Affichage des articles dont le libellé est Bardèche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bardèche. Afficher tous les articles

lundi, avril 30, 2012

Histoire du cinéma (M. Bardèche et R. Brasillach)

Je ne vous le cache pas, en ces temps de conformisme abrutissant, c'est un petit plaisir que de lire un excellent ouvrage écrit par deux fascistes.

Bien sûr, les censeurs se précipiteront sur les quelques allusions antisémites. Laissons les à ces petits jeux stériles de matons de Panurge qui n'intéressent que les minables.

Cette histoire est passionnante et fort bien écrite. Notamment sur la période que je connais le moins bien, 1905-1920.

J'ai souri à leur critique de Metropolis qui m'a toujours semblé surévalué et barbant.

mercredi, novembre 30, 2011

Sparte et les sudistes (M. Bardèche)

J'ai acheté ce livre sur un malentendu : le titre m'a attiré. C'est ensuite que j'ai découvert l'histoire de défenseur après-guerre du fascisme et du nazisme de Maurice Bardèche.

J'avais donc une certaine appréhension en attendant la livraison : allais-je tomber sur un de ces illuminés à croix gammée ?

Heureusement, pas du tout.

Tout d'abord, ce livre est écrit dans un style comme on n'en fait plus, syntaxe limpide, vocabulaire rigoureux, c'est fort agréable. Evidemment, pas un anglicisme ne traine. Et les noms propres sont aussi très rares, pour vous dire que l'auteur ne se perd pas dans les détails circonstanciels.

Le fond du propos est une analyse de notre monde individualiste sans individualités, suivant l'expression de Dalrymple. Il démonte le mécanisme par lequel on impose aux hommes une conscience collective, les empêchant de développer une conscience individuelle. On réduit l'homme à sa seule dimension économique. Des passages rappellent le Saint-Exupéry de Citadelle. Il analyse bien les émotions de masse obligatoires (pour un livre écrit en 1969, certaines phrases sont frappantes de prescience des années 2000).

Son monde idéal est composé de deux idéaux entrelacés :

> Sparte, la liberté collective et les valeurs viriles l'emportent sur l'individu, permettant, ce n'est qu'un paradoxe apparent, aux hommes de développer leur personnalité. Le danger qui menace Sparte est l'assèchement.

> Les sudistes. Respect des hiérarchies et des rapports naturels. Comme d'autres, il voit la cause de nos maux dans le fait que les Grands ont délaissé leurs lourds devoirs pour ne plus jouir que de leurs immenses privilèges. Il écrit par ailleurs sur la nécessité de l'humour, ce qui m'a beaucoup touché (il n'est pas anodin que nous vivions dans un monde où l'humour est éradiqué méthodiquement). Le danger qui menace les sudistes est la nonchalance.

Que propose Bardèche pour se rapprocher de son monde idéal ?

Le protectionnisme. Là où il est intelligent, c'est qu'il ne vante pas le protectionnisme pour d'hypothétiques vertus économiques mais comme moyen de sortir l'homme de sa réduction à l'état de consommateur-producteur indifférencié. Il veut sortir l'homme de ce qu'il appelle le fleuve vendre-vendre-vendre qui nous entraine sans cesse (je pense que acheter-acheter-acheter serait plus juste). Il est pour la sévère limitation, voire l'interdiction, de la publicité (je ne peux que l'approuver sur ce point). Si le protectionnisme provoquait des pénuries obligeant les gens à montrer des vertus spartiates, il ne s'en plaindrait pas.

La participation pour recréer des intérêts communs entre le bas et le haut de la société.

Et surtout, un parti politique préoccupé d'élitisme, qui viserait à recruter et former les meilleurs, indépendamment de leur nombre. Ce parti aurait un rôle d'incubation des idées et de couveuse à talents mais n'aurait pas pour but la prise du pouvoir par le parti.

Les solutions de Bardèche me laissent perplexe. En revanche, son analyse me séduit.

Il y a aussi le plaisir d'imaginer un bien-pensant lisant ces pages : on visualise sa moue horrifiée digne d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite.

Demain, je vous scannerai (funeste anglicisme) quelques passages.

Addendum : chose promise ...

Extraits de Sparte et les sudistes

mercredi, novembre 16, 2011

Maurice Bardèche, Rémy et l'anti-conformisme

Je suis en train de lire Sparte et les sudistes, de Maurice Bardèche.

Maurice Bardèche était le beau-frère de Robert Brasillach, fusillé à la Libération.

Il ne s'est pas mêlé de politique pendant la guerre, mais est devenu un ardent défenseur du fascisme après-guerre ! Je ne partage pas ses idées, mais ce genre de personnalités, à contre-courant du carriérisme ambiant, qui accorde plus d'importance aux idées, à leur Vérité, qu'au confort matériel, me soulage de la médiocrité actuelle.

J'ai un exemple beaucoup plus cher à mon coeur : le colonel Rémy. Gaulliste dès juin 40 quand presque tout le monde était pétainiste, il n'a rien trouvé de mieux que se déclarer pétainiste après-guerre, quand tout le monde courait après les brevets de gaullisme, auxquels il avait plus de titres que la plupart de ceux qui en faisaient commerce.

Nos chasses à l'homme médiatiques ont d'étranges indulgences (mieux vaut être un écolo pédophile qu'un curé pédophile), mais elles sont implacables, une fois lancées. Nous n'avons plus assez d'insouciance, nous nous prenons trop au sériex, pour ne pas pousser la chasse jusqu'à l'hallali.

Je ne crois pas que l'anti-conformisme d'une personne publique soit encore possible de nos jours. Je parle bien évidemment du vrai anti-conformisme, qui choque les bobos des medias, pas la rebellitude à deux balles de certains people.

Imaginez, par exemple, un zartiste engagé qui nous expliquerait posément les raisons qu'il a d'être raciste ou de penser que la place des femmes est au foyer, obéissantes aux hommes. Sa mise à mort sociale, médiatique et commerciale ne pendrait pas une journée.

Les propos sont normalisés, personnalités s'affadissent (c'est l'individualisme sans l'individualité de Dalrymple) et notre monde devient chiant.

Mais il y a pire que ce déplaisir : le débat public est tué, la réflexion est paralysée et l'action rendue impossible.

L'immigration en est un exemple frappant : voici un bouleversement de la population comme la France n'en a pas connu depuis mille trois cents ans et les seuls propos admissibles dans l'espace public sont «l'immigration, c'est très bien, il en faut beaucoup plus» (vraie gauche) et «l'immigration, c'est bien, il en faut plus mais cela peut poser à la marge quelques problèmes» (fausse droite). C'est tout de même stupéfiant ! Surtout quand on songe que le Japon montre tous les jours que l'option de se passer d'immigration n'est nullement une fantaisie. Hé bien, cela ne sera même pas débattu, la question ne sera pas posée.

Bien sûr, je fais dans la facilité en prenant cet exemple. Mais il en est mille autres. La conclusion c'est qu'à force de restreindre le débat public, nous devenons collectivement cons.