samedi, mai 30, 2015

L'étrange impuissance des nonistes

On fête les 10 ans du referendum de 2005 ayant abouti au «non» au traité constitutionnel européen. Traité «re-voté», au mépris de toute démocratie, par le gouvernement Sarkozy.

L'impuissance des «nonistes» à constituer une opposition susceptible de prendre le pouvoir m'intrigue, d'autant plus qu'elle est généralisée à presque tous les pays de l'UE et que, pourtant, dans certains pays, dont la France, les sondages nous disent, pour ce qu'ils valent, que les  «nonistes» sont majoritaires.

Des diverses explications avancées, aucune ne me satisfait vraiment.

J'en viens à croire que le démocratie a été confisquée par la classe dirigeante, du fait que l'européisme y est presque totalitaire.

Un parti politique ne peut pas se constituer seulement à partir du bas. Pour fonctionner, il a aussi besoin d'habitués des arcanes du pouvoir (sauf en période révolutionnaire).

Or, les «nonistes» sont si peu nombreux dans la France d'en haut qu'ils ne peuvent constituer la direction d'un parti. Il n'y a donc pas de parti «noniste» taillé pour prendre le pouvoir.

Regardez ce pauvre Front National. On nous ressort toujours les trois mêmes : Marine Le Pen, qui est une poissonnière, Florian Philippot, qui est un gauchiste, et Marion Maréchal, la seule qui tient la route mais est bien jeune. Ce n'est pas avec cela qu'on fait un gouvernement.

Nous sommes donc dans l'impasse.

Berthold Brecht disait : «Le peuple vote mal, changeons de peuple» (c'est en cours, avec le Grand Remplacement). Les Français pourraient dire «La classe dirigeante dirige mal, changeons de classe dirigeante», malheureusement, cela s'appelle une révolution et il n'y en a pas (encore ?) à l'horizon.




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