vendredi, juin 21, 2013

L'isolement du pouvoir trouillard est suicidaire

On lit des récits proprement hallucinants de visites de ministres, premier ministre et président où les CRS sont plus nombreux que les invités ou les manifestants.

Dans la droite ligne de mon billet précédent, je ne peux que m'interroger sur l'erreur fondamentale d'analyse qu'un tel comportement révèle.

Au contraire, le gouvernement devrait aller vers les manifestants, de quelque bord qu'ils soient, pour jouer les rois thaumaturges, «le roi te touche, Dieu te guérisse». Et s'il faut passer trois heures à discuter, cela fait partie de la mission. Pas de la «com» à deux balles à la Sérillon, mais un vrai boulot qui montre que le gouvernement ne s'en fout pas du peuple et fait face.

Mais c'est justement le fond du problème : le gouvernement s'en fout du peuple et fuit les difficultés.

Je rappelle que De Gaulle, au plus fort de la guerre d'Algérie, n'avait que quatre gardes du corps.

Montaigne, maire de Bordeaux, raconte qu'on lui avait déconseillé d'apparaitre lors d'une parade à cause d'un risque d'attentat. Il y était allé bravement, estimant de son devoir de ne pas montrer sa peur.

Que penser d'un gouvernement qui montre chaque jour qu'il a peur du peuple ? Où est sa légitimité ? Et, agissant comme s'il était illégitime, où est sa force ?

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