mardi, novembre 19, 2013

Tu le sens, mon gros consentement à l'impot ?


Comme mon camarade h16, je suis particulièrement irrité par ces histoires de cornecul de «consentement à l'impot».

Qu'on nous dépouille, soit, c'est la vie : déjà, dans la cour de récréation, le gros piquait le gouter du petit.

Mais qu'on habille cela d'un discours fumeux qui nous prend pour des cons, c'est vraiment insupportable. Au moins, dans la cour de récréation, le gros avait la décence de ne pas assommer le petit avec un discours sur le «consentement au partage du gouter».

Les Français payent les impots pour une seule et unique raison : ils ont peur du fisc et pas envie d'avoir des emmerdes. S'ils «consentent» à l'impot, c'est de la même façon que le mec qui vient de se recevoir un grand coup de matraque à travers la gueule «consent» à monter dans le panier à salade. Ou, pour prendre une image plus exacte, de la même façon que le commerçant racketté «consent» à payer la mafia.

L'impot, au-delà des fonctions régaliennes qui représentent peanuts dans le budget (80 Md€/395 soit 20 % et je ne compte pas les saloperies dites sociales), est un racket d'un genre particulier.

Si, comme le répètent à l'envi les ministres, «Le "consentement à l'impot", c'est la république», une déduction s'impose : «La république, c'est le racket».

En réalité, il n'y a aucun consentement à l'impot, mais il y a une tolérance à l'impot. On sait qu'une part de l'impot ira dans les poches de gens qui ne le méritent  pas mais tant que les impots ne sont pas trop élevés et les profiteurs point trop nombreux, on le tolère comme un mal nécessaire.

Mais quand les impots deviennent un fardeau insupportable, que les profiteurs sont une armée de criquets et que la part des impots détournée à leur profit fait 80 % du tout, on ne le tolère plus.

Je vous rappelle que Robin des bois ne prenait pas aux riches pour donner aux pauvres, interprétation très française. Robin des bois se révoltait contre l'impot injuste et prenaient aux riches percepteurs étrangers (Normands) pour redonner aux pauvres contribuables autochtones (Saxons). L'archer Robin avait donc une conception assez pointue du consentement à l'impot. Intéressant, ce Robin des bois, non ?


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