char : «La France a des réactions d'épave dérangée dans son sommeil». Par son style, Sarkozy nous empêche de mourir en paix, bourgeoisement, à cause de toute l'énergie dont il éclabousse l'écran.

Je n'emploie pas «bourgeoisement» par hasard : je pense qu'il y a dans l'antisarkozysme viscéral un mépris de classe. La classe jacassante méprise celui qui est toujours par certains cotés un «petit chose», bien qu'issu d'une famille bourgeoise. La maitresse de maison Bilger lui en voudra toujours de s'essuyer les doigts sur la nappe et le regardera toujours de haut, comme un parvenu qu'on tolère à cause de son argent mais qui ne sera jamais des nôtres. On remarque que Marine Le Pen, qui répond bien à tous les codes de la bourgeoisie (et ne menace aucune rente) est désormais moins victime d'un discours haineux que Nicolas Sarkozy.

Bref, je pense que la racine profonde de l'antisarkozysme viscéral, c'est que Nicolas Sarkozy est encore un peu vivant alors que la bourgeoisie aimerait bien qu'on laisse mourir la France en paix.

Le destin de Nicolas Sarkozy m'indiffère car je ne crois pas qu'il soit le sauveur de la France. En revanche, les réactions qu'il suscite ne laissent pas de m'inquiéter car elles révèlent que la France ne supporte plus l'énergie. Or, si sauveur il devait y avoir, il serait nécessairement énergique comme Nicolas Sarkozy.

La France, ou du moins la partie qu'on en entend, n'a plus en envie de vivre et c'est cela que révèle, à mon sens, l'antisarkozysme rabique.

jeudi, juillet 03, 2014

La puissance est économique et l'économie c'est le libéralisme

J'ai bien des critiques à faire sur le libéralisme concernant les questions extra-économiques, dans le fonctionnement intérieur d'une société.

Mais une chose est sûre : aujourd'hui, la puissance extérieure est économique (ne serait-ce que parce que cela permet de financer la puissance militaire et diplomatique) et la puissance économique, c'est le libéralisme.

Nos amis anglo-saxons l'ont fort bien compris, et depuis longtemps (Napoléon a été vaincu par les cavaliers de Saint George, les billets de la Banque d'Anglettre).

C'est pourquoi un patriote français intelligent imposerait le libéralisme économique (oui, cela signifie par exemple que Marine Le Pen n'est pas patriote ou n'est pas intelligente, ou les deux).

Fil Anti-sarkozysme primaire

J'ai mes raisons de ne pas aimer Nicolas Sarkozy, que mes fidèles lecteurs connaissent. Mais, du moins, j'essaie de rester dans le domaine du rationnel, de l'argumenté.

Or, ce qui me frappe, chez certains, c'est justement que l'antisarkozysme sort du domaine du rationnel.

Je peux le comprendre de Philippe Bilger, par exemple, puisque Nicolas Sarkozy avait mis en cause son frère, aujourd'hui décédé. Nous sommes alors dans le sentimental.

Mais les autres ? Nicolas Sarkozy ne me semble pas pire que les politiciens ordinaires et, pourtant, les attaques qu'il subit sont sans commune mesure.

C'est pourquoi j'aimerais bien que vous me donniez votre avis en commentaire.

dimanche, juin 29, 2014

Double nationalité : une aberration

Je suis d'accord avec Zemmour : la double nationalité est une folie.

En 2014, un pays ne peut accorder le droit à deux allégeances. Français ou algérien, français ou israëlien, français ou norvégien, il faut choisir.

Les conneries «La France c'est ma mère, l'Algérie c'est mon père» ne sont que cela, des conneries.

Quiconque n'aime pas la France exclusivement  peut la quitter librement.

C'est d'ailleurs ce qu'ont fait les immigrés italiens et polonais à une époque : entre un tiers et la moitié sont retournés dans leur pays d'origine. Et c'est dans l'ordre des choses, sinon il ne s'agit plus d'immigration mais de colonisation et d'invasion.

EU : je vais regretter la Grande-Bretagne

C'est bien parti pour que la Grande-Bretagne sorte de l'UE.

Je la regretterai.

J'ai bien des choses à reprocher aux Anglais. Mais dès qu'il s'agit de défendre les libertés individuelles, de promouvoir une certaine conception politique que j'appelle le libéral-conservatisme, ils sont un peu plus présents que les autres.

Nous sommes de plus en plus condamnés à subir les conneries des abrutis (Zemmour, Polony, Chevènement, Le Pen, ...) qui, n'ayant rien compris qui au capitalisme de connivence (qui lie dans les faits étatisme économique et libertarisme sociétal) continueront à nous seriner que tous nos maux viennent du libéralisme, étant totalement incapables de comprendre le libéral-conservatisme.

Le triptyque infernal étatisme-immigrationnisme-assistanat  a plus que jamais de beaux jours devant lui.