vendredi, avril 13, 2012

Raymond Aubrac : la polémique post-mortem


JD Merchet, sur son blog, a eu l'excellente idée de donner la parole a deux points de vue opposés :

Courtois sur Aubrac

Delpla sur Aubrac

Vous connaissez mon anti-communisme primaire, dont je m'enorgueillis. Je suis plus enclin à croire Courtois. Mais pas seulement à cause de mes opinions politiques.

La biographie de Raymond Aubrac ressemble fort à celle d'un agent. On y retrouve notamment les mêmes zones d'ombre, les mêmes «coups de chance» difficilement explicables, autrement que par le soutien occulte d'une puissante organisation.

Tous ceux qui ont une tête d'alcoolique ne sont pas forcément alcooliques, mais si vous avez un gros nez rouge et une cirrhose du foie, il y a de bonnes chances que vous soyez alcoolique. Pour un agent soviétique, c'est pareil.

François Delpla exagère : l'argument «on n'a pas de documents» ne tient pas. Lui-même, dans le domaine qui est le sien des relations hitlero-churchiliennes, fait d'excellentes déductions sans documents directs.

Cependant, j'en reviens toujours à la même réflexion : on se focalise beaucoup trop sur la seconde guerre mondiale, le débat sur Raymond Aubrac devrait n'intéresser que les spécialistes et les passionnés.

Il n'est pas sain qu'on ignore complètement l'histoire de France, sauf deux périodes sur lesquelles on revient obsessionellement : la colonisation et la seconde guerre mondiale.

On devrait avoir un rapport plus équilibré à l'histoire, au lieu d'osciller entre amnésie et obsession.

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