dimanche, avril 29, 2012

Sarkozy, bouc-émissaire. Et après ?

Le bouc-émissaire est un rite primitif : il s'agissait de charger ce pauvre animal de tous les péchés de la tribu et de l'expédier dans le désert. Après quoi, tout le monde était soulagé. Mais pas un seul des problèmes de la tribu n'avait été résolu pour autant.

Evidemment, l'unanimisme hystérique anti-sarkosyste rappelle ce rite.

Il me navre que la France soit revenue au niveau intellectuel d'une  tribu primitive, mais, surtout, admettons que Sarkozy soit viré dans une semaine (je n'en suis pas si sûr), pas un des problèmes de la France n'aura trouvé un commencement de solution.

Les problèmes de la France ne venaient pas de Sarkozy, ils ne partiront pas avec lui.

Car si François Hollande s'est abstenu de faire des propositions précises (sauf la ridicule tranche d'impôt à 75 %), c'est tout simplement qu'il est perdu, qu'il n'a pas la moindre idée de comment sortir la France de la merde.

La France est-elle en situation de s'offrir un caprice de gosse colérique ? Je ne le crois pas. Mais les Français ont peut-être un avis différent.

Et finalement, la gauche aura peut-être eu raison de miser sur la bêtise des Français. Minable, mais efficace.

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