dimanche, mai 23, 2010

Le scolaire de la honte

Le scolaire de la honte

9 commentaires:

Pierre Robes-Roule a dit…

1 sur 2.
Cette toute petite statistique dit tout.

daredevil2007 a dit…

Et les fédérations de parents voudraient faire disparaître toute notation... Ainsi la boucle serait-elle bouclée!

Anonyme a dit…

Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas. Comment les professeurs, qui, collectivement, fournissent un enseignement tellement mauvais, peuvent-ils en fournir un qui soit excellent à leurs propres enfants ?

"Connaître les trucs du système" peut être important, mais ça ne fait pas tout. Jusqu'à présent, on ne peut pas acheter son entrée à l'école Polytechnique, comme le diplôme d'une vulgaire université toulousaine.

Et si c'est l'aide aux devoirs qui est décisive, se peut-il que les méthodes pédagogiques, qui sont si catastrophiques en classe, deviennent soudain les bonnes à la maison ?

Encore une fois, n'importe quel abruti peut décrocher une licence de socio (je le suppose ; je n'en ai pas).

Mais entrer à Polytechnique, ça reste un critère de compétence, non ? (Je n'ai pas fait non plus Polytechnique...)

fboizard a dit…

Vous connaissez la réponse : parce que les profs n'appliquent pas à leur propres enfants la pédagogie débile tout juste bonne pour les enfants de non-profs.

Et si vous leur en faites la réflexion, ils vous répondront (sincèrement pour les plus cons, hypocritement pour les autres) que cela vient de la différence d'effectifs et de public.

Anonyme a dit…

Mais non, Franck, je ne connais pas la réponse : c'est une vraie interrogation de ma part. Vous voulez dire que vous avez parlé à des professeurs, qui vous ont dit appliquer la pédagogie moderniste à leur classe, et la pédagogie traditionnelle à la maison à leurs enfants ?

fboizard a dit…

Non, je n'ai jamais eu de témoignage direct du genre «je suis un escroc, j'emploie pour mes élèves différentes de celles de mes enfants», mais un faisceau d'indices concordants.

pedro a dit…

Bonsoir,

Les fils/filles de profs réussissent notamment car l'école est importante pour eux. L'école a du sens pour eux parce qu'elle en a pour leurs parents.

En particulier je pense que les profs sont parmi les derniers parents pour qui il est important d'avoir un bon bulletin, en soi. C'est l'école elle-même qui est importante, pas seulement son utilité (pour avoir un diplôme dans x années et tel ou tel boulot ensuite).

C'est là qu'ils se plantent avec leurs élèves : ils veulent donner du sens à leur enseignement (quitte à faire des cours dont le but est d'intéresser l'élève, avec tous les renoncements que cela implique) en oubliant que l'école a du sens pour les enfants si elle en a pour les parents.

ronin a dit…

les profs ne considèrent pas que leur enfant est un génie en soi, ils les font bosser, évidemment qu'ils trichent avec les méthodes sinon ils se font démolir par l'inspection.

A lire : Brighelli et surtout pour le primaire " Et vos enfants en sauront pas lire ni compter" de Marc Le Bris

emmanuel a dit…

Quand j'étais à l'X (~10 ans), il y avait déjà cette proportion de 1/2. Mais je crois que la plupart sont profs de maths ou de physiques (voire agrégés, en prépa). Vu le critère de sélection, ce n'est pas étonnant.