dimanche, mars 09, 2014

Enfin les mots que l'on attendait

« En France, vivons français. Toute minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en France, travailler et manger en France, doit parler le français, et doit respecter les lois françaises. S’ils préfèrent la Charia, alors nous leur conseillons d’aller aux endroits où c’est la loi du pays. La France n’a pas besoin de minorités. Les minorités ont besoin de la France, et nous ne leur accorderons pas de privilèges spéciaux, ou n’essaierons de modifier nos lois pour répondre à leurs désirs, peu importe la force avec laquelle ils crient à la "discrimination".
 On ferait mieux d’apprendre du suicide de l’Amérique, de l’Angleterre et de la Hollande, si nous voulons survivre en tant que nation. Les coutumes et les traditions françaises ne sont pas compatibles avec l’absence de culture ou les moyens primitifs de la plupart des minorités. Quand ce corps législatif honorable pense à la création de nouvelles lois, il faut avoir à l’esprit l’intérêt national, en gardant à l’esprit que les minorités ne sont pas les Français. »
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
C'est un discours de Vladimir Poutine, s’adressant à la Douma le 4 février 2013. J'ai simplement remplacé «Russie» par «France».

Vladimir Poutine parle en patriote russe. C'est pour cela que certains Français, tristes orphelins d'élites françaises patriotes, l'apprécient. J'espère que ma transposition vous a permis de comprendre cette attirance, à défaut de l'approuver.

Pour ma part, je n'en suis guère touché : peu m'importe que les Russes aient des dirigeants patriotes, tant mieux pour eux. Ce qui me manque, ce sont des politiciens français patriotes, qui me parlent de la France, qui n'aient pas honte de la France, qui n'aient pas honte des Français, pour qui le patriotisme ne soit pas une maladie honteuse d'arriéré.

Rien à foutre de la «raie publique» et des «valeurs raie-publicaines». La France a connu cinq républiques, trois monarchies, deux empires et un gouvernement de fait (et j'en ai sans oublié) alors, vous m'excuserez, les régimes passent, la France reste.

Et j'attends toujours un politicien patriote, qui ne parlent plus à des clientèles électorales, mais aux Français en tant que Français, qui ne parle plus de l'Europe et du monde, mais de la France.

Aucun commentaire: