Quiconque fréquente un tant soit peu internet a été confronté à ce problème cornélien : faut-il parler aux cons ?
D'un coté, les ignorer leur laisse la place et, comme ils sont fort nombreux, on finit par n'entendre qu'eux. D'un coté, ils sont butés comme des buches, leur parler ne sert à rien, on s'y énerve, on s'y épuise. Sans profit aucun, puisque, c'est bien connu, les imbéciles ne changent pas d'avis.
Il est très fréquent de voir un «troll» avoir le dernier mot, simplement par épuisement des adversaires qui réfléchissent plus et donc se fatiguent, ce qui risque pas d'arriver aux cons.
Bon alors ? Parler aux cons, ou ne pas leur parler ?
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samedi, décembre 04, 2010
dimanche, novembre 28, 2010
Pic huile : «Chéri, fais moi peur !»
Je suis tombé par hasard sur un blog d'hallucinés :
Oil Man
Ils passent leur temps à se faire peur avec la «fin du pétrole», le «peak oil» et autres épouvantails pour simples d'esprit.
J'ai expliqué ailleurs (ici et là) ce qu'il fallait penser de ces foutaises.
Ce qui m'intéresse, c'est la délectation qu'éprouvent certains à jouer les prophètes d'apocalypse et d'autres à les écouter. Il est facile d'attirer l'attention en prédisant des catastrophes (par exemple, la faillite de l'Etat français) et de se donner une image d'intelligent et de responsable à bon compte.
Le plus malsain, c'est que ces élucubrations se déguisent le plus souvent sous un faux bon sens («le pétrole n'est pas infini»). Or, si nous avons bien une un ultime recours en cas de problème, c'est le bon sens, alors autant ne pas le poignarder.
Oil Man
Ils passent leur temps à se faire peur avec la «fin du pétrole», le «peak oil» et autres épouvantails pour simples d'esprit.
J'ai expliqué ailleurs (ici et là) ce qu'il fallait penser de ces foutaises.
Ce qui m'intéresse, c'est la délectation qu'éprouvent certains à jouer les prophètes d'apocalypse et d'autres à les écouter. Il est facile d'attirer l'attention en prédisant des catastrophes (par exemple, la faillite de l'Etat français) et de se donner une image d'intelligent et de responsable à bon compte.
Le plus malsain, c'est que ces élucubrations se déguisent le plus souvent sous un faux bon sens («le pétrole n'est pas infini»). Or, si nous avons bien une un ultime recours en cas de problème, c'est le bon sens, alors autant ne pas le poignarder.
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cerné par les cons,
Ces merveilleux abonnés du Monde
lundi, novembre 01, 2010
Les militants de gauche
C'est une découverte de notre ami h16. C'est totalement crétin mais que voulez vous ? On ne peut pas passer sa vie dans l'empyrée de l'intellect.
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dictature du Bien
dimanche, août 08, 2010
Les préjugés et les «intellos»
Comme je m'amuse beaucoup en ce moment à taquiner ces imbéciles (pas tous, mais tout de même beaucoup) d'abonnés du Monde voici le message que j'ai posté sous un article expliquant une fois de plus que les Français sont des salauds de xénophobes (1) :
Les intellos jugent toujours péremptoirement que les préjugés des non-intellos sont injustifiés (c'est un préjugé d'intello, mais celui-ci est vrai car les intellos ont toujours raison). En fait, c'est l'inverse : les préjugés ont le plus souvent, pas toujours, une racine juste. Un préjugé est un jugement transmis dont la raison s'est perdue. Mais il avait bien une justification, oubliée mais toujours valable ou devenue obsolète. Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité.
Un dénommé Max me répond :
@Franck Boizard Les "intellos", comme vous dîtes avec mépris (je veux bien en faire partie) essaie de réfléchir avant d'écrire ou de parler. Le préjugé, c'est justement parler ou écrire sans avoir réfléchi et donc sortir une contrevérité, pour ne pas dire une bêtise; c'est parler d'une réalité qu'on ne connait pas.Mais bon quand je lis la valeur que vous accordez au préjugé, je suis honoré d'être un "intello"!
A quoi je réponds :
Max, vous avez raison : je méprise les "intellos" qui sortent de leur domaine et jugent de tout sans savoir, privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique. Je pense qu'ils ont fait beaucoup de mal. Vous en êtes un parfait exemple, vous avez la vanité de croire que vous pouvez juger de tout grâce à votre puissant cerveau. Vous m'excuserez de ne pas avoir votre extraordinaire intelligence et d'accorder une place (pas toute la place) à la sagesse populaire.
Après quoi j'ai droit aux trois réponses suivantes :
Raphaël C.
A F.Boizard:"Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité":une part seulement,mais enrobée par des amalgames&approximations,qui en limitent la validité.Se satisfaire d'une vision biaisée de la réalité(assimilée à la"sagesse populaire"),de la croyance que voir suffit pour savoir(&comprendre),voilà qui est"juger sans savoir":c'est cette paresse intellectuelle qui fait beaucoup de mal.Combattre,sans relâche,les idées reçues,c pas"intello",c un devoir ! http://petitlien.fr/idees
Françoise R.
Ainsi selon M. Boizard, il faut mépriser les "intellos" et se nourrir de préjugés (ils "ont souvent une racine juste"), "ne pas privilégier le jugement moral sur la réflexion pratique"... Comment peut-on asséner de telles sottises au regard de l'Histoire?
JCA
M Franck Boizard vous "méprisez ceux qui privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique"? Avec ce raisonnement cela peut aller très loin. Ex:je m'exonère du jugement moral selon lequel tous les hommes sont égaux;je choisis ceux qui ne le sont pas et ma "réflexion pratique" me conduit à des solutions nécessairement "pratiques" et dans un ordre "pratique" croissant: stigmatisations,discriminations, ghéttoïsation,et au final solution fatalement la plus finale possible...
Soyons clairs. Je savais que, avec ce commentaire, je m'attaquais au cœur de l'intellectualisme : chacun peut juger de tout avec son puissant cerveau et, à l'inverse, la sagesse collective n'existe pas, c'est pourquoi l'intellectuel doit guider cet abruti de peuple.
Commençons par un préliminaire qui me tient à cœur : mes contradicteurs s'expriment sous couvert de l'anonymat, moi pas. Vous ne m'en voudrez pas de considérer que cela établit en ma faveur une supériorité morale infranchissable.
Rapahël C. est le moins con : même si remettre en cause les idées reçues ne me semble pas une priorité, sa réponse n'est pas idiote. Il n'a visiblement pas compris le centre de ma réflexion, ce n'est pas parce qu'on ignore les racines d'une idée qu'elle est sans valeur.
Françoise R. : une conne de première catégorie. A l'histoire, on peut faire dire ce qu'on veut. Je peux même vous montrer que l'histoire nous enseigne qu'il vaut mieux se fier aux préjugés du peuple qu'aux engouements des intellectuels.
JCA n'a rien compris mais je le pardonne : en 500 caractère, j'ai du mal à introduire toutes les nuances nécessaires. Je ne pense évidemment pas qu'il ne faut aucun jugement moral, mais que celui-ci ne doit pas prendre toute la place. D'autant plus que le jugement moral est souvent pour les intellectuels un effet de la paresse: il évite d'avoir à se renseigner sur les fastidieux détails pratiques.
Cependant, son allégation que des solutions pratiques sans jugement moral mènent au judéocide est une méconnaissance totale de l'histoire. Bien au contraire, les antisémites commencent par poser un jugement moral, peu flatteur, sur les juifs.
Encore un endoctriné de l'anti-fascisme avec 70 ans de retard qui ne comprend rien à rien.
Commenter les articles du Monde n'est pas facile : plus encore que la limitation à 500 caractères, c'est la limitation à 2 commentaires qui posent problème. Mes contradicteurs auront toujours le dernier mot. Je dois donc par quelques nuances de l'expression répondre par avance aux objections.
Face à ces difficultés, la qualité de mes commentaires est inégale. Mais je suis tout de même effaré du faible niveau des commentaires en général : on en retire la pénible impression que toute question peut être analysée avec les termes «pétainiste» et «fasciste».
**********************
(1) ce qui est bien entendu faux : on n'accepte pas sans réagir d'être envahi par des millions de pique-assiettes quand on est xénophobe.
Les intellos jugent toujours péremptoirement que les préjugés des non-intellos sont injustifiés (c'est un préjugé d'intello, mais celui-ci est vrai car les intellos ont toujours raison). En fait, c'est l'inverse : les préjugés ont le plus souvent, pas toujours, une racine juste. Un préjugé est un jugement transmis dont la raison s'est perdue. Mais il avait bien une justification, oubliée mais toujours valable ou devenue obsolète. Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité.
Un dénommé Max me répond :
@Franck Boizard Les "intellos", comme vous dîtes avec mépris (je veux bien en faire partie) essaie de réfléchir avant d'écrire ou de parler. Le préjugé, c'est justement parler ou écrire sans avoir réfléchi et donc sortir une contrevérité, pour ne pas dire une bêtise; c'est parler d'une réalité qu'on ne connait pas.Mais bon quand je lis la valeur que vous accordez au préjugé, je suis honoré d'être un "intello"!
A quoi je réponds :
Max, vous avez raison : je méprise les "intellos" qui sortent de leur domaine et jugent de tout sans savoir, privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique. Je pense qu'ils ont fait beaucoup de mal. Vous en êtes un parfait exemple, vous avez la vanité de croire que vous pouvez juger de tout grâce à votre puissant cerveau. Vous m'excuserez de ne pas avoir votre extraordinaire intelligence et d'accorder une place (pas toute la place) à la sagesse populaire.
Après quoi j'ai droit aux trois réponses suivantes :
Raphaël C.
A F.Boizard:"Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité":une part seulement,mais enrobée par des amalgames&approximations,qui en limitent la validité.Se satisfaire d'une vision biaisée de la réalité(assimilée à la"sagesse populaire"),de la croyance que voir suffit pour savoir(&comprendre),voilà qui est"juger sans savoir":c'est cette paresse intellectuelle qui fait beaucoup de mal.Combattre,sans relâche,les idées reçues,c pas"intello",c un devoir ! http://petitlien.fr/idees
Françoise R.
Ainsi selon M. Boizard, il faut mépriser les "intellos" et se nourrir de préjugés (ils "ont souvent une racine juste"), "ne pas privilégier le jugement moral sur la réflexion pratique"... Comment peut-on asséner de telles sottises au regard de l'Histoire?
JCA
M Franck Boizard vous "méprisez ceux qui privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique"? Avec ce raisonnement cela peut aller très loin. Ex:je m'exonère du jugement moral selon lequel tous les hommes sont égaux;je choisis ceux qui ne le sont pas et ma "réflexion pratique" me conduit à des solutions nécessairement "pratiques" et dans un ordre "pratique" croissant: stigmatisations,discriminations, ghéttoïsation,et au final solution fatalement la plus finale possible...
Soyons clairs. Je savais que, avec ce commentaire, je m'attaquais au cœur de l'intellectualisme : chacun peut juger de tout avec son puissant cerveau et, à l'inverse, la sagesse collective n'existe pas, c'est pourquoi l'intellectuel doit guider cet abruti de peuple.
Commençons par un préliminaire qui me tient à cœur : mes contradicteurs s'expriment sous couvert de l'anonymat, moi pas. Vous ne m'en voudrez pas de considérer que cela établit en ma faveur une supériorité morale infranchissable.
Rapahël C. est le moins con : même si remettre en cause les idées reçues ne me semble pas une priorité, sa réponse n'est pas idiote. Il n'a visiblement pas compris le centre de ma réflexion, ce n'est pas parce qu'on ignore les racines d'une idée qu'elle est sans valeur.
Françoise R. : une conne de première catégorie. A l'histoire, on peut faire dire ce qu'on veut. Je peux même vous montrer que l'histoire nous enseigne qu'il vaut mieux se fier aux préjugés du peuple qu'aux engouements des intellectuels.
JCA n'a rien compris mais je le pardonne : en 500 caractère, j'ai du mal à introduire toutes les nuances nécessaires. Je ne pense évidemment pas qu'il ne faut aucun jugement moral, mais que celui-ci ne doit pas prendre toute la place. D'autant plus que le jugement moral est souvent pour les intellectuels un effet de la paresse: il évite d'avoir à se renseigner sur les fastidieux détails pratiques.
Cependant, son allégation que des solutions pratiques sans jugement moral mènent au judéocide est une méconnaissance totale de l'histoire. Bien au contraire, les antisémites commencent par poser un jugement moral, peu flatteur, sur les juifs.
Encore un endoctriné de l'anti-fascisme avec 70 ans de retard qui ne comprend rien à rien.
Commenter les articles du Monde n'est pas facile : plus encore que la limitation à 500 caractères, c'est la limitation à 2 commentaires qui posent problème. Mes contradicteurs auront toujours le dernier mot. Je dois donc par quelques nuances de l'expression répondre par avance aux objections.
Face à ces difficultés, la qualité de mes commentaires est inégale. Mais je suis tout de même effaré du faible niveau des commentaires en général : on en retire la pénible impression que toute question peut être analysée avec les termes «pétainiste» et «fasciste».
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(1) ce qui est bien entendu faux : on n'accepte pas sans réagir d'être envahi par des millions de pique-assiettes quand on est xénophobe.
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