dimanche, juin 17, 2007

Bercy chiffre la TVA « sociale»

Les fonctionnaires de Bercy auraient chiffré les conséquences d'une augmentation de la TVA et prévoient un bond de l'inflation.

Bien que jugeant inappropriée cette augmentation, je n'ai aucune confiance dans ce chiffrage :

> les fonctionnaires du ministère des finances ont leurs propres opinions et leurs propres objectifs, ce chiffrage n'est en rien impartial et objectif, il est seulement hypocrite, couvrant de la froideur technicienne une chaleur partisane, Bercy, c'est l'anti-omelette norvégienne de la statistique (je rappelle, pour les béotiens que, dans l'omelette norvégienne, le chaud est dehors et le froid dedans) .

> en économie, il est pratiquement impossible de faire des prédictions chiffrées, l'exercice est vain. Si une décision repose sur des principes justes, il n'y a aucune raison que ses conséquences ne soient pas justes. Hors de cela, on tombe vite dans l'affabulation statistique et le délire prévisionniste.

Alors, si je ne fais pas confiance à Bercy, à qui fais-je confiance ? A personne.

Je crois en la confrontation des opinions et des analyses. Je préférerais que dix « think tanks » donnent leur avis et que, les confrontant, je me fasse ma propre opinion, qui vaudra ce qu'elle vaudra, c'est-à-dire pas grand'chose, étant donné le peu de fiance que j'ai dans toutes prévisions économiques, à commencer par les miennes.

2 commentaires:

jc a dit…

" le peu de fiance que j'ai dans toutes prévisions économiques, à commencer par les miennes."

ahahahah...

Mais bon faut tout de même prendre le problème d'un côté ou d'un autre.

Si on ne peut faire confiance à rien, on est mal non?
De toute façon on a le sentiment d’être aux mains de petits apprentis chimistes qui testent
Sans trop savoir où ça va conduire.

fboizard a dit…

"Si on ne peut faire confiance à rien, on est mal non?
De toute façon on a le sentiment d’être aux mains de petits apprentis chimistes qui testent
Sans trop savoir où ça va conduire."

Vous devriez lire avec profit Hayek : il appelle cette vision technicienne, surplombante, de l'économie, le complexe de Polytechnique.