vendredi, juillet 24, 2009

Sommes nous victimes de l'URSS par delà la tombe ?

L'occident, et la France en particulier, sont victimes de fléaux que je décris ici régulièrement : immigration excessive, multiculturalisme, assistanat généralisé, pédagogisme, monopole bureaucratique de l'enseignement, égocentrisme obsessionnel, maternalisme étatique, oppression fiscale, liberté de parole restreinte etc ...

Tous ces maux ont un point commun : ils trouvent leur origine dans des idées nocives mises à la mode par ceux qui auraient du être notre élite intellectuelle, les universitaires et les écrivains, puis sont ensuite diffusés par les demi-intellectuels, journalistes, enseignants, politiciens, pour finir par contaminer une part significative du peuple.

On n'en finirait pas de faire la liste des poncifs fallacieux ainsi entrés dans nos têtes : l'objet de l'école n'est pas d'enseigner mais de réduire les inégalités sociales, les frontières ne comptent pas et tout immigré a le droit de venir sans rstriction, les hommes de cultures différentes ont vocation à vivre ensemble, la diversité est bonne en soi, les criminels sont des victimes de la société,les pauvres sont des victimes de la société aussi, les richesses sont illégitimes, la solidarité est du ressort de l'Etat, nous avons des dettes envers les ex-colonies et ainsi de suite.

Or, les intellectuels à qui nous devons nos malheurs présents étaient travaillés au corps par l'URSS et ses satellites, pour certains littéralement (le nombre d'intellectuels occidentaux ayant des femmes ou des maîtresses russes, l'exemple le plus connu étant Aragon et Triolet, pose question). Ils ont tous été imbibés de marxisme à des degrés divers.

On ne peut donc s'empêcher de se demander si nous ne devons pas notre décadence aux effets durables des poisons, lents mais redoutables, instillés par l'URSS. C'était la thèse de Maurice Druon dans La France aux ordres d'un cadavre.

Ainsi, notre victoire de la guerre froide, que nous devons plus aux USA qu'à nous-mêmes, comme notre libération, serait moins totale qu'on l'a cru. Imaginons un instant que l'URSS ait tenu vingt ans de plus, serions nous en état de nous défendre aujourd'hui ?

2 commentaires:

tiberius a dit…

Les USA ont eu un rôle quasi aussi délétère sur notre culture et nos élites. En effet dans la lutte contre le communisme sur le plan culturel ils ont choisi de favoriser les gauchistes anti communiste, combattre le feu par le feu en somme.
http://tv.aege.fr/2009/02/strategies-influence-culturelle-depuis-la-fin-de-la-guerre-froide/

Roman a dit…

La France est aux ordres d'un cadavre car les institutions d'aujourd'hui sont la traduction politique des victoires idéologiques d'hier. Il faut donc attendre une vingtaine d'années supplémentaires pour que ces institutions évoluent en conséquence.

Mais dans vingt ans, il y aura un nouveau péril... En fait, cela a déjà commencé. L'histoire est sans répit.