lundi, août 25, 2014

Un hommage à Arnaud Montebourg

Parlez-vous le Montebourg ?


Je ne suis pas d'accord avec Arnaud Montebourg mais je m'associe assez volontiers à cet hommage sur la forme, certes loin d'être parfaite. Il y a des fautes de français, quelques tournures inélégantes, des hésitations, l'allusion à Cincinnatus est déplacée, mais quand on a écouté des discours de Hollande ou d'Ayrault, qui génèrent chez l'auditeur des pulsions suicidaires, le petit mieux montebourgeois soulage.




Conférence de presse d'Arnaud Montebourg du 25... par 20Minutes

Pour nos politiciens technocrates, la seule fonction de la culture est utilitaire : passer les concours et bien figurer dans les classements. C'est pourquoi ils cessent de se cultiver et d'apprendre après l'âge de vingt-cinq ans.

Nul, même parmi les plus malveillants d'entre nous, ne soupçonne Alain Juppé ou François Hollande d'avoir une vie intérieure, ni, d'ailleurs, quoi que ce soit d'intérieur. Leur ego démesuré s'extériorise aussi.



dimanche, août 24, 2014

Le mépris de classe d'Antoine Compagnon

Les déclarations d'Antoine Compagnon, reflet de l'arrogance de nos élites

Qui peut être surpris ? Le sentiment que la classe dirigeante le méprise et le trahit est peut-être le dernier ciment qui unit le peuple français. Et il a de solides raisons de penser que ce n'est pas seulement un sentiment, mais une réalité.


Complaisance

Chrétiens persécutés : pourquoi les Musulmans de France sont‐ils si peu audibles ?

Les phrases importantes sont :

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Il y a assurément de la complaisance [des musulmans en France vis-à-vis des islamistes], même si celle-ci n'est pas forcément explicite. Il est des silences éloquents pour ne pas dire complices. En effet, compte tenu des effets de la mondialisation de l'information, nul n'est censé ignorer ce qui se passe ailleurs, à commencer par les dignitaires religieux qui s'expriment régulièrement au nom de l'islam! C'est pourquoi, toute condamnation tiède ou tardive peut être assimilée, à tort ou à raison, à l'expression d'une forme de complaisance, qui, immanquablement, éclaboussera le musulman lambda.
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Cette complaisance des musulmans en France vis-à-vis des islamistes sautent aux yeux : quand ils sont indignés et qu'ils veulent organiser des manifestations, ils savent parfaitement le faire. S'ils ne le font pas à propos du terrorisme islamiste, c'est que l'islamisme ne les indigne pas au point d'organiser une manifestation. Ce n'est pas de la complicité, c'est au moins de la complaisance.

Moi qui ne prends pas les hommes pour des êtres déracinés et sans substance, je ne suis pas surpris. C'est dans l'ordre des choses.

Ils ne sont pas fous. Les fous, c'est nous, qui sommes incapables de tirer collectivement les conséquences pourtant simples de comportements humains élémentaires et universels.

Tenez, je ne l'avais pas vu, celle-là :








samedi, août 23, 2014

Le cirque médiatique Juppé

Le cirque médiatique Juppé se met en place. Je pense que cela va finir comme les coqueluches des medias du passé, Balladur, Jospin, Delors, Rocard.

Mais je me méfie : la droite la plus bête du monde est capable de tous les exploits, y compris de choisir ce connard de Juppé comme candidat. Certaines poules mouillées prétendues de droite commencent à lui trouver des qualités (c'est si confortable de renoncer à se battre avant d'avoir engagé la bataille, de se soumettre d'avance au diktat  moral de la gauche). D'autant plus que les medias ont pu imposer un minable conseiller général comme président, on n'est à l'abri d'aucune catastrophe.

Vous savez que je déteste Alain Juppé, il a tous les défauts : lèche-bottes du politiquement correct, européiste, atlantiste, dhimmi islamophile, immigrationniste, «citoyen du monde». Il s'est toujours trompé dans tout ce qu'il a fait : dix raisons de ne pas voter Juppé.

A ceux qui tirent argument qu'il serait un bon maire de Bordeaux, je rappelle que Jacques Chirac passait pour un bon maire de Paris. Sa présidence fut une catastrophe. Il y a un fossé gigantesque entre arroser judicieusement les clientèles dans une commune et diriger un grand pays. De Gaulle n'a jamais été maire de Colombey-les-deux-églises.

Alain Catastrophe Juppé est caricatural des technocrates à la française : il sait tout, ne comprend rien et prend tous les autres pour des cons. Le rôle à la mesure  des ces gens là, c'est conseiller chargé du dossier des choux farcis au fin fond du ministère de la l'agriculture, certainement pas chef d'un pays en crise.

Et pourtant, je crains qu'une France qui a été capable d'élire François Hollande puisse élire Alain Juppé. Une partie de la France n'a plus le goût de vivre, elle cherche non plus des guerriers mais des fossoyeurs qui ne la dérangent pas trop dans son agonie. Pour une telle tâche, Hollande ou Juppé suffisent, Maurice, le cantonnier du coin, aussi.

L'infâme «essentialisation»

Dans le fil de commentaires en lien, je suis accusé d''infâme «essentialisation».

Que signifie cette accusation typiquement gauchiste ?

Elle signifie que, suivant une des expressions favorites de De Gaulle, je considère que les choses sont ce qu'elles sont. Que je les regarde en face, que j'appelle un chat un chat. Que les choses et les hommes ont une essence, qu'ils ne sont  pas des notions indéfinies flottant dans des cerveaux malades et modelables à l'infini.

Pour la gauche, qui a un rapport conflictuel avec la réalité, c'est évidemment un crime impardonnable.

Considérer que, les choses étant ce qu'elles sont, une paire d'homosexuels n'est pas un couple, un pays plombée par la gabegie publique ne peut être prospère, l'islam est violent, un étranger n'est pas un autochtone, passe très mal à gauche.

Cela n'empêche pas les nuances. L'islam est aujourd'hui un danger. Je veux bien admettre (sans vraiment y croire) que, dans deux ou trois siècles, il aura changé. Mais, en attendant, c'est maintenant qu'il faut se défendre.

L'accusation d'«essentialisation» marque toujours le gauchisme de l'accusateur. Mais aussi ses limites intellectuelles et morales : l'incapacité à regarder la réalité en face.

vendredi, août 22, 2014

L'austérité pour les autres

La politique économique de François Hollande est très claire : «l'austérité pour les autres».

On emmerde et on pressure le monde entier, sauf ses copains et ses clientèles électorales, c'est-à-dire les abrités. C'est l'austérité pour les autres, c'est-à-dire les exposés.

Favoriser les abrités et pressurer les exposés : la machine à perpétrer des injustices turbine à fond.

Charles Wyplosz propose une véritable autre politique.

Le mécanisme depuis trente ans est le suivant :

En période de vaches maigres, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits.

En période de vaches grasses, on augmente les impots pour rattaper un peu les déficits.

Résultat : par effet cliquet, à chaque crise, l'économie communiste étouffe un peu plus l'économie libre. Les vaches maigres sont de plus en plus maigres et durent de plus en plus longtemps. Les vaches grasses sont de moins en moins grasses et meurent vite.

Nulle fatalité, nul coup funeste du sort : c'est la conséquence logique, prévisible (et prévue par les libéraux) de la politique suivie depuis trente ans. La France n'est pas victime de malheurs extérieurs mais de ses très mauvais choix.

Wyplosz propose d'inverser :

En période de vaches maigres, on baisse les impôts.

En période de vaches grasses, on baisse les dépenses publiques.

A court terme, les deux politiques creusent les déficits. Mais, à long terme, la politique Wyplosz soulage l'économie libre du joug de l'économie communiste. La prospérité revient. La dette est remboursée.

Bien sûr, cette politique n'a aucune chance pour des raisons de clientélisme. Les abrités sont bien trop nombreux et puissants.

Nous boirons le calice jusqu'à la lie.

Hors sujet : private joke. Il va sortir sur le pape un film intitulé Call me Francisco, c'est mieux que Call me Jambon mais ça va quand même nous faire rire cinq minutes.

jeudi, août 21, 2014

Joffre, l'âne qui commandait des lions (R. Fraenkel)

C'est un des meilleurs pamphlets que j'ai lu depuis longtemps. Le style est incisif, cruel, et le fond me paraît juste.

C'est bien ce qui me gêne : un pamphlet contre un type mort il y a quatre-vingts ans, c'est de mauvais goût. Même si je pense que l'auteur a l'excuse d'être dans le vrai et d'essayer de faire pièce à une propagande maligne.

Fraenkel accuse Joseph Joffre d'être responsable de l'horrible hécatombe d'août 14 (environ 300 000 morts en 3 semaines !) et d'avoir falsifié les documents pour le cacher (les magouilles de Joffre antidatant des documents pour s'attribuer la paternité de la bataille de la Marne sont mieux connues).

Pire, et c'est une tache ineffaçable sur l'honneur de Joffre, il a osé écrire, pour se dédouaner, que les troupes françaises n'avaient pas montré les qualités offensives qu'on attendait d'elles.

Quand on sait les actes de bravoure insensés qu'on a vus cet été là, c'est à hurler : ce messager blessé, qui préfère porter son pli plutôt que de se faire soigner et qui meurt d'hémorragie une fois sa mission accomplie, n'est-ce pas un trait digne de Philippidès à Marathon ? Cet officier blessé trois fois dans la même journée et qui chaque fois retourne au feu. La quatrième fois est la bonne : la blessure est mortelle. Ce régiment qui se fait hacher menu à Morhange, sur les 1000 partants, 50 survivants, cela vaut bien les Thermopyles ?

Quelle est la thèse de Fraenkel ? Joffre a toujours prétendu qu'il n'avait pas vraiment de plan d'opérations. Pour Fraenkel, c'est faux, il en avait un, mais tellement mauvais qu'il a préféré passer pour un imbécile imprévoyant que pour un fou criminel.

La plan de Joffre d'après Fraenkel : laisser les Allemands s'avancer à travers la Belgique et le nord de la France, puis couper les têtes de l'hydre par une attaque du sud vers le nord sur les arrières des colonnes ennemies, du coté des Ardennes. Le tout avec la seule armée d'active, les réserves étant tenues pour négligeables.

Cette conception est folle : elle ne tient aucun compte de la géographie, de la logistique et des possibilités de manoeuvre. Elle a d'ailleurs échoué avant même d'avoir commencé. C'est d'autant plus fou que début 1914 un exercice sur table simulant l'entrée des Allemands par la Belgique (Gallieni avait pris le commandement des armées allemandes !) a permis d'étudier plusieurs possibilités et d'aboutir à la conclusion dont nous avons des raisons de penser, avec notre savoir rétrospectif, qu'elle était la meilleure : stopper les Allemands au plus tôt en engageant les réserves avant qu'ils n'aient le temps de développer leur offensive.

En 1914, l'armée française fut sauvée par Lanrezac qui recula après le désastre de Charleroi, contre les ordres reçus de Joffre (il en fut limogé) et par Gallieni, qui prépara deux semaines à l'avance ce qui allait devenir la victoire de la Marne.

Nul en stratégie, Joffre a eu des méthodes de commandement dégueulasses, n'hésitant pas à mentir sciemment à ses subordonnés sur les effectifs de l'ennemi du genre «Allez-y à fond, il n'y a quasi personne devant», ce qui explique en partie les charges folles.

Bref, en plus d'être nul à la guerre, Joffre est enfoiré et mesquin.

Tout cela est connu des gens qui ont nommé Joffre.

Sa seule expérience du feu est une escarmouche du coté de Tombouctou. Il n'a jamais commandé d'armée ni travaillé en état-major. Il a toujours été assez médiocre. Ceux qui signent sa nomination ne peuvent guère se faire d'illusions.

Malheureusement, sa nullité paraît à certains politiciens un gage de docilité (ce en quoi ils se trompent).

Joffre aurait du être fusillé dans les fossés de Vincennes, et non pas élevé au maréchalat. Mais ceux qui l'avaient nommé auraient eu de sérieux comptes à rendre.

Voilà le grand crime (malheureusement peu développé par Fraenkel) : nommer au poste suprême, en connaissance de cause, un incompétent. Et pourquoi ? Parce qu'il ne sortait pas de la «jésuitière», parce que c'était un «bon républicain». C'est avec des arguments comme cela qu'on gagne les guerres !

Et ses méfaits vont loin, au-delà de la tombe : en 1940, nous avons hérité de son adjoint, Maurice Gamelin, nommé sur des critères identiques, avec le succès que l'on sait.



mercredi, août 20, 2014

Du bonheur d'être réac. Apologie de la liberté (D. Tillinac)

Certains trous du cul lecteurs reprochent à ce blog de ne pas être assez productif en période estivale. Je fais ce que je peux, j'aimerais les y voir.

Tillinac a parfois des idées politiques étranges, il répugne au conflit, ce qui l'amène à faire des concessions dommageables.

Cependant, c'est un styliste agréable et son opuscule est sans défaut (à part une phrase mal tournée dont je m'étonne qu'elle ait franchi le filtre de la correction). Son association du réac et de la liberté est pertinente. La mentalité du réac est bien rendue.

Une lecture d'été, à lire en chaise longue à l'ombre d'un charme.

samedi, août 16, 2014

Les pierres d'angle (C. Delsol)

Après L'âge du renoncement, Chantal Delsol cherche ce qu'on peut sauver des principes chrétiens qui construisent, qu'on le veuille ou non, notre société (sans christianisme, pas de personnes et pas de libertés individuelles, pas de Vérité et pas de quête de la Vérité).

Cette tentative me semble vaine. A mon sens, il n'y a qu'une manière de sauver les principes du christianisme : être chrétien. Tout le reste est irréaliste.

Puisque notre société est déchristianisée, elle a renoncé à elle-même, elle n'a donc qu'un destin : disparaître à brève échéance, comme a disparu l'empire romain. Ce qui n'empêcherait pas d'ailleurs une renaissance ultérieure du christianisme, sur les décombres. Car notre société peut disparaître, les hommes continueront à vivre et auront besoin de constituer une société, qui sera autre que la nôtre.

Cependant, Delsol a nombre de réflexions intéressantes.

Par exemple, elle explique que des sociétés sans père existent et peuvent encore exister (contrairement à ce que prétendent certains opposants à la dénaturation du mariage), mais elles ont toutes un point commun : ce ne sont pas des sociétés libres. Car le rôle du père est libérateur. Je rappelle qu'on a décrit le régime nazi comme le régime des enfants sans pères (pères tués à la guerre, estropiés, dévalorisés par le chômage).

Ou encore, elle met en lumière la contradiction entre la démocratie, qui suppose des citoyens adultes et responsables, et l'Etat-providence, qui nous traite tous comme des enfants irresponsables.

Pour Delsol, le mal absolu est le subjectivisme. S'il n'y a aucun critère objectif pour rien, alors ce que décrète l'Etat s'impose sans contestation possible, il ne peut plus y avoir d'Antigone qui conteste le pouvoir au nom de principes supérieurs, puisqu'il n'y a plus de principes supérieurs.

C'est le positivisme juridique, que le sénateur bolchévique Michel a excellemment résumé : «Ce qui est juste, c'est ce que dit la loi» (oui, on a pu entendre des phrases comme celles-ci en France en 2013. C'est stupéfiant). Si la loi dit 2+2=5 (comme les lois mémorielles), qui peut le contester puisque tout est affaire d'opinions subjectives ? La voie du totalitarisme est ouverte. Et qu'il soit mou, à coup d'abrutissement médiatique plutôt que de séjours à la Loubianka, ne change pas le fond.

Les pierres d'angle

mardi, août 12, 2014

Décès de Simon Leys

J'apprends le décès de Simon Leys. C'est une bien triste nouvelle.

Il y aurait beaucoup à dire  mais l'essentiel tient en quelques mots : c'était un homme droit, juste et fin à une époque qui en compte très peu.

Notre époque est d'ailleurs jugée par le fait qu'elle passe ce décès sous silence alors qu'elle est prompte à verser des larmes de crocodile sur le moindre saltimbanque abruti, narcissique et dépourvu d'un quelconque intérêt.

Il est vrai que Simon Leys, par le contre-exemple qu'il donnait en se tenant droit, la vertu d'orthocivisme, était une insulte permanente à notre époque qui exalte la bassesse et la superficialité.

dimanche, août 10, 2014

Les majorités pacifiques n'existent pas

Les majorités pacifiques n'existent pas

Certes, il n'y a que les imbéciles (très nombreux, et de plus en plus) pour croire à l'argument débile de la majorité-de-musulmans-pacifiques-opposés-aux-islamistes.

Tout de même, c'est irritant de le voir ressorti à tout propos. C'est vraiment nous prendre pour des cons. Ca ne tient pas une demi-seconde : comme l'explique très bien l'article, les majorités pacifiques, ça ne fait pas l'histoire, ça compte pour du beurre.

Ceux qui arguent de la «majorité pacifique des musulmans» sont des lâches refusant de constater un conflit évident pour ne pas avoir à combattre, des collabos en puissance (ou déjà en action).

Pêle-mêle : GPA, chrétiens d'orient, imposture et com'

Chrétiens, réveillez‐vous !


Winter : la GPA, «un abandon d'enfant programmé»


Chantal Delsol : ce que révèle la GPA de notre société


Natacha Polony : France, royaume des imposteurs




Is thinking obsolete ?

Is thinking obsolete ?