Affichage des articles dont le libellé est élections 2012. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est élections 2012. Afficher tous les articles

dimanche, mars 11, 2012

Mon pronostic pour les présidentielles françaises

Ça fait plusieurs semaines que ce pronostic me trotte dans la tête mais il ne me semble pas que je vous en aie fait part : Sarkozy élu avec 50,2 %.

Mon historique est mitigé : en 1995, j'ai prévu l'élection de Chirac à 0,2 % près au moment où Balladur l'écrasait dans les sondages. En revanche, je suis complètement passé à travers en 2002 et 2007 était trop facile, même quand Ségolène s'envolait dans les sondages.

Si j'ai raison, je me réjouis d'avance de la tête des journalopes qui roulent pour Hollande. Ça ne changera rien, ils continueront à nous faire la leçon alors que ce sont eux qui ont tout à apprendre : ces gens sont trop bêtes et trop vaniteux pour apprendre de leurs erreurs.

samedi, décembre 18, 2010

2012, Marine et moi

Voici un commentaire que j'ai posté sur Justice au singulier :

Je suis tenté de voter pour Marine Le Pen, par désespoir. Je n'ai bien entendu pas encore pris ma décision (2012, c'est loin).

Je reconnais qu'elle est volontiers caricaturale et que ses idées économiques, pour le peu qu'on en connaît, sont stupides.

Et pourtant ...

Dans les autres partis, personne ne parle de la France et des Français, pour la France et pour les Français.

C'est toujours l'Autre qu'il faut défendre, qui est une chance, et l'ouverture, et patati patata.... Et ceux qui, comme moi, considèrent qu'on doit d'abord défendre les siens, que les chances pour la France, ce sont les Français de France, qu'avant d'ouvrir, il faut protéger ? Qui parle pour eux ?

La démocratie française est malade de politiciens détachés et dénationalisés. Pour eux, se revendiquer français, c'est obligatoirement se montrer franchouillard.

Je me languis d'un parti de gouvernement véritablement conservateur comme il en existe dans d'autres démocraties, un parti de l'ordre qui pourrait se revendiquer du travail, de la famille et de la patrie, si cette devise n'avait pas servi à couvrir une trahison.

C'est dans ce désarroi de ne trouver aucun parti de gouvernement qui corresponde, même de loin, à mes convictions que je suis tenté de voter pour Marine Le Pen.

Je ne crois pas être le seul Français à souffrir de ce qui est ressenti comme une folle inversion des valeurs : des Français qui ne sont plus chez eux, une justice qui protège les voleurs, les assassins et les récidivistes, des politiciens qui se préoccupent plus d'Europe que de France, les mauvais élèves qui dictent leur loi à l'école, les individus aux mœurs déréglées cités en exemple, l'économie dirigée par la collusion des banquiers et des hauts fonctionnaires, la technologie vendue à nos concurrents...

On n'en finirait pas de citer les raisons qui, avec plus ou moins de justesse, alimentent le trouble des Français.

Mais tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse : à force d'expliquer aux Français que leurs craintes sont illégitimes, qu'ils doivent se taire et ne pas poser certaines questions, qu'ils sont cons comme des bûches et quasiment fascistes, le microcosme politico-médiatique se prépare des lendemains qui déchantent. S'il y a une justice, on ne méprise pas un vieux peuple sans devoir un jour s'en repentir.


Bien sûr, le Front National n'est pas un parti de gouvernement : beaucoup de ses critiques sont justes, mais la plupart de ses propositions manquent de profondeur.

De plus, il présente le défaut majeur de ne pas avoir compris l'articulation entre l'Etat providence, l'invasion migratoire et l'européisme. Il croit qu'on peut sauver l'Etat providence en expulsant les immigrés et en sortant de l'Europe bruxelloise, mais c'est le contraire : le bruxellisme et l'invasion migratoire légitiment l'Etat providence. Pour arrêter l'invasion migratoire et sortir de l'UE, il faut retrouver un Etat efficace et droit.

lundi, octobre 25, 2010

A propos de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy

J'ai trouvé ce commentaire réjouissant :

Quand Ponce-Pilate a fait un sondage auprès des juifs, la cote de popularité de Jésus était proche de 0 %. Et qui a ressuscité trois jours plus tard ?


Plus sérieusement, je n'ai pas beaucoup de doutes : le prochain président de la république sera Nicolas Sarkozy.

Il passera le premier tour en suscitant des candidats parasites à l'extrême-droite, genre Dupont-Aignan. Et pour le deuxième tour, il jouera la légitimité et sa cote de popularité actuelle lui sera un excellent argument : «Voyez, je suis un véritable homme d'Etat, puisque je n'ai pas cédé un pouce sur les retraites malgré une cote en-dessous de 30 %.» Certes, cette manière de mesurer le courage est minable, mais elle a de bonnes chances de fonctionner.

En face, le danger est de jouer l'anti-sarkozysme primaire, de faire mousser un maximum les scandales financiers sur le thème «le président des riches». On risque de se faire plaisir entre soi, de convaincre les déjà convaincus et de faire bander les militants mais d'effrayer les indécis.

Or, il semble bien que la gauche complètement désunie trouve comme seul dénominateur commun l'antisarkozysme et verse donc dans cette facilité. Nicolas Sarkozy, en s'ingéniant à se caricaturer, renforce cette tendance suicidaire.

Beaucoup dépendra de la capacité d'un PS a se doter d'un candidat capable de dépasser ces réflexes de cour de récréation et de «faire sérieux». Mitterrand avait su faire émerger le programme commun qui, pour ridicule qu'il était, donnait tout de même l'impression (fausse) d'avoir affaire à des gens qui avaient réfléchi.

Le plus gros problème de Sarkozy est fait de ses propres faiblesses, notamment de son amateurisme en matière de gouvernement.

Bref, la gauche me semble, malgré les apparences immédiates, plutôt mal partie.