mercredi, juin 26, 2013

Les flics ne sont pas nos amis (le problème des institutions)


Je trouvais le «CRS avec nous !» des premières Manifs Pour Tous naïf et grotesque. Les manifestants ont vite été détrompés, à coups de matraques, de gaz lacrymos, de gardes à vue abusives et de tabassages discrets. Ils sont maintenant beaucoup moins naïfs, ils ont appris à la dure.

Le syllogisme «la France bien élevée est pour l'ordre donc les forces de l'ordre sont avec nous» repose sur l'expression trompeuse «les forces de l'ordre». En effet, la police, ce sont les forces du pouvoir, pas de l'ordre. Si le pouvoir est pour le désordre, comme en banlieue, la police obéit et laisse le désordre s'installer (en banlieue, c'est plutôt un pouvoir alternatif, narco-islamique, qui s'installe).

La police obéit toujours au pouvoir en place : ce n'est pas avant la 19 aout 1944 que la police parisenne a vraiment retourné sa veste. La police sera pour la France bien élevée le jour où celle-ci aura pris le pouvoir.

Cela n'empêche bien entendu pas les sympathies policières à titre individuel, mais, là encore, il ne faut pas se faire d'illusion : les syndicats de gauche ou d'extrême-gauche sont majoritaires dans la police et certains policiers semblent s'en donner à coeur joie dans le tabassage de Versaillais, ils n'ont pas besoin d'encouragements.

En tant qu'institution, la police illustre le problème de la France : les institutions sont particulièrement à l'aise dans un système oligarchique socialiste qui favorise à outrance les insiders, les bien connectés, les abrités, les fonctionnaires, les du bon coté du manche.

C'est pourquoi toutes les institutions se sont montrées ou tièdes ou carrément hostiles, y compris le clergé et les partis dits d'opposition (sauf peut-être l'armée), vis-à-vis de la jacquerie de la France bien élevée.

Quelques exemples d'absurdités policières ici et .

C'est un combat de longue haleine, la France bien élevée restera encore longtemps sans appuis institutionnels. Mais les hommes qui peuplent les institutions sont, par nature, soumis au plus fort. A nous de montrer que nous sommes les plus forts.

Le premier pouvoir, presque le seul, en tout cas celui qu'il faut prendre en priorité, est le pouvoir médiatique. Je pense que cela se fera à l'usure : il n'y a pas plus moutonnier que le journaliste. Si, petit à petit, nous le persuadons que le sens de l'histoire est nôtre (car, le journaliste étant de gauche, il croit au sens de l'histoire), il retournera sa veste.

La principale manoeuvre de défense du Système est l'enfumage, c'est-à-dire l'évitement du débat à la loyale et la diversion par des affaires accessoires (lire les journaux de ces dernières semaines). Et cela tombe bien pour le Système, il y a à l'Elysée un enfumeur de classe mondiale. Mais cela ne suffira pas.

Ma perspective est la suivante : la France va faire banqueroute. Comme disait Margaret, le socialisme vit de l'argent des autres, il s'arrête quand les autres n'ont plus d'argent (en tout cas, plus d'argent à nous prêter, et ce moment approche). Quand cette catastrophe arrivera, il sera primordial d'avoir des anti-Système qui sont restés fermes sur leurs convictions et dont la crédibilité n'a pas été entamée. C'est d'eux que viendra le renouvellement.

Bien sûr, les anti-dénaturation du mariage ne sont pas d'accord entre eux sur les deux sujets essentiels que sont l'Europe et l'économie. C'est un problème, je ne sais s'il sera surmonté, et comment. Si je devais faire des paris, je dirais que les européistes seront marginalisés par la banqueroute. Pour les étatistes, c'est moins clair.

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