mercredi, juin 15, 2011

L'oligarchie au pouvoir (Y. Blot)

Ce livre, essentiellement de constats, sera suivi à l'automne d'un livre de propositions pour mettre en oeuvre la solution d'Yvan Blot, la démocratie directe.

Je résume le propos de l'ouvrage :

> nous vivons en oligarchie. La démocratie n'est qu'une façade trompeuse. Y. Blot se fonde sur des sondages, des études ou des réalités objectives, comme le «revote» sur le traité constitutionnel européen. L'oligarchie elle-même avoue son refus de la démocratie quand elle fait du populisme l'insulte suprême.

> l'oligarchie a besoin pour régner d'hommes déshumanisés, consommateurs interchangeables. En effet, l'homme vivant dans l'instant, réduit à ses seuls rôles de producteur et de consommateur est incapable de révolte, puisqu'il n'est pas : l'Etre humain s'inscrit dans le temps et c'est précisément ce que lui refuse la plongée permanente dans l'immédiateté. (La télévision joue un rôle essentiel dans cette déshumanisation, c'est de moi, pas de Blot).

> L'oligarchie vise donc à éliminer tout ce qui fait l'Etre particulier de chaque homme : racines, culture, sexe, famille, mode de vie, traditions, religion, race, histoire, langue etc.

> C'est pourquoi l'oligarchie est immigrationniste (destruction des races et des racines), laïciste (destruction des religions), anti-militariste (destruction du sacrifice), libertaire (destruction de la famille et des sexes), pédagogiste (destruction de la transmission de la langue et de l'histoire) etc.

D'une manière générale, l'oligarchie s'oppose à tout ce qui se tient droit, à tout ce qui résiste au désir immédiat. On comprend alors mieux son obsession de la dépénénalisation du cannabis ou du «mariage» homosexuel.

> Ce n'est pas l'effet d'un complot (quoique, sur ce point, je suis moins affirmatif qu'Y. Blot), mais d'une vision du monde partagée, le Gestell, qui voit en l'homme une matière première, une ressource humaine.

> mais «partout croit le danger, croit le remède». En effet, le Gestsell ne survit que parce qu'il est indolore : ceux qui en souffrent ne comprennent pas la source de leur mal. Or, parmi ceux qui sont le plus atteints de ses effets, certains sentent plus ou moins clairement d'où vient leur souffrance, les victimes de l'immigration, de la délinquance, du déracinement. Ils ne sont pas toujours conscients : par exemple, je reçois la lettre de UFAL (Union des Familles Laïques) d'obédience communiste. Ces gens comprenent les maux de l'école mais n'en détectent la source que dans un prétendu libéralisme, ce qui est à coté de la plaque.

Les victimes du Gestell ne sont pas encore organisées, l'oligarchie y veille, mais d'elles viendront les futurs héros, ceux qui auront compris et se dresseront.

> l'idéal est la Suisse, ou mieux encore, le Liechtenstein : un prince incarnant la permanence, la continuité historique, et une démocratie directe dessaisissant l'oligarchie. Yvan Blot s'amuse à faire la liste des articles de la déclaration des droits de l'homme bafoués par notre consititution et qui permettraient de fonder une démocratie directe. Plus sur ce sujet dans le prochain livre.

Je vous conseille cette lecture fort instructive, car elle donne un structure cohérente, théorique et philosophique à ce que beaucoup d'entre nous ressentent.

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