mercredi, décembre 25, 2013

Hommage du PCF à Gabriel Péri

J'apprends subrepticement que le Parti Communiste Français, connu à ses heures de gloire sous le nom «le Parti», ce qui dit tout de ses tendances hégémoniques, a rendu hommage (1) à Gabriel Péri.

Je remercie le PCF de m'avoir offert ce bon moment de rigolade.

En effet, tout le monde sait que Gabriel Péri, «celui qui chanta sous les supplices», est un député communiste français fusillé par les Allemands.

Ce dont les communistes se sont moins vantés, c'est la raison pour laquelle il se trouvait dans geôles allemandes : peu enthousiaste du pacte germano-soviétique, il fut dénoncé par son agent de liaison, très probablement sur ordre du comité central, bien content d'éliminer à la fois un contestataire et un témoin gênant de ses tractations de 1940 avec les autorités nazies.

Cet hommage est donc une bonne poilade.

Les communistes, ça ose tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît.

Mon seul regret est que cette excellente occasion de rire, si rare en ces temps de misère, ne soit pas plus diffusée. Espérons que ce billet y contribuera.

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(1) : on notera dans le discours en lien que le communiste préposé à l'hommage n'a pas pu s'empêcher d'insulter Péri en le traitant d'humaniste. Dans son acception actuelle (absolument ridicule en regard de l'histoire des idées - mais nous en reparlerons une autre fois), «humaniste»  signifie «de la gauche gnangnan qui détient le monopole de la Morale» - en réalité la moraline à deux balles. C'est exactement ce que veulent dire les couilles molles de la fausse droite, Juppé, Borloo et compagnie, quand elles s'auto-proclament «humanistes» : elles font une allégeance masochiste à la gauche, qui a bien raison de les mépriser et de les traiter comme des chiens.

Mais, tout de même, quelle décadence intellectuelle de la part de la classe jacassante que cet usage concon du mot «humaniste».

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