mercredi, août 25, 2010

Roms : les mitres molles me les brisent menu

Voici les deux commentaires que j'ai laissés sur le site du journal Le Monde : Nicolas Sarkozy et les catholiques : le divorce ?

Fort heureusement, les "mitres molles" et leur sentimentalité guimauve new-age sont loin de représenter l'ensemble des catholiques. A leur place, j'aurais honte d'être encensé par un organe de la bien-pensance, mais il y a maintenant quelques décennies qu'elles ont avalé toute honte et qu'elles éprouvent une volupté masochiste à renier leurs racines historiques et intellectuelles.

Rappelons qu'il est du devoir du chrétien d'exercer la charité, mais aussi de punir l'impie et de récompenser le juste. Le devoir de charité ne dispense pas du respect de la loi, ce n'est pas une incitation à la désobéissance civile. Si les Roms n'étaient pas facteurs de troubles, il n'y aurait pas de sujet et pas de polémique. Plus généralement, le niveau intellectuel du clergé français baisse, faute de vocations. D'où l'oubli ce certains "fondamentaux" et le recours à une sentimentalité creuse.


Mon camarade Fromage Plus a fait litière des conneries des mitres molles : When in Rome

8 commentaires:

Robert Marchenoir a dit…

Il fut un temps où l'on tonnait en chaire. L'expression même semble d'un autre âge.

fboizard a dit…

Je pense que, dans les considérations sur l'Eglise de France, on oublie souvent le rôle décisif joué par l'affaiblissement intellectuel.

Où sont les penseurs catholiques ? Le catholiscisme est séduisant par sa profondeur et sa richesse de pensée. Comme dit Paul Veyne, qui est athée, c'est un chef d'oeuvre de religion.

On n'imagine pas les grands évêques d'autrefois se laisser aller aux déclarations bêbêtes qu'on a entendu récemment.

Libertas a dit…

Que disait Bossuet des bohémiens ?

dxdiag a dit…

Elevée en dehors de toute religion il me semble avoir tout de même entendu dire que le pape devait parler au nom du christ. on l imagine donc mal dire " foutez moi dehors les roms et les bougnouls" non?
par contre on peut lui désobéir un peu sans risquer l 'enfer ( c 'est l avantage des cathos par rapport aux musulmans ) et personne ne se gêne pour ne pas être chaste comme il le conseille.
Donc en gros j 'aurai préféré qu il se taise mais comment lui reprocher ses propos?
par contre la " chasse aux roms " de Sarko a complètement détourné un débat fort bien engagé et pour ma part c'est CA que je ne digère pas mais alors vraiment pas.
il aurait été carrément payé par le CFCM qu il n'aurait pas pu faire mieux!

Nico de Montreuil a dit…

Le catholicisme prend un virage multiculturel particulièrement inquiétant.
Le Pape n'est pas obligé de s'exprimer sur tout sujet. Ou alors, qu'il soit juste : qu'il condamne également les auteurs d'actes délictueux, Roms ou autres.

dxdiag a dit…

oui vous avez raison.
je dois avoir eu une sorte de retour du refoulé.
il y a une attitude souvent équivoque des représentants catholiques, qui personnellement me choque bien davantage quand il est question d islam.
font ils alliance entre croyants contre les impies au risque de perdre certains catholiques ?

fboizard a dit…

Dans les Trois tentations de l'Egluise, A. Besançon voit comme risques pour l'Eglise :

> l'autoritarisme et le repli sectaire

> l'hyperdémocratie et la réduction de la doctrine a du babacoolisme sirupeux.

> l'islamisme. Les membres de la religion qui descend sont tentés de se convertir à la religion qui monte.

Il est clair que l'Eglise de France est gravement atteinte des deux derniers maux. Dans le combat contre l'islamisme, elle est clairement dans le camp ennemi.

A. Besançon attribue cette déliquescence à l'oubli de la théologie, à la perte d'intelligence.

fboizard a dit…

Tout catholique a un devoir de compassion pour l’étranger, l’exilé, l’errant, le proscrit, le floué de l’histoire. Les affres du sans-papiers, du demandeur d’asile, de l’émigré qui fuit la persécution ou la misère ne me laissent pas indifférent et le pape est dans son rôle en rappelant aux fidèles les préceptes évangéliques. Il va sans dire que le monde serait plus vivable et l’avenir plus ensoleillé s’ils étaient moins bafoués. Mais l’homme d’État, lui, a le devoir impérieux de n’être jamais compassionnel. Rien de pire que l’angélisme d’un sentimental aux commandes d’un peuple quand les vents de l’Histoire se déchaînent. Mieux vaut alors l’acier trempé d’un Richelieu que l’eau de rose d’un Daladier ou d’un Carter, quoi que puissent seriner les moralistes ou les sondages. Denis Tillinac