dimanche, mai 19, 2013

Immigrationnisme (pour répondre aux marxistes en peau de lapin à la Zemmour)

Eric Zemmour (et quelques autres) a le don de m'énerver dès qu'il aborde les sujets économiques. Il raconte des fariboles toutes plus grosses les unes que les autres au profitant de la crédibilité qui lui est apportée par la pertinence de ses analyses politiques.

Parmi ces fadaises, il y a «les patrons ont voulu l'immigration pour faire pression sur les salaires». L'assertion englobante «les patrons», qui concernent autant le plombier de Carpentras que le technocrate du CAC40, laisse déjà deviner la finesse de l'analyse.

Vous trouverez ci-dessous un commentaire de l'ami Bob Marchenoir.

J'ajoute un argument : il n'y a vraiment aucune raison économique que «les patrons» aient besoin d'ouvriers non-qualifiés venus d'ailleurs. L'intérêt bien compris des patrons est de monter en gamme.

Il y a des patrons, dont les secteurs gros employeurs de main-d'oeuvre non-qualifié -on cite souvent Bouygues-, qui pouvaient avoir un intérêt momentané à l'immigration. Mais, d'une part, on remarquera que le boom de l'après-guerre s'est fait sans immigrés (contrairement à la légende des immigrés reconstructeurs de la France) et, d'autre part, que le regroupement familial, décrété par Chirac et Giscard, n'était pas un souci des patrons.

Enfin, on me dira que le MEDEF actuel est immigrationniste. C'est vrai. Il sacrifie à l'air du temps, au politiquement correct, et il a baissé les bras face à l'inaptitude de l'Education Nazionale à donner une compétence professionnelle. Surtout, je doute de la représentativité du MEDEF (problème qui se pose pour tous les syndicats français).

Il y a des patrons qui ont compris que plus d'immigrés voulait dire plus d'impôts et donc moins de marges. N'importe quel patron qui a des concurrents japonais sait que l'absence d'immigration ne semble pas être un handicap insurmontable pour les Nippons (même pour ceux qui arrivent à pied par la Chine).

Non, les vrais responsables de l'invasion migratoire sont les politiciens qui ont voulu fabriquer un prolétariat de remplacement.





Robert Marchenoir  il y a 13 heures

Très intéressante analyse du Daily Mail sur l'aveu des travaillistes concernant leur responsabilité dans l'immigration de masse, avec ce rappel historique :

Three months after the 1987 general election, Labour assembled in Brighton for its annual conference. How had the party managed to suffer a third debilitating defeat at the handbag of the hated Margaret Thatcher?


In his keynote address, Kinnock posed a rhetorical question: ‘What do you say to a docker who earns £400 a week, owns his own house, a new car, a microwave, as well as a small place near Marbella?


It was a reluctant acknowledgement that Labour’s clapped-out collectivist model had run out of road. It was also the moment that the rising generation of Labour politicians realised that they could never again rely on the votes on the white working class.

Standing at the back of the hall that day, listening intently, was one Peter Mandelson, a moustachioed former television producer brought in by Kinnock to modernise the party’s image.


Mandelson, together with the ruthlessly ambitious young men and women who would subsequently form the nucleus of New Labour in the mid-Nineties, concluded that if they could no longer take the support of the white working class for granted, they would have to import a new working class from overseas.
Yet they have always denied that the mass immigration unleashed after Tony Blair’s 1997 landslide was a deliberate policy driven by naked political self-interest.

Until now, that is.

Très probablement, les historiens arriveront à des conclusions similaires pour la France. Cela semble de plus en plus clair : contrairement à ce que prétend l'extrême-droite néo-marxiste, ce ne sont pas les patrons qui ont fait venir les immigrés en masse pour bénéficier de salariés bon marché.

Ce sont les politiciens de gauche, pour importer de nouveaux électeurs. Ce faisant, ils ont aussi procuré à certains patrons, qui y ont trouvé leur compte (pas tous), des salariés bon marché.

Mais les premiers responsables sont bien les gouvernants socialistes.

Et la séquence des événements, en Angleterre, est bien celle-là :

1. Margaret Thatcher améliore le sort des ouvriers grâce à des réformes libérales et de droite.

2. Le peuple abandonne les travaillistes qui n'ont plus rien à lui offrir.

3. Les travaillistes importent un nouveau peuple à leur bénéfice. La classe ouvrière que Thatcher avait libérée en lui permettant de s'enrichir, ils la brisent par l'assistanat et l'immigration.

4. Certaines entreprises en tirent profit.

On mesure l'ampleur du mensonge néo-marxiste sur l'immigration, mensonge qui met tout sur le dos des "patrons", du "capitalisme" et de "l'ultra-libéralisme".
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