mercredi, janvier 07, 2015

Vincent Lambert n'est plus «comme nous», il n'a pas cessé pour autant d'être l'un de nous



J'ai été très content de lire ce texte. Il rompt avec les textes habituels sur ce sujet délicat, il donne un point de vue humain, ça manque beaucoup dans cette affaire.

Pour Vincent Lambert, il y aurait peut-être une solution. Connaissant mal cette affaire, je ne sais pas pourquoi elle n'a pas été essayée : que ses parents le prennent chez eux, avec une assistance à domicile.

A vrai dire, cela ne change rien à mon opinion, que je vous ai déjà exprimée : il n'y a aucun besoin, autre que l'idéologie nihiliste, de toucher aux lois actuelles. Il faut surtout augmenter les moyens humains et financiers des soins palliatifs. Moyens qui seraient très faciles à dégager si l'on faisait la chasse avec un peu de bon sens aux milliards gaspillés dans un système hospitalier ubuesque. Par exemple, on pourrait fermer les blocs chirurgicaux qui ne font pas assez d'opérations et qui sont, de ce fait, dangereux (1). Ah oui, mais ça vexe un maire ou un député.

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(1) : c'est une logique de maintien des compétences bien connue en aviation, où il existe des minima d'heures de vol pour garder les qualifications. Cela existe aussi dans le système hospitalier français, mais à des niveaux tellement bas, pour ne déranger personne, que ce n'est pas significatif.

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