lundi, avril 06, 2015

Derrière la boulimie de mosquées en France...


Résumons ce week-end de Pâques : à la suite du massacre des Chrétiens d’Orient,éradiqués par un islam enragé, s’est ajouté celui de Chrétiens d’Afrique. Dans l’enceinte de l’université de Garissa, au Kenya, 148 étudiants ont été assassinés, jeudi, par les djihadistes Shebab. Les bourreaux ont pris soin de faire le tri afin d’épargner les musulmans. Or, une fois de plus, il faut tendre l’oreille pour percevoir les indignations du monde islamique et de ses autorités morales. Le Pape lui-même n’a pu se retenir de dénoncer le "silence complice" devant "la furie djihadiste". C’est dans ce contexte mettant en scène l’islamisme conquérant que le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a expliqué, samedi, parlant de la France : "Nous avons 2 200 mosquées, il en faut le double  d’ici deux ans". Cette déclaration a été faite lors du 32 e rassemblement des musulmans de France, organisé au Bourget par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) : une démonstration de force (150.000 participants), qui a choisi les fêtes de Pâques pour affirmer sa puissance. Ce lundi, sur Europe 1, Amar Lasfar, président de l’UOIF, a même précisé, approuvant Boubakeur : "Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales". Pendant ce temps, la RATP persiste, au nom de la neutralité, à refuser d’inscrire la mention : "Au bénéfice des Chrétiens d’Orient", sous une affiche annonçant le prochain concert du groupe Les Prêtres. Tant de haines, de provocations, de maladresses, de mépris antichrétiens deviennent insupportables. D’autant que seule l’"islamophobie" est systématiquement brandie.

Le souhait de doubler le nombre de mosquées en France (il se construirait déjà un lieu de prière par semaine) ne répond pas seulement à un besoin religieux. La sécularisation est un phénomène qui touche aussi les Français musulmans. Cetteboulimie de lieux de culte est d’abord une stratégie politique menée par ceux qui cherchent à inscrire progressivement la visibilité de l’islam sur le territoire, à des fins d’appropriation de celui-ci. Les Frères musulmans, qui inspirent notamment Amar Lasfar et l’UOIF, l’ont déjà expliqué : "L’islam est notre objectif. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. Mourir dans la voie d’Allah est notre plus grande espérance". Lasfar parle d’ailleurs déjà d’Etat à Etat lorsqu’il dit, comme ce matin à l’adresse du pouvoir: "Il faut négocier avec les religions". Aussi le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, fait-il montre d’une placidité dérangeante quand il reconnaît, dimanche au Grand Jury (RTL, Le Figaro, LCI) : "Personne n’interdit de construire des mosquées". Il semble pareillement proche de la passivité angélique quand il conteste un "choc de civilisation", ou défend le port du voile à l’université. Il est certes tout à l‘honneur des Chrétiens de refuser de se victimiser, en rappelant le propre calvaire du Christ.Mais lui-même savait renverser les tables et parler clair. L’Eglise a enduré bien des épreuves en 2000 ans et elle est toujours là.  Cependant, en France, elle cède du terrain. Elle doit se sortir de sa mortelle léthargie.

Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)

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