mercredi, août 27, 2014

L'union nationale : une dangereuse illusion

Ivan Rioufol a écrit un billet que je trouve, pour une fois, idiot :

Pourquoi l'Union nationale serait nécessaire

En effet, le problème de la France n'est pas la désunion politique, mais, bien au contraire, la trop grande uniformité de l'offre politique, ce que d'aucuns baptisent l'UMPS et que, sur beaucoup de sujets, on pourrait baptiser UMPSFN.

La France souffre que les deux partis dits de gouvernements sont d'accord sur tout : étatistes, européistes, mondialistes, progressistes, anti-nationalistes, multiculturalistes, atlantistes. La seule question qui les sépare est affaire de clientèles électorales : sur qui doivent peser les impôts ?

Prôner l'union nationale, c'est garantir l'immobilisme.

Bien loin d'espérer un gouvernement d'union nationale, j'espère une offre politique qui divise, qui pose de vrais choix.

Après l'assassinat du duc de Guise pour raison d'Etat, Catherine de Médicis aurait dit au roi son fils : «C'est bien taillé, maintenant il faut coudre».

C'est une erreur logique et politique que de vouloir coudre avant d'avoir taillé. Bien entendu, on évite ainsi la part la plus exigeante, le sale boulot, celui qui salit les mains, mais il n'est plus temps d'avoir des scrupules mondains, des pudeurs de chaisières, il faut à la France des guerriers et non des lapins de coursive.

Nos derniers grands hommes, Clemenceau et De Gaulle, n'ont jamais fait autrement : ils ont toujours commencé par diviser -et de quelle manière !- avant de tenter de rassembler.


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