vendredi, octobre 21, 2011

A propos de la mort de Khadafi

Je fais miennes ces conclusions d'un article de Causeur :

On ne le pleurera pas. Reste que le lyrisme droit-de-l’hommiste et l’enthousiasme démocratique manifestés en Occident semblent pour le moins décalés par rapport à la réalité. Le « printemps libyen » s’apparente beaucoup moins à ce que nous appelons « révolution » qu’à la conclusion – provisoire ?- d’une guerre tribale. La joie de Bernard-Henri Lévy pourrait bien, dans les mois qui viennent, se fracasser contre les faits.


Ayons le mauvaise esprit de remarquer, qu'une fois de plus, comme Saddam Hussein, c'est un anti-mondialiste, tribal, identitaire, pas du tout citoyen du monde, qui a été tué.

Si je ne puis regretter ni Saddam Hussein, ni Kahdafi, je ne puis non plus m'empêcher de poser cette simple question : ces morts sont-elles dans l'intérêt de la France ?

Bien sûr, si l'on fait de la France une entité abstraite, toute entière fondue dans l'Humanité (comme le voulait Victor Hugo), passionnée exclusivement des Droits de L'Homme, on peut éventuellement répondre positivement.

Mais si l'on considère la France pour ce qu'elle est, avec sa géographie, son histoire et ses habitants, d'ici et pas d'ailleurs, on est beaucoup plus dubitatif et, pour tout dire, inquiet.

Les Américains ont beau jeu de rigoler : ce ne sont pas eux qui auront les emmerdes outre-Méditerranée et devront accueillir des centaines de milliers d'inutiles sous prétexte d'asile politique.

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