vendredi, juillet 26, 2013

En 1975, on pouvait ...

Suite à ce billet sur Bourdouleix (mais cela aurait pu concerner aussi ce billet sur les plaisirs affadis), un commentaire nous renvoie vers le lien :

Liberty Slipping: 10 Things You Could Do in 1975 That You Can't Do Now

Ce site dresse une liste (non exhaustive) de choses qu'on pouvait légalement et simplement faire en 1975 et qui sont devenues illégales ou très compliquées. Cet article est américain mais pas besoin de vous faire un dessin : en France, et plus généralement en Europe, on peut dresser exactement le même genre de liste.

Inversement, la liste des choses qui sont devenues légales ou faciles (pour des raisons administratives ou juridiques, pas à cause du progrès technique) est plus courte. Surtout, elle ne concerne quasiment que le sexe, que la dissolution des moeurs, la dépravation facilitée.

Tout se passe comme si on voulait infantiliser les gens : on restreint leurs libertés, sauf, pour les consoler, celle de jouer au docteur.

La rupture philosophique entre un Georges Pompidou demandant qu'on cesse d'emmerder les Français et une Marisol Touraine qui cherche à les emmerder un maximum (pour leur bien, évidemment) est flagrante.

La question fondamentale : pourquoi les gens se sont-ils laissés faire ? Trop de confort, perte du goût pour la liberté, grignotage, syndrome de la grenouille dans le mixer ... Je m'interroge.

Réciproquement, comment les dirigeants sont-ils venus à se penser d'essence supérieure, tout à fait légitimes à régenter la vie de l'homme de la rue dans ses moindres détails ? Il ne serait jamais venu à l'idée de louis XIV de décider ce que les Français avaient le droit de boire, de fumer ou de dire. Pourquoi est-ce que ça vient à l'idée d'une Taubira  ou d'une Belkacem ?

Si vous connaissez un bon livre sur la question, ça m'intéresse.

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