mercredi, avril 22, 2015

Invasion migratoire : Les Européens doivent être fermes

Les Européens doivent être fermes

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Cette situation est en grande partie la faute de nos «dirigeants» enthousiastes, qui ne sont freinés par aucune conscience historique, politique ou humaine. Nous avons ainsi soutenu avec entrain la chute de régimes fragiles au Moyen-Orient. Après que l'Union européenne, sous la direction de Nicolas Sarkozy, a laissé s'effondrer la Libye sans raison stratégique clairement identifiable, un énorme flux de migrants s'est formé.

Nous avons ensuite joyeusement continué, avec nos partenaires américains, à semer le trouble en Syrie jusqu'à ce que là aussi -et seuls les sots ne pouvaient le prévoir- apparaisse un gigantesque courant migratoire, totalement incontrôlable. «L'ensemble de l'Union européenne a le devoir moral et humanitaire d'agir», a-ton entendu le 19 avril. En effet, mais pourquoi serait-ce là une tâche de l'UE et pas des États eux-mêmes? Le drame en cours trouve son origine dans l'ouverture des frontières intérieures qui transforme de facto la politique d'immigration d'un pays en politique d'immigration d'un autre.

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Des djihadistes ne risquent-ils pas de prendre place parmi ces migrants ? Par ailleurs, à bord d'un de ces bateaux, des chrétiens ont été jetés par-dessus bord par des musulmans. Même s'agissant de migrants bien intentionnés, de surcroît, il n'est pas sûr que ce soit une bonne idée pour eux de venir en Europe. Ces gens courageux, audacieux, prêts à laisser leur vie pour un meilleur avenir constituent indiscutablement une «fuite des cerveaux» pour leur continent, au sein duquel ils pourraient jouer un rôle déterminant. Ce qui est désormais incontestable, c'est que nous ne pouvons pas accueillir tous ces gens. Nos villes explosent sous la poussée migratoire et nos sociétés sont fragilisées par une trop grande diversité.

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Il n'y a que quatre façons de s'y prendre : envoyer une flotte militaire qui arrête les embarcations avant qu'elles ne quittent la côte africaine. Renvoyer ceux qui ont réussi à atteindre l'Europe ; financer l'accueil, par les pays voisins, de ces réfugiés quand ils ne peuvent retourner dans leur pays d'origine ; placer dans des camps de réfugiés ceux qui ne peuvent vraiment aller nulle part aussi longtemps que perdure la situation dans leur pays d'origine. Tout a un prix. Il n'est pas difficile de prévoir ce prix ; la grande question est de savoir si nous sommes prêts à le payer.
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Je ne voterai plus jamais Sarkozy. Je sais bien qu'en politique, il ne faut jamais dire «jamais». Cependant, son erreur de jugement sur la Libye est si énorme et tellement ancrée dans des conceptions erronées qu'il me paraît impossible de réviser mon opinion.




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