mardi, mai 05, 2009

Bientôt le communisme en France ?

Lu dans le Figaro :

Bientôt un droit opposable sur l'alimentation, le logement, les soins et le surendettement pour les travailleurs pauvres ? C'est en tout cas ce que préconise la maire UMP de Beauvais Caroline Cayeux, chargée début janvier par le premier ministre François Fillon d'une mission sur la question. Dans un rapport rendu mardi à Matignon et que lefigaro.fr a pu se procurer, Caroline Cayeux évoque plusieurs pistes pour répondre à un phénomène en inquiétante augmentation, touchant tous ceux qui, malgré leur emploi, perçoivent moins de 880€ par mois pour une personne seule ou 1.320€ pour un couple sans enfant. Soit près de deux millions d'actifs en France.

Un droit opposable à la solidarité locale. L'auteur du rapport préconise la saisie de la justice par les personnes en difficulté dès lors que leur alimentation (cantine, épicerie du cœur), leur logement (bailleurs sociaux, EDF, GDF, eau…), leur accès aux soins et la prévention de leur surendettement ne sauraient être garantis par les cellules d'aide sociale compétentes. «La reconnaissance législative de ces nouveaux droits opposables sur l'ensemble du territoire national permettra d'apporter une réponse efficace aux problématiques sociales émergentes, en particulier au sein des foyers de travailleurs pauvres», assure Caroline Cayeux, sans exclure les autres catégories de personnes en difficulté.


On en revient à Maurice Druon : «En France, il y a deux partis de gauche, dont l'un s'appelle la droite».

Je pourrais écrire que je suis estomaqué, que les bras m'en tombent, mais c'est faux. Je sais depuis longtemps à quoi m'en tenir sur la droite française.

Pour partie, je compatis aux difficultés de Martine Aubry et de Ségolène Royal : comment peuvent-elles ne pas préconiser des politiques excessives jusqu'au ridicule puisque la politique socialiste est confisquée par le gouvernement ?

Il est tout de même consternant de penser que cette dame élue sous l'étiquette UMP ne soit pas effleurée par des idées aussi élémentaires que la responsabilité individuelle et la caractère dégradant pour ceux qui le reçoivent et injuste pour ceux qui le payent de l'assistanat.

Au lieu d'aider les gens à vivre dans la pauvreté, l'UMP ferait mieux de réfléchir aux conditions qui permettent de les en sortir (un indice : ça commence par «libéra» et ça finit par «lisme»).

7 commentaires:

Kreyket a dit…

Nan mais c'est vrai, le libéralisme c'est la réponse à la pauvreté, voyons aux USA avec leur politique si libérale, il n'y a plus aucun pauvre, c'est bien connu.

Bon déjà penser que le libéralisme est la réponse, c'était nul, mais alors "elle est à l'UMP, elle a pas le droit de faire de social" c'est vraiment limite. Oserais-je dire "bien-pensance libérale" ? Non, ça n'existe pas bien sur !

Théo2toulouse a dit…

Faire du social avec l'argent des plus pauvres c'est tout simplement répugnant.

"le libéralisme c'est la réponse à la pauvreté"

Ca se bouscule pas trop au consulat de Corée du Nord ou de Cuba pour demander l'asile politique. En revanche, ils doivent être débordés au bureau des cartes vertes.

Meunniez-Tudor a dit…

"De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins" Que c'est bô ! Je me sens rajeuni toutakou. Plus on est incapable, plus on a de besoins, mais qu'importe.

Stan Selene a dit…

Nan mais c'est vrai, le libéralisme c'est la réponse à la pauvreté, voyons aux USA avec leur politique si libérale, il n'y a plus aucun pauvre, c'est bien connu.Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas i.e du liberalisme et des US.

Apres pour le reste de votre oeuvre lol.

Anonyme a dit…

Ils sont devenus fous.

L'UMP plus communiste que les communistes : un droit opposable au surendettement, même les Soviétiques n'y avaient pas pensé...

Les tribunaux transformés en assistantes sociales et en machines à entériner les revendications d'assistanat à l'encontre de l'Etat : ça non plus, ça n'existait pas en URSS.

Rappelons à ces branquignols que les communistes soviétiques, en contrepartie de l'emploi (pénible) et du logement (insalubre) garantis, pratiquaient la religion du travail. Ceux qui prétendaient échapper à l'usine, les vagabonds, les mendiants, subissaient le mépris et les persécutions officiels.

Les communistes de droite français vénèrent comme des saints les SDF et les RMistes qu'ils contribuent à créer.

Ce système va s'effondrer sur lui-même un jour ou l'autre, et ça fera tout drôle à plein de gens.

Tous ceux qui ont cru qu'il pouvait exister un "droit opposable" à quoi que ce soit, hormis la liberté, la sûreté et la propriété de son bien durement gagné.

Pierre Robes-Roule a dit…

Le droit opposable est le summum de la démagogie et le meilleur moyen de disqualifier l'Etat de droit en créant des droits illusoires et non applicables. A quand un droit opposable aux promesses électorales ?

Meunniez-Tudor a dit…

Au fait, quand on y pense, le projet est génial. Non seulement il fera de la France un pays de gens aisés, qui vont consommer et par celà encourager la production, mais en plus il donnera du travail aux tribunaux (tout le monde sait que les juges s'emmerdent à pleurer). Ensuite, l'Etat, saisi par une armée d'huissiers, sera obligé de vendre tout ce qu'il possède. Capitaux, travail, consommation, production, privatisation - on ne peut pas se tromper : c'est le plan de relance tant attendu. Gaudeamus.