vendredi, février 15, 2013

Beyond democracy

Ce petit pamphlet, remarquablement didactique, est une attaque en règle de la Nouvelle Religion démocratique, par des libertariens.

On y retrouve des thèmes de ce blog (comme ici).

Notamment, ils y démontent les 13 mythes de la démocratie moderne. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire un résumé :

1) Chaque voix compte

Oui, chaque voix compte ... pour une fraction infime (quelques millionièmes, en France). La vraie utilité du vote est de légitimer les hommes de l'Etat qui vont vous priver de votre liberté. En votant, il y a peu de chances que vous influenciez le résultat de l'élection. En revanche, vous légitimez ceux qui vont vous prendre votre argent pour le distribuer à des associations que vous détestez, vous empêcher de fumer, saccager votre langue natale, laisser entrer des immigrés dont vous ne voulez pas, changer la définition légale de la famille etc.

Pour le plaisir de glisser un bulletin dans l'urne qui vaut un quarante millionième, vous acceptez de perdre votre liberté (vous ne pouvez plus choisir librement l'école de vos enfants, votre voiture, vos assurances sociales, vos ampoules électriques, le chauffage de votre maison etc.).

Je pense que la plupart des abstentionnistes comprennent intuitivement cet argument : l'élection légitime des gens qui ne nous veulent pas du bien (et même, souvent, qui nous veulent du mal).

2)  La démocratie, c'est le gouvernement du peuple

Pas la peine de s'étendre sur celle-ci : l'actualité nous montre tous les jours que c'est le gouvernement de l'oligarchie.


3) La majorité a toujours raison

Pétition de principe. En réalité, les erreurs de la majorité sont innombrables. L'entrée dans l'Euro (pour laquelle j'ai votée, je suis d'autant plus à l'aise pour en parler) était une erreur catastrophique de la majorité (ce qui ne règle d'ailleurs pas la question de savoir si, une fois qu'on y est, il faut en sortir).


4) La démocratie est neutre politiquement

Non, la démocratie est par nature collectiviste, puisqu'elle suppose que les décisions doivent être prises collectivement. C'est pourquoi toutes les démocraties modernes dérivent inexorablement vers le socialisme.


5) La démocratie, c'est la prospérité

Non, la prospérité vient de la liberté des agents économiques. La démocratie ayant tendance à dériver vers le socialisme et le règne des jaloux, la prospérité existe malgré la démocratie, et celle-ci finit par étouffer celle-là.

La démocratie majoritaire débouche obligatoirement sur le social-clientélisme, qui ne peut que finir en banqueroute.


6) La démocratie est nécessaire pour assurer une juste redistribution et aider les pauvres

Tout le monde sait bien que la redistribution du butin du racket fiscal n'est pas faite à raison des justes besoins (d'ailleurs impossibles à définir objectivement) mais à mesure du poids des différents groupes de pression.

On peut raisonner par l'absurde : si la redistribution étatique était juste, on devrait en conclure que les employés de la Banque de France sont les salariés les plus nécessiteux de notre pays.

A contrario, on a l'expérience d'associations charitables privées de proximité à l'efficacité remarquable.

7) La démocratie est nécessaire à l'harmonie sociale

Non. La démocratie, c'est la guerre de tous contre tous pour tirer avantage de la collectivité. A cet égard, le corporatisme à la française, où les avantages que les uns et les autres tirent de l'Etat sont uniquement liés à leur pouvoir de nuisance, est un exemple à la limite de la caricature.

8) La démocratie est indispensable pour créer un sentiment d'appartenance

La liberté de fuir une démocratie moderne est restreinte (voir la récente polémique sur les exilés fiscaux). C'est une adhésion forcée, différente de la véritable appartenance.

A mes yeux, ce point 8 est le plus douteux de la liste : le sentiment d'appartenance n'a que des liaisons très faibles, à mon sens, avec la liberté. De ce que la démocratie n'est pas un régime de liberté, on ne peut déduire qu'elle amoindrit le sentiment d'appartenance.

Ce qui, dans la démocratie, affaiblit le sentiment d'appartenance est le point précédent : la guerre de tous contre tous.


9) La démocratie, c'est la liberté et la tolérance

Non, c'est l'oppression par la majorité et par l'oligarchie (qui peuvent quelquefois diverger).

Cette oppression agit par un système de grignotage particulièrement pernicieux : la liste de ce qui est interdit, ou autorisé avec des restrictions, ou soumis à autorisation bureaucratique, est proprement terrifiante, mais chaque mesure isolée est anodine et indolore, toujours prise avec les meilleures intentions (ah ! Cette dictature des bonnes intentions !) comme par exemple, la récente interdiction des paiements en liquide supérieurs à mille euros.

Non seulement, la démocratie, ce n'est pas la liberté, mais ce n'est pas non plus la tolérance : les majorités sont très intolérantes des minorités. Le cas des minorités braillardes est à part.

Cette intolérance se manifeste actuellement contre les défenseurs du mariage. Les insultes de la majorité volent bas et en escadrille.

10) La démocratie promeut la paix et combat la corruption

Pas grand'chose à dire : il est évident que les démocraties ne sont pas particulièrement pacifiques. Voir les cités grecques de l'Antiquité. On peut aussi évoquer la France entre 1880 et 1918 : la nécessité de politique intérieure de légitimer un régime républicain de fraiche date par une exaltation nationaliste  hallucinante n'a pas peu contribué à cette horreur que fut la première guerre mondiale.

Quant aux relations entre démocratie et corruption, elles crèvent les yeux.

11) Les gens obtiennent ce qu'ils veulent dans une démocratie

La seule solution offerte par les gouvernants des démocraties : faire encore plus de lois et de règlements, redistribuer encore plus d'argent. Tout simplement parce que c'est tout ce qu'ils peuvent faire.

Cela ne satisfait pas grand monde.

12) Nous sommes tous démocrates

Tous les gens sans imagination sont démocrates, parce qu'ils n'imaginent pas d'alternative à la démocratie autre que la dictature.

Et pourtant, même ceux-là, quand il changent de voiture, ils ne suivent pas une procédure démocratique, ils ne réunissent pas leurs voisins pour les faire voter sur la meilleure voiture, ils usent de leur liberté.

13) Il n'y a pas de (meilleure) alternative

L'alternative à la démocratie n'est pas la dictature, épouvantail facile agité par les cons (d'ailleurs la démocratie moderne installe la dictature de l'oligarchie). C'est la société libérale. Etat minimal, liberté maximale, notamment de parole et d'association, principe de subsidiarité.

La déclaration des droits américaine, en protégeant la liberté de parole, d'association, de porter des armes (droit très important car ultime rempart contre la tyrannie : pas étonnant que ce droit provoque l'hystérie des socialistes) et, indirectement, de propriété est plus libérale que la déclaration française.

La problème est comment la mettre en place ? La démocratie moderne est ce système où 51 % de la population essaie de vivre aux dépens des 49 % restants. Comment renverser ce système vicieux ?

Les auteurs restent un peu flous sur les détails pratiques, mais leur vision à long terme rejoint celle de Jean-Jacques Rosa sur l'Euro et l'UERSS : les grandes bureaucraties datent de l'époque révolue de l'information rare et chère, où il fallait des organes centralisateurs pour rassembler l'information, décider et exécuter.

Aujourd'hui que l'information est abondante, disponible pour tous et quasi-gratuite, la problématique n'est plus de rassembler l'information, de se construire une image du monde, mais de décider et d'agir vite. A ce jeu, les petites entités cohérentes, reposant sur le volontariat, la liberté, et non  la contrainte, ont un avantage décisif. C'est pourquoi on sent partout, de la Belgique à la Chine, des forces centrifuges.

L'exemple type, ce sont les petits pays.

Autrement dit, l'Etat démocratique et bureaucratique de plus en plus envahissant s'écroule sous son propre poids et la société qui suit accorde beaucoup plus d'importance à la liberté individuelle et beaucoup moins à la politique.

On en finit avec le poids du millénarisme politique moderne (l'espérance traditionnelle d'une place au Paradis après la mort remplacée par la religion du politique : si je vote «bien», je fais advenir le Paradis sur terre). On en revient à la place traditionnelle de la politique : une simple technique de résolution des problèmes collectifs, qui occupe une part minime de la vie des individus.

Addendum :

Je m'aperçois, en lisant les premiers commentaires, que je n'ai pas été clair.

J'ai rendu compte de ce livre sans en faire véritablement la critique.

Sur les premiers points, les défauts de la démocratie, je suis entièrement en accord avec les auteurs. Je les trouve même plutôt indulgents. La démocratie à la mode 2013, c'est le pouvoir donné à la canaille, aux plus vicieux, aux plus menteurs, aux plus escrocs.

Les points 8, 12 et 13 me posent problème. Ils font fi de liens qui, sans être librement choisis, n'en sont pas moins forts.

Dans le point 13, il y a un raisonnement qui me semble en partie fumeux :

> les démocraties prennent des décisions collectives liberticides et l'individu en est prisonnier.

> si les individus pouvaient choisir à leur guise leur communauté d'appartenance, les décisions collectives seraient moins gênantes car on pourrait les fuir en changeant de communauté.

> dans ce système politique les Etats sont empêchés de grossir inconsidérément par la concurrence entre communautés. Une communauté où l'Etat grossirait trop se viderait de  ses habitants au profit du voisin.

On voit bien que ce raisonnement contient une part de vérité : la République Démocratique Socialiste de Frankaoui fait fuir les jeunes diplômés.

Néanmoins, on en revient toujours au problème fondamental des libertariens : leur système ne fonctionne véritablement qu'avec des individus hors-sol.

Ca tombe «bien» : la République Démocratique Socialiste de Frankaoui serine à des générations d'écoliers que toutes les attaches sont «nauséabondes». Ils ont fini par prendre les pédagogues au mot et, par la même occasion, leurs cliques et leurs claques.

Mais c'est là un cas d'espèce très européen.

Néanmoins, ce petit livre est un bon résumé du libertarianisme dont l'amour de la liberté mérite d'être une source d'inspiration.

Toutes les raisons qu'il donne de prévoir un écroulement des Etats socio-clientélistes se tiennent mais on peut hélas imaginer un autre scénario que ce bienfaisant écroulement et cet autre autre scénario est, encore hélas, celui qui se déroule sous nos yeux : les Etats socio-clientélistes répondent à leur fragilité accrue par un regain d'oppression.


Les partisans du vote obligatoire feraient mieux de s'abstenir

Les partisans du vote obligatoire feraient mieux de s'abstenir

Choses vues à la Saint Valentin

> les hommes étaient dans des costards sombres et les femmes en couleurs chatoyantes.

> les hommes payaient.

Et après, on va nous raconter qu'hommes et femmes sont pareils et interchangeables et que toussa c'est culturel ... Mais oui, mais oui.

> et, clou de la soirée, la paire de momosexuels qui faisait encore plus tache qu'un chômeur dans un congrès du PS.

Bref, une grande soirée nauséabonde pleine de relents fachisses.

mercredi, février 13, 2013

Winston Churchill : «Pour devenir critique de la démocratie, il suffit de discuter cinq minutes avec un électeur moyen»

Les commentaires des journaux valent bien une discussion. Voici l'intégrale des commentaires que j'ai trouvés sous un article du Figaro traitant de la future résidence du pape démissionnaire.

Attention, ça vole haut. L'oxygène est rare à ces altitudes.

    BerryCe qui est sûr, c'est que Benoît XVI coûtera moins cher à l'Eglise que notre Nicolas I à la République.
    Le 13/02/2013 à 19:59 AlerterRépondre
    AvatarEdouard009C'est mixte ?
    Le 13/02/2013 à 19:18 AlerterRépondre
    AvatarKendingPourquoi va-t-il dans un monastère de femmes, après leur avoir obstinément refusé la prêtrise ?
    Le 13/02/2013 à 18:58 AlerterRépondre
    AvatarPigeonnoMême les papes se mettent à la fonctionnarisation. Comme les députés, un peu de service, et hop on touche le pactole de retraite à vie après !
    Le 13/02/2013 à 18:56 AlerterRépondre
    AvatarDaikoIl y du pognon au vatican, relisons tous ensemble le dossier spécial du Canard Enchainé, édifiant ... D'un coté les comptables, de l'autre les gogos, et dieu sait qu'il y en a !
    Le 13/02/2013 à 17:50 AlerterRépondre
    AvatarMaxmilleEt pourquoi ne vient-il pas habiter à Lyon, la terre des Papes ? c'est de loin plus tranquille... ;-)
    Le 13/02/2013 à 17:22 AlerterRépondre
    AvatarGazouilletteSe retirera dans un monastère
    ça veut dire qu'il ne pourra pas en sortir ? c'est pas clair cette affaire
    Le 13/02/2013 à 17:19 AlerterRépondre

    Avatarorthographe10Tout dépend du règlement du monastère. Il en est dont on sort, d'autre pas. Je parierais volontiers que celui de Benoit XVI fera partie de la première catégorie, mais je parierais également qu'il en sortira fort peu, ou du moins sortira fort peu (pour le moins) des murs du Vatican.
    Le 13/02/2013 à 18:08 AlerterRépondre
    AvatardijonnaisIl ne me semble pas que le Vatican manquait de place pour qu'il soit necessaire d'y construire un nouveau batiment résidentiel...
    Le 13/02/2013 à 16:14 AlerterRépondre

    AvatarAMDGCe qu'il vous "semble" a peu d'importance. Vous êtes expert de l'organisation du Vatican? Vous savez combien il y a de bureaux et qui y travaille? Non bien entendu, donc votre commentaire est inepte.
    Le 13/02/2013 à 17:04 AlerterRépondre

    AvatarpariginoBravo pour cette réponse !
    Le 13/02/2013 à 18:01 AlerterRépondre
    AvatarkuonaxIl pourrait en accueillir des malheureux là dedans !
    Où est la bonne parole pour les pauvres ?
    Je ne suis pas prête de comprendre la religion et de suivre son exemple, parce que moi je suis pour le partage et je me sentirais gênée à sa place. Mais peut-être qu'il ne se rend pas compte ......
    Le 13/02/2013 à 16:07 AlerterRépondre

    AvatarHenri ShapiroMoi, c'est votre attitude que je n'arrive pas à comprendre: le pape (bientôt ex-pape) n'a donc pas le droit d'habiter dans un logement privé ? Il devrait forcément le partager avec des sans-abris ?
    L'article indique clairement que les 12 cellules du monastère sont occupées par des religieuses.
    Il faudrait donc les expulser pour laisser de la place aux pauvres ?
    Cécile Duflot s'était déjà couvert de ridicule il y a quelques mois, en demandant à l'Eglise de France de mettre ses locaux à disposition des SDF, tout en ignorant le travail énorme accompli par les diocèses et associations catholiques pour nourrir et accueillir les sans-abris.
    Je vous prie donc de nos épargner vos leçons de charité, à moins que vous n'ayez déjà proposé à un SDF de partager votre chambre.
    Je peux comprendre le discours sur le luxe ostentatoire de l'Eglise. Mais si vous commencez à trouver indécent le fait que l'Eglise dispose de ses propres logements pour y loger ses prêtres et religieux/religieuses, je crois que vous exigez un collectivisme de type kibboutz qui me semble assez illusoire et franchement absurde.
    Le 13/02/2013 à 17:11 AlerterRépondre

    AvatarAMDGAu cas où vous n'auriez pas bien compris, c'est le petit bâtiment en bas à droite de l'image que va occuper le Pape et qu'il va partager avec des religieuses. Qui vous dit qu'il y a de la place restante?
    Vous seriez gênée à sa place? Si il vous reste une chambre libre chez vous, ne vous gênez pas, accueillez qui vous voulez.
    Le 13/02/2013 à 17:07 AlerterRépondre

    Avatarorthographe10Ce n'est pas que j'apprécie tant que ça la papauté, mais il me semble que l'on pourrait dire cela de quelques millions de bâtiments, y compris l'immeuble où se trouve mon appartement, et peut-être bien celui où se trouve le vôtre.
    Le 13/02/2013 à 17:04 AlerterRépondre
    AvatarALLIGNY14Eh ben ça vole encore bien haut !
    Le 13/02/2013 à 15:53 AlerterRépondre



    bidochon001c'est marrant on voit une lignée de paraboles sur le toit, je parie qu'il y en a au moins une qui est dédiée a XXL
    Le 13/02/2013 à 15:46 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Content ? On a fait son petit effet !...
    Le 13/02/2013 à 17:18 AlerterRépondre

    Avatarbidochon001@ Kasuku : vous devriez vous abonner aussi, cela vous redonnerait le sourire
    Le 13/02/2013 à 17:37 AlerterRépondre
    Avatarcambacérésje trouve que ce serait plus élégant de s'installer ailleurs qu'à coté de son successeur.
    Le 13/02/2013 à 15:33 AlerterRépondre
    AvatarI3iosça va les affaires! il a pas une petite place pour quelques sans abris? la charité, tout ça...
    Le 13/02/2013 à 15:06 AlerterRépondre
    AvatarCricri2000SOBRIETE PAPALE
    Ce monastère "sobre" entouré de jardins et potagers permettra d'abriter et de nourrir une bonne centaine de pauvres selon les dires de la Bible. Mais charité bien "ordonnée"......
    Le 13/02/2013 à 14:59 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Avant de faire la morale aux autres, avez-vous déjà abrité un malheureux ?...
    Le 13/02/2013 à 16:00 AlerterRépondre
    AvatarpedrodebordoLe Pape est aussi un homme , et comme tous les hommes , aprés une opération du coeur , il faut un temps plus ou moins long pour la gérison complète . Moi , cela a duré 2 ans , d'autres 6 mois , alors je lui souhaite un bon rétablissement et une " retraite " paisible au monastère .
    Le 13/02/2013 à 14:27 AlerterRépondre
    AvatarbourquinS'il était courageux comme les apôtres, il choisirait la rue comme SDF.
    Les bourgeois aiment leur confort.
    Le 13/02/2013 à 13:46 AlerterRépondre

    Avatargagniere p.A bouquin : Et vous, bouquin, avez-vous choisi de vivre sur un tas de fumier, comme le pauvre Job ? A vous lire, on le croirait.
    Le 13/02/2013 à 16:12 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas...
    Le 13/02/2013 à 15:59 AlerterRépondre

    Avatarexpliquez-moiVous êtes un puriste . Mais quelle richesse alentour !
    Le 13/02/2013 à 15:17 AlerterRépondre

    AvatarDemocratie00013A 86 ans bien sûr il aurait du choisir la rue
    Le 13/02/2013 à 14:31 AlerterRépondre

    AvatardermatoParceque les SDF ont choisit de vivre dans la rue?
    Vous êtes surement loin de ce monde, à l'abris dans votre petit appartement et votre petite vie.
    Le 13/02/2013 à 14:30 AlerterRépondre