jeudi, mai 03, 2012

En lisant Psychologie du socialisme (G. Le Bon)


Vous voyez, je me prépare à l'après 6 mai : je lis Psychologie du socialisme, de Gustave Le Bon !

Je comprends qu'il ne soit pas en odeur de sainteté chez les socialistes : il les a percés à jour.

Voici un extrait :

Les luttes entre l'Orient et l'Occident, dont nous venons de tracer la genèse, ne font que commencer, et nous ne pouvons qu'en soupçonner l'issue.  


Les rêveurs de paix perpétuelle et de désarmement universel, s'imaginent que les luttes guerrières  sont les plus désastreuses. Elles font périr en bloc, en effet, un grand nombre d'individus mais il semble bien probable que les luttes industrielles et commerciales qui s'apprêtent seront plus meurtrières et accumuleront plus de désastres et de ruines que n'en firent jamais les guerres les plus sanglantes. Elles détruiront entièrement peut-être de grandes nations ce que n'ont jamais pu réaliser les armées les plus nombreuses. (...)


Le socialisme ne se préoccupe guère de tels problèmes. (...) Ce sera pour les nations où il [le socialisme] aura pris le plus de développement, que la lutte commerciale avec l'Orient sera le plus difficile et l'écrasement du vaincu le plus rapide. (...) Ce n'est pas le collectivisme, avec son idéal de basse égalité dans le travail et les salaires, qui pourra fournir aux ouvriers les moyens de lutter contre l'invasion des produits de l'Orient. Où prendra-t-il les fonds nécessaires pour payer les travailleurs quand les produits n'auront plus d'acheteurs, que les usines se seront progressivement fermées, et que tous les capitaux auront émigré vers des pays où ils trouveront une rétribution facile et un accueil bienveillant au lieu de persécutions incessantes ? 

Ce texte date de 1905. Stupéfiant, non ?

Gustave Le Bon, fidèle à ses théories, mettait en garde dès 1924 contre le fascisme en Allemagne, expliquant qu'Hitler correspondait au meneur qu'il décrit dans Psychologie des foules. C'est bien plus clairvoyant, dix ans d'avance, que les quatre vingts ans de retard de nos anti-fascistes de salon.

Au fait, que pense Gustave le Bon du socialisme ? Que c'est une religion. Et que discuter avec un socialiste, c'est tout de même un peu perdre son temps -ce dernier membre de phrase est mon interprétation toute personelle.

Nota : maintenant que nous sommes devenus idiots, certains ont taxés Le Bon de racisme sous prétexte qu'il emploie le mot race. La race dont il parle correspond au moderne ethnie, voire culture, comme dans la citation de Guynemer, par exemple. Mais notre police de la pensée fait une fixation sur les mots, puisqu'elle est incapable de comprendre le sens.

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