samedi, novembre 24, 2012

L'acédie française

L'acédie, plus connue sous la désignation populaire de paresse, est l'un des sept péchés capitaux. Elle désigne la paresse de vivre, le refus de lutter pour vivre, le laisser-aller physique et moral, l'ennui, la dépression, la perte de foi.

Il en existe une variante, l'aboulie, quand on n'a plus goût à rien, plus d'envies.

L'acédie se traduit par une mollesse générale coupée par de brèves périodes d'excitation sans queue ni tête.

C'est le mal dont souffre la France. On l'a même inscrit dans la constitution, sous la forme du principe de précaution. Inutile que je vous en fasse un tableau clinique, vous l'avez chaque jour sous les yeux si vous vivez en France.

Comme l'écrit Jean Clair : «Un pays qui n'est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n'est qu'impuissance».

Que faire ?

D'abord, respecter les rites. C'est simple et facile. Continuer à faire les gestes de la foi quand elle vacille n'est pas inutile, ni ridicule, comme le croient les rationalistes qui ne connaissent rien aux subtilités de l'esprit humain.

Respecter le drapeau, le 14 juillet, la culture, la langue et le petit salé aux lentilles. Ce n'est pas par hasard que ceux dont le but avoué est la destruction de notre nation tournent en ridicule ses rites et symboles.

Ensuite, se souvenir du général Lee : «"Devoir" est le plus beau mot de notre langue». En français, on dit : fais ce que dois, advienne que pourra. Quand on songe à ses devoirs plutôt que de se regarder le nombril, la dépression est finie.

Si les Français songeaient un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis de leurs ancêtres, ils ne seraient pas si vulnérables à toutes les propagandes. Là encore, ceux qui détruisent l'enseignement de l'histoire savent ce qu'ils font.

Enfin, ne pas perdre espoir. Entretenir la foi.

Tout cela est bien entendu une démarche individuelle ou locale. La traduction politique ne sera que la conséquence.

Cette traduction politique se verra nettement : la France aura gagné et sortira du coma quand le principe de précaution disparaitra de la constitution (peut-être à la faveur d'une disparition de la constitution actuelle) et un tas d'autres choses que je vous laisse imaginer : il suffit de prendre le contrepied de ce qui est à la mode aujourd'hui dans la classe jacassante.

Allons, ce n'est pas le première fois que la France a été en péril de mort.

Aujourd'hui, notre ennemi est la bêtise à front de taureau, celle par exemple, qui voulut interdire Ronsard sous prétexte qu'il préférait les jeunes femmes aux vieilles. Alors terminons avec lui :

Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage


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