vendredi, octobre 26, 2012

Ayrault-Hollande : pourquoi sont-ils si nuls ?


Comme pendant la campagne présidentielle, les journalistes sont les alliés médiatiques du gouvernement.

Ils constatent la nullité du gouvernement parce qu'ils ne peuvent vraiment pas faire autrement, mais, suivant une technique éprouvée, bien connue de tous les propagandistes, ils détournent l'attention sur des causes subalternes et occupent ainsi tout l'espace médiatique afin d'éviter que les vraies causes, celles qui comptent réellement, apparaissent dans le débat.

Si le gouvernement est si nul, ce n'est pas tant à cause de l'impréparation, d'un caractère mou ou d'un entourage défaillant, c'est parce qu'il est socialiste.

Pour la première fois depuis avril 1937 (et on sait comment cette expérience a fini), la France est dirigée par de vrais socialistes, donc sectaires et doctrinaires -quelles que soient les apparences, ayant  de plus tous les pouvoirs. François Mitterrand n'était pas un socialiste de conviction, c'est le moins qu'on puisse dire, et Lionel Jospin était bridé par la cohabitation.

Le socialisme repose sur deux piliers :

> un pilier sentimental : l'envie, la jalousie. D'où découlent le goût de la punition et de la confiscation pour ses ennemis et, inversement, la pulsion clientéliste pour ses amis.

> un pilier intellectuel : l'idée qu'on peut ignorer le réel, le mépriser, qu'on peut façonner un nouveau monde et un nouvel homme par les seules forces de la volonté, du verbe et de la loi. D'où les mesures et les décisions en dépit du bon sens, consubstantielles au vrai socialisme. Dire à un socialiste qu'il a du bon sens, du réalisme et du pragmatisme, c'est l'insulter puisque vous le dépouillez de la dimension utopique dont l'imbécile se fait gloire.

Pourquoi le gouvernement est-il si nul ? Parce qu'il est socialiste. Tout le reste, c'est du verbiage pour occuper l'antenne.

Si le gouvernement paraît quelquefois indécis, ce n'est pas faute de convictions, c'est qu'il en a trop : le socialisme a toujours été une catastrophe mais, aujourd'hui, en nos temps de mondialisation, plus que jamais. Plutôt que de renoncer purement et simplement à cette funeste idée socialiste, notre gouvernement passe son temps à louvoyer pour essayer de faire passer le socialisme malgré tous les signes, qui s'accumulent à la vue de tous, montrant que c'est criminel.

Espérer d'un socialiste qu'il comprenne quelque chose à l'économie, c'est aussi intelligent que d'attendre d'un phoque qu'il chante comme un rossignol.

Et après ? 2017 ? L'offre politique qui se dessine ne comprend ni sortie de l'Euro ni libéralisme économique, qui sont les deux piliers de la solution de nos problèmes économiques. Comme le répète l'économiste Jean-Pierre Petit, la France est engagée dans un tunnel de sous-performance politique et économique de long terme. Cela a commencé il y a quarante ans et durera bien encore quelques décennies. Jusqu'à ce que les Français en aient marre, peut-être, d'osciller perpétuellement entre le drame et la médiocrité.

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