dimanche, novembre 18, 2007

Les Corses m'emmmerdent ...


Avec un titre pareil, si je ne me fais pas plastiquer ma voiture, c'est à désespérer du respect des traditions.

Plus sérieusement, je suis de très loin le procès d'Yvan Colonna sur le blog de Pascale Rober-Diard.

Et les Corses, avec leur susceptibilité, leur «langue», tout leur folklore et leur prétention, ne me dérangeraient pas si, comble de l'hypocrisie, ils ne vivaient pas en grande partie de subventions venues du «continent» honni. Mordre la main qui vous nourrit, on a déjà fait mieux, dans le genre digne et droit.

Je n'ai jamais eu tellement de goût pour les «gens qui sont nés quelque part» (1), mais, les Corses, tout du moins ceux qu'on entend, sont particulièrement insupportables.

(1) :

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

G. Brassens

3 commentaires:

Tonton Jack a dit…

Jolie référence, et combien véridique !

Anonyme a dit…

et les basques ? et les catalans ?

Lisandre a dit…

Quel bel abruti tu fais mon pauvre...La chanson pourrait s'appliquer à toi.