jeudi, août 07, 2014

Le bonheur de l'officier de troupe

Je viens de finir La mort du lieutenant Péguy, de Jean-Pierre Rioux.

Entre le 2 aout 1914 et le 5 septembre, jour de sa mort, on retrouve chez Péguy des mots similaires à ceux d'un autre normalien, lui aussi officier de troupe, de dix-sept ans son cadet, Maurice Genevoix.

Ces deux intellectuels décrivent la joie de commander au feu une section de citoyens français en armes, d'en partager les joies et les peines, de porter le poids de la responsabilité.

Le contraste est frappant avec les grands bourgeois qui nous gouvernent : on n'imagine pas,  mutatis mutandis, un François Hollande, une Marisol Touraine, une Christiane Taubira, un Manuel Valls, une Ségolène Royal, un Laurent Fabius éprouver de la joie à partager les joies et les peines de Français d'aujourd'hui.

Ils vivent dans leur monde et nous dans le nôtre, et ils n'ont rien en commun, à part les votes qu'ils nous quémandent et l'argent qu'ils nous extorquent.

Et c'est toute la classe dirigeante qui est ainsi. Quel universitaire irait aujourd'hui se porter volontaire pour commander une section d'infanterie au Mali ?


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