lundi, avril 27, 2009

«Tu ne m'as jamais fait jouir»

Allant au cinéma ce dimanche, j'ai vu les bandes-annonces. Dans l'une d'elles, Romaine par moins 30, le principal argument du personnage principal pour quitter son compagnon de trois ans semble être «Tu ne m'as jamais fait jouir». C'est censé être drôle.

On voit là la profondeur des sentiments, l'hyper-sensibilité et le raffinement des relations sentimentales, si l'on peut dire, qui y ont cours.

Le pire est que ce film est peut-être bien et qu'il se pourrait que j'aille le voir.

Mais tout de même, résumer trois ans de vie commune à «Tu ne m'as jamais fait jouir» méritait de figurer dans l'ample catégorie «Le monde moderne ne sera pas châtié : il est le châtiment».

Mais bon, les mélomanes ne semblent pas moins cons que les cinéastes : Purée musicale

4 commentaires:

Pierre Robes-Roule a dit…

J'ai eu exactement la même réaction en voyant la même bande annonce !

Kreyket a dit…

Je ne pense pas que c'était nécessaire d'aller jusque là, oui c'est évident que c'est stupide comme excuse de rupture et que niveau humour y'a mieux, mais de là à l'inclure dans l'un des châtiments du monde moderne c'est fort. C'est juste qu'avant la femme n'avait pas a avoir de plaisir pendant les relations sexuelles et donc forcément, ce genre de considération n'avait même pas lieu d'être. Mais cette époque est révolue, maintenant seuls certains imbéciles jugent encore les gens sur ce qu'ils ont dans le pantalon ou la couleur de leur peau. D'ailleurs je suis étonné que personne ne juge sur la couleur des cheveux aussi (sauf en humour avec les blondes) ou celle des yeux, après tout c'est la même chose.

fboizard a dit…

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil : Montaigne approuvait une reine de Naples qui avait fait étrangler un amant peu performant.

L'innovation de notre monde moderne est dans la confusion du social, du sexuel et du sentimental, ce qui amène le désordre des moeurs que nous connaissons.

Au fait, je suis tombé sur un sondage qui confirme ce que je soupçonnais : les divorcés ne sont pas particulièrement heureux.

Chitah a dit…

Ah d'accord, Marchenoir écrit dans ILYS, ça m'étonne pas tiens.
Comment va celui qui se faisait appeler Blueberry d'ailleurs, et qui y écrivait?