vendredi, décembre 15, 2006

La connaissance inutile : l'exemple de Cuba

Une thèse, chère à JF Revel , est qu'un idéologue, aujourd'hui, en France, ils sont très majoritairement de gauche, ne voit que les faits qui l'arrangent, ignore ceux qui le dérangent et déforment les autres. Phénomène qu'il appelait la connaissance inutile.

Sur mon ancien blog, celui sur le site du Monde, j'avais posté jadis un message espliquant que les problèmes des sud-américains venaient d'eux-mêmes et non des yankees et que l'anti-américanisme (au sens anti-USA) primaire des latinos les déservaient en leur permettant de fuir leurs reponsabilités, d'attribuer leurs incapacités au bouc-émissaire septentrional (fuite encouragée par des faux-amis bien pensants trop contents de dire du mal des Américains). Et je citais comme exemple Cuba.

Ne voilà-t-il pas qu'un commentateur tardif, baptisé, tout un programme, "anti-Sarko", me contredit en m'opposant l'embargo américain sur Cuba :

> embargo n'est pas blocus : les pays non engagés dans l'embargo sont parfaitement libres de commercer avec Cuba. Ils ne le font pas parce que le pays est pauvre et les dirigeants corrompus jusqu'à la moelle.

> même l'embargo n'est pas total : les USA sont le premier fournisseur de produits alimentaires à Cuba.

> enfin, l'administration Clinton avait proposé la levée de l'embargo en échanges d'avancées démocratiques. C'est le gouvernement castriste qui n'a pas donné suite.

Non, décidément, le diable américain n'est pas pour grand'chose dans les ennuis des Cubains.

Mais probablement "anti-Sarko" est un fidèle lecteur du Monde Diplodocus, ce qui expliquerait, sans l'excuser, son information très particulière sur les difficultés cubaines (le directeur de rédaction du Monde Dipodocus est tellement castriste que même sa rédaction en est gênée, c'est dire ! Car enfin, la rédaction en question n'est pas très regardante sur les dirigeants latinos, par exemple Chavez, pourvu qy'ils soient de gauche, le Bien.)

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