vendredi, janvier 23, 2015

Pêle-mêle : langue française, union nationale, chape de plomb, cette Terreur qui vient

« S'il est une cause qui devrait être décrétée nationale, c'est bien celle de la langue »

Je suis en parfait accord avec cet article.

Il n'y a rien de plus fondamental que la maitrise de notre langue. Je pèse mes mots, je ne les écris pas à la légère. Ce n'est pas une lubie d'intellectuel, ce problème concerne tout le monde. Les mots sont presque le seul lien entre nous.

Je me souviens de l'histoire d'un délinquant moqué par un avocat : il cherche à lui répliquer mais son vocabulaire et sa syntaxe sont si pauvres qu'il n'arrive même pas à faire une phrase. A la fin, il lui met un coup de boule.

Pour ceux qui n'auraient pas la chance de fréquenter les transports en commun, voici un échantillon de l'expression de fines fleurs de «l'école de la république» (c'est une demoiselle qui parle) :

«- Putain ... Vas-y. - [...]

- Ouais. Putain ... Vas-y ... J'l'ai dit à c' connard... I' peut y aller ... Putain ... Vas-y ...

- [...] - Ouais. Putain ... Vas-y ... Il a kiffé c'te pute ... Vas-Y ... - [...]

- Il est trop lourd c' connard. Putain ... Vas-y ... - [...] - Ouais, vas-y ... Putain ... I'peut aller se faire foutre ... etc. »

On a cru comprendre qu'il s'agissait d'une histoire éternelle de cocufiage entre le «connard» et la «pute».

Une langue maitrisée permet d'exprimer des idées et des sentiments complexes, de nouer des relations sociales et amoureuses riches et variées.

Tous nos maux s'étalent complaisamment à longueur de rapports, aussitôt placardisés qu'écrits. Il y a notamment des rapports sur la dégradation des relations entre garçons et filles. Je ne peux m'empêcher de penser que, parmi d'autres causes (1), il y a le défaut de maitrise du français.

C'est un bonheur rare que de jouer le jeu de la séduction avec des nuances, des doubles sens, des sous-entendus, des non dits pourtant limpides, des plaisanteries qui sont très sérieuses ... N'est pas Ronsard qui veut, mais il y a un minimum, ça serait bien que chacun puisse être autre chose que Ribéry.

Depuis toujours, on sait aussi que la langue est politique. Et puisqu'on parle tant d'intégration, que penser d'un homme qui vit en France depuis vingt ans parlant petit nègre (expression de plus en plus injuste pour les écoles africaines) ? Et ne parlons pas des femmes cloitrées chez elles.

«Loin du français, je meurs», disait Céline. C'est justement parce que le but intime de notre classe dirigeante est de rien laisser derrière elle, telle Attila, que le français ne sera pas sauvé par la France officielle, car sauver notre langue, c'est laisser une chance de survie à notre pays. C'est le crime suprême aux yeux de la France d'en haut.

Mais chacun peut sauver le français, il suffit de le parler, de l'écrire et de le transmettre correctement.

Certes, le français se dégrade : la Pléïade a cru bon de «traduire» Villon. La comparaison est dévastatrice pour le français moderne (2).

Pourtant, mieux vaut ce français là que pas de français du tout.



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Très bon texte, qui synthétise ce que je raconte depuis un certain temps :

Union nationale : on ne change pas une équipe qui perd

Extraits :

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Hormis des discours s’arc-boutant sur les “valeurs de la République” – formule creuse qui sert de paravent, depuis toujours, à toutes les impuissances –, des invocations solennelles à la laïcité, des incantations rituelles à “refuser les amalgames” et un redoublement de ce discours antiraciste dont on sait qu’il n’a eu d’autre utilité historique, depuis près de quarante ans, que d’empêcher de regarder en face le phénomène migratoire, on n’aura, depuis dix jours, pas entendu grand-chose de neuf. Beaucoup se sont même employés à démontrer jusqu’au pathétique leur risible décalage avec le monde réel.

[…]

Mais il faudra aller plus loin encore, et remettre en cause notre sacro-sainte laïcité. Car cette laïcité républicaine que l’on présente aujourd’hui comme l’alpha et l’oméga de la lutte contre l’islamisme, c’est aussi en son nom que l’on a transformé la France en un vaste désert spirituel, où la religion, pourvu du moins qu’elle soit chrétienne, est exclue du débat public, où toute conviction fondée sur la foi est disqualifiée d’emblée, où celle-ci est repoussée avec agressivité dans la sphère privée comme pour mieux l’étouffer (que cette offensive islamiste intervienne si peu de temps après l’offensive des “libre-penseur” contre les crèches de Noël est à cet égard éminemment symbolique), où l’identité chrétienne de notre pays est niée contre toute évidence… La nature ayant horreur du vide, ce désert spirituel, occupé par un consumérisme désespérant et vide de sens, a créé un formidable appel d’air pour des formes dévoyées d’absolu – la multiplication, au sein de la jeunesse française, des candidats au djihad, en est un effroyable signal. Eric Voegelin a mis en lumière le rôle de « l’illettrisme spirituel » comme condition nécessaire au triomphe du nazisme en Allemagne : aujourd’hui ce même illettrisme spirituel constitue en France un terreau de choix pour le développement de l’islamo-nazisme. Ou bien, nous pouvons effectivement préférer un stoïcisme de pacotille et ne rien changer. Mais nous n’aurons plus alors le loisir de pleurer si des drames comme la tuerie de Charlie ou le massacre antisémite de Vincennes se répètent et se multiplient, nous n’aurons que le droit de rougir de honte.
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Tir, tir, tir !

L'attrape‐bobos est de retour !




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Le 11 janvier 2015 a eu un précédent : le 1" juillet 1793

On en profitera pour avoir une pensée émue et respectueuse pour Charlotte Corday.



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(1) : les mauvais modèles dus aux familles éclatées, l'islamisation, le porno, la télé, les jeux videos, la publicité, la féminisme con etc.

(2) : oui, oui, je sais, Curmu, je vois venir vos objections.

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