mercredi, janvier 07, 2015

Des «déséquilibrés isolés»® attaquent Charlie Hebdo

Tout ça, c'est de la faute à Zemmour et Houellebecq. C'est clair que, si les islamistes n'étaient pas énervés par Zemmour et Houellebecq, ils seraient moins violents.

D'ailleurs, je vais vous dire une bonne chose : si on les laissait faire ce qu'ils veulent et si on se pliaient à leurs consignes islamiques (d'ailleurs, le cochon, est-ce si bon pour la santé ? Je vous le demande) dans un souci de vivrensemble®, il n'y aurait pas tous ces problèmes.

Arrêtons la plaisanterie.

Vous m'avez compris : mon ironie dénonce les mécanismes mentaux des appeasers de service.

«La France en état de choc» dit François Hollande. La France d'en haut,  déconnectée, peut-être.

Mais la France d'en bas, non. Elle n'est pas en état de choc, elle s'y attendait, elle a compris, elle n'est pas surprise, elle est en colère.

Ce qui me choque, c'est que les autorités utilisent des mots ronflants mais très vagues «terrorisme», «barbarie», comme l'expression américaine débile «war on terror».

Tout s'éclaire lorsqu'on y ajoute l'adjectif «islamiste».

Et l'on peut commencer à raisonner. A trier les bons musulmans des mauvais musulmans, si cela vous chante.

Mais tant qu'on n'appelle pas un chat un chat, comment réfléchir ? Comment peser le pour et le contre ? Comment décider ? Comment agir courageusement quand on tremble devant de simples mots ? Comment gagner une guerre où l'on a peur de désigner l'ennemi ?

J'ai cherché sans succès dans les déclarations de la France officielle le mot «islamiste». C'est navrant.

En réalité, notre classe dirigeante a déjà perdu cette guerre avant même que de l'avoir menée. Elle a déjà rendu les armes. Elle a intégrée que l'islam était une religion spéciale qui a droit à des égards particuliers.

Comment les Français pourraient-ils se sentir protégés par de tels gougnafiers ?

Les Français espèrent en vain un Clemenceau qui leur dirait : «Le pays saura qu'il est défendu». Non pas une parole creuse de communicant, mais un engagement à décider et à agir, sans faiblesse, vaille que vaille, coûte que coûte, dans les jours avec et dans les jours sans. Tout le contraire de notre classe politique au grand complet, qui a peur de son ombre et qui se fout du pays, pas assez grand pour eux. Eux, ils sont tellement magnifiques qu'ils pensent Europe, monde, univers, pas France.

En attendant, des Français sont morts parce qu'ils étaient français. Les rédacteurs de Charlie Hebdo n'imaginaient sans doute pas cet attentat mais ils savaient qu'ils prenaient des risques. Qu'ils trouvent ici un juste hommage.


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