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dimanche, février 14, 2016
samedi, novembre 17, 2012
On peut être anti-libéral, mais il faut en assumer les conséquences
Une fois de plus, j'ai regardé Zemmour et Domenach communiant dans l'anti-libéralisme.
Pourquoi pas ? Mais alors, il faut en assumer les conséquences : la pauvreté, le chômage et l'Etat envahissant.
Car il y a une certitude : le libéralisme engendre la prospérité, l'anti-libéralisme engendre la pauvreté.
On peut être anti-libéral parce que toute la vie n'est pas dans le matérialisme, mais les anti-libéraux sont-ils prêts à assumer les conséquences matérielles de leur choix ?
Pourquoi pas ? Mais alors, il faut en assumer les conséquences : la pauvreté, le chômage et l'Etat envahissant.
Car il y a une certitude : le libéralisme engendre la prospérité, l'anti-libéralisme engendre la pauvreté.
On peut être anti-libéral parce que toute la vie n'est pas dans le matérialisme, mais les anti-libéraux sont-ils prêts à assumer les conséquences matérielles de leur choix ?
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dimanche, février 13, 2011
Ce n’est pas Roosevelt qui a mis fin à la récession, mais les baisses d'impôts de 1945 !
J'en ai un peu ma claque que tous les commentateurs keynésiens, c'est-à-dire tous les commentateurs puisque les autres n'ont pas droit au micro, nous répètent les prodigieux bienfaits de l'Etat-mammouth.
Bienfaits si extraordinaires que le père Reagan et la mère Thatcher provoquèrent une grande prospérité en filant des coups de hache à la pauvre bête (bête au comble de la pauvreté, mais pas sans défense).
Dans leur mythologie, nos keynésiens ont leur Atlantide, la terre bénie des dieux disparue dans les flots : l'Amérique du New Deal.
Bien que cette idée soit coulée depuis des années elle ressort régulièrement, il convient donc de lui remettre régulièrement un coup de massue :
Ce n’est pas Roosevelt qui a mis fin à la récession, mais les baisses d'impôts de 1945 !
Bienfaits si extraordinaires que le père Reagan et la mère Thatcher provoquèrent une grande prospérité en filant des coups de hache à la pauvre bête (bête au comble de la pauvreté, mais pas sans défense).
Dans leur mythologie, nos keynésiens ont leur Atlantide, la terre bénie des dieux disparue dans les flots : l'Amérique du New Deal.
Bien que cette idée soit coulée depuis des années elle ressort régulièrement, il convient donc de lui remettre régulièrement un coup de massue :
Ce n’est pas Roosevelt qui a mis fin à la récession, mais les baisses d'impôts de 1945 !
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samedi, janvier 08, 2011
vendredi, septembre 12, 2008
Résilience de l'économie américaine (par Guy Sorman)
Depuis la débâcle du crédit hypothécaire aux Etats-Unis, on guette la récession américaine : mais la récession n’arrive pas, la croissance semble même redémarrer. Ce n’est pas en Amérique que l’économie a calé, mais en Europe. Par-delà la conjoncture toujours changeante, c’est le trend qui importe. Comment comprendre ce dynamisme américain et cette stagnation européenne ? Il faut pour cela remonter loin dans l’histoire. En 1820 s’est produit un événement considérable, passé inaperçu à l’époque : cette année-là, le revenu moyen par habitant des Américains a dépassé le revenu moyen des Européens. Ce retard, depuis lors, n’a jamais été rattrapé. Les raisons profondes en sont enracinées dans nos deux civilisations, absolument distinctes de part et d’autre de l’Atlantique.
Aux Etats-Unis, société démocratique et égalitaire, les producteurs ont d’emblée cherché à satisfaire les goûts homogènes du peuple : la standardisation et la mécanisation ont été les réponses économiques à cette exigence politique. Une passion démocratique qui se perpétue aujourd’hui par les « chaînes ». Elle perdure aussi dans la « nouvelle économie » : sur Google, les sites sont classés non par des experts mais en fonction de leur fréquentation. La « sagesse des foules » l’emporte sur les choix des experts. Car l’Europe, à l’inverse, fut et elle reste le continent des élites, des aristocrates et des experts. Naguère dans l’Europe aristocratique, l’excellence au service des élites guidait les entrepreneurs : l’objet était parfait et pas standardisé. Cette Europe est restée le continent de l’excellence et du luxe, et de la conservation plus que de l’innovation.
Spontanément, l’Européen préfère le passé ; l’Américain penche vers l’innovation, le risque, l’inconnu. Ce qui est nouveau est aux Etats-Unis toujours accueilli avec enthousiasme et avec méfiance en Europe. Dans le jargon économique contemporain, ce goût de l’innovation s’appelle le principe de la création destructrice. Aux Etats-Unis, la rage de l’innovation ne cesse de remplacer du vieux par du neuf : l’économie croît ainsi par bonds et souvent de bulle spéculative en bulle spéculative.
Au début du XXe siècle, les Etats-Unis comptaient trois mille constructeurs automobiles : il en reste deux. En 2000, Silicon Valley comptait 5 000 entreprises de logiciels internet ; 80% ont disparu. Ce que l’on appelle la crise des subprimes suit exactement la même logique. Des milliers de banques ont innové – les dérivés, les subprimes – des centaines vont disparaître. Mais, après l’éclatement de ces bulles, un plus grand nombre d’Américains roulent en voiture, plus ont accès à internet et il est certain qu’un plus grand nombre resteront propriétaires malgré la crise des subprimes.
Le bilan de la destruction créatrice s’avère donc positif : c’est bien la prise de risque, la passion de l’innovation et le marché de masse qui tirent l’économie américaine. Il y faut aussi beaucoup de Dollars, mais il n’en manque jamais : crise de subprimes ou baisse du Dollar, les capitaux affluent toujours aux Etats-Unis. Faute d’alternative ? Pour alimenter ce Léviathan économique, les Etats-Unis offrent toujours la sécurité juridique et les perspectives d’enrichissement que l’on ne trouve pas ailleurs. Il faut aussi de l’intelligence car l’innovation aux Etats-Unis naît du concubinage, inconnu ou suspect en Europe, entre les universités et l’industrie : un couple où chacun trouve ses comptes. L’Etat américain n’est pas absent pour autant, pas comme moteur de la croissance mais comme assureur du dernier recours ou infirmier social.
Cette épopée économique américaine est culturellement si distincte de l’Europe qu’elle ne peut pas être considérée comme un modèle exportable : on ne voit donc pas qui menacerait le leadership américain, ni l’Europe, ni les Chinois, ni Obama. À l’exception de la crise de 1930 qui avait conduit Franklin Roosevelt à socialiser l’économie et à prolonger la crise, aucune élection ne change radicalement le modèle américain. Nul ne conteste ni le capitalisme ni la Banque Fédérale qui veille à la stabilité des prix. Il est significatif qu’il n’y ait pas aux Etats-Unis, de ministre de l’Economie mais seulement un secrétaire d’Etat au Trésor. Mais il reste possible d’esquiver le débat : Nicolas Sarkozy a demandé à deux économistes prix Nobel, Amyarta Sen (Anglo-Indien) et Joseph Stiglitz (un Américain altermondialiste) de concevoir un index du bien-être qui serait distinct de l’index économique classique, la PIB. Cette tentative a eu de nombreux précédents, en particulier à l’ONU où l’on n’aime pas trop le capitalisme américain : hélas ! il est toujours apparu que le dynamisme économique rendait le peuple plus heureux que la stagnation. La croissance ne résout pas tous les problèmes mais la stagnation n’en résout aucun.
Aux Etats-Unis, société démocratique et égalitaire, les producteurs ont d’emblée cherché à satisfaire les goûts homogènes du peuple : la standardisation et la mécanisation ont été les réponses économiques à cette exigence politique. Une passion démocratique qui se perpétue aujourd’hui par les « chaînes ». Elle perdure aussi dans la « nouvelle économie » : sur Google, les sites sont classés non par des experts mais en fonction de leur fréquentation. La « sagesse des foules » l’emporte sur les choix des experts. Car l’Europe, à l’inverse, fut et elle reste le continent des élites, des aristocrates et des experts. Naguère dans l’Europe aristocratique, l’excellence au service des élites guidait les entrepreneurs : l’objet était parfait et pas standardisé. Cette Europe est restée le continent de l’excellence et du luxe, et de la conservation plus que de l’innovation.
Spontanément, l’Européen préfère le passé ; l’Américain penche vers l’innovation, le risque, l’inconnu. Ce qui est nouveau est aux Etats-Unis toujours accueilli avec enthousiasme et avec méfiance en Europe. Dans le jargon économique contemporain, ce goût de l’innovation s’appelle le principe de la création destructrice. Aux Etats-Unis, la rage de l’innovation ne cesse de remplacer du vieux par du neuf : l’économie croît ainsi par bonds et souvent de bulle spéculative en bulle spéculative.
Au début du XXe siècle, les Etats-Unis comptaient trois mille constructeurs automobiles : il en reste deux. En 2000, Silicon Valley comptait 5 000 entreprises de logiciels internet ; 80% ont disparu. Ce que l’on appelle la crise des subprimes suit exactement la même logique. Des milliers de banques ont innové – les dérivés, les subprimes – des centaines vont disparaître. Mais, après l’éclatement de ces bulles, un plus grand nombre d’Américains roulent en voiture, plus ont accès à internet et il est certain qu’un plus grand nombre resteront propriétaires malgré la crise des subprimes.
Le bilan de la destruction créatrice s’avère donc positif : c’est bien la prise de risque, la passion de l’innovation et le marché de masse qui tirent l’économie américaine. Il y faut aussi beaucoup de Dollars, mais il n’en manque jamais : crise de subprimes ou baisse du Dollar, les capitaux affluent toujours aux Etats-Unis. Faute d’alternative ? Pour alimenter ce Léviathan économique, les Etats-Unis offrent toujours la sécurité juridique et les perspectives d’enrichissement que l’on ne trouve pas ailleurs. Il faut aussi de l’intelligence car l’innovation aux Etats-Unis naît du concubinage, inconnu ou suspect en Europe, entre les universités et l’industrie : un couple où chacun trouve ses comptes. L’Etat américain n’est pas absent pour autant, pas comme moteur de la croissance mais comme assureur du dernier recours ou infirmier social.
Cette épopée économique américaine est culturellement si distincte de l’Europe qu’elle ne peut pas être considérée comme un modèle exportable : on ne voit donc pas qui menacerait le leadership américain, ni l’Europe, ni les Chinois, ni Obama. À l’exception de la crise de 1930 qui avait conduit Franklin Roosevelt à socialiser l’économie et à prolonger la crise, aucune élection ne change radicalement le modèle américain. Nul ne conteste ni le capitalisme ni la Banque Fédérale qui veille à la stabilité des prix. Il est significatif qu’il n’y ait pas aux Etats-Unis, de ministre de l’Economie mais seulement un secrétaire d’Etat au Trésor. Mais il reste possible d’esquiver le débat : Nicolas Sarkozy a demandé à deux économistes prix Nobel, Amyarta Sen (Anglo-Indien) et Joseph Stiglitz (un Américain altermondialiste) de concevoir un index du bien-être qui serait distinct de l’index économique classique, la PIB. Cette tentative a eu de nombreux précédents, en particulier à l’ONU où l’on n’aime pas trop le capitalisme américain : hélas ! il est toujours apparu que le dynamisme économique rendait le peuple plus heureux que la stagnation. La croissance ne résout pas tous les problèmes mais la stagnation n’en résout aucun.
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dimanche, mars 18, 2007
Pour la croissance et contre le chômage, en France on a tout essayé ... sauf ce qui marche (ou l'idéologie en action)
Dans le message précédent, je vous parlais de l'idéologie à l'école. Parlons d'économie.
Il faut vraiment être aveuglé, comme Jacques Chirac et tant d'autres, par l'idéologie anti-libérale, pour ne pas voir ce qui est évident pour tous ceux qui se donnent la peine de regarder honnêtement : ce sont les mesures libérales des années 80 et 90 qui font la prospérité du monde actuel.
Ne cherchons pas d'exemple lointain, en ce lendemain assez difficile de St Patrick bien arrosée, il suffit de faire une petite heure d'avion pour aller en Irlande :
Irish réussite
Est-ce possible en France ? Bien entendu :
France : une croissance de 5 % n'est pas une utopie
Encore faut-il refuser l'obscurantisme, la fuite dans la sodomie des diptères, les raisonnements fallacieux et, tout bonnement, le mensonge :
Incompréhensible !
On est en mer, on se noit, mais plutôt que de s'agripper à la barque qui vient secourir, on fait la fine bouche, on ne la trouve pas assez belle, assez fine, assez parfaite, tandis qu'on loue la solidarité du boulet qui entraîne vers le fond et, effectivement, le boulet est solidaire de sa victime !
Ajout du 20/03 : Il faut mettre le modèle social français au quai Branly
Il faut vraiment être aveuglé, comme Jacques Chirac et tant d'autres, par l'idéologie anti-libérale, pour ne pas voir ce qui est évident pour tous ceux qui se donnent la peine de regarder honnêtement : ce sont les mesures libérales des années 80 et 90 qui font la prospérité du monde actuel.
Ne cherchons pas d'exemple lointain, en ce lendemain assez difficile de St Patrick bien arrosée, il suffit de faire une petite heure d'avion pour aller en Irlande :
Irish réussite
Est-ce possible en France ? Bien entendu :
France : une croissance de 5 % n'est pas une utopie
Encore faut-il refuser l'obscurantisme, la fuite dans la sodomie des diptères, les raisonnements fallacieux et, tout bonnement, le mensonge :
Incompréhensible !
On est en mer, on se noit, mais plutôt que de s'agripper à la barque qui vient secourir, on fait la fine bouche, on ne la trouve pas assez belle, assez fine, assez parfaite, tandis qu'on loue la solidarité du boulet qui entraîne vers le fond et, effectivement, le boulet est solidaire de sa victime !
Ajout du 20/03 : Il faut mettre le modèle social français au quai Branly
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Mais quel secteurs sont susceptibles d'embaucher en France quand les coûts de production restent si bas à l'étranger ?